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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Mieux vivre nos professions</title>
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		<dc:date>2015-12-11T03:00:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R&#233;gine Laurent, Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Laurent, R&#233;gine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La n&#233;gociation dans le secteur public et le projet de loi 10 du ministre Barrette sont des enjeux majeurs cette ann&#233;e pour la F&#233;d&#233;ration interprofessionnelle de la sant&#233; du Qu&#233;bec (FIQ). Lors d'un entretien avec la pr&#233;sidente, R&#233;gine Laurent, nous avons abord&#233; les th&#232;mes faisant partie des priorit&#233;s de l'organisation et de ses membres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Monique Moisan &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; b&#226;bord ! : Quelle a &#233;t&#233; votre approche pour pr&#233;parer votre projet de convention qui a &#233;t&#233; soumis au ministre de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-58-fevrier-mars-2015-" rel="directory"&gt;No 058 - f&#233;vrier / mars 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Laurent-Regine-+" rel="tag"&gt;Laurent, R&#233;gine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2112.png?1642092173' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;432&#034; height=&#034;610&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La n&#233;gociation dans le secteur public et le projet de loi 10 du ministre Barrette sont des enjeux majeurs cette ann&#233;e pour la F&#233;d&#233;ration interprofessionnelle de la sant&#233; du Qu&#233;bec (FIQ). Lors d'un entretien avec la pr&#233;sidente, R&#233;gine Laurent, nous avons abord&#233; les th&#232;mes faisant partie des priorit&#233;s de l'organisation et de ses membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Monique Moisan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord ! : &lt;/strong&gt; Quelle a &#233;t&#233; votre approche pour pr&#233;parer votre projet de convention qui a &#233;t&#233; soumis au ministre de la Sant&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;gine Laurent : &lt;/strong&gt; On a d'abord demand&#233; &#224; nos &#233;quipes locales de faire un travail terrain, de tenir des assembl&#233;es et de recueillir les grandes pr&#233;occupations de nos membres en vue de la n&#233;gociation &#224; venir. Par la suite, le comit&#233; de n&#233;gociation a fait la compilation de toutes les propositions et on a produit un document les regroupant sous quatre th&#232;mes. Le comit&#233; ex&#233;cutif est alors parti en tourn&#233;e avec ce document afin que les assembl&#233;es locales votent formellement les quatre grandes priorit&#233;s de la n&#233;gociation : 1. la diminution de la charge de travail, 2. la diminution de la pr&#233;carit&#233; d'emploi, 3. la bonification des conditions de travail &#8211; et ce, dans un objectif d'attraction et de r&#233;tention &#8211;, et 4. la reconnaissance de la formation et la valorisation de nos professions, qui est un objectif tr&#232;s particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2014, les d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s ont adopt&#233; le projet de convention collective que nous avons soumis au gouvernement, en ce qui concerne nos propositions sectorielles. Pour ce qui est de l'intersectoriel &#8211; comme les salaires, le r&#233;gime de retraite, les droits parentaux &#8211;, nous avons fait une coalition avec la F&#233;d&#233;ration autonome de l'enseignement (FAE). Nous sommes deux organisations se ressemblant &#224; bien des &#233;gards, et nous avons voulu nous regrouper et demander au gouvernement qu'on ait ensemble une table &#233;conomique, une table de discussion o&#249; d&#233;battre de ces sujets. Jusqu'&#224; maintenant, c'est une exp&#233;rience vraiment tr&#232;s int&#233;ressante. Nous organisons aussi des activit&#233;s ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : &lt;/strong&gt; Comment envisagez-vous la diminution de la charge de travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.L. : &lt;/strong&gt; Quand on parle de diminution de la charge de travail, la premi&#232;re pr&#233;occupation est de stabiliser les &#233;quipes en favorisant les postes &#224; temps plein. Actuellement, plus de 50% des infirmi&#232;res et plus de 60% des auxiliaires sont &#224; temps partiel. Lorsque sur une &#233;quipe de cinq personnes il y en a trois qui ne sont pas habitu&#233;es, cela peut avoir de s&#233;rieux impacts sur notre capacit&#233; de r&#233;action face &#224; une personne ayant un besoin urgent, et donc sur la qualit&#233; des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes face &#224; une philosophie de gestion telle que l'employeur refuse par exemple d'afficher les postes &#224; temps plein m&#234;me si cela est justifi&#233;, mais en plus, il n'y a aucune planification de la main-d'&#339;uvre. Pourtant, cela permettrait d'&#233;viter de recourir &#224; des agences ou au temps suppl&#233;mentaire. On peut &#233;valuer, pour les cinq prochaines ann&#233;es, le nombre de d&#233;parts &#224; la retraite, ce qui n'est pas fait actuellement. Cela permettrait de pr&#233;voir le recrutement en cons&#233;quence et d'assurer le transfert d'expertise des plus anciennes avant leur d&#233;part. Pour plusieurs, au moment de prendre leur retraite, ce qui leur brise vraiment le c&#339;ur, c'est de ne pas avoir pu transmettre leur expertise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! :&lt;/strong&gt; Pourquoi une campagne de valorisation et de reconnaissance de la formation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.L. :&lt;/strong&gt; Il y a un haut niveau de d&#233;tresse, et il n'y a plus de valorisation de la profession de la part de l'employeur. On voit plut&#244;t la concurrence au sein d'une m&#234;me &#233;quipe de travail, ce qui brise la solidarit&#233;. En fait, toutes nos demandes visent, en bout de piste, &#224; assurer des soins s&#233;curitaires &#224; la population gr&#226;ce &#224; des &#233;quipes stables et valoris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! :&lt;/strong&gt; Quelle est votre impression g&#233;n&#233;rale du projet de loi 10 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.L. : &lt;/strong&gt; Dans le projet de loi 10, il n'y a rien pour le patient, rien pour les professionnelles en soin et rien pour r&#233;gler le probl&#232;me de l'accessibilit&#233;. C'est carr&#233;ment id&#233;ologique. On tente d'imposer une structure analogue &#224; la structure d'une compagnie. Par ailleurs, la mise en place de tr&#232;s grandes structures englobant plusieurs &#233;tablissements pourrait ouvrir la porte &#224; des appels d'offres internationaux, car le seuil minimum requis serait alors atteint. Par exemple, un appel d'offres pour des d&#233;barbouillettes pourrait devoir aller &#224; l'international, avec un impact r&#233;el sur les PME qu&#233;b&#233;coises qui fournissent actuellement les &#233;tablissements de sant&#233;. En Alberta, la responsable du gouvernement a d&#233;clar&#233;, en 2014, que les grandes structures n'ont pas de sens, il faut revenir &#224; la proximit&#233;. L&#224;-bas, on ne comprend pas ce que le Qu&#233;bec est en train de faire alors que l'Alberta recule. On en a pour au moins 10 ans afin d'harmoniser tout &#231;a&#8230; Il y aurait d'autres projets de r&#233;organisation des soins dans les cartons du ministre, mais on ne sait pas encore quoi. &#192; mes yeux, quand on regarde ce &#224; quoi les lib&#233;raux se sont attaqu&#233;s, leur strat&#233;gie c'est de frapper tout le monde et frapper vite pour faire plier la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : &lt;/strong&gt; Qu'en est-il de la mobilisation de vos membres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.L. : &lt;/strong&gt; Nos membres sont fortement mobilis&#233;es : nos priorit&#233;s sectorielles ont &#233;t&#233; adopt&#233;es &#224; plus de 90% des voix. Cela veut dire que le travail terrain a vraiment &#233;t&#233; bien fait, que les membres ont &#233;t&#233; rencontr&#233;es et &#233;cout&#233;es et que le projet correspond &#224; leurs attentes. Les perceptions que nous avons des diff&#233;rents probl&#232;mes se correspondent, ainsi que les voies de solutions. Collectivement, nous sommes fortes et nous avons l'espoir de mieux vivre nos professions. Toutes nos demandes visent &#233;galement &#224; offrir de meilleurs soins, et c'est notre plus grande motivation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements se succ&#232;dent et enclenchent des r&#233;formes pour soi-disant r&#233;gler les probl&#232;mes du r&#233;seau de la sant&#233;&#8230; sans tenir compte du point de vue du personnel soignant qui, au quotidien, est &#224; m&#234;me d'identifier des solutions concr&#232;tes et applicables. Il serait grand temps qu'ils &#233;coutent enfin les propositions de ceux et celles qui consacrent leur vie &#224; prendre soin de leurs concitoyen&#183;ne&#183;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des ratios professionnels en soin / patients&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un objectif qui me tient beaucoup &#224; c&#339;ur, car cela est possible et a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; ailleurs, est l'&#233;tablissement de ratios professionnelles en soin / patients. Cela n'existe pas au Qu&#233;bec, contrairement &#224; ce que tout le monde croit, &#224; l'exception des soins intensifs. Cela permet &#224; l'employeur, par exemple, de ne pas remplacer un soir deux personnes absentes sur une &#233;quipe de quatre : aux deux autres de se r&#233;partir la t&#226;che. C'est comme &#231;a qu'on a pu voir dans un CHSLD une infirmi&#232;re pour 160 patients. C'est l'employeur qui d&#233;cide. Il n'y a aucun levier l&#233;gal pour dire que cela n'a aucun sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour nous quelque chose d'important. Nous sommes en lien avec des syndicats d'infirmi&#232;res des &#201;tats-Unis, de l'Australie et d'ailleurs. C'est ainsi qu'on a appris qu'en Australie, les ratios font partie de leur convention collective. Il y a aussi des ratios en Californie, mais pas dans leur convention collective. Les infirmi&#232;res de Californie ont r&#233;ussi &#224; en faire une loi, dans un &#201;tat o&#249; les &#233;tablissements sont priv&#233;s. Les compagnies ont poursuivi le syndicat, mais au bout de cinq ans elles ont constat&#233; qu'elles faisaient des b&#233;n&#233;fices et ont cess&#233; les poursuites. La raison est simple : quand le ratio est ad&#233;quat pour r&#233;pondre aux besoins d'un groupe de patients, ils reviennent moins souvent parce qu'ils ont moins de complications.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'approche Lean&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif principal est de mettre un prix sur chaque acte pos&#233;. Le Lean d&#233;coupe le travail et impose des bar&#232;mes. Par exemple, une relation d'aide 1er niveau a une dur&#233;e de 15 minutes. Si le patient est dans un &#233;tat tel que cela prend plus de 15 minutes, on dira que tu ne sais pas t'organiser. Cela change toute la nature de la profession. En sachant, gr&#226;ce &#224; ce qu'on peut voir ailleurs dans le monde, que l'approche Lean est souvent associ&#233;e &#224; une restructuration du r&#233;seau de la sant&#233; (standardisation, simplification, r&#233;duction des soins et des services, recours accru &#224; la technologie), on peut se demander si l'implantation et le d&#233;ploiement du Lean n'est pas une premi&#232;re &#233;tape vers un r&#233;seau r&#233;pondant moins aux besoins de la population, des patients et des professionnelles en soin qu'&#224; des imp&#233;ratifs financiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les m&#233;dias ind&#233;pendants et les mouvement populaires</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-medias-independants-et-les</link>
