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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Les &#233;lites responsables du d&#233;ficit d'empathie</title>
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		<dc:date>2024-10-06T20:09:56Z</dc:date>
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		<dc:creator>Andr&#233; Bilodeau</dc:creator>


		<dc:subject>Bilodeau, Andr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse du discours</dc:subject>
		<dc:subject>Psychologie et psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>Recherche scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans une lettre d'opinion publi&#233; sur Pivot, l'historienne Catherine Larochelle m'a ouvert une nouvelle voie qui permet d'int&#233;grer plus clairement la responsabilit&#233; des &#233;lites politiques et m&#233;diatiques &#224; ma r&#233;flexion sur l'empathie et sur son d&#233;clin d&#233;nonc&#233; &#224; grands cris par tant de nos contemporain&#183;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux mots m'ont fortement interpell&#233; dans cette lettre d'opinion en r&#233;ponse au texte de G&#233;rard Bouchard publi&#233; dans l'&#233;dition du Devoir du 28 novembre 2022. &#192; la fin de son texte, elle &#233;crit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-95-Printemps-2023-" rel="directory"&gt;No 095 - Printemps 2023&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Psychologie-et-psychiatrie-+" rel="tag"&gt;Psychologie et psychiatrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Recherche-scientifique-+" rel="tag"&gt;Recherche scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/345345-6.png?1728245273' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;652&#034; height=&#034;901&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans une lettre d'opinion publi&#233; sur Pivot, l'historienne Catherine Larochelle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Larochelle, &#171; La m&#233;moire qu&#233;b&#233;coise, au-del&#224; de la mis&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; m'a ouvert une nouvelle voie qui permet d'int&#233;grer plus clairement la responsabilit&#233; des &#233;lites politiques et m&#233;diatiques &#224; ma r&#233;flexion sur l'empathie et sur son d&#233;clin d&#233;nonc&#233; &#224; grands cris par tant de nos contemporain&#183;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux mots m'ont fortement interpell&#233; dans cette lettre d'opinion en r&#233;ponse au texte de G&#233;rard Bouchard publi&#233; dans l'&#233;dition du Devoir du 28 novembre 2022&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G&#233;rard Bouchard, &#171; &#192; la d&#233;fense des Qu&#233;b&#233;cois &#187;, Le Devoir, 28 novembre 2022&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; la fin de son texte, elle &#233;crit &#171; [&#8230;] &lt;em&gt;nous avons tout &#224; gagner, individuellement comme collectivement, &#224; voir dans le pass&#233; plusieurs histoires, complexes et m&#234;me contradictoires. Cela nous portera &#224; embrasser le pr&#233;sent avec un regard plus compr&#233;hensif. Pas honteux ou coupable, mais compr&#233;hensif. &lt;/em&gt; &#187; En mettant ainsi en relation l'un avec l'autre &#171; histoires &#187; et &#171; compr&#233;hensif &#187;, il m'a fait replonger dans mes propres r&#233;flexions quant aux liens qui unissent r&#233;cits et empathie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un ph&#233;nom&#232;ne &#233;motionnel et cognitif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; une croyance r&#233;pandue, l'empathie ne signifie pas &#171; ressentir l'&#233;motion d'autrui &#187;. Cette fausse perception a amen&#233; plusieurs &#224; la consid&#233;rer comme un apitoiement lacrymal impuissant et manipulateur. C'est ce que pr&#233;tendent plusieurs auteur&#183;rices, dont Anne-C&#233;cile Robert et Megan Boler. Dans son livre &lt;em&gt;La strat&#233;gie de l'&#233;motion&lt;/em&gt;, Robert qualifie ce qu'elle appelle la &#171; &lt;em&gt;m&#233;canique de l'empathie&lt;/em&gt; &#187; de &#171; &lt;em&gt;soubresauts &#233;motionnels ou des prurits lacrymaux qui envahissent l'espace public&lt;/em&gt; &#187; et qui &#171; &lt;em&gt;impose[nt] des solidarit&#233;s aux spectateurs ou aux lecteurs&#8230; &lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Anne-C&#233;cile Robert, La strat&#233;gie de l'&#233;motion, Montr&#233;al, Lux &#201;diteur, 2018, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Avec le m&#234;me d&#233;sint&#233;r&#234;t pour la nature et le fonctionnement de l'empathie, Boler s'emploie &#224; la d&#233;valoriser avec cette affirmation embl&#233;matique : &#171; l&lt;em&gt;a diff&#233;rence entre l'empathie et la sympathie est simple : on ne peut avoir de l'empathie que pour la souffrance qu'on a d&#233;j&#224; ressentie soi-m&#234;me.