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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Les autres socialismes r&#233;els</title>
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		<dc:date>2010-06-29T15:39:01Z</dc:date>
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		<dc:creator>Andr&#233; Corten</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Corten, Andr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1989, le mur de Berlin tombe sans que personne ne le renverse ou, du moins, sans que personne ne le soutienne. Cet &#233;v&#233;nement marque-t-il la fin du marxisme ? Ce texte passe en revue les autres socialismes r&#233;els, apr&#232;s que le marxisme ait migr&#233; au tiers-monde dans les ann&#233;es 1980, bien avant l'effondrement de cette coquille vide. La mont&#233;e en puissance de nouvelles gauches latino-am&#233;ricaines au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie marque-t-elle le d&#233;passement des contradictions ayant conduit &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-33-fevrier-mars-2010-" rel="directory"&gt;No 033 - f&#233;vrier / mars 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton996.gif?1642092281' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;384&#034; height=&#034;290&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1989, le mur de Berlin tombe sans que personne ne le renverse ou, du moins, sans que personne ne le soutienne. Cet &#233;v&#233;nement marque-t-il la fin du marxisme ? Ce texte passe en revue les autres socialismes r&#233;els, apr&#232;s que le marxisme ait migr&#233; au tiers-monde dans les ann&#233;es 1980, bien avant l'effondrement de cette coquille vide. La mont&#233;e en puissance de nouvelles gauches latino-am&#233;ricaines au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie marque-t-elle le d&#233;passement des contradictions ayant conduit &#224; l'effondrement du mur ou alors n'est-elle que le retour &#224; une logique des &#171; blocs &#187; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chute du mur de Berlin. Pas renversement. Il est tomb&#233; de lui-m&#234;me. Que s'est-il pass&#233; ? Le mur &#233;tait-il vermoulu ? En 1989, il y avait longtemps que, vu de l'Ouest, on avait oubli&#233; ce mur comme principe de diff&#233;rence avec un meilleur syst&#232;me social. Aujourd'hui, plusieurs citoyens de l'Est se demandent n&#233;anmoins si on n'y &#233;tait finalement pas mieux &#8211; police secr&#232;te except&#233;e &#8211; que dans le capitalisme actuellement install&#233; dans leur pays.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'autre c&#244;t&#233; du mur, la r&#233;volution ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1989, cela faisait 20 ans qu'on ne consid&#233;rait plus les r&#233;gimes de l'Est comme socialistes. Le mur ne se justifiait plus : il n'y avait plus l&#224; de r&#233;volution &#224; d&#233;fendre. Au mieux on parlait de socialisme r&#233;el. Jusqu'en 1976, on a regard&#233; du c&#244;t&#233; de la Chine. La &#171; Grande r&#233;volution culturelle &#187; paraissait &#234;tre le processus d'une r&#233;volution permanente qui allait s'attaquer jusqu'&#224; la bureaucratie du parti. Quel que soit le jugement qu'on peut porter sur cette p&#233;riode, il est probable que le retour de Deng Xiaoping marque un revirement plus d&#233;cisif encore que celui de la chute du mur de Berlin en 1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe &#171; Socialisme et Barbarie &#187; (1948-1967), avec Castoriadis et Lefort, a men&#233; durant longtemps la critique du capitalisme d'&#201;tat r&#233;gnant en Union sovi&#233;tique. Selon ce groupe, le capitalisme d'&#201;tat &#233;tait r&#233;pandu dans tous les pays socialistes. Mais &#224; partir de 1965, avec Louis Althusser et , surgit une nouvelle lecture de Marx et des r&#233;gimes qui s'en revendiquent. Celle-ci am&#232;ne Bettelheim&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Charles Bettelheim, en tant que sp&#233;cialiste de la planification socialiste, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; entreprendre une analyse se