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		<dc:date>2015-06-10T00:45:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>Altermondialisme</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet atelier, une initiative de rabble.ca, nous conviait &#224; r&#233;fl&#233;chir sur les m&#233;dias ind&#233;pendants en lien avec les mouvements sociaux. Anim&#233; par Judy Rebick, le panel &#233;tait compos&#233; de Jorge Barrera (Aboriginal People's Television Network), James Patterson (Canadian Dimension), Cathy Edwards (CACTUS), Steffanie Pinch (rabble.ca), Sharmeen Khan (Upping the Anti, Media Coop) et moi-m&#234;me pour &#192; b&#226;bord ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a de nombreux mouvements sociaux au Canada et il existe aussi une diversit&#233; de m&#233;dias (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-56-oct-nov-2014-" rel="directory"&gt;No 056 - oct. / nov. 2014&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Altermondialisme-+" rel="tag"&gt;Altermondialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Medias-et-journalisme-+" rel="tag"&gt;M&#233;dias et journalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2006.png?1642092166' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;717&#034; height=&#034;330&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet atelier, une initiative de rabble.ca, nous conviait &#224; r&#233;fl&#233;chir sur les m&#233;dias ind&#233;pendants en lien avec les mouvements sociaux. Anim&#233; par Judy Rebick, le panel &#233;tait compos&#233; de Jorge Barrera (Aboriginal People's Television Network), James Patterson (&lt;i&gt;Canadian Dimension&lt;/i&gt;), Cathy Edwards (CACTUS), Steffanie Pinch (rabble.ca), Sharmeen Khan (Upping the Anti, Media Coop) et moi-m&#234;me pour &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord &lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de nombreux mouvements sociaux au Canada et il existe aussi une diversit&#233; de m&#233;dias ind&#233;pendants qui, souvent, travaillent &#233;troitement avec les mouvements. Au fil des ann&#233;es, on a connu de beaux succ&#232;s pour la mise en lumi&#232;re de luttes sp&#233;cifiques, les grands m&#233;dias reprenant parfois les informations d'abord diffus&#233;es par les m&#233;dias ind&#233;pendants. Comment am&#233;liorer la visibilit&#233; de nos luttes dans les m&#233;dias souvent au service des grandes corporations et de l'ordre &#233;tabli ? Est-ce que des liens sont &#224; construire avec eux ? Si oui, comment et dans quelles circonstances ? Et comment pouvons-nous les influencer dans leur mani&#232;re de diffuser les informations et de mettre en sc&#232;ne les enjeux sociaux ? L'atelier nous a permis de mettre en commun nos diverses exp&#233;riences et strat&#233;gies, que nous soyons Auto&#173;chtones, Qu&#233;b&#233;cois&#183;es ou Canadien&#183;ne&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias pr&#233;sents &#339;uvrent sur diverses plateformes : t&#233;l&#233;vision, Internet, imprim&#233;&#8230; Les appro&#173;ches sont donc parfois tr&#232;s diff&#233;rentes, mais tous ont en commun d'&#234;tre en lien direct avec les mouvements sociaux, certains en sont m&#234;me issus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre premier objectif est de donner la parole aux acteur&#183;e&#183;s des luttes sociales, non seulement pour faire conna&#238;tre leurs actions mais &#233;galement pour participer aux luttes en cours. &#192; cet &#233;gard, les r&#233;seaux sociaux sont mis &#224; contribution : que ce soit via Facebook ou Twitter, notre t&#226;che est aussi de relayer les informations qui nous sont transmises. L'usage des r&#233;seaux sociaux peut amener une certaine r&#233;flexion quant &#224; leurs limites et &#233;cueils, mais la mise en ligne &#171; en direct &#187; des infor&#173;mations devient un puissant outil au service de la mobilisation, notamment. Si l'int&#233;r&#234;t des m&#233;dias &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt; est parfois &#233;veill&#233;, au point que ceux-ci puisent de la &#171; nouvelle &#187; sur nos plateformes, il n'existe aucune recette pour les attirer &#224; coup s&#251;r. Collaborer avec eux peut s'av&#233;rer difficile, nos int&#233;&#173;r&#234;ts et priorit&#233;s &#233;tant souvent tr&#232;s loin des leurs. Sans faire de concession sur nos missions respectives, nous entretenons tout de m&#234;me des liens avec certains d'entre eux, esp&#233;rant atteindre un plus grand public lorsque c'est possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voter pour les animaux</title>
		<link>https://www.ababord.org/Voter-pour-les-animaux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Voter-pour-les-animaux</guid>
		<dc:date>2012-09-01T17:00:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au printemps 2011, la section canadienne de la Soci&#233;t&#233; mondiale pour la protection des animaux (WSPA) a fait parvenir aux principaux partis politiques f&#233;d&#233;raux une s&#233;rie de questions en vue des &#233;lections g&#233;n&#233;rales du 2 mai. Les r&#233;ponses re&#231;ues ont &#233;t&#233; publi&#233;es sur un site Internet invitant les Canadiennes et Canadiens &#224; &#171; voter pour les animaux &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Les lois actuelles sont insuffisantes pour prot&#233;ger les animaux de la cruaut&#233; et des mauvais traitements. Actuellement, les crimes contre les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1388.gif?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;225&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2011, la section canadienne de la Soci&#233;t&#233; mondiale pour la protection des animaux (WSPA) a fait parvenir aux principaux partis politiques f&#233;d&#233;raux une s&#233;rie de questions en vue des &#233;lections g&#233;n&#233;rales du 2 mai. Les r&#233;ponses re&#231;ues ont &#233;t&#233; publi&#233;es sur un site Internet invitant les Canadiennes et Canadiens &#224; &#171; voter pour les animaux &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lois actuelles sont insuffisantes pour prot&#233;ger les animaux de la cruaut&#233; et des mauvais traitements. Actuellement, les crimes contre les animaux figurent dans la section du Code criminel du Canada portant sur les crimes contre la propri&#233;t&#233;. Au Qu&#233;bec, il n'existe aucune loi portant sur la protection des animaux. La WSPA demande &#224; ce que ces crimes soient retir&#233;s de cette section et que l'on punisse plus s&#233;v&#232;rement les responsables de mauvais traitements et de cruaut&#233;. Le Parti Vert (PV) et le Nouveau parti d&#233;mocratique (NPD) pr&#233;conisent une telle approche. Le NPD est pr&#234;t &#224; modifier le Code criminel pour :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;&#171; enlever les animaux des lois sur les biens et assurer la protection aux animaux sauvages et errants ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; interdire d'entra&#238;ner des animaux pour se battre ou de profiter des combats d'animaux ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#233;liminer les &#233;chappatoires qui permettent &#224; 99% des gens accus&#233;s de cruaut&#233; envers les animaux de ne pas &#234;tre reconnus coupables. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le Parti lib&#233;ral (PLC) et le Bloc qu&#233;b&#233;cois (BQ) sont plus timides. Selon le PLC : &#171; &lt;i&gt;Toutes les options li&#233;es &#224; la cruaut&#233; envers les animaux doivent &#234;tre &#233;tudi&#233;es en tenant compte des positions des parties int&#233;ress&#233;es. Tous les changements doivent avoir un &#233;quilibre entre le traitement sans cruaut&#233; des animaux et les pratiques l&#233;gitimes des fermiers, des chasseurs et des amateurs de p&#234;che sportive.&lt;/i&gt; &#187; Le Bloc est &#171; &lt;i&gt;favorable &#224; une v&#233;ritable refonte des dispositions portant sur la cruaut&#233; envers les animaux [&#8230;] et estime qu'il faut introduire une d&#233;finition de ce qu'est un animal.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Transport non cruel des animaux de ferme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La WSPA r&#233;clame &#233;galement une l&#233;gislation plus s&#233;v&#232;re pour prot&#233;ger le bien-&#234;tre des animaux lorsqu'ils sont transport&#233;s, parfois sur de tr&#232;s longues distances, et a d&#233;j&#224; recommand&#233; plusieurs mesures dont la r&#233;duction consid&#233;rable de la dur&#233;e maximale permise de transport des animaux de ferme sans leur donner de nourriture, de l'eau et du repos. Le Parti Vert veut limiter &#224; 8 heures ou 500 km le transport par route et interdire l'utilisation des tiges ou b&#226;tons &#233;lectriques. Le NPD a maintes fois tent&#233;, depuis 2006, de faire adopter des politiques prot&#233;geant les animaux des divers stress qu'ils subissent lors de tr&#232;s longs voyages et d&#233;plore que ce dossier n'ait toujours pas progress&#233;. Le Bloc n'a pas de mesures &#224; proposer mais affirme que le traitement des animaux d'&#233;levage est pour lui une &#171; &lt;i&gt;pr&#233;occupation constante&lt;/i&gt; &#187;. Le PLC &#171; &lt;i&gt;appuie l'engagement continu et la consultation avec les intervenants et les parties int&#233;ress&#233;es pour examiner les modifications possibles &#224; la r&#233;glementation du transport des animaux.&lt;/i&gt; &#187; Aucune mesure n'est envisag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;claration universelle sur la protection des animaux
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 6 novembre 2009, la Chambre des communes adoptait &#224; l'unanimit&#233; une motion afin que le gouvernement soutienne le d&#233;veloppement d'une D&#233;claration universelle sur la protection des animaux. Le Parti Vert, le NPD et le Bloc appuient toujours ce principe et les Lib&#233;raux pensent que le Canada devrait discuter avec les intervenants pour l'&#233;valuation et le d&#233;veloppement des options d'une telle d&#233;claration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 mai 2011, les conservateurs de Stephen Harper ont &#233;t&#233; r&#233;&#233;lus et forment un gouvernement majoritaire. Ils n'ont pas r&#233;pondu aux questions de la WSPA.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; bord du Tahrir</title>
		<link>https://www.ababord.org/A-bord-du-Tahrir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/A-bord-du-Tahrir</guid>
		<dc:date>2012-08-26T18:52:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;pop&#233;e du Tahrir, qui n'a pu quitter les eaux grecques afin de se rendre &#224; Gaza y porter des m&#233;dicaments et ainsi forcer le blocus isra&#233;lien, a fait les manchettes cet &#233;t&#233;. Marie-&#200;ve Rancourt faisait partie de l'&#233;quipage du Tahrir et elle nous raconte quelques-unes de leurs p&#233;rip&#233;ties. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; son arriv&#233;e en Cr&#232;te, le groupe s'installe &#224; l'h&#244;tel comme des touristes et le bateau est au port sans aucune marque distinctive, pour des raisons de s&#233;curit&#233;. &#171; On a d'abord quatre jours de formation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-41-oct-nov-2011-" rel="directory"&gt;No 041 - oct. / nov. 2011&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1335.gif?1642092132' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;155&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;pop&#233;e du Tahrir, qui n'a pu quitter les eaux grecques afin de se rendre &#224; Gaza y porter des m&#233;dicaments et ainsi forcer le blocus isra&#233;lien, a fait les manchettes cet &#233;t&#233;. Marie-&#200;ve Rancourt faisait partie de l'&#233;quipage du Tahrir et elle nous raconte quelques-unes de leurs p&#233;rip&#233;ties.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; son arriv&#233;e en Cr&#232;te, le groupe s'installe &#224; l'h&#244;tel comme des touristes et le bateau est au port sans aucune marque distinctive, pour des raisons de s&#233;curit&#233;. &#171; &lt;i&gt; On a d'abord quatre jours de formation sur la r&#233;sistance non violente, en pr&#233;vision de l'arraisonnement du bateau par l'arm&#233;e isra&#233;lienne. Au d&#233;part, &#234;tre bloqu&#233; en Gr&#232;ce ne fait pas partie des sc&#233;narios.&lt;/i&gt; &#187; Au fil des jours, un bateau est sabot&#233;, puis un autre : sous l'eau, on a soud&#233; le manche de l'h&#233;lice. &#171; &lt;i&gt;On sait qu'on est surveill&#233;s, un peu de parano&#239;a s'installe, on change le bateau de port et on commence des tours de garde sur le bateau, 24 heures sur 24. On a dispos&#233; des lumi&#232;res dans l'eau afin d'&#233;clairer la coque du bateau et on fait des plong&#233;es deux fois par jour pour v&#233;rifier l'&#233;tat de l'h&#233;lice et s'il n'y a pas d'explosifs. On s'organise pour prot&#233;ger le bateau : on a achet&#233; des gros filets de p&#234;che qu'on a cousus pour envelopper le bateau afin de rendre plus difficile l'abordage.