<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=1542&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La le&#231;on de Sainte-Paule. Une histoire politique des Op&#233;rations Dignit&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-lecon-de-Sainte-Paule-Une-histoire-politique-des-Operations-Dignite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-lecon-de-Sainte-Paule-Une-histoire-politique-des-Operations-Dignite</guid>
		<dc:date>2024-12-28T18:30:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois L'Italien</dc:creator>


		<dc:subject>L'Italien, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 70, le gouvernement du Qu&#233;bec prend la d&#233;cision de fermer plusieurs villages de l'Est-du-Qu&#233;bec, arguant que ceux-ci ne peuvent r&#233;pondre aux besoins de leur population. Plusieurs familles s'opposent &#224; la perte de leurs terres et se mobilisent dans ce qui portera le nom des Op&#233;rations Dignit&#233; pour lutter contre ce d&#233;racinement forc&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le Qu&#233;bec rural, il se trouve que des institutions ont &#233;t&#233; con&#231;ues et d&#233;velopp&#233;es au si&#232;cle dernier dans la foul&#233;e de combats (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Bas-Saint-Laurent-Repousser-l-horizon-" rel="directory"&gt;Dossier : Bas-Saint-Laurent. Repousser l'horizon&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-L-Italien-Francois-+" rel="tag"&gt;L'Italien, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Memoire-des-luttes-+" rel="tag"&gt;M&#233;moire des luttes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/9879879.jpg?1735410514' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1134&#034; height=&#034;949&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 70, le gouvernement du Qu&#233;bec prend la d&#233;cision de fermer plusieurs villages de l'Est-du-Qu&#233;bec, arguant que ceux-ci ne peuvent r&#233;pondre aux besoins de leur population. Plusieurs familles s'opposent &#224; la perte de leurs terres et se mobilisent dans ce qui portera le nom des Op&#233;rations Dignit&#233; pour lutter contre ce d&#233;racinement forc&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le Qu&#233;bec rural, il se trouve que des institutions ont &#233;t&#233; con&#231;ues et d&#233;velopp&#233;es au si&#232;cle dernier dans la foul&#233;e de combats politiques men&#233;s par les mouvements sociaux ruraux afin justement d'accro&#238;tre la ma&#238;trise des communaut&#233;s sur leur propre destin. Le Bas-Saint-Laurent est probablement l'endroit au Qu&#233;bec o&#249; l'on a pouss&#233; le plus loin les initiatives de d&#233;veloppement local et r&#233;gional. Pour cela, la mise en place de ces institutions a constitu&#233; un moment lumineux d'exp&#233;rimentation sociale, dont l'histoire est susceptible d'alimenter les r&#233;flexions strat&#233;giques sur l'avenir des territoires ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Chez nous, c'est chez nous &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons faire remonter cette histoire &#224; l'un de ses moments les plus significatifs. Un mois avant la crise d'Octobre, en 1970, des citoyen&#183;nes d'un peu partout dans la r&#233;gion ont converg&#233; vers l'&#233;glise du village de Sainte-Paule, dans le haut pays du Bas-Saint-Laurent. Cette mobilisation populaire, anim&#233;e par une &#233;lite locale ayant pris le parti de leur coin de pays, visait &#224; pr&#233;parer une riposte collective &#224; un processus de rationalisation du territoire de tout l'Est-du-Qu&#233;bec. Ce processus s'&#233;tait traduit par une premi&#232;re vague de fermetures de dix villages agroforestiers du Bas-Saint-Laurent et de la Gasp&#233;sie en 1969. Une autre allait suivre peu de temps apr&#232;s, de 1970 &#224; 1972. Un rouleau compresseur &#233;tait en marche et il fallait l'arr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi ces fermetures ? Alors appel&#233;s &#171; paroisses marginales &#187;, ces villages &#233;taient jug&#233;s inaptes &#224; r&#233;pondre aux besoins &#224; long terme de leurs habitant&#183;es par les &#233;quipes du Bureau d'am&#233;nagement de l'Est-du-Qu&#233;bec (BAEQ), un organisme du gouvernement du Qu&#233;bec. On proposait &#224; ces habitant&#183;es d'&#234;tre relocalis&#233;&#183;es dans des centres urbanis&#233;s de la r&#233;gion, dans des maisons construites sp&#233;cifiquement pour cela. Si des familles s'&#233;taient r&#233;sign&#233;es, d'autres se sont accroch&#233;es pendant un temps, avant d'&#234;tre contraintes d'accepter l'offre de relocalisation. Des milieux de vie ont ainsi &#233;t&#233; disloqu&#233;s et des villages ont &#233;t&#233; d&#233;molis par les mains de celles et ceux qui les avaient b&#226;tis trente ann&#233;es plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;conomie de ces paroisses &#233;tait peu diversifi&#233;e et ces villages parvenaient encore difficilement &#224; offrir des perspectives int&#233;ressantes &#224; sa jeunesse, ce n'&#233;tait pas par manque de volont&#233; ou d'ing&#233;niosit&#233; de cette derni&#232;re. Ces &#233;tablissements situ&#233;s aux limites de l'&#233;coum&#232;ne habit&#233; avaient &#233;t&#233; ouverts &#224; la colonisation dans les ann&#233;es 1930 sans avoir les moyens n&#233;cessaires pour se d&#233;velopper. Des familles enti&#232;res avaient &#233;t&#233; invit&#233;es &#224; s'installer dans ces &#171; pays neufs &#187;, avec l'agriculture pionni&#232;re comme principale activit&#233; &#171; &#233;conomique &#187;. Un r&#226;teau, une hache, au revoir et bonne chance. En d&#233;pit de l'omnipr&#233;sence des massifs forestiers sur le territoire, leur acc&#232;s &#233;tait r&#233;serv&#233; &#224; quelques grandes compagnies de p&#226;te et &#224; des clubs de vill&#233;giature fr&#233;quent&#233;s par des Am&#233;ricain&#183;es, limitant substantiellement les possibilit&#233;s de d&#233;velopper une &#233;conomie foresti&#232;re diversifi&#233;e. Ainsi, loin d'&#234;tre une fatalit&#233;, la situation des &#171; paroisses marginales &#187; dans les ann&#233;es 1950 et 1960 &#233;tait le fruit d'une s&#233;rie de choix &#233;conomiques et politiques qui emp&#234;chaient d'avance leur essor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment pour d&#233;noncer ces choix qui culminaient maintenant dans la fermeture des villages qu'une premi&#232;re grande assembl&#233;e citoyenne eut lieu &#224; Sainte-Paule en 1970 afin de donner du mordant et de la structure &#224; ce mouvement de r&#233;sistance rurale. Non seulement s'agissait-il d'arr&#234;ter le rouleau compresseur des relocalisations, mais il &#233;tait surtout question d'avancer des propositions d'institutions destin&#233;es &#224; donner aux localit&#233;s une ma&#238;trise de leur d&#233;veloppement. Loin de se laisser abattre, les habitant&#183;es du haut pays ont mis&#233; sur l'action politique de long terme, qui allait osciller entre conflictualit&#233;, concertation et p&#233;dagogie sociale. C'est ainsi qu'a pris forme un mouvement social rural que l'on a surnomm&#233; les Op&#233;rations Dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un autre mod&#232;le de d&#233;veloppement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale rurale qui eut lieu &#224; Sainte-Paule entra&#238;na toute une s&#233;rie d'actions politiques allant des manifestations spontan&#233;es &#224; la cr&#233;ation de comit&#233;s locaux d'animation et de formation. Une autre grande assembl&#233;e populaire eut lieu &#224; Esprit-Saint en 1971, et une troisi&#232;me en 1972 &#224; Les M&#233;chins, lesquelles furent respectivement baptis&#233;es Op&#233;rations Dignit&#233; 2 et 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Op&#233;rations Dignit&#233; avaient plusieurs forces. L'une d'entre elles &#233;tait de se concevoir comme un pilier de transformation de la soci&#233;t&#233; et de l'&#233;conomie. Les Op&#233;rations Dignit&#233; ont tr&#232;s t&#244;t propos&#233; la cr&#233;ation d'institutions susceptibles de donner &#224; la ruralit&#233; qu&#233;b&#233;coise en g&#233;n&#233;ral et bas-laurentienne en particulier des leviers de ma&#238;trise de son avenir. Ces institutions &#233;taient pens&#233;es comme l'amorce d'un autre mod&#232;le de d&#233;veloppement, qui romprait aussi bien avec le tout au march&#233; qu'avec le tout &#224; l'&#201;tat. On proposa notamment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* l'&#233;laboration d'un cadre favorisant le d&#233;veloppement de fermes foresti&#232;res, en permettant l'acc&#232;s sp&#233;cifique aux for&#234;ts publiques de proximit&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* la mise sur pied d'organismes de gestion en commun des ressources naturelles des localit&#233;s pour un r&#233;investissement prioritaire dans la r&#233;gion ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* la mise &#224; la disposition des communaut&#233;s de capitaux patients destin&#233;s &#224; financer sur le long terme des projets structurants pour l'&#233;conomie et la vitalit&#233; des villages ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* des r&#232;gles pour faciliter le regroupement des propri&#233;taires de lots forestiers priv&#233;s afin qu'ils puissent mutualiser des moyens pour soutenir la viabilit&#233; de leurs exploitations et contribuer &#224; la