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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Sant&#233; - &#201;tat d'urgence</title>
		<link>https://www.ababord.org/Sante-Etat-d-urgence</link>
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		<dc:date>2012-02-09T00:45:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine, Lucie Mercier, Magaly Pirotte, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>
		<dc:subject>Pirotte, Magaly</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis de nombreuses ann&#233;es, les questions lie&#233;es au syst&#232;me de sant&#233; occupent le devant de la sc&#232;ne politique et m&#233;diatique. &#192; juste titre d'ailleurs, car l'acc&#232;s aux soins et la qualit&#233; des services offerts &#224; la population qu&#233;b&#233;coise d&#233;pendent de ces d&#233;bats et des d&#233;cisions prises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais en amont de cela, il importe aussi de se poser des questions fondamentales : qui a droit &#224; la sant&#233; et aux soins, et sous quelles conditions ? Car bien que le Qu&#233;bec ait un syst&#232;me de sant&#233; en principe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Sante-Etat-d-urgence-" rel="directory"&gt;Dossier : Sant&#233; - &#201;tat d'urgence&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chapdelaine-Daniel-+" rel="tag"&gt;Chapdelaine, Daniel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pirotte-Magaly-+" rel="tag"&gt;Pirotte, Magaly&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1262.gif?1642092129' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;720&#034; height=&#034;480&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis de nombreuses ann&#233;es, les questions lie&#233;es au syst&#232;me de sant&#233; occupent le devant de la sc&#232;ne politique et m&#233;diatique. &#192; juste titre d'ailleurs, car l'acc&#232;s aux soins et la qualit&#233; des services offerts &#224; la population qu&#233;b&#233;coise d&#233;pendent de ces d&#233;bats et des d&#233;cisions prises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en amont de cela, il importe aussi de se poser des questions fondamentales : qui a droit &#224; la sant&#233; et aux soins, et sous quelles conditions ? Car bien que le Qu&#233;bec ait un syst&#232;me de sant&#233; en principe universel et gratuit, dans les faits, de nombreuses personnes n'y sont pas admissibles ou n'y ont pas acc&#232;s pour des raisons administratives, structurelles ou humaines, notamment : les immigrantEs rec&#807;uEs arriv&#233;s depuis moins de trois mois ; tous les types de &#171; sans papiers &#187; (immigran- tEs non rec&#807;us, itin&#233;rantEs, ex-d&#233;tenuEs, personnes transsexuelles) ; les personnes en situation de handicap moteur (inaccessibilit&#233; des centres de soins et des tables d'examen) ou avec des troubles mentaux (incapables de patienter 12 ou 24 heures aux urgences), etc. Bref, me&#770;me si nous n'en traitons pas explicitement dans ce dossier, il importe de garder cet &#233;tat de fait &#224; l'esprit afin que nos r&#233;flexions et nos luttes pour un meilleur syst&#232;me de sant&#233; soient r&#233;ellement inclusives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre question fondamentale : qu'est-ce que la sant&#233; ? Car de la fac&#807;on dont on perc&#807;oit la sant&#233; d&#233;coule la fac&#807;on dont on pense le soin, et donc le syst&#232;me de sant&#233; et son financement. Or, la tendance qui se dessine de plus en plus est de consid&#233;rer la sant&#233; comme un capital individuel et g&#233;n&#233;tique, que l'on fait fructifier &#224; l'aide de saines habitudes de vie. Responsabilit&#233; individuelle, qui se combine &#224; une p&#233;nurie des moyens. On abandonne peu &#224; peu la perspective de la responsabilit&#233; partag&#233;e pour adopter une vision comptable et individualis&#233;e du soin : pourquoi l'ensemble de la soci&#233;t&#233; devrait-il payer pour le cancer de celui qui fume, pour les probl&#232;mes cardiovasculaires de l'ob&#232;se ou pour l'h&#233;patite de la consommatrice de drogue ? Chacune et chacun &#233;tant consid&#233;r&#233;s comme responsables de leur sant&#233;, le concept de l'utilisateur-payeur se trouve ainsi justifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte d'ouverture du dossier porte sur la Charte d'Ottawa et les recherches en sant&#233; publique et nous confirme ce que l'on sait depuis des d&#233;cennies : la sant&#233; est avant tout sociale et les conditions de sant&#233; de la population d&#233;pendent plus des politiques de lutte contre les in&#233;galit&#233;s que de la consommation individuelle de brocoli. Malgr&#233; ces constats, le filet de s&#233;curit&#233; sociale ne cesse de s'amenuiser et l'environnement de se d&#233;grader, ce qui a des impacts directs sur la sant&#233; des Qu&#233;b&#233;coisEs. Et le syst&#232;me engorg&#233;, ne suit plus. Situation &#224; laquelle les gouvernements r&#233;pondent toujours de la me&#770;me fac&#807;on : plus de compressions, plus de privatisation, plus de PPP et plus de frais pour les utilisateurs et utilisatrices du syst&#232;me. Avec pour cons&#233;quence la consolidation d'un syst&#232;me de sant&#233; &#224; deux vitesses, d&#233;termin&#233; par notre capacit&#233; individuelle de payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces choix politiques ont un impact sur l'acc&#232;s et la qualit&#233; des soins, notamment pour les personnes avec des besoins sp&#233;cifique. Dans un syst&#232;me &#224; bout de souffle, on assiste &#224; une d&#233;shumanisation progressive des soins de sant&#233; qui ne laisse que peu de place &#224; la dignit&#233; des patientEs. Les travailleuses et travailleurs de la sant&#233; sont aussi touch&#233;s et d&#233;noncent des conditions de travail intol&#233;rables. Les groupes communautaires sont quant &#224; eux confront&#233;s &#224; un accroissement des demandes de la part de populations vuln&#233;rables rejet&#233;es par le r&#233;seau de la sant&#233;. La situation est intenable. Tout cela au nom de la p&#233;nurie de moyens et d'argent. Mais y a-t-il vraiment p&#233;nurie ? Et si on revoyait pluto&#770;t la fac&#807;on dont l'argent est d&#233;pens&#233; dans le domaine de la sant&#233; ? Par exemple en repensant les politiques de financement (subventions) de la recherche et du d&#233;veloppement des m&#233;dicaments...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; notre sant&#233; !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En compl&#233;ment de ce dossier, on pourra consulter le dossier de la revue Vie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En compl&#233;ment de ce dossier, on pourra consulter le dossier de la revue &lt;i&gt;Vie &#233;conomique&lt;/i&gt; (automne 2011) : &#171; Comment va la sant&#233; ? &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.eve.coop&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.eve.coop&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par Magaly Pirotte, Lucie Mercier, Daniel Chapdelaine et Claude Vaillancourt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image tir&#233;e du court m&#233;trage &lt;i&gt;Sant&#233; &#224; bout de bras, femmes &#224; bout de souffle !&lt;/i&gt;, 2010, par Funambules m&#233;dias en collaboration avec L'R des centres de femmes du Qu&#233;bec, la Clinique Pointe St-Charles et le Regroupement Naissance-Renaissance. Disponible en ligne au &lt;a href=&#034;http://vimeo.com/9474152&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://vimeo.com/9474152&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Flexibilisation de la main-d'oeuvre en sant&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Flexibilisation-de-la-main-d</link>
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		<dc:date>2011-10-11T02:06:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Brigitte Doyon, Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>
		<dc:subject>Doyon, Brigitte</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; la faveur de la r&#233;ing&#233;nierie de la sant&#233; commenc&#233;e en 2003, la philosophie de gestion et les pratiques des employeurs du r&#233;seau de la sant&#233; ont emprunt&#233; la voie du n&#233;olib&#233;ralisme. Ce choix n'est pas sans effet sur la gestion des ressources humaines, gestion qui s'inscrit de plus en plus dans des modes de gestion flexibles, sur le mod&#232;le du priv&#233;. Souvent au d&#233;triment de la logique professionnelle et en l'absence d'une vision globale, les ressources humaines sont soumises aux al&#233;as d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Au-travail-Organisation-du-" rel="directory"&gt;Dossier : Au travail ! - Organisation du travail et assujettissement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Doyon-Brigitte-+" rel="tag"&gt;Doyon, Brigitte&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1194.gif?1642092125' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1200&#034; height=&#034;808&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la faveur de la r&#233;ing&#233;nierie de la sant&#233; commenc&#233;e en 2003, la philosophie de gestion et les pratiques des employeurs du r&#233;seau de la sant&#233; ont emprunt&#233; la voie du n&#233;olib&#233;ralisme. Ce choix n'est pas sans effet sur la gestion des ressources humaines, gestion qui s'inscrit de plus en plus dans des modes de gestion flexibles, sur le mod&#232;le du priv&#233;. Souvent au d&#233;triment de la logique professionnelle et en l'absence d'une vision globale, les ressources humaines sont soumises aux al&#233;as d'une gestion &#224; courte vue afin de r&#233;pondre aux besoins du moment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Croissance des EPPS et flexibilisation de la main-d'&#339;uvre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En moins d'une dizaine d'ann&#233;es, un sous-secteur industriel a vu le jour, grassement