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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le droit &#224; la ville</title>
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		<dc:date>2008-08-24T22:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve Gauthier, Jean-Yves Joannette, Anne Latendresse</dc:creator>


		<dc:subject>Altermondialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Gauthier, &#200;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Joannette, Jean-Yves </dc:subject>
		<dc:subject>Latendresse, Anne</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;voltes populaires ayant embras&#233; les banlieues fran&#231;aises &#224; l'automne 2005 sont une illustration, certes forte, du malaise urbain qui se vit un peu partout dans les m&#233;tropoles du monde et, pire encore, dans les m&#233;gapoles du Sud. Alors que l'on pr&#233;voit que 65 % de la population mondiale sera urbanis&#233;e en 2050, on constate aussi que les villes sont aujourd'hui le territoire de red&#233;ploiement du capital et, avec lui, d'in&#233;galit&#233;s et d'exclusion croissantes. La question du droit &#224; la ville (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-droit-a-la-ville-" rel="directory"&gt;Dossier : Le droit &#224; la ville&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Latendresse-Anne-+" rel="tag"&gt;Latendresse, Anne&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;voltes populaires ayant embras&#233; les banlieues fran&#231;aises &#224; l'automne 2005 sont une illustration, certes forte, du malaise urbain qui se vit un peu partout dans les m&#233;tropoles du monde et, pire encore, dans les m&#233;gapoles du Sud. Alors que l'on pr&#233;voit que 65 % de la population mondiale sera urbanis&#233;e en 2050, on constate aussi que les villes sont aujourd'hui le territoire de red&#233;ploiement du capital et, avec lui, d'in&#233;galit&#233;s et d'exclusion croissantes. La question du droit &#224; la ville est plus que jamais criante de pertinence. Comment les citoyennes peuvent-ils s'approprier la ville et, par le fait m&#234;me, contrer sa privatisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;tropoles jouent le jeu de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale en s'engageant les unes contre les autres dans la course aux investissements et aux investisseurs. Elles deviennent hautement convoit&#233;es pour leur potentiel, souvent encore inexploit&#233;, de marchandisation de leurs services publics. Pourtant, l&#224; o&#249; certains services ont &#233;t&#233; privatis&#233;s, trop souvent l'entreprise priv&#233;e n'a pas rempli ses promesses, avec des cons&#233;quences d&#233;sastreuses sur les populations : hausse des tarifs, coupures de services, maladies li&#233;es au manque d'acc&#232;s &#224; l'eau ou &#224; l'&#233;lectricit&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville n&#233;olib&#233;rale a soif de profits, ce qui s'exprime notamment par la logique des m&#233;gaprojets &#224; tout prix, souvent planifi&#233;s au d&#233;triment des populations locales. Par exemple, des m&#233;gaprojets de d&#233;veloppement urbain grugent les meilleures terres agricoles qu&#233;b&#233;coises ou ses milieux humides, amplifiant d'autant l'&#233;talement urbain et ses cons&#233;quences sur l'environnement. Pr&#232;s des centres-villes, la reconversion ou la construction de condos de luxe chassent les populations des quartiers autrefois populaires. Les luttes urbaines ont &#233;t&#233; nombreuses, encore r&#233;cemment, contre cette vision ferm&#233;e du d&#233;veloppement avec, on s'en souvient, de grosses accusations &#171; d'immobilisme &#187; port&#233;es par l'&#233;lite &#233;conomique qu&#233;b&#233;coise contre les mouvements communautaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une v&#233;ritable s&#233;gr&#233;gation r&#233;sidentielle et sociospatiale qui se structure et se renforce. Si on peut la voir plus facilement dans l'exclusion dont sont victimes les habitants des banlieues fran&#231;aises ou, &lt;i&gt;a contrario&lt;/i&gt;, dans les &lt;i&gt;gated communities&lt;/i&gt; des &#201;tats-Unis, cette m&#234;me s&#233;gr&#233;gation s'op&#232;re subtilement dans les villes qu&#233;b&#233;coises o&#249; les enjeux de mixit&#233; sociale sont de plus en plus d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant cette ing&#233;nierie urbaine n&#233;olib&#233;rale, le concept du droit &#224; la ville tel que l'a propos&#233; en 1968 Henri Lefebvre, exprime ce droit, et non un simple privil&#232;ge, de tout &#171; citoyen urbain &#187; de prendre part &#224; la ville telle qu'elle existe, mais aussi &#224; sa production et &#224; sa transformation. Le droit de participer &#224; son am&#233;nagement, le droit politique de d&#233;finir la ville, le droit &#224; un environnement sain et aussi, plus simplement encore, le droit &#224; un logement ad&#233;quat ou &#224; des transports collectifs accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, la question du statut des villes est tr&#232;s importante. En effet, en concentrant une partie sans cesse croissante de la population, elles concentrent &#233;galement les probl&#232;mes auxquels elles doivent r&#233;pondre. On ne cesse de leur &#171; pelleter &#187; de nouvelles responsabilit&#233;s sans que, pour autant, les moyens ne suivent. Pr&#244;n&#233;e par la Banque mondiale dans les pays du Sud, la d&#233;centralisation masque mal un d&#233;sengagement flagrant et total de