&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Traduction de la r&#233;daction. &#171; Empathy is distinct from sympathy on the (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ces deux exemples montrent &#224; quel point, en &#233;vitant de v&#233;ritablement plonger dans la &#171; m&#233;canique de l'empathie &#187;, on peut utiliser sa d&#233;valorisation pour soutenir un tout autre propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'oppos&#233; de ces d&#233;valorisations de l'empathie se trouvent plusieurs chercheur&#183;euses issu&#183;es d'une approche interdisciplinaire de l'empathie, soit celle de la convergence de la psychologie sociale, de la neuroscience et de l'anthropologie. Daniel Batson, figure de proue de ces recherches interdisciplinaires, pr&#233;cise huit formes r&#233;pertori&#233;es de l'empathie dans la litt&#233;rature. L'une d'elles est particuli&#232;rement int&#233;ressante et entre en contraste avec la vision &#233;nonc&#233;e pr&#233;c&#233;demment. Elle peut &#234;tre formul&#233;e ainsi : l'empathie, c'est la facult&#233; par laquelle nous arrivons &#224; nous imaginer ce que pense et ressent autrui comme si nous &#233;tions cette personne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Daniel Batson, &#171; These Things Called Empathy : Eight Related but Distinct (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;finition, qui a pris le relais de celle propos&#233;e par Karl Rogers &#224; la fin des ann&#233;es 1970, se distingue des pr&#233;c&#233;dentes en mettant une certaine emphase sur la dimension cognitive de l'empathie. Imaginer l'&#233;tat d'esprit d'autrui, c'est s'en faire une repr&#233;sentation mentale. Pour y arriver, au-del&#224; de la reconnaissance de l'&#233;motion elle-m&#234;me, il est n&#233;cessaire d'accueillir son histoire et de la laisser prendre place en nous. Comment faire autrement ? Imaginer, n'est-ce pas litt&#233;ralement se &#171; construire une image &#187; de ce que ressent et pense autrui ? Il ne s'agit donc pas principalement de ressentir ses &#233;motions, mais bien de comprendre ce qui l'anime, constituer un compos&#233; complexe de son parcours sur le long terme tout autant que des &#233;v&#233;nements r&#233;cents qui lui sont arriv&#233;s. N'est-ce d'ailleurs pas ce qu'on fait naturellement lorsqu'on trouve une personne en pleurs et qu'on lui demande &#171; qu'est-ce qu'il t'arrive ? &#187; Il n'est d'empathie que dans l'admission du r&#233;cit d'autrui.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La confrontation des r&#233;cits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Or, en paraphrasant le titre de l'ouvrage de Philippe de Grosbois, de nos jours, certains r&#233;cits entrent en collision et deviennent en quelque sorte incompatibles. L'histoire des pensionnats autochtones au Qu&#233;bec s'inscrit mal dans le r&#233;cit national du Qu&#233;b&#233;cois asservi et bienveillant. Celle des migrant&#183;es traversant le fameux chemin Roxham confronte celle de la survie du peuple valeureux assailli de toutes parts. Les t&#233;moignages r&#233;p&#233;t&#233;s de profilage racial contredisent la certitude d'&#234;tre la soci&#233;t&#233; &#171; la plus accueillante et la plus tol&#233;rante au monde &#187;. Parmi ces perceptions, il n'y a pas celles vraies et celles fausses, elles sont, selon les termes de Larochelle, le produit de faits historiques valoris&#233;s, choisis, pour construire une m&#233;moire collective, un r&#233;cit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette confrontation entre des r&#233;cits nouveaux &#224; nos oreilles et celui que raconte la m&#233;moire collective a un effet d&#233;l&#233;t&#232;re document&#233; sur l'empathie. Sur le plan culturel, elle pose le d&#233;fi d'int&#233;grer ces m&#233;moires r&#233;fractaires l'une &#224; l'autre pour arriver &#224; une nouvelle narration qui sera n&#233;cessairement plus complexe et probablement moins c&#233;l&#233;brante. Sur celui psychologique, elle force une distanciation int&#233;rieure plus inconfortable avec sa propre identit&#233; pour laisser place &#224; un &#171; corps &#233;tranger &#187; qu'on doit finir par accepter sans se d&#233;naturer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recherches en neurosciences ont d&#233;montr&#233; combien les croyances, ces produits essentiellement culturels, jouent sur l'aiguillage neuronal qui traite les informations, incluant les r&#233;cits d'autrui. Les histoires conformes &#224; nos opinions sont trait&#233;es normalement par le cortex c&#233;r&#233;bral, domaine de la pens&#233;e rationnelle. &#192; l'oppos&#233;, celles qui confrontent nos croyances sont dirig&#233;es directement vers le syst&#232;mee limbique, site des &#233;motions. Ainsi, le cerveau humain traite les informations contraires &#224; nos certitudes comme il fait avec un virus : il cherche &#224; les &#233;liminer. Ainsi, en court-circuitant