voulant strictement marxiste de la lutte de classes en Union sovi&#233;tique. Les &#201;ditions du Seuil la publieront de 1974 &#224; 1982 en quatre volumes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les autres marxismes r&#233;els&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Corten, Andr&#233;, Tahon, Marie-Blanche et Modj-Taba Sadria (dir.), Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1980, les th&#233;ories de Charles Bettelheim tombent dans l'oubli avec la crise du marxisme. Pourtant le marxisme r&#233;el se porte tr&#232;s bien. Pas tant dans les pays de l'Est, notamment en Pologne o&#249; le mouvement &lt;i&gt;Solidarnosc&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Lech Walesa proche de l'&#201;glise catholique, conteste &#224; partir de la base ouvri&#232;re le r&#233;gime, mais dans les pays du tiers-monde o&#249;, malgr&#233; la d&#233;rive du r&#233;gime de Pol Pot, on continue &#224; se r&#233;clamer du syst&#232;me de parti unique. C'est le cas de l'Alg&#233;rie, de l'&#201;gypte, de la Libye, de la Syrie, de l'Irak, du Mozambique, de l'Angola, de la Guin&#233;e Bissau et de nombreux autres pays d'Afrique et d'Asie, alli&#233;s par ailleurs de l'Union sovi&#233;tique. C'est aussi la p&#233;riode de l'intervention en Afghanistan (1978-1989) o&#249; l'Union sovi&#233;tique vole au secours de r&#233;volutionnaires ayant renvers&#233; la monarchie. Avec l'action militaire &#8211; par Cuba interpos&#233; &#8211; en Angola et en Ethiopie, il s'agit l&#224; du dernier acte de soutien &#224; des &#171; causes r&#233;volutionnaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs pays du tiers-monde, le socialisme est &#224; l'ordre du jour. En Asie, le Vietnam est sortie victorieux en 1975 de l'intervention am&#233;ricaine et, sans suivre les orientations chinoises, il institue en 1980 un &#201;tat socialiste dans lequel &#171; &lt;i&gt; la propri&#233;t&#233; du peuple entier et la propri&#233;t&#233; collective constituent le fondement du r&#233;gime &#233;conomique tout en reconnaissant la propri&#233;t&#233; priv&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. En Afrique, l'Alg&#233;rie se pose en mod&#232;le d'un socialisme autocentr&#233; et se fait le porte-parole d'un nouvel ordre mondial. En Libye, le colonel Kadhafi d&#233;finit une th&#233;orie de la &#171; troisi&#232;me voie &#187; consign&#233;e dans son petit livre vert. La Tanzanie, soutenue par les communistes chinois, entreprend un essai de d&#233;veloppement bas&#233; sur l'agriculture avec ses co-fraternit&#233;s de communaut&#233;s villageoises. Mais dans de nombreux pays, le socialisme sert de paravent &#224; l'enrichissement d'une nouvelle bourgeoisie. &#192; des titres divers, Zambie, Ouganda, Zimbabwe, B&#233;nin, Mozambique, Angola s'inscrivent dans une politique &#233;conomique dirigiste au nom du socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en 1989, alors que le marxisme &#8211; et surtout la relecture du marxisme &#8211; a perdu depuis une d&#233;cennie de sa vivacit&#233; et de son pouvoir de conviction, un &#171; autre marxisme r&#233;el &#187; domine dans le tiers-monde, en partie &#224; travers l'alliance &#233;conomique et militaire de plusieurs de ces pays avec l'Union sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des pouss&#233;es r&#233;volutionnaires rattrap&#233;es par les feux follets de la Guerre froide&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Guerre froide qui est &#224; un tournant strat&#233;gique en 1980 avec la menace de pr&#233;paration par Reagan d'un plan de &#171; &lt;i&gt;Guerre des &#201;toiles&lt;/i&gt; &#187;, s'articule en Am&#233;rique latine avec de v&#233;ritables pouss&#233;es r&#233;volutionnaires. &#192; partir de 1979, l'Am&#233;rique centrale conna&#238;t un virage. Au Nicaragua, c'est le renversement de Somoza par les forces sandinistes (FSLN), au Salvador craignant une contagion sandiniste le pouvoir militaire se radicalise tandis qu'apr&#232;s l'assassinat de Mgr Romero les groupes arm&#233;s d'extr&#234;me gauche s'unissent sous le nom de Frente Farabundo Mart&#237; de Liberaci&#243;n