subventionn&#233; &#224; m&#234;me les budgets des &#233;tablissements publics. &#192; ce jour, plus de 400 entreprises sont d&#251;ment enregistr&#233;es &#224; titre d'entreprises priv&#233;es de placement en soins (EPPS). Pour l'ann&#233;e 2008-2009, les &#233;tablissements publics ont d&#233;pens&#233; 193 millions de dollars pour l'achat d'heures de main-d'&#339;uvre ind&#233;pendante (MOI), ce qui repr&#233;sente plus de 3,6 millions d'heures travaill&#233;es. Le minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux (MSSS) a d'ailleurs admis que l'entretien de cette industrie parasite du r&#233;seau public lui co&#251;tait au moins 18 &#224; 20 % de plus en d&#233;penses, soit environ 35 millions de dollars par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette flexibilisation de la main-d'&#339;uvre (flexibilit&#233; salariale, num&#233;rique et fonctionnelle) a d'importantes cons&#233;quences sur l'orga&#173;nisation du travail dans les &#233;tablissements publics. Entre autres, la stabilit&#233; des &#233;quipes de base, d&#233;j&#224; difficile, devient presque impossible. Par exemple, au CSSS de Saint-L&#233;onard et Saint-Michel, pour l'ann&#233;e 2008-2009, 34 % des heures travaill&#233;es &#224; la Direction des services aux personnes en perte d'autonomie sont le fait de la MOI. Une telle instabilit&#233; compromet la capacit&#233; des &#233;quipes &#171; permanentes &#187; de se doter d'un fonctionnement optimal, particuli&#232;rement en raison du taux de roulement &#233;lev&#233; de celles qui viennent ponctuellement s'y greffer. De plus, le sentiment d'appartenance est durement touch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'am&#233;nagement du temps de travail est &#233;galement grandement affect&#233;. En effet, au statut d'emploi de temps complet et de temps partiel, s'ajoute la liste de disponibilit&#233;. Or, la gestion de cette liste est de plus en plus confi&#233;e en sous-traitance aux EPPS. Ces derni&#232;res comblent des affectations, g&#233;n&#233;ralement des quarts de travail, selon les besoins du moment. Comme les EPPS attirent du personnel qu'elles recrutent dans les &#233;tablissements publics, elles cherchent &#224; leur offrir des horaires favorables, laissant les horaires d&#233;favorables au personnel fid&#232;le au r&#233;seau public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de travail offertes par les EPPS viennent concurrencer celles n&#233;goci&#233;es dans les conventions collectives. Ainsi, dans son appel d'offres lanc&#233; en ao&#251;t 2009, le CSSS du C&#339;ur-de-l'&#206;le s'engage &#224; payer au personnel des EPPS les 13 cong&#233;s f&#233;ri&#233;s conventionn&#233;s, &#224; taux et demi. La plupart des EPPS facturent &#224; taux double pour 8 &#224; 16 cong&#233;s f&#233;ri&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inutile de dire que les contrats sign&#233;s avec les EPPS mettent en p&#233;ril la gestion participative (participation du syndicat et des comit&#233;s paritaires). Le personnel des EPPS n'a aucun mot &#224; dire dans l'&#233;tablissement. Il n'est l&#224; que de passage la plupart du temps et, malheureusement, il semble qu'il ne se sente que peu interpell&#233; par les enjeux d'organisation du travail propres &#224; l'&#233;tablissement et au milieu de soins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Effets pervers du recours aux EPPS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En regard du contenu du travail, signalons quelques &#233;l&#233;ments significatifs. Les modes d'organisation des soins qui misent sur le suivi syst&#233;matique des client&#232;les s'av&#232;rent difficiles &#224; appliquer. En effet, le personnel des EPPS est si mobile qu'il est difficile, voire impossible, de lui confier des responsabilit&#233;s &#224; moyen et long termes. Cette situation fait en sorte que le personnel r&#233;gulier des &#233;tablissements assume des responsabilit&#233;s beaucoup plus lourdes que le personnel des EPPS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation de la MOI sert aussi &#224; cacher la dure r&#233;alit&#233; du r&#233;seau public et &#224; montrer une fausse performance statistique des &#233;tablissements. En effet, &#233;tant donn&#233; le rythme de travail consid&#233;rablement accru depuis l'introduction du virage ambulatoire des ann&#233;es 1990, l'utilisation de la MOI permet d'afficher des statistiques faussement am&#233;lior&#233;es des &#233;tablissements en mati&#232;re de retraits pr&#233;ventifs, d'accidents du travail et d'assurance salaire, en diminuant les taux d'absence pour maladie des employ&#233;es soumises &#224; des exigences accrues par rapport &#224; la lourdeur des client&#232;les et &#224; la quantit&#233; d'heures suppl&#233;mentaires, obligatoires ou non. Signalons au passage que les professionnelles en soins ont effectu&#233; pr&#232;s de 4,7 millions d'heures suppl&#233;mentaires en 2008-2009.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, le d&#233;veloppement des ressources humaines s'av&#232;re plut&#244;t faible. En effet, quel int&#233;r&#234;t peut avoir un employeur d'investir dans la formation d'un personnel aussi mobile ? Les EPPS n'ont pas plus int&#233;r&#234;t &#224; investir dans la formation puisque celle-ci vient gruger leur marge de profit ; la formation est g&#233;n&#233;ralement limit&#233;e au strict minimum avec les cons&#233;quences qui s'ensuivent sur la qualit&#233;, la continuit&#233; et la s&#233;curit&#233; des soins aux patients, de m&#234;me que sur la fa&#231;on dont sont partag&#233;s les r&#244;les, t&#226;ches, fonctions et responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualit&#233; des soins est aussi compromise en raison de l'absence de surveillance par l'&#233;tablissement des actes pos&#233;s par le personnel des EPPS. En effet, les &#233;tablissements refusent de superviser la qualit&#233; des soins du personnel des EPPS, pr&#233;textant qu'il ne s'agit pas de leurs employ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les nouveaux modes de gestion flexible de la main-d'&#339;uvre remettent en question tout le rapport salarial de travail. Outre les EPPS, plus de 200 travailleuses autonomes avaient des contrats individuels de travail avec les &#233;tablissements publics de sant&#233; au printemps 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette flexibilisation de la main-d'&#339;uvre du r&#233;seau public de sant&#233; s'av&#232;re nuisible tant pour la qualit&#233;, la s&#233;curit&#233; et la continuit&#233; des soins aux patients que pour le personnel. Plut&#244;t que de miser sur des leviers qui existent d&#233;j&#224;, comme par exemple l'exercice de planification de la main-d'&#339;uvre et de d&#233;veloppement des ressources humaines que doivent r&#233;aliser les &#233;tablissements, lequel est d'ailleurs ench&#226;ss&#233; dans la LSSS depuis 2005, nos d&#233;cideurs pr&#233;f&#232;rent utiliser des mesures &#224; la pi&#232;ce, sans vision globale, int&#233;gr&#233;e et durable. Il ne s'agit pas l&#224; d'une gestion efficace des ressources financi&#232;res et humaines, pr&#233;occupation pourtant essentielle dans la conjoncture actuelle. Il ne s'agit pas non plus de garantir &#224; la population les soins de qualit&#233; qu'elle est en droit de recevoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le syst&#232;me public de sant&#233; en perdition</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-systeme-public-de-sante-en</link>
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		<dc:date>2011-09-18T17:13:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le budget lib&#233;ral de mars 2010 a &#233;t&#233; largement d&#233;nonc&#233; sur la place publique, notamment par la Coalition oppos&#233;e &#224; la privatisation et &#224; la tarification des services et par le Collectif &#201;conomie autrement. En d&#233;pit des manifestations, des protestations et de la contestation populaire, le gouvernement va de l'avant : il lui pressait d'imposer la Loi 1001. &lt;br class='autobr' /&gt; Un autre b&#226;illon &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir implor&#233; en vain l'opposition, le gouvernement a d&#251; adopter la Loi 100 sous le b&#226;illon. Le march&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1183.gif?1642092124' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;467&#034; height=&#034;675&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le budget lib&#233;ral de mars 2010 a &#233;t&#233; largement d&#233;nonc&#233; sur la place publique, notamment par la Coalition oppos&#233;e &#224; la privatisation et &#224; la tarification des services et par le Collectif &#201;conomie autrement. En d&#233;pit des manifestations, des protestations et de la contestation populaire, le gouvernement va de l'avant : il lui pressait d'imposer la Loi 1001.