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tension commence &#224; monter. &#171; &lt;i&gt;Un bateau isra&#233;lien a tent&#233; de s'installer &#224; c&#244;t&#233; de nous pour nous intimider. Les occupants des autres bateaux nous prenaient pour des paranos, d'autant plus que lorsque des gens s'approchaient du bateau, on leur disait de s'en aller ; s'ils prenaient des photos on leur demandait de s'identifier afin de savoir qui nous surveille. &lt;/i&gt; &#187; Au m&#234;me moment, la propagande isra&#233;lienne fait rage : elle affirme qu'il y a des armes chimiques sur le bateau et des militants qui ne sont pas des pacifistes. &#171; &lt;i&gt; On doit constamment redire aux journalistes qu'il n'y a pas d'armes, qu'il s'agit d'une mission pacifiste. Il faut d&#233;construire la propagande isra&#233;lienne.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis un repr&#233;sentant de la garde c&#244;ti&#232;re vient pour saisir toute la documentation officielle du bateau et la remettre &#224; l'autorit&#233; portuaire. La propri&#233;taire du Tahrir refuse et s'enferme dans les toilettes avec les papiers. &#171; &lt;i&gt;&#192; ce moment, il saisit d'autres papiers et on est tous appel&#233;s &#224; venir en renfort sur le bateau. On a encercl&#233; le repr&#233;sentant et bloqu&#233; la sortie en chantant : &#8220;Laissez-nous partir, rendez-nous nos papiers !&#8221; Pendant ce temps, il y a de plus en plus de monde sur le quai &#224; regarder ce qui se passe et les autres repr&#233;sentants de la garde c&#244;ti&#232;re commencent &#224; s'&#233;nerver. On leur explique qu'il n'est pas s&#233;questr&#233;, que d&#232;s qu'il nous aura rendu nos papiers il pourra partir, ce qu'il finit par faire. Et c'est alors notre &#8220;coming out&#8221; : on place les banni&#232;res sur le bateau, on organise une manif dans les rues jusqu'&#224; l'autorit&#233; portuaire afin de n&#233;gocier notre d&#233;part. La discussion de nos repr&#233;sentants avec l'autorit&#233; dure deux heures et on chante des slogans en les attendant &#224; l'ext&#233;rieur. Lorsqu'ils sortent, on apprend qu'il nous est demand&#233; toutes sortes de modifications comme la dimension des bancs du bateau, sans qu'aucune r&#232;gle ne soit cit&#233;e pour justifier ces demandes. Pendant trois jours, on n&#233;gocie avec l'autorit&#233; portuaire et on fait des manifs pour sensibiliser la population locale.&lt;/i&gt; &#187; &#192; partir de ce moment, la garde c&#244;ti&#232;re les surveille 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. &#171; &lt;i&gt;On tient des r&#233;unions pour savoir ce qui se passe avec notre bateau et pour avoir des nouvelles des autres bateaux de la flottille. Mais c'est difficile de tout savoir, car il n'y a pas de comit&#233; coordonnateur de la flottille et tellement de rebondissements. On discutait ensemble des d&#233;cisions &#224; prendre et on votait &#224; main lev&#233;e. Deux semaines s'&#233;coulent et on comprend qu'on n'aura pas l'autorisation de partir.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tentative de d&#233;part&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les demandes farfelues continuent, notamment de fournir le dipl&#244;me d'&#233;tudes du capitaine, et le groupe doit prendre une d&#233;cision. &#171; &lt;i&gt;On se r&#233;unit un soir dans la cale, toutes fen&#234;tres et portes ferm&#233;es &#224; 50 &#186;C, entass&#233;s les uns sur les autres. L'&#233;quipage grec restera &#224; terre car il ne peut partir sans permis. Des militants exp&#233;riment&#233;s en navigation remplaceront l'&#233;quipage. Discussion, vote &#224; main lev&#233;e en faveur d'un d&#233;part le lendemain, en pr&#233;cisant que nul n'est oblig&#233; de rester. Trois personnes d&#233;cident de se retirer, mais dans un contexte tr&#232;s respectueux et sans jugement, &#233;tant donn&#233; les risques de continuer. &lt;/i&gt; &#187; Quelques minutes avant le d&#233;part, deux membres en kayak vont se placer devant le bateau de la garde c&#244;ti&#232;re pour lui bloquer le passage ou, &#224; tout le moins, ralentir son d&#233;part. Puis, tout le monde s'&#233;lance sur le bateau et les moteurs d&#233;marrent &#224; fond la caisse. &#171; &lt;i&gt;L'excitation est &#224; son comble. Entre-temps, les gardes c&#244;tiers font chavirer les kayakistes et leur mettent les menottes. Rapidement on voit poindre le bateau de la garde c&#244;ti&#232;re qui nous rattrape et il zigzague pour tenter de nous arraisonner, nous continuons notre trajectoire, refusant de s'arr&#234;ter, avec des cris de joie. Puis ils sortent des canons &#224; eau, mais sans aucune puissance, on n'&#233;tait m&#234;me pas mouill&#233;s ! C'est alors que des zodiacs de l'arm&#233;e sont arriv&#233;s et ils ont r&#233;ussi &#224; aborder le bateau.&lt;/i&gt; &#187; Afin d'&#233;viter le m&#234;me sort qu'un bateau am&#233;ricain dont le capitaine avait &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;, il n'y a personne dans la cabine quand les militaires y p&#233;n&#232;trent, les moteurs &#224; fond sur le pilotage automatique. &#171; &lt;i&gt;Quand ils ont demand&#233; qui &#233;tait le capitaine, tout le monde a r&#233;pondu : &#8220;C'est moi !&#8221; Puis on a d&#233;cid&#233; de saboter les moteurs nous-m&#234;mes de fa&#231;on &#224; pouvoir r&#233;parer facilement. Il a fallu un remorqueur pour nous ramener au port, o&#249; nous avons heurt&#233; le bord et subi des dommages. On est rest&#233; deux jours sur le bateau car ils ne pouvaient venir nous y arr&#234;ter.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au port il y avait un gros comit&#233; d'accueil, les Grecs avaient organis&#233; une manif d'appui, des gens ont couch&#233; sur le quai en solidarit&#233;. &#171; &lt;i&gt; Les avocats nous ont apport&#233; des papiers &#224; signer qui nous &#233;vitaient d'&#234;tre arr&#234;t&#233;s, mais nous avons refus&#233; de r&#233;pondre &#224; toute question autre que notre identit&#233;. On pensait que c'&#233;tait la fin de l'aventure, mais on a eu d'autres espoirs, car un bateau avait r&#233;ussi &#224; partir. Mais il n'y a plus eu d'occasion, d'autant que le bateau &#233;tait dor&#233;navant amarr&#233; &#224; un endroit impossible &#224; quitter en catimini, coinc&#233; par le bateau de la garde c&#244;ti&#232;re. Les deux kayakistes et la propri&#233;taire du bateau ont &#233;t&#233; accus&#233;s. Ils ont &#233;t&#233; reconnus coupables, mais leur sentence a &#233;t&#233; suspendue. Les m&#233;dicaments sont bons encore pour longtemps, il y a des bateaux qui peuvent naviguer, alors il y aura certainement une autre flottille.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On a fait les manchettes des journaux grecs &#224; tous les jours. De toute &#233;vidence, la population appuyait la mission, ayant &#233;t&#233; traditionnellement en faveur du peuple palestinien. Il s'agissait vraiment d'un changement de politique de la part du gouvernement grec, caus&#233; par des pressions &#233;conomiques de la part des &#201;tats-Unis et d'Isra&#235;l et &#224; la suite de l'aide accord&#233;e par le FMI. Les Grecs n'&#233;taient pas fiers de leur gouvernement.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour sur Octobre</title>
		<link>https://www.ababord.org/Retour-sur-Octobre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Retour-sur-Octobre</guid>
		<dc:date>2011-08-19T01:16:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luciano Benvenuto, Monique Moisan, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Benvenuto, Luciano </dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Figure incontournable du Front de lib&#233;ration du Qu&#233;bec, Paul Rose a &#224; la fois pratiqu&#233;, sous toutes ses formes, la r&#233;sistance politique et affront&#233; la violence du syst&#232;me qu'il d&#233;non&#231;ait. Docteur en sociologie, il est conseiller syndical depuis plusieurs ann&#233;es. Dans cette entrevue exclusive, il revient sur Octobre 1970, sur les r&#233;flexions qu'il en a tir&#233;es et sur son parcours de militant. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; b&#226;bord ! : Tu as cru en l'usage de la force pour avancer des id&#233;es politiques. O&#249; en es-tu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Violence-et-politique-" rel="directory"&gt;Dossier : Violence et politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Controle-repression-et-securite-+" rel="tag"&gt;Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Benvenuto-Luciano-+" rel="tag"&gt;Benvenuto, Luciano &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1153.gif?1642092122' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1792&#034; height=&#034;1200&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Figure incontournable du Front de lib&#233;ration du Qu&#233;bec, Paul Rose a &#224; la fois pratiqu&#233;, sous toutes ses formes, la r&#233;sistance politique et affront&#233; la violence du syst&#232;me qu'il d&#233;non&#231;ait. Docteur en sociologie, il est conseiller syndical depuis plusieurs ann&#233;es. Dans cette entrevue exclusive, il revient sur Octobre 1970, sur les r&#233;flexions qu'il en a tir&#233;es et sur son parcours de militant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord ! : Tu as cru en l'usage de la force pour avancer des id&#233;es politiques. O&#249; en es-tu maintenant dans tes r&#233;flexions &#224; ce sujet ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul Rose&#8194;&lt;/strong&gt; : Je n'ai pas cru en la violence comme telle. Nous y avons &#233;t&#233; amen&#233;s. La violence n'est jamais et ne pourra jamais, au plan r&#233;volutionnaire du moins, &#234;tre un objectif en soi, ce n'est m&#234;me pas une intention lointaine. C'est essentiellement le r&#233;sultat d'une situation politique bloqu&#233;e, d'une absence de d&#233;mocratie ou de sa suspension. Toutes les soci&#233;t&#233;s de m&#234;me que leur &#233;volution sociale sont fond&#233;es sur des rapports de force. Lorsque ces rapports sociaux sont bloqu&#233;s, notamment au plan de l'expression politique, c'est l&#224; qu'on voit appara&#238;tre des mouvements r&#233;volutionnaires. Vers la fin des ann&#233;es 1960, comme bien d'autres nous faisions partie de groupements de jeunes, de travailleurs et d'&#233;tudiants. Nous &#233;tions impliqu&#233;s dans plusieurs groupes communautaires et politiques, notamment le CIS (Comit&#233; ind&#233;pendance socialiste) et le FLP (Front de lib&#233;ration populaire). Comme activit&#233;s politiques, on organisait et on participait &#224; des manifestations &#8211; dans ces ann&#233;es-l&#224;, il y en avait au moins une par mois ! Ce travail de politisation s'est fait intens&#233;ment de 1968 &#224; 1970. C'&#233;tait la p&#233;riode o&#249;, pour la premi&#232;re fois, un aussi grand nombre de jeunes dipl&#244;m&#233;s sortaient des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises, gr&#226;ce &#224; une plus grande accessibilit&#233; aux &#233;tudes au d&#233;but des ann&#233;es 1960. Ils revenaient dans leurs milieux d'origine &#8211; souvent ouvriers &#8211; avec leur formation de m&#233;decin, d'avocat, de travailleur social, de sociologue, de politologue, de th&#233;ologien de la lib&#233;ration... Ils ont cr&#233;&#233; ou se sont int&#233;gr&#233;s aux groupes populaires et communautaires naissants, et &#231;a, dans toutes les r&#233;gions du Qu&#233;bec. Ces jeunes adultes, pour la plupart, sont devenus des revendicateurs populaires avertis, inform&#233;s, participatifs et qui surtout n'avaient pas peur de mettre l'&#233;paule &#224; la roue. Ce n'&#233;tait peut-&#234;tre pas suffisant, diront certains, pour construire un pays libre &#233;mancip&#233; et &#233;galitaire, mais c'&#233;tait un sacr&#233; bon d&#233;but ! En tout cas jusqu'au printemps et &#224; l'automne 1969...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192;B ! : Qu'est-ce qui vous a pouss&#233;s &#224; la clandestinit&#233; ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.R.