la pens&#233;e rationnelle, ces histoires discordantes se trouvent simplement &#233;cart&#233;es, soustraites au traitement cognitif. En d'autres mots, pour celui qui les re&#231;oit, elles n'existent simplement pas. Rien de surprenant &#224; ce que certains sujets provoquent autant et si syst&#233;matiquement des r&#233;actions &#233;pidermiques chez plusieurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La m&#233;moire, un levier de pouvoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est ici qu'intervient &#224; nouveau le texte de Larochelle. Elle nous rappelle que nous ne sommes pas tous&#183;tes aussi influent&#183;es dans la construction de la m&#233;moire commune : les &#233;lites politiques, m&#233;diatiques et communautaires y jouent un r&#244;le non n&#233;gligeable. Par leur prise de parole, ces personnes font le lit de la conscience collective qui favorise l'accueil ou le rejet des r&#233;cits d'autrui. Quand, depuis leur chaire politique ou par des textes r&#233;currents dans un journal, plusieurs qualifient d'anecdotique l'exp&#233;rience des un&#183;es et associent le sort des autres &#224; un risque pour la survie nationale, quand ces personnes transforment l'accueil de r&#233;fugi&#233;&#183;es ou les demandes territoriales et culturelles des Autochtones en menaces, la possibilit&#233; pour chaque membre de la communaut&#233; d'accueillir les r&#233;cits &#233;trangers se r&#233;duit comme peau de chagrin. Et que dire de ces trop nombreuses situations o&#249; l'exp&#233;rience, les aspirations et l'identit&#233; m&#234;me de ces multiples &#171; autres &#187; se trouvent r&#233;duites &#224; un quolibet, une &#233;tiquette. &#171; F&#233;ministe radicale, communautariste, islamogauchiste, woke &#187; et leur kyrielle d'&#233;quivalents n'ont comme mission que de d&#233;valoriser, voire de d&#233;shumaniser autrui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant de voix fortes se plaignent du manque de civilit&#233;, de respect, voire d'empathie dans l'espace public, qu'il soit num&#233;rique, politique ou communautaire, alors m&#234;me qu'elles sont largement responsables de cette situation. Chaque personne d&#233;tenant le rare privil&#232;ge de se faire entendre par les diff&#233;rentes communaut&#233;s, &#171; majorit&#233; historique &#187; ou minorit&#233;s toutes autant historiques, doit prendre conscience de son r&#244;le et de son devoir &#233;thique. Il s'agit non seulement d'&#233;crire cette nouvelle m&#233;moire collective, mais de la d&#233;finir pour qu'elle soit un terreau favorable &#224; l'empathie et &#224; la bienveillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les mythes pr&#233;sident &#224; la collaboration au niveau des grands ensembles humains, l'empathie agit &#224; l'&#233;chelle des individus. Revalid&#233;e, elle peut reprendre le r&#244;le historique qu'elle a jou&#233; dans l'histoire humaine. &#171; Je te comprends, tu me comprends, d&#232;s lors nous pouvons agir ensemble pour notre bien. &#187; Encore faut-il que la construction d'une telle soci&#233;t&#233;, que le discours ambiant qui la d&#233;crit comme tol&#233;rante et accueillante, soit leur v&#233;ritable objectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Larochelle, &#171; La m&#233;moire qu&#233;b&#233;coise, au-del&#224; de la mis&#232;re canadienne-fran&#231;aise : r&#233;ponse &#224; G&#233;rard Bouchard &#8212; Lettre d'opinion &#187;, &lt;i&gt;Pivot&lt;/i&gt;, 7 d&#233;cembre 2022, pivot.quebec/2022/12/07/la-memoire-quebecoise-au-dela-de-la-misere-canadienne-francaise-reponse-a-gerard-bouchard&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G&#233;rard Bouchard, &#171; &#192; la d&#233;fense des Qu&#233;b&#233;cois &#187;, &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt;, 28 novembre 2022&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Anne-C&#233;cile Robert, &lt;em&gt;La strat&#233;gie de l'&#233;motion&lt;/em&gt;, Montr&#233;al, Lux &#201;diteur, 2018, p. 64.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Traduction de la r&#233;daction. &#171; Empathy is distinct from sympathy on the common sense that I can empathize only if I too have experienced what you are suffering. &#187; Megan Boler, &lt;em&gt;Feeling Power&lt;/em&gt;, New York, Routledge, 1999, p. 157.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Daniel Batson, &#171; These Things Called Empathy : Eight Related but Distinct Phenomena &#187;, &lt;em&gt;The Social Neuroscience of Empathy&lt;/em&gt;, Boston, MIT Press, 2009, p.9&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Andr&#233; Bilodeau, M.D. est professeur agr&#233;g&#233; au d&#233;partement de m&#233;decine familiale &#224; l'Universit&#233; McGill.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Elisabeth Doyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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