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un autre b&#226;illon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir implor&#233; en vain l'opposition, le gouvernement a d&#251; adopter la Loi 100 sous le b&#226;illon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi mettant en &#339;uvre certaines dispositions du discours sur le budget du 30 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le march&#233; importait : il fallait rassurer les bailleurs de fonds et les agences de cotation ; &#171; &lt;i&gt;il faut rester ma&#238;tres de nos choix&#8194;&lt;/i&gt; &#187;, a soutenu Raymond Bachand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi a scell&#233; l'application des rapports M&#233;nard, Castonguay, Montmarquette et du Fascicule 2 du Comit&#233; consultatif sur l'&#233;conomie et les finances publiques. Les r&#232;gles de financement du r&#233;seau de la sant&#233; sont en voie de modification sans d&#233;bat public, comme si ces &lt;i&gt;experts&lt;/i&gt; d&#233;tenaient la v&#233;rit&#233; infuse et qu'il n'&#233;tait pas n&#233;cessaire d'en appeler au peuple dans une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fascicule 2 : rappel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Fascicule 2 du Comit&#233; consultatif met notamment l'accent sur la sant&#233;. Le Comit&#233; ne remet pas en question, &lt;strong&gt;pour le moment&lt;/strong&gt;, le panier des services assur&#233;s. Ce r&#244;le devrait plut&#244;t revenir &#224; l'Institut national d'excellence en sant&#233; et en services sociaux (INESSS) par l'entre&#173;mise de l'&#233;valuation de la performance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'INESSS a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par L.Q. 2010, c. 15, sanctionn&#233;e le 11 juin 2010 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans surprise, il sugg&#232;re de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; choisir la structure administrative nationale ou r&#233;gionale ; il serait trop co&#251;teux de maintenir les deux ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; remplacer le budget historique des &#233;tablissements par un financement &#224; l'activit&#233;, selon le volume des services rendus, afin de mettre en concurrence les prestataires publics et priv&#233;s, ainsi que les assureurs ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; financer les services publics par la tarification.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'a retenu le budget Bachand ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Contribution sant&#233; : 50-100-200 $&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le syst&#232;me de sant&#233;, tout le monde en b&#233;n&#233;ficie, alors tout le monde devrait payer.&lt;/i&gt; &#187; Raymond Bachand&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre Bachand a bien appris sa le&#231;on. Tarification oblige, la Loi 100 impose la contribution sant&#233;, une taxe r&#233;gressive, largement d&#233;nonc&#233;e par les mouvements sociaux. En 2010, toute r&#233;sidante du Qu&#233;bec devra d&#233;bourser 50 $ ; le montant sera port&#233; &#224; 100 $ en 2011 et &#224; 200 $ en 2012, peu importe le revenu. La contribution devrait rapporter 945M $ en 2012-2013, soit un montant &#233;quivalent aux diminutions d'imp&#244;t consenties &#224; la suite du r&#232;glement partiel du d&#233;s&#233;quilibre fiscal. Les diminutions d'imp&#244;t ont &#233;t&#233; accord&#233;es d'une mani&#232;re progressive aux plus hauts revenus. En imposant une contribution r&#233;gressive, le gouvernement contribue &#224; l'accrois&#173;sement des &#233;carts de richesse et &#224; l'appau&#173;vrissement des moins nantis, affirmation corrobor&#233;e par l'Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ticket mod&#233;rateur : 500M $&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Loi pr&#233;voit une &#233;ventuelle franchise sant&#233; ou &#171; ticket mod&#233;rateur &#187;, une taxe &#224; la maladie. M&#234;me si le ministre Bachand ne cesse de r&#233;p&#233;ter qu'il s'agit simplement d'ouvrir le d&#233;bat, il a pr&#233;vu des revenus de 500M $ en 2013-2014. Si le gouvernement d&#233;cide d'abandonner le ticket mod&#233;rateur, o&#249; ira-t-il puiser le manque &#224; gagner ? Augmentera-t-il davantage la contribution ? Nombreux sont les organismes qui ont rejet&#233; la franchise sant&#233;, dont le Commissaire &#224; la sant&#233; et au bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Fonds de financement des &#233;tablissements&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les sommes provenant des contributions citoyennes seront vers&#233;es dans un nouveau Fonds de financement des &#233;tablissements de sant&#233; et de services sociaux, afin de financer les &#233;tablissements en fonction de leur productivit&#233; et de leurs r&#233;sultats. Le Fonds est affect&#233; au financement des &#233;tablissements selon le volume des services rendus et conditionnellement &#224; l'atteinte d'objectifs de performance, au d&#233;ploiement des groupes de m&#233;decine familiale, de l'am&#233;lioration de l'offre de soutien &#224; domicile et des initiatives d'am&#233;lioration de la performance. C'est donc sans consultation que le gouvernement Charest impose les premiers &#233;l&#233;ments d'une &#171; tarification &#224; l'activit&#233; &#187;, &#224; l'encontre des promesses pass&#233;es et sans &#233;valuation des projets-pilotes men&#233;s dans plusieurs &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des questions se posent. Puisque le ministre des Finances n'a pas plafonn&#233; le transfert des cr&#233;dits allou&#233;s par le Parlement, l'ensemble du financement des &#233;tablissements de sant&#233; pourra-t-il &#233;ventuellement transiter par ce Fonds ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les comptes de la sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les comptes de la sant&#233; devront &#234;tre pr&#233;par&#233;s par le ministre de la Sant&#233;. L'OCDE en a d&#233;fini les contours. Ils pr&#233;senteront notamment un &#233;tat de l'&#233;volution des revenus et des d&#233;penses, les renseignements sur les effectifs du r&#233;seau et les indicateurs sur le volume et la nature des soins prodigu&#233;s. Les v&#233;ritables intentions quant &#224; leur utilisation concr&#232;te se trouvent dans le document budg&#233;taire : les comptes constituent un document de propagande sur &#171; &lt;i&gt;les enjeux et les choix &#224; faire&#8194;&lt;/i&gt; &#187;. Leur mise en place permettrait d'identifier les principales d&#233;penses et de proposer des coupures de services. Les comptes deviendraient un des instruments de la r&#233;vision du panier des services.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les effectifs du r&#233;seau public&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En plus de fixer les augmentations salariales des directeurs et des cadres du r&#233;seau pour cinq ans, la Loi 100 impose une diminution des d&#233;penses administratives. En appliquant la politique de non-remplacement (1/2) des personnels cadres et administratifs du r&#233;seau, le gouvernement est-il en train de lib&#233;rer des postes pour permettre aux entreprises priv&#233;es de placement d'&#233;tendre leurs tentacules &#224; l'encadrement et &#224; l'administration ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La Loi 100 marque donc un tournant dans le financement des services de sant&#233;. Elle figure parmi les outils de marchandisation des services de sant&#233; du gouvernement Charest.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi mettant en &#339;uvre certaines dispositions du discours sur le budget du 30 mars 2010 et visant le retour &#224; l'&#233;quilibre budg&#233;taire en 2013-2014 et la r&#233;duction de la dette, L.Q. 2010, c. 20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'INESSS a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par L.Q. 2010, c. 15, sanctionn&#233;e le 11 juin 2010 (projet de loi 67). Il provient de la fusion du Conseil du m&#233;dicament et de l'Agence d'&#233;valuation des technologies et des modes d'intervention en sant&#233; (A&#201;TMIS).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; ciel ouvert</title>
		<link>https://www.ababord.org/A-ciel-ouvert</link>
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		<dc:date>2011-06-12T20:13:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nelly Arcan, &#192; ciel ouvert, Paris, &#201;ditions du Seuil, 2007, 251 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Julie, dont le corps avait surv&#233;cu &#224; la mort de son &#226;me, est happ&#233;e dans le tourbillon d'un triangle amoureux lorsque Rose et Charles emm&#233;nagent en face de chez elle. Au c&#339;ur de ce roman figurent l'obsession de l'esth&#233;tique des corps, la tyrannie de la beaut&#233;, la &#171; burqa de chair &#187; comme dit Nelly Arcan, dont le prix se paie en souffrances de diverses natures (bronzage, musculation, chirurgies plastiques), y compris en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-36-oct-nov-2010-" rel="directory"&gt;No 036 - oct. / nov. 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1105.gif?1642092120' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;400&#034; height=&#034;585&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nelly Arcan, &lt;i&gt;&#192; ciel ouvert&lt;/i&gt;, Paris, &#201;ditions du Seuil, 2007, 251 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Julie, dont le corps avait surv&#233;cu &#224; la mort de son &#226;me, est happ&#233;e dans le tourbillon d'un triangle amoureux lorsque Rose et Charles emm&#233;nagent en face de chez elle. Au c&#339;ur de ce roman figurent l'obsession de l'esth&#233;tique des corps, la tyrannie de la beaut&#233;, la &#171; &lt;i&gt;burqa de chair&lt;/i&gt; &#187; comme dit Nelly Arcan, dont le prix se paie en souffrances de diverses natures (bronzage, musculation, chirurgies plastiques), y compris en jalousie maladive. Derri&#232;re la beaut&#233; des corps, c'est aussi le mal de vivre dans une &#171; &lt;i&gt; &#233;poque de pacotilles &lt;/i&gt; &#187;, la solitude, la maladie mentale et la mort qui s'ensuit qui y sont abord&#233;es. M&#234;me si le roman est r&#233;dig&#233; &#224; la troisi&#232;me personne, comment ne pas reconna&#238;tre Nelly Arcan sous les traits de Julie O'Brien ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lu par Lucie Mercier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'entente canada &#201;tats-Unis</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-entente-canada-Etats-Unis</link>