l'&#201;tat. Toutefois, dans un pays comme le Br&#233;sil, on a vu la convergence de facteurs, dont la d&#233;centralisation vers les municipalit&#233;s, la pr&#233;sence de mouvements urbains forts et dynamiques et l'investissement des villes par la gauche politique, ayant favoris&#233; l'&#233;mergence d'exp&#233;riences qui contribuent au renouvellement de la d&#233;mocratie urbaine. C'est ici que la r&#233;volution urbaine de Lefevbre prend tout son sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il au Qu&#233;bec ou les r&#233;formes successives sont pourtant toujours rest&#233;es inachev&#233;es ? Pour les uns, l'autonomie des villes est essentielle pour la pleine r&#233;alisation de leurs responsabilit&#233;s et pour permettre des innovations d&#233;mocratiques. Pour d'autres, la perte de l'universalit&#233; de la qualit&#233; des services publics de qualit&#233; comparable est un r&#233;el danger.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;* * *&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent dossier sur le droit &#224; la ville se divise en trois sections. La premi&#232;re, &lt;i&gt;La ville n&#233;olib&#233;rale&lt;/i&gt;, pr&#233;sente le projet n&#233;olib&#233;ral urbain qui se d&#233;ploie dans les villes du Nord et du Sud. Un projet qui, comme le souligne Anne Latendresse, n&#233;cessite de renouveler notre lecture de la ville, et appelle les mouvements urbains &#224; revoir leurs pratiques et strat&#233;gies de r&#233;sistance. Pierre J. Hamel met en garde contre la d&#233;politisation du processus de d&#233;cision publique &#224; pr&#233;voir avec d'&#233;ventuels PPP dans les services municipaux. Enfin, la n&#233;olib&#233;ralisation des villes se r&#233;alise &#233;galement par le biais d'accords internationaux comme l'AGCS qui remettraient en cause le pouvoir des municipalit&#233;s, et les services publics qu'elles offrent encore. Claude Vaillancourt dresse un bilan de la campagne qu'a men&#233;e ATTAC pour d&#233;clarer le plus de villes possibles &#171; hors AGCS &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me section est une mise en d&#233;bat sur la &lt;i&gt;d&#233;centralisation vers les municipalit&#233;s&lt;/i&gt; et l'autonomie des villes. Comment interpr&#233;ter cette r&#233;alit&#233; en mouvement ? Y aurait-il diff&#233;rentes interpr&#233;tations selon que l'on milite dans la m&#233;tropole, dans une ville centre ou encore en milieu rural ? Quatre militants aux convictions bien ancr&#233;es, et issus de ces diff&#233;rents espaces, ont bien voulu nous faire part de leur analyse sur ces processus de d&#233;centralisation et de leurs visions d'avenir : Dimitri Roussopoulos et Yves Bellavance de Montr&#233;al, Jean-Francois Aubin de Trois-Rivi&#232;res et Jacques Proulx de Solidarit&#233; rurale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la derni&#232;re section, &lt;i&gt;Vers une citoyennet&#233; urbaine ?&lt;/i&gt;, traite de la politisation des enjeux urbains &#224; travers la construction d'une citoyennet&#233; urbaine. Un premier texte d'&#200;ve Gauthier retrace l'&#233;volution internationale d'un mouvement pour le droit &#224; la ville. Un second texte de Luc Rabouin d&#233;montre comment le processus des Sommets citoyens tenus &#224; Montr&#233;al depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 a eu des impacts tangibles pour la d&#233;mocratie montr&#233;alaise. Enfin, Jocelyne Bernier retrace l'&#233;volution d'exp&#233;riences novatrices de d&#233;mocratie participative au sein de villes qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#200;ve Gauthier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un mouvement mondial</title>
		<link>https://www.ababord.org/Un-mouvement-mondial</link>
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		<dc:date>2008-08-16T23:50:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>&#200;ve Gauthier</dc:creator>


		<dc:subject>Altermondialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Gauthier, &#200;ve</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La ville d'aujourd'hui est le produit de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale. Elle se doit de participer &#224; l'&#233;conomie mondiale, voire d'en &#234;tre le moteur. Ces tentatives d'instrumentalisation des villes ont comme cons&#233;quences notamment de les vider de leur dimension politique. C'est dans ce contexte qu'&#233;merge un mouvement citoyen mondial pluriel qui revendique le droit &#224; la ville. Cherchant &#224; combattre les in&#233;galit&#233;s engendr&#233;es par ce syst&#232;me en vue de l'acc&#232;s pour tous aux droits politiques, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La ville d'aujourd'hui est le produit de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale. Elle se doit de participer &#224; l'&#233;conomie mondiale, voire d'en &#234;tre le moteur. Ces tentatives d'instrumentalisation des villes ont comme cons&#233;quences notamment de les vider de leur dimension politique. C'est dans ce contexte qu'&#233;merge un mouvement citoyen mondial pluriel qui revendique le droit &#224; la ville. Cherchant &#224; combattre les in&#233;galit&#233;s engendr&#233;es par ce syst&#232;me en vue de l'acc&#232;s pour tous aux droits politiques, &#233;conomiques, sociaux et culturels, un projet de charte mondial du droit &#224; la ville est en marche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de 10 ans, diff&#233;rents acteurs se rencontrent annuellement au sein de diff&#233;rents