&lt;/strong&gt; : C'est en 1969 que la r&#233;pression politique s'est intensifi&#233;e, et ce, de la part des trois niveaux de gouvernement : f&#233;d&#233;ral, provincial et municipal. &#192; cette &#233;poque, plusieurs mandats d'arrestation ont &#233;t&#233; &#233;mis contre les leaders de ces groupes populaires et plusieurs ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s sous l'accusation vague et pr&#233;texte de &#171; conspiration s&#233;ditieuse &#187;. &#192; force de perquisitions et de descentes, d&#233;vastatrices dans les groupes populaires (locaux vid&#233;s &lt;i&gt;manu militari&lt;/i&gt;, fiches utilitaires r&#233;pandues sur les trottoirs), les autorit&#233;s politiques ont r&#233;ussi &#224; freiner la mont&#233;e d'un mouvement significatif de la jeunesse en neutralisant plusieurs de ces organisations d&#233;mocratiques de base. En novembre 1969, le maire Drapeau fait adopter un r&#232;glement anti-manifestation &#224; Montr&#233;al, qui fut repris dans diff&#233;rentes villes du Qu&#233;bec. Du fait, les militants, dont nous &#233;tions, &#233;taient priv&#233;s de l'information de la rue qui &#233;tait tr&#232;s importante pour nous dans cette &#233;poque d'agitation politique, car nous n'avions aucun acc&#232;s aux m&#233;dias &#224; large diffusion, tous entre les mains de grands propri&#233;taires ou de l'&#201;tat. En 1968 et 1969, les conflits ouvriers et la question nationale &#233;taient &#224; l'ordre du jour, pratiquement par les seules voies de l'asphalte. Les &#233;v&#233;nements s'encha&#238;naient : la fusillade contre les manifestants de Murray Hill lors de la gr&#232;ve des chauffeurs de taxi, la gr&#232;ve des policiers de Montr&#233;al, les manifs contre le Bill 63 minorisant le fran&#231;ais et officialisant le libre-choix de la langue, McGill fran&#231;ais, l'occupation de Sir-George-William (Concordia), le coup fourr&#233; de la Brinks pervertissant le peu de cr&#233;dibilit&#233; qui restait au processus &#233;lectoral, enfin l'incendie de la Maison du p&#234;cheur &#224; Perc&#233;&#8230; Dans ce contexte o&#249; les autorit&#233;s &#233;tendaient leur contr&#244;le, il nous &#233;tait devenu tr&#232;s difficile de fonctionner. C'est ainsi que nous avons &#233;t&#233; pouss&#233;s &#224; la clandestinit&#233;, puisqu'on ne pouvait plus faire d'action politique ouvertement ! Le blocage des seules voies d&#233;mocratiques qui nous restaient (rue interdite, groupes d&#233;stabilis&#233;s, mandats d'arr&#234;t contre leurs leaders, incendie criminel, &#233;lections entach&#233;es, etc.) nous a conduits &#224; des actions plus ponctuelles, plus radicales aussi, ce qui nous a peu &#224; peu amen&#233;s aux &#233;v&#233;nements d'octobre. Ce n'&#233;tait donc pas un premier choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On avait le choix d'aller planter nos tomates ou de continuer la lutte sous des formes diff&#233;rentes, nouvelles. C'&#233;tait notre perception des faits. Moralement nous ne pouvions pas faire autrement, nous &#233;tions d&#233;j&#224; engag&#233;s &#224; fond. Certaines personnes pourront &#234;tre en d&#233;saccord, nous respections leur point de vue, surtout chez les militants. &#192; l'&#233;poque, il n'existait pas au Qu&#233;bec de parti de gauche large disposant d'une longue tradition de luttes, un parti bien structur&#233;, capable de porter l'essentiel des revendications de la jeunesse militante et en mesure de s'opposer publiquement et efficacement &#224; la vague de r&#233;pression qui s&#233;vissait tout en maintenant des liens solides &#224; l'&#233;tranger. C'&#233;tait pour nous un grand vide que ce manque de liens concrets, nous qui connaissions tout ce qui se passait ailleurs (la d&#233;colonisation, les luttes contre les dictatures en Am&#233;rique latine, le mouvement anti-guerre au Vietnam, le Fatah en Palestine, le parti Sinn F&#233;in en Irlande, la r&#233;volte des Noirs aux &#201;tats-Unis, l'Apartheid&#8230;) et qui nous situions dans un contexte plus large de solidarit&#233; avec les autres peuples en lutte. Voil&#224; pourquoi, &#224; ma sortie de prison, j'ai travaill&#233; avec d'autres &#224; forger ce maillon manquant au Qu&#233;bec : un large parti ind&#233;pendantiste de gauche &#224; l'&#233;tendue du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192;B ! : Comment en &#234;tes-vous venus &#224; la r&#233;daction des communiqu&#233;s et du Manifeste du FLQ ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.R.&lt;/strong&gt; : Nous n'avions aucune visibilit&#233; dans les m&#233;dias dits de masse. Nous avons donc &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; cr&#233;er nos modes de communication, &#224; travers nos manifestations mensuelles &#8211; sur des causes vari&#233;es, la gr&#232;ve chez Seven Up, contre la pharmaceutique Ayers. Dans ces rassemblements, on se parlait. Les m&#233;dias couvraient les manifestations, mais plus souvent qu'autrement de fa&#231;on &#224; les discr&#233;diter. D&#232;s qu'il fut interdit de manifester, on a d&#251; penser autrement, d'o&#249; l'id&#233;e du Manifeste du FLQ, r&#233;dig&#233; en majeure partie par un militant incarc&#233;r&#233; avant et pendant les &#233;v&#233;nements d'Octobre. Ce Manifeste ainsi que nos communiqu&#233;s ont &#233;t&#233; lus sur les ondes. La t&#233;l&#233;vision d'&#201;tat n'avait plus le choix de le lire, d'autant plus que les radios se concurren&#231;aient &#224; savoir qui aurait la primeur du jour. Notre projet &#233;tait en fait beaucoup plus m&#233;diatique qu'orient&#233; pour prendre le pouvoir. La lecture du Manifeste &#224; la t&#233;l&#233;vision d'&#201;tat (Radio-Canada) a &#233;t&#233; capitale pour percer le mur des autres m&#233;dias et pour faire ainsi conna&#238;tre nos revendications politiques. D&#232;s l'&#233;t&#233; 1970, le communiqu&#233; no 1, adopt&#233; par l'ensemble des membres, mettait l'accent sur la double r&#233;alit&#233; de la domination du Qu&#233;bec : coloniale (histoire) et &#233;conomique (imp&#233;rialisme). D'o&#249; la pr&#233;paration d'un double enl&#232;vement : un Britannique et un Am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreux communiqu&#233;s cherchaient essentiellement &#224; sensibiliser la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise &#224; un mouvement vers l'ind&#233;pendance qui soit v&#233;ritablement lib&#233;rateur. Nous parlions d'un projet d'&#233;mancipation sociale et culturelle. Outre le Manifeste, nous demandions l'embauche des gars de Lapalme cong&#233;di&#233;s par Trudeau et la lib&#233;ration des prisonniers politiques qui historiquement s'&#233;taient battus, qu'on soit d'accord ou non avec eux. Prenez Pierre-Paul Geoffroy : il a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; 124 fois la perp&#233;tuit&#233;. On voit tout de suite derri&#232;re l'absurdit&#233; d'une telle sentence l'intention de discr&#233;diter une cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192;B ! : Comment fonctionniez-vous au sein du FLQ, dans la prise de d&#233;cision ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.R.&lt;/strong&gt; : &#192; l'int&#233;rieur du FLQ-70, on fonctionnait de mani&#232;re d&#233;mocratique : les d&#233;cisions et les actions &#233;taient planifi&#233;es et soumises au vote. Au niveau strat&#233;gique, au plan de l'action, il nous fallait par contre rem&#233;dier au manque de communication entre cellules qui pouvait pousser &#224; l'isolement. Comment &#233;tablir un contact entre elles tout en garantissant la s&#233;curit&#233; dans l'action ? Nous en sommes arriv&#233;s &#224; ce que j'appellerais aujourd'hui la &#171; cellule &#224; mandat &#187;. On fonctionnait tous ensemble et on d&#233;terminait &#224; un moment donn&#233; un &#171; mandat &#187;. Les personnes qui prenaient le &#171; mandat &#187; devenaient une nouvelle cellule. Cette cellule se coupait du reste du groupe, ses membres prenaient de nouveaux noms, louaient un local dont le lieu demeurait inconnu des autres. Lorsque le &#171; mandat &#187; &#233;tait compl&#233;t&#233;, ils rejoignaient l'ensemble du groupe. Ce genre de formule permettait d'allier &#224; la fois l'efficacit&#233; de la clandestinit&#233; totale &#224; la n&#233;cessit&#233; de ne pas s'isoler d&#233;finitivement et d'&#233;viter de fonctionner en vase clos sans d&#233;bats comme des &#233;lectrons libres. On &#233;tait engag&#233;s &#233;motionnellement, politiquement, rationnellement &#224; la sueur de notre front. La surveillance de Parthenais et du poste de la rue Hochelaga, c'&#233;tait un mandat. La &#171; prison du peuple &#187; &#224; Ste-Anne de la Rochelle, &#231;a c'&#233;tait un mandat pas mal plus large. Comme la salle de d&#233;bat dans l'arri&#232;re-boutique du quartier St-Antoine. Les caches garde-robes c'&#233;tait planifi&#233; ! &#192; St-Luc, le tunnel, on y avait r&#233;fl&#233;chi longuement. Comme &#224; bien d'autres choses d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192;B ! : Quelle est la diff&#233;rence entre la loi anti-manifestation de Drapeau en 1969 et ce qui s'est pass&#233; l'&#233;t&#233; dernier &#224; Toronto au G20 ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.R.&lt;/strong&gt; : C'est exactement et toujours la m&#234;me nature de violence politique d'&#201;tat, le racisme anti-Qu&#233;bec en plus. Pourquoi avoir arr&#234;t&#233; autant de gens ? Pourquoi aller massacrer, diaboliser, l'id&#233;al de toute une jeunesse ? O&#249; est la logique ? Au Sommet des Am&#233;riques, les organisateurs avaient fait un peu la m&#234;me chose, mais en moins &#233;pais. Pourquoi refuser d'entendre toute une jeunesse qui s'implique ? Tu n'es pas d'accord avec eux, OK. Mais ils sont la population de demain et ils s'engagent politiquement. Pourquoi essayer d'&#233;radiquer la dissidence, et &#224; un degr&#233; encore plus &#233;lev&#233; quand elle vient de la jeunesse ? &#199;a c'est une attitude du pouvoir que, fonci&#232;rement, je n'ai jamais comprise... ni accept&#233;e ! Quand tu le vis, tu le ressens vraiment comme une violence qu'on te fait directement. Tu ne peux pas avoir d'id&#233;es politiques, tu ne peux pas avoir des projets &#233;mancipateurs ni de perspectives. Pour ce type de pouvoir de l'absolu, vous ne pouvez &#234;tre au mieux que des &#171; casseurs &#187;, sinon des gens criminalis&#233;s qu'on n'ose pas encore appeler ainsi, mais au grand jamais des personnes qui revendiquent des changements sociaux profonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste donc &#224; une nouvelle mont&#233;e de l'intol&#233;rance du pouvoir politique qui panique au point de refuser d'entendre toute une mouvance, une jeunesse agissante et pensante qui utilise des moyens d&#233;mocratiques et l&#233;gaux. Ou du moins tant que ces moyens ne seront pas d&#233;clar&#233;s interdits sinon ill&#233;gaux ! Les droits d&#233;mocratiques, ce n'est pas seulement &#234;tre d'accord, c'est aussi &#234;tre en d&#233;saccord. C'est &#231;a la d&#233;mocratie : que les &#171; pour &#187; comme les &#171; contre &#187; puissent se faire entendre. Ce n'est pas juste la libert&#233; de penser : &#231;a c'est la d&#233;mocratie formelle, la d&#233;mocratie de papier qu'on d&#233;non&#231;ait d&#232;s les ann&#233;es 1970. La vraie d&#233;mocratie, c'est aussi de se faire entendre r&#233;ellement, largement dans la rue, comme dans tous les espaces civils, comme dans les m&#233;dias publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192;B ! : Comment se sont d&#233;roul&#233;es tes 12 ann&#233;es d'emprisonnement&#8194;et quel a &#233;t&#233; ton cheminement de militant pendant cette p&#233;riode ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.R.