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		<dc:date>2010-11-27T18:54:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La politique commerciale qu&#233;b&#233;coise s'est r&#233;cemment enrichie d'une Strat&#233;gie du gouvernement du Qu&#233;bec &#224; l'&#233;gard des &#201;tats-Unis, l'une des cinq priorit&#233;s &#233;tant de favoriser les &#233;changes &#233;conomiques. C'est bien l'orientation suivie par le gouvernement du Qu&#233;bec, signataire d'un nouvel accord commercial. &lt;br class='autobr' /&gt; Le libre-&#233;change pour sortir de la crise &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis la fin de l'ann&#233;e 2007, la crise &#233;conomique et financi&#232;re qui s&#233;vit &#224; l'&#233;chelle mondiale a frapp&#233; les &#201;tats-Unis et le Canada d'une mani&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-35-ete-2010-" rel="directory"&gt;No 035 - &#233;t&#233; 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1077.gif?1642092118' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;538&#034; height=&#034;535&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La politique commerciale qu&#233;b&#233;coise s'est r&#233;cemment enrichie d'une &lt;i&gt;Strat&#233;gie du gouvernement du Qu&#233;bec &#224; l'&#233;gard des &#201;tats-Unis&lt;/i&gt;, l'une des cinq priorit&#233;s &#233;tant de favoriser les &#233;changes &#233;conomiques. C'est bien l'orientation suivie par le gouvernement du Qu&#233;bec, signataire d'un nouvel accord commercial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le libre-&#233;change pour sortir de la crise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin de l'ann&#233;e 2007, la crise &#233;conomique et financi&#232;re qui s&#233;vit &#224; l'&#233;chelle mondiale a frapp&#233; les &#201;tats-Unis et le Canada d'une mani&#232;re &#233;quivalente. Aussi, le gouvernement du Qu&#233;bec, dont les exportations internationales repr&#233;sentaient le tiers du produit int&#233;rieur brut (PIB) en 2008 et dont plus de 70 % &#233;taient destin&#233;es aux &#201;tats-Unis, cherche-t-il &#224; contrer les effets qu'il juge protectionnistes du plan de relance de 787 milliards de dollars am&#233;ricains (clause &lt;i&gt;Buy American&lt;/i&gt;) mis en place par le gouvernement am&#233;ricain en d&#233;but d'ann&#233;e 2009 par l'&lt;i&gt;American Recovery and Reinvestment Act&lt;/i&gt; (ARRA 2009). En effet, ce plan de relance, qui vise &#224; cr&#233;er de l'emploi, promouvoir l'investissement et les d&#233;penses de consommation pendant la crise, oblige les &#201;tats am&#233;ricains &#224; utiliser de l'acier, du fer et des produits manufactur&#233;s am&#233;ricains pour r&#233;aliser les travaux publics financ&#233;s par le gouvernement f&#233;d&#233;ral am&#233;ricain. Le Canada est donc trait&#233; sur le m&#234;me pied que les autres pays en d&#233;pit de l'AL&#201;NA. Cette situation l'irrite passablement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N&#233;gocier &#224; l'abri des parlementaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Prenant pr&#233;texte que le plan de relance am&#233;ricain a des effets n&#233;fastes sur les exportations canadiennes, le Conseil de la f&#233;d&#233;ration a fait pression sur le gouvernement du Canada afin qu'il entame des discussions avec Washington pour ouvrir les march&#233;s publics &#224; la concurrence. Les n&#233;gociations ont donc d&#233;but&#233; au mois d'ao&#251;t 2009 pour se conclure par la signature de l'&lt;i&gt;Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique en mati&#232;re de march&#233;s publics&lt;/i&gt; [ci-apr&#232;s l'Accord] en f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parlementaires, tant f&#233;d&#233;raux que provinciaux, ont &#233;t&#233; tenus &#224; l'&#233;cart pour ensuite &#234;tre mis devant le fait accompli. D'une part, le gouvernement f&#233;d&#233;ral a prorog&#233; le parlement le 30 d&#233;cembre 2009. La conclusion de l'Accord a &#233;t&#233; annonc&#233;e le 5 f&#233;vrier 2010 par voie de communiqu&#233; du ministre du Commerce international. La reprise des travaux s'est faite le 3 mars 2010, avec la lecture du discours du Tr&#244;ne. Une seule phrase traitait de cette importante n&#233;gociation : &lt;i&gt;&#171; Notre gouvernement tirera aussi parti de l'entente conclue r&#233;cemment avec les &#201;tats-Unis, qui donne aux entreprises canadiennes un acc&#232;s permanent aux march&#233;s publics des &#201;tats et des municipalit&#233;s de ce pays. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, si les parlementaires ont &#233;t&#233; tenus &#224; l'&#233;cart, ce n'est manifestement pas le cas des entreprises priv&#233;es qui auraient, selon l'opposition officielle, &#233;t&#233; parties prenantes des n&#233;gociations. Aucun communiqu&#233; de presse n'a &#233;t&#233; &#233;mis par le gouvernement du Qu&#233;bec. La nouvelle a &#233;t&#233; annonc&#233;e discr&#232;tement par le Conseil du tr&#233;sor le 3 mars 2010. Le texte final de l'Accord n'a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale que le 16 f&#233;vrier 2010 en apr&#232;s-midi, soit quelques heures avant son entr&#233;e en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le gouvernement du Qu&#233;bec en d&#233;tenait une copie depuis pratiquement deux semaines. Tout ce que l'opposition officielle a r&#233;ussi &#224; obtenir, c'est un d&#233;bat d'urgence de 120 minutes, &#224; quelques heures de l'entr&#233;e en vigueur de l'Accord. Enfin, le texte final de l'Accord a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale le 9 mars 2010, soit trois semaines apr&#232;s son entr&#233;e en vigueur. Le gouvernement a invoqu&#233; &#224; maintes reprises l'urgence d'agir. Il est d'ailleurs peu probable qu'il en soit autrement &#224; l'issue de futures n&#233;gociations puisque le gouvernement du Canada ne disposera que d'un d&#233;lai de 10 jours pour effectuer ses consultations, selon les engagements qu'il a sign&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Faut-il s'inqui&#233;ter pour les services publics ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Outre les travaux de construction, c'est l'&#233;conomie du savoir qui est touch&#233;e par l'Accord que vient de signer le gouvernement du Qu&#233;bec, et ce, sans aucune consultation. Or, ce segment des d&#233;penses gouvernementales ne cesse de s'accro&#238;tre et il vise toujours davantage de renseignements personnels des usagers-&#232;res des services publics et des personnels du gouvernement du Qu&#233;bec. D'ailleurs, il y a lieu de s'inqui&#233;ter que la gestion des ressources humaines fasse partie de la liste des services couverts par le pr&#233;sent Accord. Faut-il en comprendre que les minist&#232;res et les organismes du gouvernement du Qu&#233;bec comptent donner la gestion des ressources humaines en sous-traitance et augmenter encore davantage le recours aux entreprises priv&#233;es de location de main-d'&#339;uvre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le discours officiel du gouvernement du Qu&#233;bec est &#224; l'effet que la culture et les grands r&#233;seaux de la sant&#233; et des services sociaux et de l'&#233;ducation ne sont pas assujettis &#224; cet Accord. Toutefois, lors de la p&#233;riode de questions du 16 f&#233;vrier 2010 &#224; l'Assembl&#233;e nationale, le ministre du D&#233;veloppement &#233;conomique, de l'Innovation et de l'Exportation, Cl&#233;ment Gignac, a r&#233;pondu d'une mani&#232;re ambigu&#235; : &lt;i&gt;&#171; &#192; la question, la semaine pass&#233;e, voir si la culture et la sant&#233; &#233;taient exempt&#233;es, j'ai r&#233;pondu &#224; la question pour dire que c'&#233;tait exempt&#233; au niveau de la culture, j'ai rassur&#233; la d&#233;put&#233;e au niveau de la sant&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec et l'Ontario sont les deux provinces qui sont all&#233;es le plus loin dans l'ouverture de leurs march&#233;s publics, incluant des pans complets des r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation. De plus, en mati&#232;re de sant&#233;, il faut savoir que le Dossier de sant&#233; du Qu&#233;bec est g&#233;r&#233; par le minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux et il fait partie de la cat&#233;gorie des services informatiques. &#192; premi&#232;re vue, il serait donc soumis &#224; l'AMP-OMC dans la mesure o&#249; les contrats atteignent les valeurs des seuils. Lors du d&#233;bat d'urgence, l'opposition officielle a demand&#233; que Pierre-Marc Johnson, n&#233;gociateur en chef pour le Qu&#233;bec, soit entendu par la Commission des institutions. Cette derni&#232;re devrait se pencher sur les n&#233;gociations &#224; venir (volet C) et sur la grande n&#233;gociation en cours entre le Canada et l'Union europ&#233;enne. C'est bien le moins que pourrait faire le gouvernement du Qu&#233;bec pour assurer un minimum de transparence et d'&#233;gards &#224; l'endroit de ses &#233;lecteurs-trices.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'INESSS : une machine &#224; privatiser</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-INESSS-une-machine-a-privatiser</link>