espaces pour formuler, &#224; l'&#233;chelle internationale, des revendications diverses en mati&#232;re d'habitation, d'environnement urbain durable, d'inclusion sociale dans la ville, etc. Cette reconnaissance internationale du r&#244;le de la ville, non pas comme seul instrument de d&#233;veloppement &#233;conomique mais aussi comme agent de transformation sociale, remonte &#224; la Conf&#233;rence Habitat II tenue &#224; Istanbul en 1996. En effet, pour la premi&#232;re fois dans l'histoire des Nations unies, non seulement les collectivit&#233;s locales &#233;taient invit&#233;es &#224; une telle rencontre internationale, mais elles &#233;taient reconnues comme acteurs et partenaires dans la recherche et l'adoption de strat&#233;gies visant &#224; r&#233;pondre aux questions d'habitation et de d&#233;veloppement durable de la ville. C'est toutefois l'action sans rel&#226;che des mouvements sociaux urbains &#224; l'&#233;chelle internationale &#8211; qui ont vu la n&#233;cessit&#233; de construire des alliances strat&#233;giques notamment avec des &#233;lus progressistes &#8211; qui a permis d'inscrire parmi les droits fondamentaux de l'Homme, lors de cette conf&#233;rence, &#171; le droit &#224; un logement d&#233;cent &#187;. Le mot &#171; d&#233;cent &#187; a tr&#232;s certainement permis aux gouvernements, comme le fait remarquer la sociologue Anne Querrien, d'adopter des normes plus que minimales en mati&#232;re d'habitation et de justifier le fait que leurs limites budg&#233;taires en emp&#234;chaient la construction. N&#233;anmoins cette victoire sur papier est un levier suppl&#233;mentaire, qui serait toutefois caduque sans le travail des organisations de base comme le FRAPRU ou Droit au logement (DAL) en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le premier Forum social mondial de Porto Alegre en 2001, s'est tenu parall&#232;lement le premier Forum des autorit&#233;s locales (FAL) pour l'inclusion sociale, auquel prenaient part pr&#232;s de 200 maires venus d'Europe, d'Am&#233;rique latine et d'Afrique. Se basant sur le postulat que les villes &#233;taient devenues des acteurs importants dans le processus de la mondialisation, ces maires avaient pour objectif de d&#233;battre des difficult&#233;s de la gestion publique municipale dans un monde marqu&#233; par l'exclusion sociale et la croissance des in&#233;galit&#233;s. Les participants y ont &#233;labor&#233; la &lt;i&gt;Charte de Porto Alegre&lt;/i&gt; dans laquelle ils ont affirm&#233; le fait que les villes &#233;taient d'importants instruments pour r&#233;sorber le ph&#233;nom&#232;ne de l'exclusion sociale, pour d&#233;velopper des politiques d'inclusion et apporter des solutions aux probl&#232;mes qui entravent la citoyennet&#233;. Les villes constituent un cadre d&#233;cisif pour promouvoir et consolider les processus de d&#233;mocratie participative et de contr&#244;le public sur l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le premier Forum social mondial, des mouvements sociaux, des ONG, des associations, etc., ont mis de l'avant un projet de &lt;i&gt;Charte mondiale du droit &#224; la ville&lt;/i&gt;. Cette charte se veut un instrument tourn&#233; vers le renforcement des processus, des revendications et des luttes urbaines. Face &#224; l'accroissement de la pauvret&#233; et de l'exclusion urbaine, cette charte vise &#224; construire un mod&#232;le de soci&#233;t&#233; et de vie urbaine durable dans le respect des diff&#233;rentes cultures urbaines et de l'&#233;quilibre entre l'urbain et le rural&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Principe dont devraient s'inspirer les protagonistes de la psychose du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette Charte a inspir&#233; la r&#233;daction d'un &#171; Agenda citoyen &#187; &#224; la suite de la tenue du 3e Sommet citoyen de Montr&#233;al, de m&#234;me que l'Agenda citoyen &#224; l'&#233;chelle des municipalit&#233;s qu&#233;b&#233;coises dont la r&#233;daction a &#233;t&#233; coordonn&#233;e par D'abord solidaires (voir les deux textes qui suivent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, certains intellectuels ont avanc&#233; l'hypoth&#232;se de la disparition, &#224; la fin du si&#232;cle dernier, des mouvements urbains, c'est-&#224;-dire non pas ceux se d&#233;ployant uniquement dans la ville, mais ceux dont l'action collective s'oriente vers la production m&#234;me de la ville dans ses divers aspects. Selon Gustave Massiah, membre fondateur d'AITEC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;AITEC est un r&#233;seau de professionnels, de chercheurs et de citoyens engag&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; Paris, les mouvements sociaux urbains seraient au contraire de plus en plus importants et en mutation. Les sp&#233;cificit&#233;s de leurs revendications concernant les conditions de vie des habitantes des villes s'&#233;largissent &#224; la production des villes et &#224; l'acc&#232;s m&#234;me aux droits &#224; la ville. Ils combinent les revendications des droits dans les villes et des droits &#224; la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'accalmie pass&#233;e des mouvements urbains montr&#233;alais, de r&#233;cents &#233;v&#233;nements et diff&#233;rentes actions semblent d&#233;montrer la convergence des actions et revendications des groupes communautaires montr&#233;alais pour s'attaquer &#224; la production m&#234;me de la ville et au droit d'y participer d&#233;mocratiquement. En