Nacional (FMLN) &#8211; une guerre civile de 12 ans vient de s'ouvrir &#8211;, enfin au Guatemala &#224; partir de 1981, les assauts de l'arm&#233;e sur les villages soup&#231;onn&#233;s de soutenir la gu&#233;rilla se g&#233;n&#233;ralisent et d&#233;bouchent sur le coup d'&#201;tat installant au pouvoir Rios Montt (1982) et au d&#233;clenchement de massacres de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Br&#233;sil, le retour &#224; un r&#233;gime civil en 1985 ne peut pas &#234;tre attribu&#233; uniquement &#224; une pouss&#233;e populaire, mais les gr&#232;ves de centaines de milliers de travailleurs en 1979-80 dirig&#233;es par Lula sont d&#233;cisives dans la cr&#233;ation du Parti des travailleurs en 1980 et sur l'orientation de la vie politique br&#233;silienne. En d&#233;cembre 1989, Lula, dans un immense enthousiasme populaire, est sur le point (47 %) de gagner la premi&#232;re &#233;lection pr&#233;sidentielle apr&#232;s la dictature. Il la gagnera en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute cette &#233;volution &#233;chappe en grande partie &#224; une quelconque influence sovi&#233;tique &#8211; Cuba qui reste sous orbite sovi&#233;tique continue &#224; fournir des soutiens logistiques, mais n'exerce plus d'h&#233;g&#233;monie sur ce qui appara&#238;t comme l'essor d'une nouvelle gauche. De fa&#231;on sous-jacente, un courant de gauche s'est affirm&#233; durant les ann&#233;es 1970, c'est celui de la &lt;i&gt;th&#233;ologie de la lib&#233;ration&lt;/i&gt;. Depuis Medellin (1968), ce courant qui s'est impos&#233; au sein de l'&#201;glise latino-am&#233;ricaine perd de son poids dans la structure institutionnelle de l'&#201;glise, mais en gagne &#224; la base, &#224; travers les Communaut&#233;s eccl&#233;siales locales. Au Br&#233;sil en particulier, le courant de la th&#233;ologie est une des composantes du Parti des travailleurs. Il l'est aussi au Nicaragua o&#249; trois pr&#234;tres progressistes font partie du gouvernement sandiniste (1979-85) : les fr&#232;res Fernando et Ernesto Cardenal, ainsi que Miguel d'Escoto. Au Salvador, le courant de la th&#233;ologie de la lib&#233;ration est fort tant dans les milieux populaires que dans les milieux intellectuels. En 1989, cinq j&#233;suites de l'Universit&#233; centroam&#233;ricaine (UCA) sont assassin&#233;s en raison de leurs analyses sur le processus r&#233;volutionnaire. Quant &#224; Jon Sobrino, un des plus grands th&#233;oriciens de la th&#233;ologie de la lib&#233;ration, il en r&#233;chappe, mais est finalement sanctionn&#233; en 2006 par Rome comme l'avait &#233;t&#233; le Br&#233;silien Leonardo Boff en 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'influence tant id&#233;ologique que militaire sovi&#233;tique est en recul en Am&#233;rique latine, Ronald Reagan croit voir dans toutes ces pouss&#233;es r&#233;volutionnaires &#171; la main de Moscou &#187; comme il voyait dans la th&#233;ologie de la lib&#233;ration (&lt;i&gt;Document de Santa Fe&lt;/i&gt; de 1980) l'action des communistes. Pourtant, ce courant religieux &#233;tait au contraire soutenu par les grands organismes d'aide europ&#233;en comme un rempart face au communisme. Reagan se lance dans une guerre de basse intensit&#233; en finan&#231;ant les &#171; Contra &#187; &#8211; les contre-r&#233;volutionnaires au r&#233;gime sandiniste &#8211;, et cela, au moyen d'un financement occulte. Celui-ci est d&#233;voil&#233; en 1986 dans le fameux scandale de &lt;i&gt;l'Irangate.&lt;/i&gt; Le Congr&#232;s am&#233;ricain est si peu convaincu de l'opportunit&#233; de cette guerre qu'il faut &#224; Reagan trouver ce subterfuge de financement qui risque de l'entra&#238;ner dans un nouveau Watergate.