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		<dc:date>2010-09-22T23:43:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En novembre 2009, le gouvernement du Qu&#233;bec a d&#233;pos&#233; le projet de loi 67 visant &#224; fusionner deux organismes existants, l'Agence d'&#233;valuation des technologies et des modes d'intervention en sant&#233; (A&#201;TMIS) et le Conseil du m&#233;dicament, afin de cr&#233;er un Institut national d'excellence en sant&#233; et en services sociaux (INESSS). Nous tenterons de mettre en lumi&#232;re quelques enjeux pass&#233;s sous silence &#224; cette occasion. De plus, nous nous demanderons si l'INESSS constitue un organisme n&#233;cessaire et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-34-avril-mai-2010-" rel="directory"&gt;No 034 - avril / mai 2010&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1046.gif?1642092116' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1013&#034; height=&#034;760&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En novembre 2009, le gouvernement du Qu&#233;bec a d&#233;pos&#233; le projet de loi 67 visant &#224; fusionner deux organismes existants, l'Agence d'&#233;valuation des technologies et des modes d'intervention en sant&#233; (A&#201;TMIS) et le Conseil du m&#233;dicament, afin de cr&#233;er un Institut national d'excellence en sant&#233; et en services sociaux (INESSS). Nous tenterons de mettre en lumi&#232;re quelques enjeux pass&#233;s sous silence &#224; cette occasion. De plus, nous nous demanderons si l'INESSS constitue un organisme n&#233;cessaire et avantageux du pour la population qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement pr&#233;voit exclure le nouvel organisme du p&#233;rim&#232;tre de la fonction publique, alors qu'il serait enti&#232;rement financ&#233; &#224; m&#234;me les fonds publics. Le projet de loi pr&#233;voit m&#234;me qu'une situation &#171; ponctuelle &#187; de conflit d'int&#233;r&#234;ts puisse &#234;tre tol&#233;r&#233;e. Comment un gouvernement qui l&#233;gitime les conflits d'int&#233;r&#234;t &#224; m&#234;me sa l&#233;gislation pourrait-il accepter la tenue d'une enqu&#234;te publique sur l'industrie de la construction ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel mandat pour l'INESSS ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que le rapport du Groupe de travail sur le financement du syst&#232;me de sant&#233; pr&#233;sid&#233; par Claude Castonguay et le rapport du Comit&#233; d'implantation de l'INESSS, sous la m&#234;me pr&#233;sidence, aient recommand&#233; la r&#233;vision du panier des services assur&#233;s, le projet de loi ne pr&#233;voit pas qu'un mandat explicite soit confi&#233; &#224; l'Institut. Toutefois, comme l'ont pr&#233;cis&#233; autant le ministre de la Sant&#233; et des Service sociaux, Yves Bolduc, qu'Yves Robert, secr&#233;taire du Coll&#232;ge des m&#233;decins du Qu&#233;bec et ex-membre du Comit&#233; d'implantation, les mandats d&#233;finis dans le projet de loi n'emp&#234;chent pas la r&#233;vision du panier des services assur&#233;s. Ainsi, diff&#233;rentes possibilit&#233;s s'offrent au gouvernement pour arriver &#224; cette &lt;br class='autobr' /&gt;
fin dont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#8226; &#171; ex&#233;cuter tout autre mandat que lui confie le ministre &#187; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#8226; recommander de ne plus faire telle pratique (service financ&#233; mais pas prescrit) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#8226; d&#233;sassurer une pratique existante ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#8226; recommander, par les guides de pratique et d'&#233;valuation de la qualit&#233; de l'exercice des professionnels, de retirer une pratique existante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'objectif officiel de l'Institut demeurerait d'assurer la meilleure pratique m&#233;dicale possible. Bien que le projet de loi ne pr&#233;voie pas explicitement la d&#233;sassurance de services, il ne l'emp&#234;che pas non plus : &#171; tous les chemins m&#232;nent &#224; Rome &#187;, comme le veut l'expression populaire. Mais quel serait le panier des services couverts par le r&#233;gime public ? Plusieurs hypoth&#232;ses circulent. Certains parlent de &#171; services essentiels &#187;, d'autres du mod&#232;le des &#171; cercles concentriques &#187; (&lt;i&gt;core services&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tailler une place &#224; l'industrie de l'assurance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le corollaire de la r&#233;vision du panier des services assur&#233;s r&#233;side dans l'&#233;largissement de l'assurance priv&#233;e compl&#233;mentaire, soit une privatisation active du financement du r&#233;seau public de sant&#233;. La mise en place de l'INESSS s'inscrit &#233;galement dans le d&#233;bat public sur la tarification lanc&#233; lors du budget du Qu&#233;bec 2009-2010, puisqu'une part croissante du financement des soins de sant&#233; serait privatis&#233;e et devrait &#234;tre assum&#233;e par les citoyens-nes. D'ailleurs, d&#232;s 2002, l'industrie de l'assurance s'est dite pr&#234;te &#224; prendre le relais du gouvernement, l'exp&#233;rience du R&#233;gime g&#233;n&#233;ral d'assurances m&#233;dicaments mis en place en 1996 ayant &#233;t&#233; tr&#232;s lucrative pour cette industrie. Mais qui aurait les moyens de payer une telle assurance puisque les statistiques fiscales qu&#233;b&#233;coises de 2002 indiquent que plus de 48 % des d&#233;clarations sont produites par des contribuables ayant un revenu inf&#233;rieur &#224; 20 000 dollars et 85 % des d&#233;clarations de revenus sont le fait de contribuables ayant un revenu inf&#233;rieur &#224; 50 000 dollars&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux, Garantir l'acc&#232;s : un d&#233;fi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? Qui donc aurait les revenus n&#233;cessaires pour souscrire &#224; des polices d'assurance compl&#233;mentaires, alors que bon nombre de personnes assur&#233;es par le biais des r&#233;gimes collectifs d'assurance ne souscrivent m&#234;me pas &#224; une assurance pour les soins dentaires ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les informations personnelles transmises sans consentement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Institut pourrait &#233;galement requ&#233;rir d'un organisme public les renseignements personnels et non personnels n&#233;cessaires &#224; l'exercice de ses fonctions d'&#233;tude ou d'&#233;valuation. Il pourrait &#233;galement faire des recommandations au ministre pour la cr&#233;ation de registres d'information. Plusieurs organismes sont vis&#233;s par cette disposition : minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux (MSSS), agences r&#233;gionales, &#233;tablissements publics et priv&#233;s ou RAMQ. Tous ces organismes devraient donc fournir &#224; l'INESSS les renseignements personnels et non personnels qu'ils d&#233;tiennent sur les usagers-&#232;res du r&#233;seau. La RAMQ serait l'organisme public qui d&#233;tient le plus d'informations sur les Qu&#233;b&#233;cois-es. Il faut encore ajouter les informations de 30 syst&#232;mes d'information client&#232;le en op&#233;ration dans les &#233;tablissements, plus le d&#233;veloppement en cours de nombreuses banques de donn&#233;es rattach&#233;es au Dossier sant&#233; Qu&#233;bec (DSQ) dont plusieurs seront constitu&#233;es sans &#233;gard au consentement de l'usager-&#232;re. Il ne faut pas oublier non plus la quarantaine de banques de donn&#233;es du MSSS, dont plus du tiers contiennent des donn&#233;es nominatives. Qui aura acc&#232;s &#224; ces informations d'une tr&#232;s grande sensibilit&#233; ? La protection de la confidentialit&#233; des renseignements personnels ne cesse de s'effriter et la circulation de l'information qu'autoriserait le projet de loi y contribuerait. Pourraient-elles servir &#224; d'autres fins comme les d&#233;sassurances de services ou l'exploration de donn&#233;es (&lt;i&gt;data mining&lt;/i&gt;) ? En Grande-Bretagne de telles banques de donn&#233;es ont &#233;t&#233; utilis&#233;es pour effectuer des croisements pour les compagnies d'assurance, les banques et la police en plus du National Health Service (NHS)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Florence Faucher-King et Patrick Gal&#232;s, Tony Blair 1997-2007. Le bilan des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'INESSS : instrument de la r&#233;ing&#233;nierie de la sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'INESSS, plus qu'une simple fusion d'organismes existants, s'il a une n&#233;cessit&#233;, c'est bien celle d'approfondir la r&#233;ing&#233;nierie lib&#233;rale de la sant&#233;. Sous couvert d'am&#233;lioration des services, l'objectif du projet de loi est d'abord financier. S'il est cr&#233;&#233;, cet organisme permettra une privatisation active du financement de la sant&#233;. La fin des audiences publiques, qui n'ont d'ailleurs pas men&#233; &#224; un consensus, co&#239;ncidait avec l'ouverture de la Rencontre &#233;conomique 2010 et la publication du Fascicule 2 du Comit&#233; consultatif sur l'&#233;conomie et les finances publiques. Incidemment, ce dernier recommande qu'un mandat clair de r&#233;vision du panier des services assur&#233;s soit confi&#233; &#224; l'INESSS. Bref, il s'agit d'une nouvelle duperie du gouvernement lib&#233;ral pour masquer les v&#233;ritables enjeux l&#233;gislatifs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux, &lt;i&gt;Garantir l'acc&#232;s : un d&#233;fi d'&#233;quit&#233;, d'efficience et de qualit&#233;. Document de consultation&lt;/i&gt;, s.l., Le Minist&#232;re, 2006, p. 44.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Florence Faucher-King et Patrick Gal&#232;s, &lt;i&gt;Tony Blair 1997-2007. Le bilan des r&#233;formes&lt;/i&gt;, Paris, Presses de Sciences politiques, 2007, (Coll. Nouveaux D&#233;bats), p. 167.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des entreprises priv&#233;es de placement dans les services publics</title>
		<link>https://www.ababord.org/Des-entreprises-privees-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Des-entreprises-privees-de</guid>