Estrie, la Coalition Sherbrooke milieu de vie, avec son slogan &lt;i&gt;Repensons la ville&lt;/i&gt;, revendique l'am&#233;lioration des services municipaux, de l'environnement urbain et de la d&#233;mocratie participative. La Coalition populaire sur l'avenir du centre-ville de Gatineau (CPAC), form&#233;e d'associations et de citoyenNEs, a &#233;t&#233; mise sur pied pour s'opposer &#224; un vaste programme de revitalisation du centre-ville qui, selon certains consultants embauch&#233;s par la municipalit&#233;, contient une trop grande concentration de logements sociaux, ce qui repr&#233;sente un d&#233;savantage sur le plan de la comp&#233;titivit&#233; &#233;conomique (sic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Br&#233;sil, dans les ann&#233;es 1980, la gauche a fait le pari d'investir la ville, permettant la r&#233;alisation d'exp&#233;riences novatrices comme celle du budget participatif. &#192; Toulouse, la liste citoyenne des Motiv&#233;s a vu des jeunes des cit&#233;s occuper l'espace de la municipalit&#233;. &#192; Montr&#233;al, l'exp&#233;rience du FRAP puis l'&#233;pisode du RCM, dans lequel certains ont cru, sont morts. Aujourd'hui, Projet Montr&#233;al propose des &#233;l&#233;ments de plate-forme progressistes, ax&#233;s sur l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de l'environnement urbain et de la d&#233;mocratie participative. Ce parti est-il toutefois enracin&#233; au sein des mouvements sociaux et groupes communautaires montr&#233;alais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche qu&#233;b&#233;coise a fait le choix de cibler le palier national. Plusieurs militantes syndicaux et communautaires ont joint les rangs de Qu&#233;bec solidaire. Cela est heureux et n&#233;cessaire mais le fait qu'on ne retrouve pas la pareille au municipal, en terme d'une gauche partisane ou de mouvements urbains, est peut-&#234;tre symptomatique du fait que la ville est encore per&#231;ue comme le lieu de chicanes techniques sur la collecte des ordures ou les horaires de d&#233;neigement. Pour Lorraine Guay, il y a eu abandon du terrain municipal depuis l'&#233;poque des comit&#233;s de citoyens, peut-&#234;tre en partie &#224; cause du fait que la ville ne constitue pas un v&#233;ritable palier de gouvernement. &#171; &lt;i&gt;Les enjeux municipaux sont pourtant tr&#232;s importants dans notre vie quotidienne qui se joue directement dans nos quartiers. Il n'y a pas de raison pour que les groupes travaillant sur la pauvret&#233; n'interviennent pas dans le champ local.&lt;/i&gt; &#187; En se d&#233;sint&#233;ressant des enjeux d&#233;mocratiques qui s'y d&#233;roulent, ne laisse-t-on pas l'orientation du d&#233;veloppement entre les mains d'une &#233;lite qui, elle, veille &#224; ses int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Principe dont devraient s'inspirer les protagonistes de la psychose du pr&#233;tendu foss&#233; entre Montr&#233;al et ses r&#233;gions !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AITEC est un r&#233;seau de professionnels, de chercheurs et de citoyens engag&#233;s dans le mouvement social. Ce r&#233;seau propose une expertise citoyenne et des propositions alternatives sur l'urbain, les services publics et le financement du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#200;ve Gauthier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>La d&#233;mocratie participative, mais pourquoi donc ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-democratie-participative-mais</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve Gauthier, Pierre Mouterde</dc:creator>


		<dc:subject>Gauthier, &#200;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Mouterde, Pierre </dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Crise de la repr&#233;sentativit&#233;, d&#233;ficit d&#233;mocratique, magouilles politiciennes, corruptions grandissantes : partout dans le monde, les r&#233;gimes de d&#233;mocratie lib&#233;rale vont mal. Au Qu&#233;bec, les r&#233;cents cris du mouvement social scandant au gouvernement Charest qu' &#171; on n'a pas vot&#233; pour &#231;a &#187;, sont l&#224; pour nous le rappeler brutalement. Sans m&#234;me parler du r&#233;cent recours au b&#226;illon. C'est &#224; une crise de l&#233;gitimit&#233; tr&#232;s profonde, non seulement des politiciens mais &#233;galement de la politique tout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Reinventer-la-democratie-" rel="directory"&gt;Dossier : R&#233;inventer la d&#233;mocratie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Crise de la repr&#233;sentativit&#233;, d&#233;ficit d&#233;mocratique, magouilles politiciennes, corruptions grandissantes : partout dans le monde, les r&#233;gimes de d&#233;mocratie lib&#233;rale vont mal. Au Qu&#233;bec, les r&#233;cents cris du mouvement social scandant au gouvernement Charest qu' &#171; on n'a pas vot&#233; pour &#231;a &#187;, sont l&#224; pour nous le rappeler brutalement. Sans m&#234;me parler du r&#233;cent recours au b&#226;illon. C'est &#224; une crise de l&#233;gitimit&#233; tr&#232;s profonde, non seulement des politiciens mais &#233;galement de la politique tout court, que nous assistons. Comment serait-il possible d'y rem&#233;dier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous nous proposons d'explorer dans ce dossier, c'est l'id&#233;e de d&#233;mocratie participative, telle qu'elle a &#233;t&#233; pens&#233;e &#224; partir de l'exp&#233;rience de Porto Alegre au Br&#233;sil (voir l'article