&lt;/strong&gt; : Apr&#232;s deux ann&#233;es de d&#233;tention en isolement total, on nous a int&#233;gr&#233;s &#224; la population carc&#233;rale. La prison c'est un univers en soi et le milieu carc&#233;ral une mini-soci&#233;t&#233; ferm&#233;e avec sa structure de pouvoir, sa hi&#233;rarchie, ses r&#232;gles. Ton espace d'action est restreint et tes moyens pour agir sont pour le moins limit&#233;s. Bien s&#251;r, il y a d'un c&#244;t&#233; les gardiens et de l'autre les d&#233;tenus parmi lesquels on retrouvait une minorit&#233; de gros bras qui collaboraient avec le syst&#232;me. On s'est aper&#231;u rapidement que la majorit&#233; des d&#233;tenus &#233;taient en prison pour des crimes &#233;conomiques envers la propri&#233;t&#233; et que la plupart provenaient des quartiers populaires. On a d&#233;cid&#233; de militer pour am&#233;liorer les conditions de d&#233;tention dans les p&#233;nitenciers. On a travaill&#233; avec la grande masse des d&#233;tenus, ceux qu'on appelait les &#171; prisonniers &#233;conomiques &#187;, pour faire des gr&#232;ves au Vieux Pen de St-Vincent-de-Paul et &#224; Archambault en 1976-1977. Des mois de gr&#232;ve et plusieurs revendications : le droit de suivre des cours, d'alphab&#233;tisation (plusieurs ne sachant ni lire ni &#233;crire) jusqu'&#224; l'universit&#233;, le droit aux visites-contact avec les proches, le droit de vote... Ensuite, la revendication de la double activit&#233;, c'est-&#224;-dire la possibilit&#233;, pendant les courtes p&#233;riodes de d&#233;tente hors cellule, de tenir deux activit&#233;s diff&#233;rentes dans deux lieux distincts. Exemple : un espace int&#233;rieur pour la t&#233;l&#233;, les jeux et un espace ext&#233;rieur pour la course, le sport... De dehors, &#231;a peut avoir l'air de rien, mais &#231;a r&#233;glait un s&#233;rieux probl&#232;me de tension entre d&#233;tenus. M&#234;me si les deux lieux &#233;taient restreints, au moins la p&#233;riode frustrante du choix unique &#233;tait r&#233;volue. Maintenant, avec la t&#233;l&#233; en cellule... pour le syst&#232;me, c'est parfait, personne ne sort plus de sa cellule. N&#233;anmoins, ce furent des grosses batailles collectives et certains de ces gains perdurent encore. Moi &#231;a m'a amen&#233; au trou &#224; quelques reprises, mon fr&#232;re Jacques aussi, de m&#234;me que Pierre-Paul Geoffroy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ma sortie de prison, une de mes premi&#232;res actions a &#233;t&#233; de travailler avec d'autres &#224; la construction d'un parti politique de gauche. D'abord il y a eu le Mouvement progressiste et plus tard le Parti de la d&#233;mocratie socialiste (PDS) &#8211; dont j'&#233;tais &#224; la t&#234;te aux &#233;lections de 1998 o&#249; nous avons pr&#233;sent&#233; 97 candidats. Puis l'Union des forces progressistes (UFP) et maintenant Qu&#233;bec solidaire (QS). Ce n'est pas rien qu'en moins de 10 ans toutes les tendances de la gauche qu&#233;b&#233;coise, en grande partie ind&#233;pendantiste, aient r&#233;ussi &#224; s'unifier dans un parti de masse, d&#233;mocratique et pragmatique et que QS ait un d&#233;put&#233; &#233;lu &#224; l'Assembl&#233;e nationale. C'est un pas de g&#233;ant dans l'&#233;volution politique du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192;B ! : Concernant l'ind&#233;pendance, le premier mandat du PQ (1976-1980) et le r&#233;f&#233;rendum : &#233;tais-tu satisfait ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.R.&lt;/strong&gt; : Non, parce qu'ils ont men&#233; &#231;a comme une simple campagne &#233;lectorale, alors que c'&#233;tait un r&#233;f&#233;rendum sur un choix de pays. Et ils ont fait le r&#233;f&#233;rendum &#224; la fin de leur mandat, alors qu'ils ont refus&#233; m&#234;me d'en parler pendant trois ans emp&#234;chant ainsi tout d&#233;veloppement d'une sensibilisation et d'une politisation larges de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Comment se surprendre, dans de telles conditions, de la quadrature du cercle de la question pos&#233;e en 1980 ! Une question r&#233;f&#233;rendaire sans allure, comme on dirait chez-nous, et qui ne faisait pas de sens pour la majorit&#233; du monde ordinaire sinon de r&#233;v&#233;ler au grand jour la panique des suppos&#233;s leaders de l'ind&#233;pendance &#8211; pardon de la souverainet&#233;-association ! On ratatinait m&#234;me la chose &#224; une simple procuration &#8211; du langage d'avocats maniganceux ! Pas tr&#232;s engageant pour faire et b&#226;tir un pays ! Une campagne de 30 jours de slogans creux sur un enjeu aussi crucial, c'&#233;tait facile pour Trudeau d'intervenir avec un coup fumant et de renverser la vapeur sur un coin de table. Au cours du deuxi&#232;me r&#233;f&#233;rendum, avec l'arriv&#233;e de Bouchard, la chose, sous le m&#234;me mod&#232;le de campagne courte, a pu &#234;tre ramen&#233;e facilement &#224; une simple affaire constitutionnelle. Sans parler du vain appel aux capitalistes par le PQ &#8211; et son d&#233;laissement des classes populaires &#8211; comme si l'ind&#233;pendance au Qu&#233;bec pouvait se faire &#224; droite, avec des poss&#233;dants qui chercheront toujours &#224; ratatiner vers l'&#201;tat Z&#233;ro &#8211; sauf pour la r&#233;pression politique &#8211; et &#224; reporter aux calendes grecques toute vell&#233;it&#233; d'&#233;mancipation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192;B ! : Quelle voie l'ind&#233;pendance peut-elle emprunter aujourd'hui ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P. R.&lt;/strong&gt; : Je pense qu'il faut revenir au sens profond d'un v&#233;ritable projet d'&#233;mancipation sociale, d'un projet lib&#233;rateur. Le projet initial de lib&#233;ration nationale et d'&#233;mancipation sociale &#233;tait un projet o&#249; ces deux aspects &#233;taient intimement li&#233;s. La souverainet&#233;, c'est beaucoup plus qu'une simple d&#233;claration &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Il nous faut d&#233;passer les aspects purement constitutionnels. Tout nous le d&#233;montre : comment peut-on arriver &#224; l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, &#224; un projet lib&#233;rateur aux plans social, &#233;conomique, environnemental et culturel, sans une r&#233;appropriation de nos pouvoirs politiques ? Faire l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, c'est aller &#224; contre-courant de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale et en limiter le pouvoir, c'est r&#233;tablir l'&#201;tat dans une position de d&#233;cision, de d&#233;veloppement collectif du bien commun. Sans revenir &#224; l'&#233;poque o&#249; il s'agissait simplement d'&#201;tats nationaux, mais pour cr&#233;er une mondialisation des solidarit&#233;s, pour recr&#233;er un espace o&#249; les gens puissent se reprendre en main. Il faut revenir &#224; l'essentiel, il faut que le projet mis de l'avant en soit vraiment un d'&#233;mancipation nationale et sociale. Sinon, on retombe dans la m&#234;me schizophr&#233;nie qu'au milieu des ann&#233;es 1970 avec les mouvements dits &#171; m.l. &#187;. Mais il ne faudrait pas non plus refaire &lt;i&gt;ad nauseam&lt;/i&gt; l'erreur du PQ, qui s'en est tenu et ne s'en tient toujours qu'&#224; une perspective &#171; nationale nominale &#187;. Il faut au contraire continuer d'y mettre le contenu qui lui appartient en propre, c'est-&#224;-dire un projet de soci&#233;t&#233; lib&#233;rateur pour les classes populaires. Pas de v&#233;ritable ind&#233;pendance sans &#233;mancipation sociale. Et pas de vraie &#233;mancipation sociale avec dans le d&#233;cor une domination nationale qui tra&#238;ne. Au Qu&#233;bec, le r&#232;glement populaire des deux questions est fonci&#232;rement li&#233;. Et &#231;a va prendre un minimum d'audace et de courage politique &#224; gauche pour y arriver.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Violence et politique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Violence-et-politique</link>
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		<dc:date>2010-10-06T14:39:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luciano Benvenuto, Monique Moisan, Ricardo Pe&#241;afiel, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Benvenuto, Luciano </dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Pe&#241;afiel, Ricardo</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Conflits, droits humains et impunit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a 40 ans, le gouvernement Trudeau d&#233;cr&#233;tait la Loi des mesures de guerre, en temps de paix, invoquant l'insurrection &#171; appr&#233;hend&#233;e &#187; d'une population refusant pourtant massivement les m&#233;thodes insurrectionnelles des felquistes ; il y a 20 ans, l'arm&#233;e d&#233;barquait &#224; Oka pour d&#233;manteler des barricades de Mohawks voulant emp&#234;cher la construction d'un terrain de golf sur un cimeti&#232;re ancestral et dans une des rares for&#234;ts centenaires de la r&#233;gion ; il y a quelques mois, les forces de &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Penafiel-Ricardo-+" rel="tag"&gt;Pe&#241;afiel, Ricardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Conflits-droits-humains-et-+" rel="tag"&gt;Conflits, droits humains et impunit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1059.gif?1642092117' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1153&#034; height=&#034;1146&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a 40 ans, le gouvernement Trudeau d&#233;cr&#233;tait la Loi des mesures de guerre, en temps de paix, invoquant l'insurrection &#171; appr&#233;hend&#233;e &#187; d'une population refusant pourtant massivement les m&#233;thodes insurrectionnelles des felquistes ; il y a 20 ans, l'arm&#233;e d&#233;barquait &#224; Oka pour d&#233;manteler des barricades de Mohawks voulant emp&#234;cher la construction d'un terrain de golf sur un cimeti&#232;re ancestral et dans une des rares for&#234;ts centenaires de la r&#233;gion ; il y a quelques mois, les forces de &#171; l'ordre &#187; proc&#233;daient dans l'arbitraire le plus total &#224; la plus grande arrestation de masse de l'histoire du Canada pour une nouvelle menace &#171; appr&#233;hend&#233;e &#187;, provenant d'une population qui ne commettait aucun autre crime que celui d'exercer le droit de manifester.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;mesures d'exception&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques exemples embl&#233;matiques d'un usage d&#233;mesur&#233; de la force contre des menaces imaginaires ne sont malheureusement pas exceptionnels et encore moins propres au Qu&#233;bec. Pratiquement toutes les avanc&#233;es de ce qui deviendra post&#233;rieurement des droits se sont d'abord sold&#233;es par des massacres, des arrestations massives ou l'interdiction des partis ou des mouvements qui les soutenaient. Pensons, simplement, au droit de syndicalisation et &#224; la journ&#233;e de 8 heures qui ont connu une lutte pluris&#233;culaire, comportant son lot de sanglantes r&#233;pressions, avant de devenir des droits internationalement reconnus (bien que pas toujours respect&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dissidence, s&#233;dition et r&#233;pression&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que les actions violentes et ill&#233;gales pos&#233;es par les felquistes il y a 40 ans semblaient justifier des mesures d'exception, leur application de mani&#232;re indiscrimin&#233;e &#224; quiconque avait un profil gauchisant a fourni certains indices sur la nature de la &#171; menace &#187; qui &#233;tait combattue : celle-ci venait moins de quelques dizaines d'extr&#233;mistes que du mouvement ind&#233;pendantiste (syndical, communautaire, socialiste, etc.) dans son ensemble. De m&#234;me que quelques graffitis, vitrines cass&#233;es et voitures de police incendi&#233;es (&#171; n&#233;gligemment &#187; laiss&#233;es sur place sans surveillance), ne peuvent justifier l'arrestation massive de pr&#232;s d'un millier de citoyens manifestant pacifiquement. Pas plus que n'&#233;tait justifi&#233; le d&#233;ploiement de la S&#251;ret&#233; du Qu&#233;bec contre des Mohawks manifestant leur l&#233;gitime opposition &#224; un ignoble projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, l'ill&#233;galit&#233; de certains actes ne suffit pas &#224; justifier les mobiles qui se manifestent dans la d&#233;mesure r&#233;pressive, raflant sur son passage toute forme de dissidence. Dans les deux premiers cas (Octobre 70 et Oka), on peut toujours argumenter que l'&#201;tat ne faisait que r&#233;agir devant la menace &#224; l'une de ses pr&#233;rogatives de base (le monopole de la violence l&#233;gitime) par des groupes arm&#233;s politiquement organis&#233;s. Par contre, dans le troisi&#232;me cas (celui des pseudos &#233;meutes de Toronto), c'est moins la &#171; violence &#187; que la &#171; l&#233;gitimit&#233; &#187; de l'&#201;tat qui est mise en jeu &#8211; non seulement celle de l'&#201;tat canadien mais &#233;galement celle des &#201;tats du G8 ou du G20 &#8211; &#224; gouverner l'humanit&#233; enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Violences l&#233;gitime, structurelle et symbolique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, c'est toujours la l&#233;gitimit&#233; qui est au c&#339;ur des situations exceptionnelles. La violence politiquement organis&#233;e n'est qu'un des moyens permettant &#224; un groupe de devenir &#171; imm&#233;diatement &#187; un acteur politique (antagoniste, contre-h&#233;g&#233;monique) central. C'est aussi le plus superficiel &#8211; puisqu'il f&#233;tichise la violence &#8211; et le plus risqu&#233; &#8211; puisqu'il &#171; justifie &#187; d'autant plus ais&#233;ment l'usage &#171; l&#233;gitime &#187; de la violence &#233;tatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup plus profondes et p&#233;rennes sont les actions qui d&#233;voilent et combattent la violence structurelle d'un syst&#232;me &#233;conomique mondial qui carbure &#224; l'exclusion et &#224; l'exploitation (de l'humain autant que de la nature) ou qui s'attaquent aux violences symboliques &#8211; aux effets bien r&#233;els &#8211; de la discrimination, du sexisme, du racisme, de la haine de classe, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence exerc&#233;e par l'&#201;tat contre ce type de luttes, pourtant &#171; pacifistes &#187; (ou du moins non arm&#233;es), est &#224; la mesure de la &#171; menace &#187; que repr&#233;sente l'organisation autonome de la soci&#233;t&#233; sur d'autres bases que celles du statu quo (et souvent en opposition &#224; celui-ci). Pour que la violence &#233;tatique exerc&#233;e contre ses propres citoyens paraisse l&#233;gitime, il est n&#233;cessaire de les accuser d'&#234;tre violents. C'est ainsi qu'on peut obtenir l'approbation des deux tiers des Canadiens pour des actes r&#233;pressifs violant la Constitution autant que la Charte des droits, comme dans les trois cas mentionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, entre violence et politique se tissent des liens interconstitutifs qui font en sorte que l'analyse de l'un nous conduit &#224; l'&#233;lucidation de l'autre. C'est ce que nous tenterons de faire dans les pages qui suivent &#224; la lumi&#232;re des cas des plus patents de violence politique au Qu&#233;bec comme ailleurs dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par Luciano Benvenuto, Monique Moisan, Ricardo Pe&#241;afiel et Claude Vaillancourt&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Art et politique</title>
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		<dc:date>2010-02-16T14:46:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#200;ve Lamoureux, Art et politique - Nouvelles formes d'engagement artistique au Qu&#233;bec, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2009, 269 p. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Le regain de l'action collective et artistico-politique &#8211; propre aux ann&#233;es 1990 &#8211; invalide les analyses catastrophistes et montre de fa&#231;on plus visible qu'il n'y a pas eu arr&#234;t de l'engagement, mais plut&#244;t transformation importante de celui-ci. [&#8230;] Les changements survenus ont tellement boulevers&#233; les balises et les modes d'expression de l'engagement, qu'aujourd'hui, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-32-dec-2009-jan-2010-" rel="directory"&gt;No 032 - d&#233;c. 2009 / jan. 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton958.gif?1642092280' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;198&#034; height=&#034;297&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#200;ve Lamoureux, &lt;i&gt;Art et politique - Nouvelles formes d'engagement artistique au Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2009, 269 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le regain de l'action collective et artistico-politique &#8211; propre aux ann&#233;es 1990 &#8211; invalide les analyses catastrophistes et montre de fa&#231;on plus visible qu'il n'y a pas eu arr&#234;t de l'engagement, mais plut&#244;t transformation importante de celui-ci. [&#8230;] Les changements survenus ont tellement boulevers&#233; les balises et les modes d'expression de l'engagement, qu'aujourd'hui, il est n&#233;cessaire d'en d&#233;finir les nouvelles caract&#233;ristiques et les enjeux&lt;/i&gt;. &#187; Ainsi s'exprime &#200;ve Lamoureux dans une &#171; Note de l'auteure &#187; qui pr&#233;c&#232;de l'introduction de ce solide essai sur l'art engag&#233; qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier chapitre est consacr&#233; &#224; un &#171; Regard historique sur l'art engag&#233; au Qu&#233;bec &#187;, qui s'av&#232;re un regard en profondeur pr&#233;sentant, sur une cinquantaine de pages, l'&#233;volution de ce ph&#233;nom&#232;ne depuis son &#233;mergence dans les ann&#233;es 1930 et 1940 : courant automatiste (1945-1960), art d'animation et art militant (1960-1980), art alternatif et art f&#233;ministe (1975-1990). Le second chapitre se penche sur le milieu des arts visuels au cours des 30 derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite de l'ouvrage s'appuie sur l'analyse d'&#339;uvres (dont plusieurs sont illustr&#233;es) et sur des entrevues de fond r&#233;alis&#233;es avec des artistes de trois g&#233;n&#233;rations diff&#233;rentes. Quelle est leur d&#233;finition de l'engagement ? Quels en sont les param&#232;tres ? Comment se positionnent-ils vis-&#224;-vis le milieu des arts visuels et les institutions ? L'auteure nous offre une analyse dense et intelligente des propos qu'elle a recueillis, faisant de cet ouvrage un &#171; must &#187; pour quiconque d&#233;sire conna&#238;tre les nouvelles formes d'engagement artistique au Qu&#233;bec. La conclusion constitue un chapitre en soi, de par l'excellente mise en perspective des caract&#233;ristiques de l'art engag&#233; actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cipiendaire du premier prix de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant de l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec pour sa th&#232;se de doctorat sur l'art engag&#233; actuel, &#200;ve Lamoureux propose ici un &#233;tat des lieux des plus inspirants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une d&#233;cennie</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-decennie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-decennie</guid>
		<dc:date>2010-02-15T15:38:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Baillargeon, Luciano Benvenuto, L&#233;a Fontaine, Monique Moisan, Ricardo Pe&#241;afiel, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Baillargeon, Normand </dc:subject>
		<dc:subject>Benvenuto, Luciano </dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Pe&#241;afiel, Ricardo</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Editoriaux</dc:subject>
		<dc:subject>Fontaine, L&#233;a</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au terme de cette premie&#768;re de&#769;cennie des anne&#769;es 2000, quelques membres du collectif de re&#769;daction ont releve&#769; trois bons coups et un espoir pour la gauche et les mouvements sociaux au Que&#769;bec et ailleurs dans le monde. &lt;br class='autobr' /&gt; 1. La b&#234;te est en pleine lumi&#232;re. Amorc&#233; de belle fa&#231;on en 1999, &#224; Seattle, un large mouvement de protestation contre la globalisation de l'&#233;conomie n'a cess&#233; de prendre de l'ampleur tout au long de la d&#233;cennie et contribu&#233; &#224; mettre en pleine lumi&#232;re les institutions qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-33-fevrier-mars-2010-" rel="directory"&gt;No 033 - f&#233;vrier / mars 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Baillargeon-Normand-+" rel="tag"&gt;Baillargeon, Normand &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Benvenuto-Luciano-+" rel="tag"&gt;Benvenuto, Luciano &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Penafiel-Ricardo-+" rel="tag"&gt;Pe&#241;afiel, Ricardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Editoriaux-+" rel="tag"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fontaine-Lea-+" rel="tag"&gt;Fontaine, L&#233;a&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au terme de cette premie&#768;re de&#769;cennie des anne&#769;es 2000, quelques membres du collectif de re&#769;daction ont releve&#769; trois bons coups et un espoir pour la gauche et les mouvements sociaux au Que&#769;bec et ailleurs dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; La b&#234;te est en pleine lumi&#232;re. Amorc&#233; de belle fa&#231;on en 1999, &#224; Seattle, un large mouvement de protestation contre la globalisation de l'&#233;conomie n'a cess&#233; de prendre de l'ampleur tout au long de la d&#233;cennie et contribu&#233; &#224; mettre en pleine lumi&#232;re les institutions qui travaillaient dans l'ombre, et &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire, au service des int&#233;r&#234;ts dominants (FMI, OCDE, Banque mondiale, notamment). On en r&#233;colte aujourd'hui les fruits, dans les Forums sociaux et mille autres lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; L'&#233;cologie est devenue une r&#233;elle pr&#233;occupation, &#224; tout le moins dans le grand public et dans les mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Dans la conversation d&#233;mocratique, Internet et les nouveaux moyens de communication apportent un indispensable contrepoids aux m&#233;dias traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un espoir :&lt;/strong&gt; Nous manquons encore et toujours cruellement de mod&#232;les &#233;conomiques alternatifs cr&#233;dibles capables d'inspirer des pratiques qui traceraient la voie vers de nouvelles mani&#232;res de produire, de consommer et d'allouer des ressources de mani&#232;re &#233;quitable, solidaire, autog&#233;r&#233;e, &#233;cologique, tout en offrant une r&#233;elle diversit&#233; de biens et services. Au travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normand Baillargeon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
* * *&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Les forums sociaux. Qu'ils soient r&#233;gionaux ou mondiaux, les forums sociaux ont form&#233; un vaste mouvement de r&#233;sistance et permis d'&#233;laborer et de diffuser un solide contre-discours &#224; la pens&#233;e unique n&#233;olib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; L'effondrement de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) : l'&#233;chec des n&#233;gociations &#224; l'OMC a fait la preuve que concevoir un vaste march&#233; mondial sans aucune contrainte, et dans lequel tout serait &#224; vendre, n'&#233;tait que pure folie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; La d&#233;monstration flagrante que la d&#233;r&#233;glementation m&#232;ne &#224; des cataclysmes en s&#233;rie. Dommage que cela se soit produit au d&#233;triment de millions et de millions de pauvres qui paieront encore longtemps pour tant d'irresponsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un espoir :&lt;/strong&gt; Que les banquiers, chefs d'&#201;tat, grands patrons, &#233;conomistes enr&#233;giment&#233;s et autres obs&#233;d&#233;s du profit &#224; tout prix aient peur des d&#233;sordres qu'ils cr&#233;ent et qu'ils soient condamn&#233;s &#224; faire un stage de deux ans dans une des zones sinistr&#233;es que leurs politiques ont fait prolif&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Vaillancourt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* * *&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; L'int&#233;gration des dispositions concernant le harc&#232;lement psychologique dans la Loi sur les normes du travail. L'employeur doit veiller &#224; ce que ses salari&#233;Es ne subissent pas de conduites vexatoires portant atteinte &#224; leur dignit&#233; ou &#224; leur int&#233;grit&#233; physique ou psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; La cr&#233;ation du R&#233;gime qu&#233;b&#233;cois d'assurance parentale permet aux travailleuses et travailleurs &#8211; salari&#233;s ou autonomes &#8211; de concilier leurs responsabilit&#233;s professionnelles et familiales gr&#226;ce au versement de prestations pendant leur cong&#233; de maternit&#233;, de paternit&#233;, parental ou d'adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Les travailleuses et travailleurs de Walmart Jonqui&#232;re pour avoir amen&#233; devant la Cour supr&#234;me du Canada la question de la fermeture anti- syndicale de leur magasin. &#201;videmment, la d&#233;cision de la Cour est extr&#234;mement d&#233;cevante, voire d&#233;primante, mais leur d&#233;termination permettra de faire &#233;voluer le d&#233;bat sur le respect de la libert&#233; d'association au Qu&#233;bec et inspirera d'autres citoyennes et citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un