		<dc:date>2010-07-09T18:05:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les employeurs de la fonction publique ont de plus en plus recours &#224; des entreprises priv&#233;es de placement &#224; but lucratif pour combler leurs besoins de main-d'&#339;uvre. C'est vrai dans la fonction publique, tout comme dans le r&#233;seau de la sant&#233;. Bien que la strat&#233;gie ne soit pas nouvelle, elle a acquis une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le r&#233;seau de la sant&#233;, la r&#233;ing&#233;nierie entreprise en 2003 par le gouvernement Charest a men&#233; &#224; la cr&#233;ation forc&#233;e de 95 centres de sant&#233; et de services sociaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les employeurs de la fonction publique ont de plus en plus recours &#224; des entreprises priv&#233;es de placement &#224; but lucratif pour combler leurs besoins de main-d'&#339;uvre. C'est vrai dans la fonction publique, tout comme dans le r&#233;seau de la sant&#233;. Bien que la strat&#233;gie ne soit pas nouvelle, elle a acquis une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le r&#233;seau de la sant&#233;, la r&#233;ing&#233;nierie entreprise en 2003 par le gouvernement Charest a men&#233; &#224; la cr&#233;ation forc&#233;e de 95 centres de sant&#233; et de services sociaux (CSSS) dont la mission consiste &#224; coordonner les r&#233;seaux locaux de services (RLS). Le RLS comprend aussi bien des fournisseurs publics que priv&#233;s. La nouvelle philosophie de gestion des ressources humaines (Nouvelle gestion publique) s'inscrit dans le cadre des accords commerciaux sur les march&#233;s publics. Elle est &#233;galement favoris&#233;e et justifi&#233;e par la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre. Ainsi, le secteur priv&#233; contribue &#224; l'exode du personnel des &#233;tablissements publics et &#224; la privatisation de la dispensation des soins, entra&#238;nant des occasions d'affaires pour les uns et de la d&#233;pendance pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Largement subventionn&#233;es par des contrats d'affaires octroy&#233;s &#224; m&#234;me les fonds publics, les entreprises priv&#233;es de placement sont en voie de devenir un secteur &#233;conomique prosp&#232;re. Il compte maintenant, pour le seul domaine des soins, plus de 140 entreprises. Il s'agit surtout de petites et moyennes entreprises (PME), r&#233;cemment cr&#233;&#233;es. L'offre de services et de main-d'&#339;uvre est diversifi&#233;e : placement de personnel de toutes les cat&#233;gories d'emploi, soins &#224; domicile subventionn&#233;s, formation de personnel, etc. Leur d&#233;veloppement ne laisse aucun doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'ann&#233;e 2007-2008, les d&#233;penses des &#233;tablissements publics en main-d'&#339;uvre ind&#233;pendante (MOI) s'&#233;levaient &#224; plus de 324 millions $, pour un total de 9,8 millions d'heures travaill&#233;es, soit 3,3 % des heures travaill&#233;es dans les &#233;tablissements publics. Ce sont les r&#233;gions de Montr&#233;al et de la Mont&#233;r&#233;gie qui arrivent en t&#234;te de liste. Le personnel en soins et le personnel paratechnique repr&#233;sentent les cat&#233;gories (1 et 2) o&#249; la MOI a &#233;t&#233; le plus utilis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les impacts n&#233;gatifs &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les effets n&#233;fastes de la MOI dans le r&#233;seau de la sant&#233; sont multiples : diminution de la qualit&#233; des soins faute de bien conna&#238;tre les patientes et leurs besoins, probl&#232;mes li&#233;s &#224; la s&#233;curit&#233; et &#224; la continuit&#233; des soins dus &#224; la tr&#232;s grande mobilit&#233; de la MOI. Les professionnelles en soins du secteur public paient le prix de la pr&#233;sence du secteur priv&#233; : elles assument les cas lourds et complexes ; elles doivent orienter, superviser, aider la MOI et faire les heures suppl&#233;mentaires obligatoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une disparit&#233; entre les conditions de travail (salaire, horaires de travail, heures suppl&#233;mentaires obligatoires, etc.) du personnel du r&#233;seau public fix&#233;es par le d&#233;cret de 2005 et celles du secteur priv&#233; qui d&#233;coulent des contrats commerciaux, puisque les entreprises priv&#233;es font jouer les r&#232;gles de l'offre et de la demande. Loin de faciliter l'organisation du travail, la pr&#233;sence du personnel des entreprises priv&#233;es nuit au climat de travail, &#224; la coh&#233;sion du groupe et &#224; la r&#233;tention du personnel du r&#233;seau public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sommes colossales engag&#233;es pour louer de la MOI ne sont pas sans cons&#233;quences sur les citoyennes payeurs et payeuses de taxes et le gouvernement. Les employeurs, en signant de tels contrats, engagent leurs budgets pour les ann&#233;es &#224; venir, limitant ainsi les sommes disponibles pour l'am&#233;lioration des services &#224; la population et pour le recrutement de personnel permanent. Par d&#233;finition, les entreprises priv&#233;es sont &#224; but lucratif ; elles b&#233;n&#233;ficient de faibles taux d'imposition, d'all&#233;gements fiscaux et encaissent des profits &#224; m&#234;me les fonds publics. Par ailleurs, la possibilit&#233; de fusion d'entreprises priv&#233;es de placement est bien r&#233;elle et peut mener &#224; terme &#224; la formation d'un monopole et d'une perte de contr&#244;le du secteur public sur ses d&#233;penses. La d&#233;pendance et le trafic d'influence guettent &#233;galement le r&#233;seau public de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations syndicales entendent combattre la pr&#233;sence des entreprises priv&#233;es de placement dans la fonction publique et dans le r&#233;seau de la sant&#233;. Il en va non seulement de la qualit&#233; des soins aux patients mais aussi de la survie des services publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nos services publics - Un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril</title>
		<link>https://www.ababord.org/Nos-services-publics-Un-tresor</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Nos-services-publics-Un-tresor</guid>
		<dc:date>2010-02-12T22:21:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier, Jean-Marc Piotte, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>
		<dc:subject>Piotte, Jean-Marc </dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les services publics sont sans aucun doute l'une des plus belles re&#769;alisations de l'espe&#768;ce humaine. Conc&#807;us selon un principe essentiel de solidarite&#769;, ils nous permettent de vivre dans un monde plus e&#769;quitable et pre&#769;occupe&#769; de justice sociale. Leur organisation ne&#769;cessite un partage de la richesse et une prise en main collective des secteurs fondamentaux que sont, entre autres, la sante&#769;, l'e&#769;ducation, la culture et la fonction publique. De bons services publics traitent toute la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Piotte-Jean-Marc-+" rel="tag"&gt;Piotte, Jean-Marc &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les services publics sont sans aucun doute l'une des plus belles re&#769;alisations de l'espe&#768;ce humaine. Conc&#807;us selon un principe essentiel de solidarite&#769;, ils nous permettent de vivre dans un monde plus e&#769;quitable et pre&#769;occupe&#769; de justice sociale. Leur organisation ne&#769;cessite un partage de la richesse et une prise en main collective des secteurs fondamentaux que sont, entre autres, la sante&#769;, l'e&#769;ducation, la culture et la fonction publique. De bons services publics traitent toute la population e&#769;galement, peu importe la couleur de la peau des individus, leurs revenus, la religion qu'ils pratiquent (ou ne pratiquent pas) ou leur lieu de re&#769;sidence. Ils incarnent un principe fondamental, selon lequel le bien public ne doit pas se marchander.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, c'est justement a&#768; ces services publics, qui n'ont jamais cesse&#769; de prouver leur ne&#769;cessite&#769; et dont on a essaye&#769; de re&#769;duire l'efficacite&#769;, qu'on cherche a&#768; s'en prendre aujourd'hui. Parce que, pour l'entreprise prive&#769;e, ces services publics dont la population a besoin, deviennent d'innombrables &#171; opportunite&#769;s d'affaires &#187;, permettent &#171; d'avoir acce&#768;s a&#768; de nouveaux marche&#769;s &#187; et se transforment en poule aux &#339;ufs d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation toujours plus grande de la prestation des services du re&#769;seau de la sante&#769;, de l'e&#769;ducation, de l'eau, de nombreux secteurs de la fonction publique fait saliver les gens d'affaires. La course aux appels d'offres, re&#769;alise&#769;s ou non dans le cadre des marche&#769;s publics, nous a montre&#769; que toutes les manigances et tricheries sont possibles pour de&#769;crocher le gros lot. Le transfert de la prestation des services publics, du secteur public vers le secteur prive&#769;, ou encore leur privatisation a&#768; divers degre&#769;s sont aussi &lt;br class='autobr' /&gt;
un appel indirect a&#768; la corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cherche a&#768; affamer les services publics sous le pre&#769;texte que l'&#171; e&#769;tat des finances publiques &#187; ne permet plus de conserver ce tre&#769;sor collectif. Pourtant, en temps de crise, ils se re&#769;ve&#768;lent encore plus ne&#769;cessaires. Personne n'est dupe : derrie&#768;re les coupes progressives dont ils sont victimes et la propagande en faveur d'un secteur prive&#769; ne&#769;cessairement plus efficace se cache la volonte&#769; des entreprises prive&#769;es de s'approprier un marche&#769; e&#769;norme. Et cela, aux de&#769;pens de la majorite&#769; des citoyens et citoyennes, qui doivent payer plus cher les services, alors que s'installe un syste&#768;me a&#768; deux vitesses ou&#768; les riches profitent de services de meilleure qualite&#769;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est contre cette logique perverse que s'e&#769;le&#768;vent les auteurs de ce dossier. Le sort des services publics et des travailleurs et travailleuses qui les rendent ne doit pas de&#769;pendre des ale&#769;as de l'e&#769;conomie, mais e&#770;tre lie&#769; a&#768; un ve&#769;ritable choix de socie&#769;te&#769;. E&#769;tant ne&#769;cessaires, il faut les valoriser, les financer ade&#769;quatement par une fiscalite&#769; plus juste et progressive. Il faut certes corriger leurs de&#769;fauts de fonctionnement, mais non les e&#769;liminer, et ce, dans le respect de la de&#769;mocratie. Il faut aussi les retirer de la sphe&#768;re marchande, les prote&#769;ger comme un bien public indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans pre&#769;tendre e&#770;tre exhaustif, le pre&#769;sent dossier aborde les diffe&#769;rents proble&#768;mes auxquels sont confronte&#769;s les services publics : les PPP, l'expansion des accords commerciaux internationaux et nationaux, la tarification, les de&#769;ficiences de la fiscalite&#769;, les interventions toujours plus grandes du philanthrocapitalisme. Ensuite, les progre&#768;s de la privatisation et ses effets insidieux sont examine&#769;s dans diffe&#769;rents secteurs : la sante&#769;, &lt;br class='autobr' /&gt;