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le socialisme du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec la chute du mur de Berlin, la th&#233;ologie de la lib&#233;ration est en perte de vitesse. Apr&#232;s une d&#233;cennie de marasme li&#233; &#224; une fausse transition &#224; la d&#233;mocratie et en r&#233;ponse aux contradictions de celle-ci se dessine par contre un nouveau fer de lance politique. Profitant du fait que les &#201;tats-Unis s'enferrent en 2001 dans la &#171; lutte contre le terrorisme &#187;, l'Am&#233;rique latine d&#233;couvre un espace pour une r&#233;orientation strat&#233;gique redonnant par ailleurs progressivement une place id&#233;ologique &#224; Cuba. Dans la r&#233;volution bolivarienne, on parle de socialisme du XXIe si&#232;cle. De nouvelles alliances se forment et se mat&#233;rialisent notamment dans l'ALBA (&lt;i&gt;Alliance bolivarienne pour les Am&#233;riques&lt;/i&gt;, lanc&#233;e en 2005). Des liens tactiques se tissent avec la Russie et l'Iran. Un bloc anti-am&#233;ricain se forme, ciment&#233; par un nouveau discours. Rel&#232;ve-t-il le d&#233;fi de la chute du mur de Berlin ou r&#233;initie-t-il une conception de bloc instituant un nouveau marxisme r&#233;el ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Charles Bettelheim, en tant que sp&#233;cialiste de la planification socialiste, avait &#233;t&#233; consult&#233; par Nasser, Nehru, Ben Bella et avait &#233;t&#233; invit&#233; &#224; Cuba par Che Guevara en 1963 &#224; participer au &#171; grand d&#233;bat &#187; sur l'&#233;conomie socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Corten, Andr&#233;, Tahon, Marie-Blanche et Modj-Taba Sadria (dir.), &lt;i&gt;Les autres marxismes r&#233;els&lt;/i&gt;, Paris, Christian Bourgeois &#201;diteur, 1985.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il est fini le temps des messies</title>
		<link>https://www.ababord.org/Il-est-fini-le-temps-des-messies</link>
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		<dc:creator>Andr&#233; Corten, Mouloud Idir</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Corten, Andr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Idir, Mouloud </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un regard original sur la situation politique ha&#239;tienne &#224; partir de la r&#233;flexion d'un observateur de ce pays depuis plus de 20 ans : le politologue Andr&#233; Corten, professeur au D&#233;partement de science politique de l'UQAM et membre du Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Am&#233;rique latine. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; b&#226;bord ! &#8211; On vient, en Ha&#239;ti, de c&#233;l&#233;brer le bicentenaire de l'ind&#233;pendance de 1804. Les masses ha&#239;tiennes le vivent dans une mis&#232;re absolue au point o&#249; cette derni&#232;re est le lot (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-04-avril-mai-2004-" rel="directory"&gt;No 004 - avril / mai 2004&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Corten-Andre-+" rel="tag"&gt;Corten, Andr&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Idir-Mouloud-+" rel="tag"&gt;Idir, Mouloud &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un regard original sur la situation politique ha&#239;tienne &#224; partir de la r&#233;flexion d'un observateur de ce pays depuis plus de 20 ans : le politologue Andr&#233; Corten, professeur au D&#233;partement de science politique de l'UQAM et membre du Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Am&#233;rique latine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce groupe de recherche s'int&#233;resse notamment au rapport du religieux et du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/strong&gt; &#8211; On vient, en Ha&#239;ti, de c&#233;l&#233;brer le bicentenaire de l'ind&#233;pendance de 1804. Les masses ha&#239;tiennes le vivent dans une mis&#232;re absolue au point o&#249; cette derni&#232;re est le lot quotidien de plus de 80 % de la population. Quels commentaires vous inspire cette situation et surtout comment a-t-on pu y aboutir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Andr&#233; Corten&lt;/strong&gt; &#8211; La question qui est indirectement pos&#233;e est celle de savoir si la r&#233;volution anti-esclavagiste a induit des rapports politiques en rupture avec la logique coloniale. Pourquoi les nouveaux rapports institu&#233;s apr&#232;s l'ind&#233;pendance ne sont pas en lien avec la charge symbolique que cet &#233;v&#233;nement historique &#224; port&#233;e