d'Anne Latendresse). Celle-ci pourrait &#234;tre, pour la gauche d'aujourd'hui, une piste de solution, mieux une boussole, un horizon de r&#233;flexion et de d&#233;passement, en somme un moyen de revaloriser la politique. Il ne s'agit pas de mettre de c&#244;t&#233; le scrutin proportionnel (voir l'article de Diane Lamoureux), mais de combiner cette n&#233;cessaire r&#233;forme de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative &#224; quelque chose de plus, &#224; de nouvelles pratiques politiques qui permettraient &#224; ceux et celles qui en sont d&#233;poss&#233;d&#233;s de reprendre le pouvoir ainsi que de construire pas &#224; pas un pouvoir vraiment alternatif (voir l'entrevue de Marcel S&#233;vigny et l'article d'&#200;ve Gauthier sur le deuxi&#232;me Forum social europ&#233;en). Une condition toutefois : rester conscients &#8211; en cette &#232;re de d&#233;centralisation n&#233;olib&#233;rale &#8211; des pi&#232;ges et des difficult&#233;s que cette derni&#232;re rec&#232;le et de pouvoir l'articuler &#224; un projet politique plus vaste (voir l'article de Pierre Mouterde).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie participative est plus qu' &#171; un nouveau truc &#224; la mode &#187;, elle est cet instrument qui pourrait permettre &#224; la gauche d'ici de reconstruire des rapports de force sociopolitiques propices &#224; de v&#233;ritables changements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;res explorations, &#224; vous d'en juger !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#200;ve Gauthier&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Pierre Mouterde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Une d&#233;centralisation... sans d&#233;mocratisation </title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-decentralisation-sans</link>
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		<dc:date>2008-07-30T18:44:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve Gauthier</dc:creator>


		<dc:subject>Gauthier, &#200;ve</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des d&#233;bats entourant la loi sur les d&#233;fusions municipales, les questions de d&#233;mocratie municipale sont au c&#339;ur de l'actualit&#233;. Sous cette &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s que repr&#233;sente le projet de loi 9, l'administration Tremblay pr&#233;sentait en septembre dernier son plan de r&#233;organisation pour la ville de Montr&#233;al. Qualifi&#233; par plusieurs d'op&#233;ration de charme aupr&#232;s des conseillers des anciennes villes de banlieue, le plan est surtout une occasion rat&#233;e d'&#233;tablir de v&#233;ritables espaces de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-02-nov-dec-2003-" rel="directory"&gt;No 002 - nov. / d&#233;c. 2003&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des d&#233;bats entourant la loi sur les d&#233;fusions municipales, les questions de d&#233;mocratie municipale sont au c&#339;ur de l'actualit&#233;. Sous cette &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s que repr&#233;sente le projet de loi 9, l'administration Tremblay pr&#233;sentait en septembre dernier son plan de r&#233;organisation pour la ville de Montr&#233;al. Qualifi&#233; par plusieurs d'op&#233;ration de charme aupr&#232;s des conseillers des anciennes villes de banlieue, le plan est surtout une occasion rat&#233;e d'&#233;tablir de v&#233;ritables espaces de participation citoyenne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'entr&#233;e de jeu, le titre du mod&#232;le d'organisation municipale &lt;i&gt;Montr&#233;al, une ville &#224; r&#233;ussir ensemble&lt;/i&gt; est discordant par rapport au contenu qui y est d&#233;velopp&#233;. En effet, la vision propos&#233;e est celle d'une ville pourvoyeuse de services o&#249; le citoyen est per&#231;u comme un b&#233;n&#233;ficiaire ou un usager. De plus, bien qu'il soit &#233;nonc&#233; que le citoyen doit &#234;tre plac&#233; au centre de l'administration, aucun cadre de consultation et de participation publique n'a &#233;t&#233; &#233;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Tremblay est couramment appel&#233; &#171; plan de d&#233;centralisation &#187;, puisqu'il vient conc&#233;der de nouveaux pouvoirs aux arrondissements. &#192; l'&#233;poque du RCM, son aile progressiste percevait la d&#233;centralisation comme un outil n&#233;cessaire &#224; la d&#233;mocratisation, permettant l'exercice d'un v&#233;ritable pouvoir par les citoyens. Source de conflits, cet &#233;l&#233;ment du programme initial n'avait jamais vu le jour. C'est pourquoi plusieurs intervenants des mouvements urbains saluent maintenant cette r&#233;elle initiative de d&#233;centralisation, comme le premier pas vers le renforcement de la d&#233;mocratie locale. Toutefois, dans le plan actuel, cette d&#233;centralisation n'est pas accompagn&#233;e de sa s&#339;ur jumelle, la d&#233;mocratisation, comme le fait remarquer Dimitri Roussopoulos, pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement communautaire de Montr&#233;al (SodecM).