espoir :&lt;/strong&gt; Que la Loi visant &#224; lutter contre la pauvret&#233; et l'exclusion sociale en soit vraiment une ! En d'autres mots, que l'&#201;tat prenne ses responsabilit&#233;s pour la rendre effective et efficace. Et tant qu'&#224; y &#234;tre, qu'il prenne de s&#233;rieuses mesures permettant de lutter activement contre l'itin&#233;rance, et non contre les itin&#233;rantes et itin&#233;rants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;a Fontaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* * *&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Avril 2001 : Paul Cliche, candidat ind&#233;pendant appuy&#233; par tous les partis de gauche unis pour une premi&#232;re fois, obtient 24,24 % des votes lors de l'&#233;lection partielle de Mercier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Juin 2002 : tous les partis de gauche s'unissent pour n'en former dor&#233;navant qu'un seul : l'Union des forces progressistes (UFP), qui entamera en 2004 des n&#233;gociations avec Option citoyenne, un mouvement politique issu des milieux sociaux et communautaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; F&#233;vrier 2006 : la fondation de Qu&#233;bec solidaire, mariage de l'UFP et d'Option citoyenne, lors d'un congr&#232;s r&#233;unissant plus de 1 000 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un espoir :&lt;/strong&gt; L'&#233;lection d'Amir Khadir, le 8 d&#233;cembre 2008 dans Mercier, premier d&#233;put&#233; de Qu&#233;bec solidaire &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Cette gauche des ann&#233;es 2000 s'est construite sur la base et au travers des luttes sociales et elle a su d&#233;velopper une nouvelle culture politique : d&#233;mocratique, pragmatique et ancr&#233;e dans la r&#233;alit&#233;. Vivement la suite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monique Moisan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* * *&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois grandes mobilisations populaires ont &#233;t&#233; r&#233;v&#233;latrices de la prise de conscience des Qu&#233;b&#233;coisEs au sujet des enjeux suscit&#233;s par la mondialisation n&#233;olib&#233;rale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Le contre-Sommet des Am&#233;riques &#224; Qu&#233;bec en 2001. Un autre monde est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Le refus de participer &#224; la guerre-invasion de l'Irak en 2003.La guerre n'est pas une option.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; L'opposition citoyenne contre la centrale du Suro&#238;t en 2005. L'environnement n'a pas de prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un espoir :&lt;/strong&gt; Que dans la prochaine d&#233;cennie ces mobilisations se perp&#233;tuent pour accro&#238;tre le pouvoir de la soci&#233;t&#233; civile &#224; influencer le politique et qu'&lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; soit toujours l&#224; pour en faire part...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luciano Benvenuto&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* * *&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; La fin de la premi&#232;re d&#233;cennie du troisi&#232;me mill&#233;naire se termine en r&#233;coltant les fruits qu'elle avait sem&#233;s &#224; la fin du mill&#233;naire pr&#233;c&#233;dent. De Seattle &#224; Sao Paulo, en passant par Qu&#233;bec, voici maintenant Copenhague, comme nouveau th&#233;&#226;tre du &#171; Refus global &#187;. De la rue, l'affirmation des peuples s'est maintenant d&#233;plac&#233;e jusqu'aux si&#232;ges m&#234;mes des Nations unies, alors qu'un Indien de Bolivie redonnait sens et vie au tiers-mondisme en s'opposant &#224; &#171; l'accord &#187; impos&#233; par les pays les plus puissants de la plan&#232;te, qui balayait du revers de la main tout le processus de n&#233;gociations entrepris depuis Kyoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Que ce refus soit d'abord assum&#233; par un &#171; Indien d'Am&#233;rique &#187; est symptomatique du &#171; virage &#224; gauche &#187; du subcontinent. Depuis l'&#233;lection de Ch&#225;vez au Venezuela puis de Lula au Br&#233;sil, il y a eu celle de Morales en Bolivie, de Correa en &#201;quateur, du Frente Amplio en Uruguay, de Lugo au Paraguay, et ainsi de suite...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Virage &#224; gauche que d'aucuns appellent le &#171; retour du populisme &#187;...cachant mal leur peur et leur m&#233;pris d'un retour des peuples comme acteurs protagonistes de leur histoire. Retour qui, rappelons-le, a pr&#233;c&#233;d&#233; l'arriv&#233;e au pouvoir de gouvernements &#171; repr&#233;sentant &#187; leurs aspirations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un espoir :&lt;/strong&gt; Apr&#232;s les r&#233;sistances des ann&#233;es 1990 o&#249; la mondialisation n&#233;olib&#233;rale pr&#233;tendait avoir d&#233;pass&#233; le cadre des &#201;tats nations, voici le retour de la souverainet&#233; des peuples. Esp&#233;rons que cette souverainet&#233; parviendra &#224; s'enraciner dans des projets cr&#233;ateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ricardo Pe&#241;afiel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le droit de d&#233;fendre nos droits</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-droit-de-defendre-nos-droits</link>
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		<dc:date>2008-08-24T21:08:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>Patrons et think tanks</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis un peu plus d'un an, les groupes de d&#233;fense collective des droits font l'objet d'une campagne de d&#233;nigrement et de remise en question du financement que leur verse l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois pour accomplir leur mission. S'il semble acceptable que des groupes communautaires soient subventionn&#233;s pour accomplir &#224; un co&#251;t moindre la mission de l'&#201;tat aupr&#232;s des plus d&#233;muniEs, il n'en va pas de m&#234;me pour les groupes dont la mission principale est de d&#233;fendre nos droits. &lt;br class='autobr' /&gt; Au printemps 2006, Claude (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-20-ete-2007-" rel="directory"&gt;No 020 - &#233;t&#233; 2007&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Patrons-et-think-tanks-+" rel="tag"&gt;Patrons et think tanks&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis un peu plus d'un an, les groupes de d&#233;fense collective des droits font l'objet d'une campagne de d&#233;nigrement et de remise en question du financement que leur verse l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois pour accomplir leur mission. S'il semble acceptable que des groupes communautaires soient subventionn&#233;s pour accomplir &#224; un co&#251;t moindre la mission de l'&#201;tat aupr&#232;s des plus d&#233;muniEs, il n'en va pas de m&#234;me pour les groupes dont la mission principale est de d&#233;fendre nos droits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2006, Claude Picher ouvrait le tir contre les groupes populaires et communautaires dont une part de leur financement provient de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois : &#171; &lt;i&gt;Il n'y a aucun doute que les b&#233;n&#233;ficiaires de subvention, dans leur vaste majorit&#233;, jouent un r&#244;le essentiel. Mais devant la multiplication des bonnes (et des moins bonnes) causes, devant la pl&#233;thore d'organismes qui se marchent mutuellement sur les pieds&lt;/i&gt; (&#8230;), l&lt;i&gt;e temps ne serait-il pas venu de d&#233;poussi&#233;rer tout cela ? De s'assurer que l'argent serve vraiment &#224; soulager la mis&#232;re, et non &#224; organiser des manifestations ?&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les bonnes &#339;uvres&#8230; et les moins bonnes &#187;, La Presse, 1er avril 2006.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Ce &#171; &lt;i&gt;d&#233;poussi&#233;rage&lt;/i&gt; &#187; auquel Picher conviait alors le gouvernement du Qu&#233;bec ne visait pas tant &#171; tout cela &#187;, mais plus pr&#233;cis&#233;ment les groupes de d&#233;fense collective des droits, ceux-l&#224; m&#234;mes qui organisent des manifestations et qui sont pass&#233;s ma&#238;tres &#171; &lt;i&gt;dans l'art d'attirer les m&#233;dias&lt;/i&gt; &#187;. Il va sans dire que pour les autres groupes, qui ont l'heur de ne pas encombrer nos rues avec leurs revendications, les maigres fonds accord&#233;s par l'&#201;tat n'ont pas &#224; &#234;tre remis en question : &#171; &lt;i&gt; Il est &#233;vident qu'il en co&#251;terait beaucoup plus cher au gouvernement s'il devait lui-m&#234;me assumer des responsabilit&#233;s pr&#233;sentement support&#233;es par des milliers de b&#233;n&#233;voles. En revanche, certaines subventions laissent songeur.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la charge la plus vindicative est venue de Michel Kelly-Gagnon, au lendemain de sa nomination en tant que pr&#233;sident du Conseil du patronat du Qu&#233;bec en avril 2006 : &#171; &lt;i&gt;Il n'est pas &#233;tonnant, dans ces conditions, que les pouvoirs publics soient pratiquement incapables de prendre des d&#233;cisions &#233;conomiques sens&#233;es quand elles ont le malheur de heurter les pr&#233;jug&#233;s des professionnels de la contestation. Force est de constater que leur influence politique est excessive et qu'ils ont un effet paralysant sur le d&#233;veloppement &#233;conomique de la province. Ils nuisent carr&#233;ment &#224; la prosp&#233;rit&#233; g&#233;n&#233;rale. On ne peut plus tol&#233;rer cette situation, au risque de voir l'&#233;conomie du Qu&#233;bec tomber dans le marasme.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Conseil du patronat du Qu&#233;bec : Les groupes communautaires nuisent &#224; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Quelques jours plus tard, M. Kelly-Gagnon pr&#233;cisait sa pens&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Certains groupes de pression exercent une influence d&#233;mesur&#233;e sur le gouvernement. Par souci de justice et d'&#233;quit&#233;, l'&#201;tat devrait avoir le courage politique de couper leurs subventions.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Du communautaire &#224; la politique&#8230; &#187;, La Presse, 27 mai 2006.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se rappellera qu'&#224; cette &#233;poque, le projet de d&#233;m&#233;nagement du casino dans le quartier Pointe-Saint-Charles &#224; Montr&#233;al venait d'&#234;tre abandonn&#233;, notamment &#224; la suite de la mobilisation des groupes communautaires membres de la Table de concertation Action-Gardien de Pointe-Saint-Charles. S'ils furent nombreux &#224; d&#233;crier les groupes pour avoir fait d&#233;raper le processus d'implantation du casino dans ce quartier, les accusant d'immobilisme et emp&#234;chant le Qu&#233;bec de prosp&#233;rer, bien peu firent &#233;tat de l'ensemble des raisons ayant fait avorter le projet, outre la mobilisation populaire. Dans un rare moment de lucidit&#233;, Lysiane Gagnon &#233;crivait : &#171; &lt;i&gt;Le projet est tomb&#233; parce qu'il ne pr&#233;sentait aucune garantie de rentabilit&#233;. M&#234;me le Cirque du Soleil, nominalement partenaire de Loto-Qu&#233;bec, ne voulait pas y investir un sou, encore moins y b&#226;tir des installations permanentes&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;Qui sont les plus gros parasites de l'&#201;tat ici ? Les groupes communautaires, qui reposent sur le b&#233;n&#233;volat, ou les compagnies comme Astral, Spectra et Juste pour rire, qui sont massivement subventionn&#233;es par les gouvernements ?&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Qui sont les parasites ? &#187;, La Presse, 3 juin 2006.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Poser la question, c'est y r&#233;pondre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re salve contre le financement des groupes de d&#233;fense collective des droits fut suivie d'une seconde, en janvier 2007, dans les pages du Journal de Qu&#233;bec, sous la plume de Michel H&#233;bert d'abord&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Qu&#233;bec a vers&#233; 635 M$ &#224; 5 072 organismes communautaires : Et le budget (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, puis de Jean-Jacques Samson, sous un titre tr&#232;s &#233;vocateur : &#171; L'association des plum&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'association des plum&#233;s &#187;, Journal de Qu&#233;bec, 6 janvier 2007.