universelle repr&#233;sente dans l'imaginaire politique de ce pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les causes sont &#224; la fois internes et externes. Ha&#239;ti, pour obtenir la reconnaissance internationale de son ind&#233;pendance, a d&#251; payer une dette qui, aujourd'hui encore, fait l'objet de contestation de la part du pr&#233;sident Aristide qui demande en fait que la France restitue les sommes &#233;normes vers&#233;es &#224; travers le temps par Ha&#239;ti. Cela, combin&#233; aux types de rapports &#233;conomiques introduits par le colonialisme, a pr&#233;dispos&#233; l'&#233;conomie du pays dans la logique des veines ouvertes, pour reprendre la formule d'Eduardo Galeano : une &#233;conomie exsangue et extravertie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau interne, l'&#233;lite ha&#239;tienne est tr&#232;s rapidement entr&#233;e dans le complexe du &#171; barbare imaginaire &#187;. Complexe qui d&#233;bouche sur une forme de mim&#233;tisme un peu baroque, &#224; l'exemple du roi Christophe qui, au d&#233;but de l'ind&#233;pendance ha&#239;tienne, se construisit un palais, s'entoura d'une cour et alla jusqu'&#224; s'habiller &#224; la mode de Versailles. Cet ancien esclave lib&#233;r&#233; devenu roi poussa au radicalisme son mim&#233;tisme du caract&#232;re de l'Occidental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &#8211; Apr&#232;s l'ind&#233;pendance, l'&#201;tat ha&#239;tien a &#233;t&#233; capt&#233; et accapar&#233; par l'&#233;lite ascendante, ce qui a eu pour effet, notamment, de marginaliser la grande majorit&#233; du peuple ha&#239;tien en le rel&#233;guant, &#224; ce jour, dans un &#233;tat de ruralisation. Ce qui a inspir&#233; cette formule de &#171; pays en dehors &#187; &#224; l'anthropologue G&#233;rard Barth&#233;lemy pour d&#233;crire la situation de p&#233;riph&#233;risation de la soci&#233;t&#233; ha&#239;tienne. Partagez-vous ce constat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; La particularit&#233; d'Ha&#239;ti vient du fait que ce pays est tellement en dehors que le processus d'urbanisation n'a pas suivi la m&#234;me voie que dans les autres pays d'Am&#233;rique latine. Ces derniers, il y a 60-70 ans, comptaient en moyenne 75 % de la population en zone rurale, alors qu'aujourd'hui c'est 75 % de la population latino-am&#233;ricaine qui vit en milieu urbain. En Ha&#239;ti, la situation est demeur&#233;e assez stationnaire avec 60 % de la population qui vit en zone rurale. Voil&#224; ce qui correspond &#224; cette image du &#171; pays en dehors &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &#8211; La situation en Ha&#239;ti est &#233;galement caract&#233;ris&#233;e par un rapport particulier entre le politique et le religieux. Le sentiment d'appartenance &#224; un monde commun passe souvent, dans ce pays, par le vecteur de la divinit&#233; et du surnaturel. Vous parlez m&#234;me de contact avec des forces invisibles pour s'int&#233;grer dans la communaut&#233;. Comment ces forces sont-elles devenues pers&#233;cutrices ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; S'agissant de la question du religieux, il faut dire que dans une situation de grande mis&#232;re o&#249; le ph&#233;nom&#232;ne religieux est toujours pr&#233;gnant, il y a une sorte de sentiment partag&#233; qui veut que l'on soit victime de forces qui nous pers&#233;cutent. Sentiment qui concerne et atteint un grand nombre qui vit dans cette logique de forces pers&#233;cutrices du mal. Cela rend &#233;videmment la communication tr&#232;s difficile sur la sc&#232;ne politique &#224; cause de la tendance syst&#233;matique &#224; diaboliser l'adversaire et, &#224; partir de ce moment, il devient ardu d'imaginer l'&#233;tablissement d'une classe politique qui accepte le d&#233;bat public et l'institution de barri&#232;res qui fixent l'acceptable et l'inacceptable dans une soci&#233;t&#233;. La classe politique ne s'&#233;tablit pas en Ha&#239;ti parce que justement ces forces pers&#233;cutrices entra&#238;nent les gens &#224; parler en termes de diabolisation, &#224; l'instar d'Aristide qu'on d&#233;crit comme