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Renforcer le pouvoir des &#233;lus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il est vrai que les arrondissements se voient conc&#233;der davantage de pouvoirs tel que la gestion des services de proximit&#233;, l'&#233;lection du pr&#233;sident d'arrondissement (autrefois nomm&#233;), l'&#233;laboration de son propre mod&#232;le organisationnel ou le pouvoir de pr&#233;lever une taxe sp&#233;ciale, ces nouveaux pouvoirs ne sont conc&#233;d&#233;s que dans une perspective de renforcement du pouvoir des &#233;lus et aucunement dans celle d'accorder v&#233;ritablement le pouvoir &#224; l'arrondissement et aux citoyens qui y vivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En laissant le soin aux arrondissements d'&#233;laborer leur propre mod&#232;le organisationnel, incluant la possibilit&#233; d'&#233;tablir des instances de consultation publique et la tenue de r&#233;f&#233;rendums, le plan vient confirmer ce qui existait d&#233;j&#224; dans la loi 170 sur les fusions. Cette mesure peut effectivement favoriser une plus grande participation des citoyens et citoyennes, mais uniquement selon le bon vouloir des &#233;lus en place, puisque aucun m&#233;canisme de consultation et de participation publique n'est pr&#233;vu ni obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans des arrondissements o&#249; l'on retrouve une combinaison de conseillers municipaux davantage progressistes et des mouvements communautaires et citoyens forts, il est possible de retrouver des exercices de d&#233;mocratie participative int&#233;ressants. C'est le cas de Notre-Dame-de-Gr&#226;ce&#8211;C&#244;te-des-Neiges o&#249;, &#224; l'initiative du conseiller de l'UCIM Marvin Rotrand, un exercice de budget participatif a &#233;t&#233; men&#233; avec les citoyens au printemps dernier. C'est &#233;galement le cas dans Plateau Mont-Royal o&#249;, du 29 septembre au 5 octobre dernier, s'est tenue une semaine de consultation sur le plan d'urbanisme de l'arrondissement &#224; laquelle ont particip&#233; plus de 400 personnes. La d&#233;marche, originale dans le contexte montr&#233;alais, consistait &#224; consulter les citoyens en amont des d&#233;cisions, c'est-&#224;-dire avant m&#234;me que ne soit &#233;labor&#233;e la r&#233;vision du plan. Si la suite de la d&#233;marche est respect&#233;e par les fonctionnaires, les citoyens et citoyennes auront donc particip&#233; &#224; la conception et &#224; l'&#233;laboration de la r&#233;vision du plan plut&#244;t que de ne s'&#234;tre que prononc&#233;s sur un plan d&#233;j&#224; tout &#233;crit. Cependant, il est possible d'en douter si l'on se fie au rapport produit en f&#233;vrier 2003 sur la d&#233;mocratie participative dans l'arrondissement et qui est demeur&#233; lettre morte, puisque, semble-t-il, la d&#233;mocratie serait dispendieuse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une lacune de taille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces deux cas posent par ailleurs la question de l'&#233;quit&#233; entre les arrondissements. En effet, les r&#233;sidants de ces deux arrondissements ont un plus grand droit de regard et un pouvoir de participation plus important que ceux des autres arrondissements o&#249; de telles initiatives ne sont ni mises en place, ni m&#234;me souhait&#233;es par les &#233;lus. Marvin Rotrand conc&#232;de que l'absence de crit&#232;res minimaux obligeant la consultation des citoyens est une lacune importante du plan. Il soutient toutefois que l'un des &#233;l&#233;ments positifs du plan est le fait que les &#233;lus de l'arrondissement deviennent responsables de leur mod&#232;le d'intervention et ainsi plus redevables &#224; la population puisqu'ils ne pourront plus se r&#233;fugier derri&#232;re l'excuse &#171; c'est la faute &#224; la ville centre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce probl&#232;me d'&#233;quit&#233; entre les arrondissements se refl&#232;te dans les niveaux de participation citoyenne, il se refl&#232;te &#233;galement au niveau de la repr&#233;sentativit&#233;, comme le souligne Anne Latendresse, professeure au d&#233;partement de G&#233;ographie &#224; l'UQAM. En effet, les citoyens des anciennes banlieues sont deux fois plus repr&#233;sent&#233;s au conseil municipal avec 1 &#233;lu pour 12 000 habitants contre 1 pour 26 000 dans les arrondissements de l'ancienne ville. Au conseil ex&#233;cutif, la disproportion est encore plus grande. Selon elle, l'iniquit&#233; entre les arrondissements est &#233;galement maintenue par un troisi&#232;me &#233;l&#233;ment : le pouvoir de pr&#233;lever une taxe sp&#233;ciale afin de particulariser des services de proximit&#233;. Avec cette mesure, les arrondissements mieux nantis et dot&#233;s de meilleurs services pourront les maintenir en pr&#233;levant cette taxe sp&#233;ciale et rien n'est pr&#233;vu, hormis dans une certaine mesure le fond de p&#233;r&#233;quation, pour r&#233;partir les richesses vers les arrondissements moins bien nantis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;centralisation ou d&#233;mocratisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il y a eu avancement dans le domaine de la d&#233;centralisation, mais rien au dans celui de la d&#233;mocratisation. L'option envisag&#233;e par le maire pour l'arrondissement du centre-ville en est un bel exemple. Le maire envisage de s'autoproclamer membre du conseil de cet arrondissement, en plus d'y nommer deux membres du comit&#233; ex&#233;cutif, laissant deux si&#232;ges sur cinq aux conseillers &#233;lus par la population de l'arrondissement. De plus, le projet pr&#233;voit l'amputation d'une partie des quartiers limitrophes et leur annexion &#224; l'actuel centre-ville. Bien s&#251;r, le processus de consultations sur le projet est risible, n'ayant pas &#233;t&#233; annonc&#233; et laissant une semaine pour la pr&#233;paration de commentaires