l'e&#769;ducation, la culture et la fonction publique. Le de&#769;nominateur commun de tous ces textes, e&#769;crits par des auteurs de diffe&#769;rents horizons : un cri d'alarme devant la perte de droits sociaux, d'acquis pre&#769;cieux qui sont le re&#769;sultat d'importants et difficiles combats mene&#769;s par la collectivite&#769; que&#769;be&#769;coise depuis plus d'un sie&#768;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pages qui suivent appellent donc non seulement a&#768; un sauvetage des services publics, mais aussi a&#768; leur de&#769;veloppement et a&#768; leur e&#769;mancipation, dans un esprit de&#769;mocratique, parce que &#8211;faut-il le re&#769;pe&#769;ter ?&#8211;ils sont plus que jamais indispensables a&#768; la construction d'un monde plus juste et e&#769;galitaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par Lucie Mercier, Jean-Marc Piotte, Claude Vaillancourt&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trois ex-ministres mercenaires</title>
		<link>https://www.ababord.org/Trois-ex-ministres-mercenaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Trois-ex-ministres-mercenaires</guid>
		<dc:date>2009-02-07T22:23:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Philippe Couillard, Claude Castonguay et Michel Clair ont &#233;t&#233; ministres de la Sant&#233; &#224; Qu&#233;bec. Aujourd'hui, ils utilisent leur notori&#233;t&#233; publique pour promouvoir le secteur priv&#233; et en tirer profit personnellement. Il y a conflit d'int&#233;r&#234;ts. Avec des d&#233;penses de 142 milliards par ann&#233;e, environ 10 % du PIB canadien, le secteur de la sant&#233; constitue une opportunit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent. Pour le milieu des affaires, il s'agit de percer ce march&#233; sans faire trop de remous. &lt;br class='autobr' /&gt; Michel Clair, pr&#233;sident (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-27-dec-2008-jan-2009-" rel="directory"&gt;No 027 - d&#233;c. 2008 / jan. 2009&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton812.gif?1642092275' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;700&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Philippe Couillard, Claude Castonguay et Michel Clair ont &#233;t&#233; ministres de la Sant&#233; &#224; Qu&#233;bec. Aujourd'hui, ils utilisent leur notori&#233;t&#233; publique pour promouvoir le secteur priv&#233; et en tirer profit personnellement. Il y a conflit d'int&#233;r&#234;ts. Avec des d&#233;penses de 142 milliards par ann&#233;e, environ 10 % du PIB canadien, le secteur de la sant&#233; constitue une opportunit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent. Pour le milieu des affaires, il s'agit de percer ce march&#233; sans faire trop de remous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Michel Clair, pr&#233;sident en 2000 de la Commission d'&#201;tude sur les services de sant&#233; et les services sociaux (CESSSS), proposait la cr&#233;ation de cliniques m&#233;dicales sp&#233;cialis&#233;es (CMS) et associ&#233;es (CMA). &#192; titre de ministre, Philippe Couillard, apr&#232;s avoir pr&#233;sent&#233; un Livre blanc sur les garanties d'acc&#232;s, faisait adopter en 2006 la loi 33 cr&#233;ant les CMS et levait l'interdiction d'une assurance priv&#233;e duplicative pour trois chirurgies (hanche, genou, cataracte), suivies par 50 nouvelles chirurgies permises en milieu extra-hospitalier depuis l'&#233;t&#233; dernier. En 2007, en tant que pr&#233;sident du Groupe de travail sur le financement de la sant&#233;, comit&#233; cr&#233;&#233; dans la foul&#233;e du budget du Qu&#233;bec, Claude Castonguay proposait d'autoriser l'assurance priv&#233;e duplicative pour tous les services publics en sant&#233;, et ce, au nom de la libert&#233; de choix. Mais ces ex-ministres sont-ils aussi d&#233;sint&#233;ress&#233;s qu'il n'y para&#238;t ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Philippe Couillard chez PCP&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cinq ann&#233;es &#224; la t&#234;te du minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux du Qu&#233;bec, une long&#233;vit&#233; jamais vue depuis 1958, Philippe Couillard est pass&#233; au priv&#233;. Moins de deux mois apr&#232;s avoir d&#233;missionn&#233;, Persistance Capital Partners (PCP), le plus gros fonds priv&#233; d'investissement en sant&#233; au Canada, annon&#231;ait sa nomination comme associ&#233; et partenaire, participant ainsi aux choix strat&#233;giques et aux d&#233;cisions d'investissement. Il est entr&#233; en fonction le 1er octobre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de l'ann&#233;e 2008, PCP achetait Medisys qui exploite 19 cliniques d'imagerie m&#233;dicale et deux cliniques de voyageurs. PCP s'est d&#233;j&#224; montr&#233; int&#233;ress&#233; &#224; investir dans les CMS, les CMA et l'assurance priv&#233;e. Pourtant le 18 juin 2008, Philippe Couillard participait au Conseil des ministres o&#249; la d&#233;cision d'autoriser pas moins de 50 chirurgies en CMS a &#233;t&#233; prise. Le 25 juin 2008, la journ&#233;e m&#234;me de sa d&#233;mission, il participait au Conseil des ministres qui d&#233;cidait de diminuer de moiti&#233; le co&#251;t des permis de CMS. La question du conflit d'int&#233;r&#234;ts n'a pas manqu&#233;e d'&#234;tre soulev&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PCP ne pouvait s'associer &#224; un meilleur partenaire. Non seulement a-t-il dirig&#233; le MSSS pendant les cinq derni&#232;res ann&#233;es, mais il a pilot&#233; les lois ayant le plus transform&#233; le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux depuis sa cr&#233;ation en 1970. Pourtant, quelques mois auparavant, au moment de la pr&#233;sentation du Livre blanc sur la Garantie d'acc&#232;s, il a fait et r&#233;p&#233;t&#233;, main sur le c&#339;ur, sa profession de foi envers la protection du r&#233;seau public de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Claude Castonguay dans les assurances et l'informatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Claude Castonguay, faussement nomm&#233; le p&#232;re de l'assurance-maladie du Qu&#233;bec, a &#233;t&#233; ministre de la Sant&#233; dans le gouvernement Bourassa de 1970 &#224; 1973. Il a men&#233; l'essentiel de sa carri&#232;re dans le milieu des assurances et des banques, notamment &#224; la Banque Laurentienne. Plus r&#233;cemment, il s'est orient&#233; vers les technologies de l'information et du mat&#233;riel m&#233;dical, chez ZaQ communications, devenu ISACSOFT (technologies de l'information et carte &#224; puce multi-services), dont il a &#233;t&#233; membre du conseil d'administration de 1998 &#224; 2006, et chez Andromed Inc. (mat&#233;riel m&#233;dical), dont il est pr&#233;sident du conseil d'administration depuis 2002. &#192; la fin des ann&#233;es 1990, il &#233;tait mandat&#233; pour mettre sur pied le r&#233;gime mixte d'assurance-m&#233;dicaments qui, d&#233;clare-t-il, regroupe deux r&#233;gimes parall&#232;les, un public et un priv&#233;, lesquels ne se rencontrent jamais. Devant le Comit&#233; s&#233;natorial sur la sant&#233;, Claude Castonguay soutenait qu'il faut &#233;carter le droit &#224; la sant&#233;. Il faut plut&#244;t examiner la &#171; libert&#233; de choix pour introduire des m&#233;canismes de march&#233; et de concurrence &#187;. Ce qu'il n'a de cesse d'appliquer. &#192; la suite de la publication de son rapport, l'ex-ministre Couillard confiait &#224; Claude Castonguay la mise sur pied de l'Institut national d'excellence en sant&#233; (INES), ayant notamment pour fonction de revoir la composition du panier des services assur&#233;s. Des d&#233;sassurances de services signifieraient l'ouverture automatique de l'assurance priv&#233;e compl&#233;mentaire, une autre manne pour le secteur priv&#233; et ses repr&#233;sentants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Michel Clair et Sedna diversifient leurs activit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ministre de 1979 &#224; 1985, Michel Clair a ensuite &#233;t&#233; administrateur d'&#233;tablissements dans le r&#233;seau de la sant&#233;, essentiellement dans le milieu de l'h&#233;bergement des personnes &#226;g&#233;es. Appel&#233; en renfort en 2000 pour mener une grande consultation sur le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux mis &#224; mal par le d&#233;ficit z&#233;ro et les compressions budg&#233;taires du milieu des ann&#233;es 1990, le pr&#233;sident de la c&#233;l&#232;bre Commission ayant recommand&#233; la &#171; compl&#233;mentarit&#233; entre le public et le priv&#233; &#187; et la cr&#233;ation des CMS et des CMA n'a pas perdu une minute. Il se retrouvait, d&#232;s octobre 2001, pr&#233;sident et chef de l'exploitation de la branche canadienne de la G&#233;n&#233;rale de Services Sant&#233; N.A. Inc., une multinationale fran&#231;aise de la sant&#233;, devenue depuis 2004 le Groupe de Sant&#233; Sedna. L'entreprise se sp&#233;cialise dans trois cr&#233;neaux, soit l'h&#233;bergement des personnes &#226;g&#233;es (Groupe Champlain) &#8211; qui s'en &#233;tonnera ? &#8211; la r&#233;adaptation (Villa Medica Inc.), les soins &#224; domicile et les agences de placement en soins infirmiers (Acc&#232;s Services Sant&#233;). Elle compte toutefois se diversifier avec, notamment, un projet de CMS en ophtalmologie associ&#233;e au CHUM. Michel Clair a d'ailleurs &#233;t&#233; nomm&#233; au conseil consultatif cr&#233;&#233; en mai 2008 par le CHUM. Il n'y voit pas de conflit d'int&#233;r&#234;ts : &#171; &lt;i&gt;J'essaie de faire ma part dans la soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;fend-il.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De ministres &#224; hommes d'affaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les ex-ministres sont ainsi devenus des gens d'affaires dont les connaissances et la notori&#233;t&#233; publique sont bien utiles pour l'implantation d'un r&#233;seau de sant&#233; priv&#233; &#224; la fois compl&#233;mentaire et parall&#232;le au syst&#232;me public de sant&#233;. Les entreprises qu'ils repr&#233;sentent semblent vouloir se r&#233;partir les march&#233;s. Vraiment d&#233;sint&#233;ress&#233;s les politiciens et les ex-ministres ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lucie Mercier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les cliniques du ministre Couillard</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-cliniques-du-ministre</link>