un nouveau Duvalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &#8211; Pensez-vous que l'opposition civile, que l'on d&#233;signe sous le nom de Groupe des 184 et qui s'agglutine au discours de la soci&#233;t&#233; civile, peut instituer un type nouveau de rapports politiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; Disons d'abord que l'opposition est constitu&#233;e de la Convergence, un regroupement tr&#232;s h&#233;t&#233;roclite de partis, certains de gauche, d'autres duvali&#233;ristes. Il semble que la soci&#233;t&#233; civile en Ha&#239;ti soit davantage une sorte d'artifice et de fiction qui joue sur le d&#233;sarroi populaire pour se l&#233;gitimer. Ce qui ne veut pas du tout dire qu'il n y a pas objectivement de raisons de lutter contre Aristide. Je veux seulement mettre en relief les bases fallacieuses du discours sur la soci&#233;t&#233; civile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire l'article d'Andr&#233; Corten, &#171; Soci&#233;t&#233; civile de la mis&#232;re &#187;, dans Chemins (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &#8211; L'imaginaire politique ha&#239;tien semble travaill&#233; par le proph&#233;tisme dans son effort de lib&#233;ration. Quel est le r&#244;le d'Aristide &#224; cet &#233;gard ? Pendant une tr&#232;s longue p&#233;riode en Am&#233;rique latine on a pu assister, au travers du discours de la th&#233;ologie de la lib&#233;ration, &#224; une esp&#232;ce de politisation du religieux. Le discours aristidien, comme le montre tr&#232;s bien Marie-Christine Doran&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marie-Christine Doran, Un exemple de th&#233;ologisation du politique, in Andr&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, semble plut&#244;t proc&#233;der &#224; une th&#233;ologisation du politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; C'est-&#224;-dire que le proph&#233;tisme ne joue plus. Ce dernier est li&#233; &#224; l'essor d'un certain mouvement social qui s'est renforc&#233;, avec des hauts et des bas, de 1982 &#224; 1994, jusqu'au retour d'Aristide qui a &#233;t&#233; obtenu gr&#226;ce &#224; la mobilisation de gens qui ont risqu&#233; leur vie (plus de 3000 tu&#233;s durant le r&#232;gne de Raoul Cedras). Cette mobilisation a &#233;t&#233; catalys&#233;e vers l'image d'un proph&#232;te qui allait apporter des solutions. Bien qu'illusoire, ce proph&#233;tisme &#233;tait effectif, dans la mesure o&#249; les solutions &#233;conomiques n'&#233;taient pas disponibles. Les gens se mobilisent alors vers une forme politique interm&#233;diaire qui apparaissait comme une solution, sauf qu'en 1994 cette solution s'est d'abord &#233;caill&#233;e avant de tomber en d&#233;composition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; - Devant ce constat cinglant fait d'absence de perspective et de solution, il existe une prolif&#233;ration d'un discours technocratique arrim&#233; autour de l'aide internationale. Quel constat g&#233;n&#233;ral doit-on tirer des diff&#233;rentes positions (Union europ&#233;enne, Caricom, Canada, &#201;tats-Unis) &#224; cet &#233;gard en connaissant les rouages de la coop&#233;ration internationale et des effets induits par un traitement technique de la question de la pauvret&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; Il faut commencer par dire qu'il y a un peu plus d'un milliard de dollars qui a &#233;t&#233; accord&#233; &#224; ce pays &#224; titre d'aide au d&#233;veloppement, et il est scandaleux que la population n'en b&#233;n&#233;ficie pas outre mesure. Si vous me permettez, le fait qu'Ha&#239;ti ne s'endette pas du fait de sa situation actuelle est un peu consolant comparativement &#224; d'autres pays. Tout ne se r&#233;sume donc pas en termes d'aide ou de refus d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#233;galement dire qu'il n y a pas en Ha&#239;ti de solution &#233;conomique, et je dirais m&#234;me que le retour d'Aristide n'&#233;tait pas principalement motiv&#233;, du moins chez ses parrains, pas un respect de la d&#233;mocratie, mais plut&#244;t par la volont&#233; de contenir un afflux de