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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Bilinguisme officiel, traduction et langues autochtones</title>
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		<dc:creator>Ren&#233; Lemieux</dc:creator>


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		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le bilinguisme canadien, loin de permettre la participation &#224; la vie politique dans les deux langues officielles, cultive plut&#244;t une anglonormativit&#233; qui nuit autant &#224; la vie politique en fran&#231;ais que dans les langues autochtones. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Inuk Mary Simon est la premi&#232;re autochtone &#224; occuper la fonction de gouverneure g&#233;n&#233;rale du Canada. Son installation a &#233;t&#233; vue comme une grande victoire par plusieurs personnes, autochtones comme allochtones. Un aspect de sa candidature est toutefois venu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Arts-et-culture-+" rel="tag"&gt;Arts et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/345234-3.png?1723221929' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;590&#034; height=&#034;946&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le bilinguisme canadien, loin de permettre la participation &#224; la vie politique dans les deux langues officielles, cultive plut&#244;t une anglonormativit&#233; qui nuit autant &#224; la vie politique en fran&#231;ais que dans les langues autochtones.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Inuk Mary Simon est la premi&#232;re autochtone &#224; occuper la fonction de gouverneure g&#233;n&#233;rale du Canada. Son installation a &#233;t&#233; vue comme une grande victoire par plusieurs personnes, autochtones comme allochtones. Un aspect de sa candidature est toutefois venu assombrir cette bonne nouvelle : la nouvelle gouverneure g&#233;n&#233;rale ne parlait pas un mot de fran&#231;ais. Ce n'est certes pas la premi&#232;re fois que cela arrive : l'unilinguisme &#233;tait plut&#244;t la norme dans ce genre de nomination. La particularit&#233; ici est que la personne d&#233;sign&#233;e par le premier ministre est bilingue, mais son autre langue, l'inuktitut, est une langue autochtone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on a retenu que plusieurs d&#233;non&#231;aient ce retour en arri&#232;re, on a moins remarqu&#233; le discours sur la traduction qui a circul&#233;. On a notamment dit que ce bilinguisme sans fran&#231;ais &#233;tait &#171; a great job opportuny &#187;, &#233;videmment pour les traducteurs et traductrices vers le fran&#231;ais. Dans tous les cas, on peut remarquer au moins une autre chose : jamais, dans presque tous les tweets que j'ai pu lire, on ne puisse imaginer que la traduction se fasse d'une langue autochtone vers l'anglais. Il est clair ici que la gouverneure g&#233;n&#233;rale parlera d'abord anglais, puis inuktitut&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je dis &#171; presque &#187; parce que j'ai pu constater une exception : le r&#233;dacteur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle pourra ensuite &#234;tre traduite (de l'anglais on imagine) vers le fran&#231;ais. Jamais on ne suppose, en fait, que la langue source de sa fonction soit l'inuktitut.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'anglonormativit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au moment du remplacement de la juge en chef Beverley McLachlin en 2017, on avait propos&#233; de supprimer l'exigence du bilinguisme pour favoriser une candidature autochtone. Dans un article publi&#233; dans Options politiques, Maxime St-Hilaire, Alexis Wawanoloath, St&#233;phanie Chouinard et Marc-Antoine Gervais d&#233;noncent cette proposition qui se pr&#233;sente comme une ouverture &#224; un nouveau bilinguisme o&#249; la deuxi&#232;me langue ne soit pas une des langues officielles :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Supposons ainsi une avocate attikamekw r&#233;put&#233;e, qui parlerait aussi le fran&#231;ais et l'anishinaabe : elle n'aurait aujourd'hui aucune chance d'acc&#233;der &#224; la magistrature de la [Cour supr&#234;me du Canada]. Autrement dit, en r&#233;alit&#233;, supprimer cette exigence de bilinguisme (une connaissance passive du fran&#231;ais ou de l'anglais langue seconde) consacrerait l'anglais comme seule langue de la CSC et d&#233;signerait injustement le fran&#231;ais comme langue &#8220; colonialiste &#8221; &lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend de cet argument que le probl&#232;me, ce ne sont pas les langues autochtones, mais le positionnement de l'anglais comme la langue &#171; normale &#187; lorsqu'il s'agit d'&#234;tre bilingue. C'est ce qu'on appelle l'anglonormativit&#233;, qu'Alexandre Baril d&#233;finit comme un &#171; syst&#232;me de