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Certains organismes dispensent des services directs et concrets &#224; des client&#232;les vuln&#233;rables. La pertinence de ceux-ci n'est nullement mise en doute. Des milliers d'autres font toutefois de la politique &#224; plein temps avec notre argent, et contre nous. On retrouve dans le catalogue des subventionn&#233;s nombre de groupes de pression et leurs filiales locales, pay&#233;s avec nos imp&#244;ts pour organiser des manifestations, tenir des conf&#233;rences de presse, faire de l'activisme, utiliser leur poids pour orienter des d&#233;cisions politiques, budg&#233;taires et fiscales en faveur de leurs client&#232;les&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;Le d&#233;nominateur commun est toujours l'utilisation de subventions provenant des imp&#244;ts et taxes pour exiger de plumer encore plus ceux qui ont pay&#233; ces imp&#244;ts et taxes.&lt;/i&gt; &#187; Un peu plus loin il ajoute : &#171; &lt;i&gt;Une &#233;valuation plus serr&#233;e du travail accompli et de l'utilisation des fonds publics pour la &#8220;d&#233;fense des droits&#8221; s'impose aussi. La reddition des comptes est minimales dans ce secteur.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un peu de m&#233;nage dans tout cela (comme dirait l'autre&#8230;)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques extraits sont assez repr&#233;sentatifs de l'ensemble des pr&#233;jug&#233;s v&#233;hicul&#233;s dans tous les articles parus &#224; ce sujet. Pr&#233;jug&#233;s certes, mais aussi manipulation de l'opinion publique &#224; l'encontre des groupes de d&#233;fense collective des droits afin de faire pression sur le gouvernement pour qu'il cesse de les financer. Comme quoi il n'y a pas que les &#171; &lt;i&gt;groupes de pression&lt;/i&gt; &#187; qui cherchent &#224; influencer le gouvernement. Revoyons certains de leurs arguments :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pl&#233;thore d'organismes qui se marchent mutuellement sur les pieds. Oui, l'&#201;tat finance un peu plus de 5 000 groupes communautaires, dont la majorit&#233; &#339;uvrent en sant&#233; et services sociaux, offrant des services directs &#224; la population, et ce, bien souvent dans le cadre d'ententes sp&#233;cifiques de services. Une bonne part de leur financement n'est donc pas du soutien &#224; la mission globale, mais bien plut&#244;t pour faire le travail de l'&#201;tat &#224; sa place et &#224; moindre co&#251;t. Leur nombre est proportionnel aux besoins de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur influence politique est excessive. Bien s&#251;r, les groupes de d&#233;fense collective des droits cherchent &#224; influencer les processus de d&#233;cision du gouvernement, car c'est bien souvent la seule fa&#231;on de faire respecter nos droits collectifs. Oui ils manifestent, oui ils font signer des p&#233;titions, oui ils rencontrent les &#233;luEs pour leur exposer leur point de vue. Nombre de ces groupes existent depuis 10 ou 20 ans et ils ont d&#233;velopp&#233; une expertise dans leur domaine d'activit&#233;s. Lorsqu'ils prennent position, ce n'est pas sur la base de pr&#233;jug&#233;s mais bien &#224; la suite d'une &#233;valuation s&#233;rieuse des impacts d'une &#233;ventuelle d&#233;cision gouvernementale sur la vie et les droits de la population. Leurs motivations sont bien diff&#233;rentes de tous ces &#171; autres &#187; groupes de pression qui font du &#171; lobbying &#187; dans les couloirs des grands h&#244;tels ou m&#234;me du Parlement pour servir des int&#233;r&#234;ts corporatifs bien loin des pr&#233;occupations de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers font de la politique &#224; plein temps et contre nous. Quelle jolie perle ! On d&#233;nombre tout au plus 350 groupes de d&#233;fense collective des droits financ&#233;s par le Secr&#233;tariat &#224; l'action communautaire autonome et aux initiatives sociales du Qu&#233;bec. On est bien loin des milliers de groupes d&#233;nonc&#233;s par Jean-Jacques Samson. Ces organismes &#339;uvrent dans plusieurs domaines : logement, personnes handicap&#233;es, assist&#233;es sociales ou ch&#244;meuses, environnement, consommation. De toute &#233;vidence, M. Samson n'est ni handicap&#233;, ni assist&#233; social, ni ch&#244;meur, est fort probablement propri&#233;taire, se fout de l'environnement et n'a pas de probl&#232;me de consommation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reddition des comptes est minimale dans ce secteur. Faux. Le processus de reddition des comptes exige notamment le d&#233;p&#244;t de leurs &#233;tats financiers et de leur rapport annuel d'activit&#233;s. Chaque dollar allou&#233; par le gouvernement au soutien de leur mission est d&#233;pens&#233; conform&#233;ment au protocole d'entente que le groupe signe avec son bailleur de fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes de d&#233;fense collective des droits jouent un r&#244;le essentiel dans notre soci&#233;t&#233;, non seulement dans la d&#233;fense de nos droits collectifs, mais &#233;galement &#224; travers leurs autres activit&#233;s, dont l'&#233;ducation populaire autonome occupe une grande place. Ces groupes sont aussi des espaces citoyens &#339;uvrant aupr&#232;s de la population dans un but de transformation sociale. Ils ont &#233;t&#233; mis sur pied par des citoyenNEs et leur mission est d&#233;termin&#233;e par leurs membres. Leur l&#233;gitimit&#233; provient de la volont&#233; citoyenne d'agir dans un souci de justice sociale et de redistribution &#233;quitable de la richesse, et ce, &#224; travers des processus d&#233;mocratiques. On ne peut pas dire la m&#234;me chose de tous les &#171; autres &#187; groupes de pression qui fr&#233;quentent les alc&#244;ves du pouvoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les bonnes &#339;uvres&#8230; et les moins bonnes &#187;,&lt;i&gt; La Presse&lt;/i&gt;, 1er avril 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Conseil du patronat du Qu&#233;bec : Les groupes communautaires nuisent &#224; la prosp&#233;rit&#233;, selon le pr&#233;sident &#187;, &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt;, 18 mai 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Du communautaire &#224; la politique&#8230; &#187;, &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt;, 27 mai 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Qui sont les parasites ? &#187;, &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt;, 3 juin 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Qu&#233;bec a vers&#233; 635 M$ &#224; 5 072 organismes communautaires : Et le budget gonfle sans cesse &#187; et &#171; Taschereau a re&#231;u plus que la Gasp&#233;sie &#187;, &lt;i&gt;Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, 4 janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'association des plum&#233;s &#187;, &lt;i&gt;Journal de Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, 6 janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique Moisan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le mouvement communautaire autonome</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-mouvement-communautaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-mouvement-communautaire</guid>
		<dc:date>2008-07-31T19:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Brouillard, Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Brouillard, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que ce soit dans des domaines aussi divers que celui de la sant&#233;, de l'environnement, des communications ou des loisirs ; que ce soit aupr&#232;s des jeunes, des femmes, des personnes immigrantes ou des locataires, plusieurs milliers d'organismes communautaires au Qu&#233;bec &#339;uvrent sur une base quotidienne &#224; tenter d'am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des populations souvent les plus d&#233;favoris&#233;es et/ou discrimin&#233;es. Chacun selon sa mission, ces organismes travaillent &#224; la r&#233;alisation de leurs objectifs (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-mouvement-communautaire-" rel="directory"&gt;Dossier : Le mouvement communautaire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Brouillard-Christian-+" rel="tag"&gt;Brouillard, Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que ce soit dans des domaines aussi divers que celui de la sant&#233;, de l'environnement, des communications ou des loisirs ; que ce soit aupr&#232;s des jeunes, des femmes, des personnes immigrantes ou des locataires, plusieurs milliers d'organismes communautaires au Qu&#233;bec &#339;uvrent sur une base quotidienne &#224; tenter d'am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des populations souvent les plus d&#233;favoris&#233;es et/ou discrimin&#233;es. Chacun selon sa mission, ces organismes travaillent &#224; la r&#233;alisation de leurs objectifs dans un cadre, formellement du moins, autonome et d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comit&#233;s de citoyens, groupes populaires ou organismes d'action communautaire autonome, les expressions n'ont pas manqu&#233; pour d&#233;signer cette n&#233;buleuse d'initiatives populaires qui a surgi au Qu&#233;bec &#224; partir de 1960. Malgr&#233; cette h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; d'exp&#233;riences et de d&#233;nominations, on peut quand m&#234;me relever des traits communs significatifs. Il s'agit, d'abord et avant tout, d'organismes bas&#233;s sur la participation volontaire des citoyennes et citoyens, ayant comme objectif des activit&#233;s solidaires ou de d&#233;fense des droits et qui sont autonomes de l'&#201;tat. Cette autonomie d&#233;rive du fait que les organisations populaires re&#231;oivent leur mandat de leurs membres, issus de la communaut&#233;, et qu'ils sont redevables envers ceux-ci de leurs actions. La question reste de savoir comment, au quotidien, cette autonomie se concr&#233;tise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, malgr&#233; l'importance prise par les activit&#233;s du mouvement populaire et communautaire dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et malgr&#233; une certaine reconnaissance officielle aupr&#232;s de l'&#201;tat, rien n'est d&#233;finitivement acquis pour le mouvement. Ainsi, le processus de restructuration dans le domaine de la sant&#233; et des services sociaux impuls&#233; par le gouvernement lib&#233;ral de Jean Charest, &#233;lu en avril 2003, cr&#233;e de nombreuses incertitudes : quelle sera la place r&#233;elle de l'action communautaire autonome dans le r&#233;seau des affaires sociales et de la sant&#233; qui se voit, une fois de plus, r&#233;form&#233; ? Les probl&#232;mes financiers qui &#233;tranglent bien des groupes seront-ils enfin r&#233;solus par un financement r&#233;current et ad&#233;quat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces interrogations nous ont amen&#233;es &#224; tenter d'esquisser un portrait de la situation actuelle des groupes populaires et communautaires au Qu&#233;bec. &#201;tant donn&#233; l'espace restreint de ce dossier, nous n'avons pu que proc&#233;der &#224; un survol (bien trac&#233; par Jean-Yves Joannette, militant de longue date du mouvement), nous int&#233;ressant &#224; la question des rapports &#8211; toujours probl&#233;matiques &#8211; avec l'&#201;tat (Marc-Andr&#233; Houle) ; aux enjeux actuels dans le secteur de la sant&#233; et des services sociaux (Robert Th&#233;oret) ; au statut incertain de l'action b&#233;n&#233;vole (Pierre Riley) ; &#224; la possible r&#233;forme du droit associatif qui remet en question les bases et les valeurs du mouvement associatif qu&#233;b&#233;cois (Daniel Lamoureux) ainsi qu'&#224; l'&#233;tat des lieux dans le secteur du logement sur le Plateau Mont-Royal (Simon Dumais). Enfin, Normand Baillargeon consacre sa chronique sur l'&#233;ducation &#224; Paolo Freire, p&#233;dagogue br&#233;silien ayant inspir&#233; de nombreux organismes d'&#233;ducation populaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par &lt;strong&gt;Christian Brouillard&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Monique Moisan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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