boat-people aux &#201;tats-Unis. &#192; d&#233;faut de pouvoir s'introduire dans des pays comme les &#201;tats-Unis et le Canada qui ont largement les moyens de faire preuve de g&#233;n&#233;rosit&#233; &#8211; ce qui n'est &#233;videmment pas une solution &#8211; les Ha&#239;tiens sont oblig&#233;s d'aller en R&#233;publique Dominicaine, pays qui ne dispose pas de moyens comparables &#224; ceux des pays du Nord. Leurs conditions dans ce pays sont souvent celles d'extr&#234;me exploitation et de totale d&#233;possession. Situation qui doit nous inviter &#224; prendre la mesure de la d&#233;shumanisation dont souffre pr&#232;s du quart de la population mondiale, du fait de la nature de l'&#233;conomie mondialis&#233;e dont nous sommes les artisans et que nous acceptons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &#8211; Que voyez-vous comme solution pour d&#233;nouer l'impasse actuelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; Il y a ceux qui disent qu'Aristide doit terminer son mandat par respect pour les r&#232;gles proc&#233;durales de la d&#233;mocratie, il s'agit notamment de la position am&#233;ricaine, et ceux qui disent qu'il doit partir du fait de la non am&#233;lioration de leurs conditions de vie. Quoi qu'on en dise, la d&#233;mocratie ne peut se r&#233;duire &#224; son minimalisme proc&#233;dural. L'Am&#233;rique latine regorge d'exemples de pays nous invitant &#224; prendre la mesure de la mis&#232;re et de l'impunit&#233; persistantes tant la d&#233;mocratie est r&#233;duite &#224; une conception restreinte. C'est largement le cas dans la p&#233;riode actuelle dite de consolidation de la d&#233;mocratie apr&#232;s la phase dite de la transition d&#233;mocratique. La th&#233;orie d&#233;mocratique et tous les d&#233;mocrates doivent prendre acte de cet &#233;tat de fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &#8211; Vous n'&#234;tes donc pas du tout s&#251;r que la d&#233;mocratie d&#233;coule automatiquement de la d&#233;sintrication du politique et du religieux. Que dire l&#224;-dessus &#224; la lumi&#232;re de l'exemple ha&#239;tien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; La population ha&#239;tienne vit courageusement cette situation de mis&#232;re absolue. Il y a un certain nombres d'imaginaires religieux qui lui permettent de tenir debout sans, pour autant, s'offrir comme une solution politique. C'est une donn&#233;e fondamentale. On a l'impression qu'Ha&#239;ti est dans le d&#233;sespoir total, mais ce n'est pas conna&#238;tre la dignit&#233; des Ha&#239;tiens qui est en partie compos&#233;e d'imaginaires religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; &#8211; Votre mot de la fin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt; &#8211; Je crois qu'il est important qu'on produise par soi-m&#234;me des analyses pour s'orienter devant des situations qui justement paraissent d&#233;sesp&#233;r&#233;es, mais le d&#233;sespoir n'est jamais la r&#233;ponse finale &#224; une situation, aussi dramatique soit-elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.gripal.ca" class="spip_out"&gt;Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Am&#233;rique latine&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce groupe de recherche s'int&#233;resse notamment au rapport du religieux et du politique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire l'article d'Andr&#233; Corten, &#171; Soci&#233;t&#233; civile de la mis&#232;re &#187;, dans &lt;i&gt;Chemins critiques : Revue ha&#239;tiano-cara&#239;b&#233;enne&lt;/i&gt;, vol. 4 no 1, sept 1998, p. 7-30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Christine Doran, Un exemple de th&#233;ologisation du politique, in Andr&#233; Corten, Viviana Fridman, Anne Deret, Marie-Christine Doran, &lt;i&gt;Le discours du romantisme th&#233;ologique latino-am&#233;ricain&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, Ciadest, no 21, 1996, p. 107-125.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par &lt;strong&gt;Mouloud Idir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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