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		<dc:date>2008-08-17T13:57:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la Gazette officielle du Qu&#233;bec du mois de novembre 2007, le ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux, Philippe Couillard, publiait un projet de r&#232;glement visant &#224; permettre aux cliniques m&#233;dicales sp&#233;cialis&#233;es, cr&#233;&#233;es par la loi 33 (L.Q. 2006, c. 43) adopt&#233;e sous le b&#226;illon en d&#233;cembre de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, de r&#233;aliser un nombre accru de chirurgies. Comme c'est sa marque de commerce depuis qu'il a pris le pouvoir en avril 2003, le gouvernement Charest publie ses documents (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-23-fevrier-mars-2008-" rel="directory"&gt;No 023 - f&#233;vrier / mars 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la &lt;i&gt;Gazette officielle du Qu&#233;bec&lt;/i&gt; du mois de novembre 2007, le ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux, Philippe Couillard, publiait un projet de r&#232;glement visant &#224; permettre aux cliniques m&#233;dicales sp&#233;cialis&#233;es, cr&#233;&#233;es par la loi 33 (L.Q. 2006, &lt;i&gt;c. 43&lt;/i&gt;) adopt&#233;e sous le b&#226;illon en d&#233;cembre de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, de r&#233;aliser un nombre accru de chirurgies. Comme c'est sa marque de commerce depuis qu'il a pris le pouvoir en avril 2003, le gouvernement Charest publie ses documents importants en juillet ou en d&#233;cembre de chaque ann&#233;e. L'ann&#233;e 2007 n'a pas fait exception puisqu'il a fait co&#239;ncider la p&#233;riode de &#171; commentaires &#187; avec la p&#233;riode des F&#234;tes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le monopole de l'h&#233;bergement octroy&#233; aux m&#233;decins non participants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On se souviendra que la loi 33 a rendu possible que des chirurgies de remplacement de la hanche et du genou, de m&#234;me que l'extraction de la cataracte, soient r&#233;alis&#233;es dans des cliniques m&#233;dicales sp&#233;cialis&#233;es (CMS). Le projet de r&#232;glement octroie d&#233;sormais aux CMS de m&#233;decins non participants le remplacement de la hanche et du genou de m&#234;me que l'h&#233;bergement de 24 heures et plus. Ce faisant, il donne le monopole de ces interventions, lorsqu'elles sont r&#233;alis&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur des &#233;tablissements publics, aux m&#233;decins non participants, m&#233;decins qui ne sont pas partie prenante du syst&#232;me public. En leur r&#233;servant l'h&#233;bergement, le projet de r&#232;glement ferait en sorte que ces cliniques deviendraient en r&#233;alit&#233; des h&#244;pitaux priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cliniques de m&#233;decins participants, &#224; qui on r&#233;serve plut&#244;t la chirurgie d'un jour, deviennent pour leur part des centres ambulatoires. En contractant avec ces centres ambulatoires priv&#233;s, les &#233;tablissements leur sous-traiteront en fait leur propre budget, comme l'a fait l'h&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur avec la clinique Rockland MD en d&#233;cembre 2007. En effet, l'entente a &#233;t&#233; conclue pour la rondelette somme d'un demi-million de dollars, pour une dur&#233;e de six mois. L'accessibilit&#233; pour les uns pourrait bien signifier l'absence de services pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduire de la concurrence pour mieux lib&#233;raliser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de se faire concurrence entre elles, les CMS seront plut&#244;t en concurrence avec le r&#233;seau public de sant&#233;. Les CMS de m&#233;decins non participants (h&#244;pitaux priv&#233;s) feront concurrence aux centres hospitaliers publics, levant ainsi la seule exception pr&#233;vue &#224; l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas des CMS de m&#233;decins participants (centres ambulatoires), il s'agit plut&#244;t de cr&#233;er des &#171; &lt;i&gt;march&#233;s internes&lt;/i&gt; &#187; o&#249; les producteurs de services seront mis en concurrence les uns avec les autres, une sorte de &#171; &lt;i&gt;concurrence encadr&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Cette id&#233;e est &#224; l'origine de la r&#233;forme de la sant&#233; sous le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher au d&#233;but des ann&#233;es 1990. Elle a par la suite &#233;t&#233; reprise par Monique J&#233;r&#244;me-Forget et Claude E. Forget en 1995 dans une publication de l'Institut de recherche en politiques publiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Monique J&#233;r&#244;me-Forget et Claude E. Forget, &#171; Les march&#233;s internes dans le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Obliger les m&#233;decins &#224; exercer en soci&#233;t&#233;s commerciales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet de r&#232;glement &#233;largit la liste des chirurgies sans &#233;gard aux d&#233;lais d'attente, qui &#233;taient pourtant la premi&#232;re justification mise de l'avant lors de la cr&#233;ation des CMS. Il &#233;largit la liste sans &#233;gard non plus &#224; la mise en place du m&#233;canisme central de gestion de l'acc&#232;s. Le ministre a donn&#233; deux ans aux &#233;tablissements publics pour le mettre en place. Il proc&#232;de sans m&#234;me attendre les r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour continuer de pratiquer les chirurgies inscrites au projet de r&#232;glement, m&#234;me celles qui ne sont faites que sous anesth&#233;sie locale, le ministre oblige les m&#233;decins &#224; transformer leurs cabinets priv&#233;s en cliniques, c'est-&#224;-dire en soci&#233;t&#233;s : soit en soci&#233;t&#233; en nom collectif &#224; responsabilit&#233; limit&#233;e (s.e.n.c.r.l.), soit en soci&#233;t&#233; par actions (s.p.a.). Il les oblige en fait &#224; devenir des entreprises commerciales qui pourront m&#234;me &#234;tre cot&#233;es en Bourse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Objectif : soumettre le r&#233;seau public aux march&#233;s publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La loi 33 d&#233;finit les modalit&#233;s de la comp&#233;tition public-priv&#233; dans le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux. La d&#233;cision revient au ministre, sur la base du &#171; &lt;i&gt;meilleur rapport qualit&#233;/co&#251;t&lt;/i&gt; &#187;. Pour l'instant, c'est &#233;galement lui qui en pr&#233;cise la proc&#233;dure. Pour l'heure, la Loi sur les contrats des organismes publics (L.Q. 2006, c. 29) ne s'applique pas, bien que le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux soit express&#233;ment vis&#233;. Mais combien de temps durera cette exclusion ? Le temps d'implanter les CMS ? D&#233;j&#224; le &lt;i&gt;Calgary Health Region&lt;/i&gt; en Alberta est all&#233; en appel d'offres, en f&#233;vrier 2006, en vertu de l'Accord sur le commerce int&#233;rieur (ACI) pour des services de chirurgies orthop&#233;diques. Il est pr&#233;visible que cette exclusion ne soit valide que tant et aussi longtemps que les services m&#233;dicaux seront exclus des ententes de commerce. En effet, les n&#233;gociations se poursuivent : la version consolid&#233;e de l'ACI (2007), qui int&#232;gre le 7e protocole de modification, pr&#233;voit la r&#233;vision continuelle de la liste des services exclus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il appara&#238;t assez clairement que l'objectif r&#233;el du gouvernement Charest &#224; travers cette r&#233;forme ne consiste pas &#224; am&#233;liorer l'acc&#232;s aux services de sant&#233;, mais bien &#224; d&#233;velopper un march&#233; priv&#233; et &#224; lib&#233;raliser ce secteur. Le projet de r&#232;glement marque ainsi le passage d&#233;finitif &#224; l' &#233;tape de la mise en place d'un syst&#232;me &#224; double vitesse : un retour &#224; l'acc&#232;s injuste et in&#233;quitable aux soins de sant&#233;. Ce projet de r&#232;glement, tout autant que la loi sur laquelle il repose, est totalement irrecevable et doit tout simplement &#234;tre retir&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Monique J&#233;r&#244;me-Forget et Claude E. Forget, &#171; Les march&#233;s internes dans le contexte canadien &#187;, &lt;i&gt;Choix, r&#233;forme de la sant&#233;&lt;/i&gt;, vol. 1, no 3, Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), mai 1995, 23 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucie Mercier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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