et de m&#233;moires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre dernier, &#224; l'initiative du Groupe de recherche sur la d&#233;mocratie municipale et la citoyennet&#233;, une cinquantaine d'individus avaient sign&#233; une lettre ouverte exigeant des consultations publiques sur le plan ainsi que l'inclusion d'amendements visant l'instauration de m&#233;canismes de consultation et de participation citoyenne. Cette d&#233;marche est importante et doit se faire rapidement, puisque le plan doit normalement &#234;tre adopt&#233; en d&#233;cembre prochain par l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec afin d'&#234;tre inclus dans la Charte de la ville. L'ouverture qui avait alors &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e par l'administration Tremblay est rest&#233;e lettre morte, sous pr&#233;texte qu'il fallait proc&#233;der rapidement avec la menace du projet de loi 9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, pas plus de d&#233;mocratie participative pour Montr&#233;al. La vision de la d&#233;centralisation en cours actuellement n'a bien s&#251;r rien &#224; voir avec celle qui est propos&#233;e par les &#233;cologistes politiques. Et par ailleurs, que signifie vraiment la d&#233;mocratie participative, quelles formes peut-elle prendre ? Tarso Genro, ancien maire de la Ville de Porto Alegre s'&#233;tait demand&#233; : comment d&#233;mocratiser radicalement la d&#233;mocratie ?, ce qui donna lieu &#224; la conception du budget participatif, qui, malgr&#233; ses limites, demeure l'une des exp&#233;riences les plus progressistes de d&#233;mocratie participative initi&#233;e par une municipalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue du municipalisme libertaire, la d&#233;mocratie participative s'exige et se construit par la r&#233;appropriation citoyenne de la communaut&#233;. C'est en cr&#233;ant ruptures et contre-pouvoirs, ainsi qu'en construisant des espaces d'autogestion au sein de la communaut&#233; locale, et non pas en instituant des r&#233;formes, que pourront s'exercer le changement et l'exercice d'une r&#233;elle d&#233;mocratie locale. Cette option libertaire fait d'ailleurs l'objet d'une des tendances marqu&#233;es au sein du collectif D'abord Solidaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs d&#233;bats d'id&#233;es se d&#233;roulent pr&#233;sentement autour du concept de d&#233;mocratie participative. &lt;i&gt;&#192; B&#226;bord !&lt;/i&gt; se propose de vous en exposer, dans un prochain dossier, les tenants et aboutissants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#200;ve Gauthier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le municipalisme libertaire</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-municipalisme-libertaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-municipalisme-libertaire</guid>
		<dc:date>2008-07-29T15:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve Gauthier, Marcel S&#233;vigny</dc:creator>


		<dc:subject>Gauthier, &#200;ve</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;vigny, Marcel </dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'exercice de la d&#233;mocratie &#224; Montr&#233;al, Marcel S&#233;vigny en conna&#238;t les diverses facettes pour y avoir particip&#233; de multiples fa&#231;ons : comme intervenant communautaire, conseiller du RCM au pouvoir, conseiller ind&#233;pendant puis acteur social incontournable du quartier Pointe St-Charles. Marcel S&#233;vigny s'int&#233;resse au municipalisme libertaire dont il en d&#233;veloppe la strat&#233;gie au sein de D'abord Solidaires. &#192; b&#226;bord ! l'a rencontr&#233; pour discuter de d&#233;mocratie participative. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192;B ! Le concept de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Reinventer-la-democratie-" rel="directory"&gt;Dossier : R&#233;inventer la d&#233;mocratie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'exercice de la d&#233;mocratie &#224; Montr&#233;al, Marcel S&#233;vigny en conna&#238;t les diverses facettes pour y avoir particip&#233; de multiples fa&#231;ons : comme intervenant communautaire, conseiller du RCM au pouvoir, conseiller ind&#233;pendant puis acteur social incontournable du quartier Pointe St-Charles. Marcel S&#233;vigny s'int&#233;resse au municipalisme libertaire dont il en d&#233;veloppe la strat&#233;gie au sein de D'abord Solidaires. &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; l'a rencontr&#233; pour discuter de d&#233;mocratie participative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; Le concept de d&#233;mocratie participative est &#224; la mode, souvent galvaud&#233; mais en m&#234;me temps un enjeu &#233;lectoral. Quelle en est votre d&#233;finition ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie participative doit former un tout avec la d&#233;mocratie directe et non avec la d&#233;mocratie repr&#233;sentative. Il doit exister un lien entre le pouvoir d'influence et de d&#233;cision. Dans la d&#233;mocratie repr&#233;sentative, il n'y a pas de pouvoir de d&#233;cision. La d&#233;mocratie participative est un instrument de d&#233;centralisation pour permettre la participation de tous. Les id&#233;es de tous peuvent circuler et sont prises en consid&#233;ration avec des r&#233;ponses logiques &#233;mises par le pouvoir en place. Les gens ont donc l'impression que leur point de vue est consid&#233;r&#233;, et &#231;a, de fa&#231;on transparente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; Quelles