vitalit&#233; de leurs villages ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* la d&#233;centralisation des lieux de d&#233;cisions politiques vers les paliers r&#233;gionaux du Qu&#233;bec, afin que les communaut&#233;s puissent davantage agir par elles-m&#234;mes et pour elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de ces propositions sont rest&#233;es lettre morte ; d'autres ont &#233;t&#233; mises en &#339;uvre. C'est le cas notamment des Groupements forestiers de l'Est, destin&#233;s &#224; r&#233;unir des propri&#233;taires de lots priv&#233;s, mais aussi des Soci&#233;t&#233;s d'exploitation des ressources (SER). Mentionnons aussi que des m&#233;canismes renfor&#231;ant la viabilit&#233; des fermes de petite taille et les capacit&#233;s de n&#233;gociation des agriculteurs vis-&#224;-vis l'industrie ont &#233;t&#233; adopt&#233;s dans la foul&#233;e des Op&#233;rations Dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que le mod&#232;le alternatif de d&#233;veloppement que visaient les forces vives du mouvement ne s'est pas concr&#233;tis&#233; : l'essoufflement des troupes, l'exode rural continu, la puissance des int&#233;r&#234;ts des compagnies priv&#233;es et la situation constitutionnelle du Qu&#233;bec ont min&#233; les assises de cette r&#233;volution tranquille esp&#233;r&#233;e de la ruralit&#233;. Cela dit, les Op&#233;rations Dignit&#233; ont laiss&#233; dans la r&#233;gion des traces profondes qui sont encore visibles aujourd'hui. L'une d'entre elles est une culture de la concertation et de la participation, qui se manifeste dans plusieurs domaines et secteurs de la vie du Bas-Saint-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que sont devenues les institutions de la ruralit&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des bilans de cette p&#233;riode ont &#233;t&#233; faits par plusieurs personnes impliqu&#233;es de pr&#232;s ou de loin dans ce mouvement. Ces bilans sont importants : ils permettent de transmettre la m&#233;moire des combats qui ont fa&#231;onn&#233; la soci&#233;t&#233; &#224; laquelle nous appartenons. Comme le sugg&#232;re indirectement la devise du Qu&#233;bec que l'on retrouve sur les plaques automobiles, l'oubli accro&#238;t l'ali&#233;nation. Cela dit, il nous semble qu'un volet de ce bilan reste &#224; faire, soit celui de l'&#233;volution r&#233;cente des institutions &#233;conomiques issues de ce mouvement. Avec la transition &#233;cologique comme horizon, tout devra &#234;tre questionn&#233;. Il s'agit d'institutions qui ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es pour soutenir le d&#233;veloppement endog&#232;ne du milieu, combattre la d&#233;vitalisation et d&#233;fendre un autre mod&#232;le o&#249; prime l'habitation du territoire sur l'extraction des ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce titre, le cas des Groupements forestiers vient spontan&#233;ment en t&#234;te. &#192; bien voir comment ont &#233;volu&#233; certains de ces groupements, il semble qu'ils se sont progressivement retourn&#233;s contre la raison fondamentale qui les a fait na&#238;tre. De moyens mis &#224; la disposition des propri&#233;taires de lots pour favoriser la p&#233;rennit&#233; de leurs entreprises ainsi que de leurs communaut&#233;s, des groupements sont devenus dans certains cas des agents de d&#233;structuration des milieux. Certains groupements sont ainsi tr&#232;s actifs sur le march&#233; des terres foresti&#232;res en achetant plusieurs lots, contribuant du m&#234;me coup &#224; la hausse moyenne du prix des terres et comp&#233;titionnant directement avec des candidates et candidats de la rel&#232;ve. Il s'agit l&#224; de vrais probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions issues d'une revendication pour la justice et la poursuite du bien commun sont constamment menac&#233;es d'&#234;tre d&#233;tourn&#233;es des intentions initiales qui les ont fait na&#238;tre. La normalisation du n&#233;olib&#233;ralisme, la puissance de l'imaginaire anglo-am&#233;ricain valorisant la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et disqualifiant la poursuite de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ont accru cette menace. Face &#224; cela aussi bien qu'&#224; la situation qui pr&#233;vaut dans les grandes organisations ou vis-&#224;-vis la crise &#233;cologique, il faut &#233;couter la le&#231;on de Sainte-Paule : la politique est la seule alchimie qui puisse m&#233;tamorphoser une situation mena&#231;ante en une occasion de changer le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois L'Italien, Institut de recherche en &#233;conomie contemporaine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