sont les conditions pour que l'exp&#233;rience d'un budget participatif pour Montr&#233;al ne soit pas un outil de r&#233;cup&#233;ration mais plut&#244;t un v&#233;ritable exercice de d&#233;mocratie participative ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget participatif int&#232;gre plusieurs &#233;l&#233;ments correspondant &#224; la d&#233;mocratie participative. Toutefois, le fait que cette initiative soit venue d'en haut pose la question de la remise en question ou non de la structure de pouvoir. S'il y a vraiment une transformation du bas vers le haut, c'est bien. Il faut faire attention : le r&#233;sultat peut &#234;tre excellent mais le processus pas n&#233;cessairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget participatif sort des mod&#232;les traditionnels, les gens discutent d'enjeux locaux et budg&#233;taires. &#192; Montr&#233;al, &#231;a serait vraiment une avanc&#233;e qui permettrait &#224; tous de s'y int&#233;resser, d'intervenir et d'aller plus loin par la suite. Ce n'est pas r&#233;volutionnaire mais important pour la d&#233;mocratie locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut cr&#233;er des lieux de participation directe dans les quartiers et faire en sorte que ce soit les &#233;lus qui ratifient les d&#233;cisions d'une assembl&#233;e populaire, et non le contraire. Bien s&#251;r, l'administration municipale ne le souhaite pas, alors c'est aux citoyens de l'imposer. Il ne faut pas oublier que le pouvoir de parole n'est pas le pouvoir de d&#233;cision et que la consultation n'est pas la participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; Quels sont les principes du municipalisme libertaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de base est que la reconstruction de la d&#233;mocratie va se faire par la base, au niveau local. Un mouvement &#233;mergera de la mise en r&#233;seau de collectifs locaux autog&#233;r&#233;s, dont l'un des grands r&#244;les sera l'&#233;ducation populaire. Nous voulons d&#233;velopper un projet politique avec des structures d&#233;centralis&#233;es et r&#233;seaut&#233;es sous forme f&#233;d&#233;rative. Notre d&#233;fi est de joindre aux visions partielles des visions globales en vue d'un v&#233;ritable projet de soci&#233;t&#233;. Notre option est clairement anticapitaliste, ne s'accommode pas du syst&#232;me actuel et tente d'en sortir. Il n'y a pas de d&#233;mocratie au niveau national si les bases locales sont faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; Comment faire le lien entre ces collectifs et le pouvoir, en vue d'exercer un r&#233;el changement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut b&#226;tir les institutions politiques de cette nouvelle politique. Par exemple, il faut constituer des assembl&#233;es publiques o&#249; l'on discute et o&#249; l'on vote. Il faut consid&#233;rer par la suite que cette assembl&#233;e est l&#233;gitime et proposer sa l&#233;gitimit&#233; par rapport &#224; la l&#233;gitimit&#233; des pouvoirs en place. Pour cela, il est fondamental de cr&#233;er d'abord un d&#233;bat politique et un rapport de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; Ce mouvement ne risque-t-il pas d'&#234;tre ainsi confin&#233; &#224; une position de r&#233;sistance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. Il faut d&#233;velopper un niveau de confiance tel que la place publique devienne politique et que la dimension politique des probl&#232;mes sociaux s'int&#232;gre naturellement dans la vie quotidienne. La place publique devient le lieu de conscientisation. Il s'agit de b&#226;tir des exp&#233;riences qui seront transf&#233;r&#233;es dans d'autres r&#233;gions en vue que cela devienne un mouvement. C'est ce qui s'est pass&#233; dans la bataille citoyenne pour la Clinique communautaire de Pointe St-Charles o&#249; les citoyens ont pris le contr&#244;le, exig&#233; un financement de l'&#201;tat, ce qui a fait boule de neige vers la cr&#233;ation des CLSC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; Un parti politique progressiste, ne peut-il pas contribuer &#224; instaurer cette d&#233;mocratie participative ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est probl&#233;matique. Certains partis politiques comme l'UFP se r&#233;f&#232;rent aux mouvements sociaux mais ces derniers ne posent pas n&#233;cessairement tous les d&#233;bats et &#233;vacuent souvent la r&#233;appropriation citoyenne, par exemple l'&#233;cologie, le travail. De plus, le pouvoir doit correspondre &#224; ce que les gens veulent cr&#233;er et non l'inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; Comment passer d'une d&#233;mocratie repr&#233;sentative &#224; une d&#233;mocratie participative ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cr&#233;ant d'abord une d&#233;mocratie locale et en la r&#233;seautant. L'organisation politique qui va en &#233;merger va avoir un type d'organisation autre que celle que nous connaissons actuellement. Il faut une interaction entre les acteurs organis&#233;s sur le terrain social et ceux qui le sont sur le terrain politique, comme dans l'exemple de la R&#233;volution espagnole. Avec une telle base ainsi que le contr&#244;le individuel et collectif, tu viens de cr&#233;er un nouveau gouvernement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par &lt;strong&gt;&#200;ve Gauthier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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