structures, d'institutions et de croyances qui marque l'anglais comme la norme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le fran&#231;ais, langue traduisante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'anglonormativit&#233; se perp&#233;tue tr&#232;s bien avec le bilinguisme tel qu'on l'a historiquement pens&#233; dans un pays comme le Canada. Le r&#244;le que la traduction y tient est clair : elle sert &#224; accommoder une minorit&#233; linguistique pour lui laisser croire qu'elle a une place &#233;gale &#224; celle de la majorit&#233;. On est au c&#339;ur ici du contrat implicite de subalternit&#233; qu'exige le bilinguisme officiel au Canada : en &#233;change du pouvoir dominant de l'anglais, on permet aux francophones d'avoir l'impression de pouvoir vivre enti&#232;rement dans leur langue. Quiconque a v&#233;cu un moment dans un univers bilingue comme celui de la fonction publique f&#233;d&#233;rale sait tr&#232;s bien que la perception de la place du fran&#231;ais est celle d'&#234;tre une langue traduisante. Dans les mots de Pierre Cardinal, la t&#226;che de la traduction est ainsi d'&#234;tre &#171; &lt;em&gt;une institution-tampon entre nos deux communaut&#233;s nationales. Elle vise &#224; donner &#224; la soci&#233;t&#233; traduisante, la francophone, l'illusion d'une participation officielle &#224; la vie du pays tout entier alors que ce sont les membres de la soci&#233;t&#233; traduite, l'anglophone, qui y occupent effectivement une place disproportionn&#233;e&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obsession pour la qualit&#233; de la langue et le rapport difficile qu'ont les Qu&#233;b&#233;cois en particulier avec les nouveaut&#233;s langagi&#232;res sont des sympt&#244;mes de cette inf&#233;riorisation. Il n'est donc pas &#233;tonnant de voir, ici comme ailleurs, la traduction comme une tare. Si ailleurs on peut la percevoir comme &#171; une ouverture &#224; l'Autre &#187;, cela nous reste difficile, voire interdit par son usage effectif par le bilinguisme officiel. L'&#233;poque o&#249; a &#233;t&#233; &#233;crit l'article que je viens de citer est aussi celle de l'adoption de la Charte de la langue fran&#231;aise : la solution au d&#233;s&#233;quilibre entre les langues en traduction devient souvent une revendication pour plus de monolinguisme, ce qui peut &#233;videmment mener &#224; une certaine fermeture d'esprit face aux autres cultures&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un d&#233;veloppement de cette question, notamment sur le refus net de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comment &#233;viter cet &#233;cueil ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour une traduction multidirectionnelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que la traduction soit un outil de domination est un fait admis par plusieurs, qu'elle le soit toujours l'est un peu moins. On peut tenter de penser de nouvelles mani&#232;res de traduire, de nouveaux rapports entre les langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui a trait &#224; la place des langues autochtones, plusieurs ont demand&#233; que le gouvernement f&#233;d&#233;ral proclame officielles au m&#234;me titre que l'anglais et le fran&#231;ais une ou des langues autochtones. Outre la difficult&#233; pratique de donner une &#233;galit&#233; formelle &#224; plus de 70 langues, une telle demande participe d'un certain regard de surplombant qu'on prend sur le monde d&#232;s qu'il s'agit de trouver des solutions rapidement, sans penser aux effets de ces solutions. Ce regard surplombant investit dans l'&#201;tat et sa logique de la reconnaissance le seul arbitre des relations entre les communaut&#233;s. Cette logique de la reconnaissance a aussi pour cons&#233;quence la subordination des nations autochtones, mais aussi, comme on l'a vu, la perp&#233;tuation des in&#233;galit&#233;s entre les langues. Doit-on rappeler que le seul d&#233;put&#233; &#224; avoir vot&#233; contre le projet de loi C-91 sur la reconnaissance par le gouvernement f&#233;d&#233;ral des droits linguistiques autochtones (en 2019) &#233;tait l'Inuk Hunter Tootoo, le d&#233;put&#233; ind&#233;pendant repr&#233;sentant du Nunavut ? A-t-on pris le temps de l'&#233;couter pour savoir pourquoi il avait vot&#233; contre ? &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour en apprendre plus, www.tipelimitishun.com/fr&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous invite &#224; le faire Dalie Giroux dans son dernier ouvrage, tentons plut&#244;t de &#171; cesser de (se) penser comme un &#201;tat &#187;. &#192; quoi &#231;a ressemblerait de r&#233;pondre &#224; cette invitation ? Il y a certainement encore &#224; penser la traduction en dehors des fonctions h&#233;g&#233;moniques qu'on lui impute, pour trouver de nouvelles voies rhizomatiques, de nouvelles formes de cohabitation. Cela demande en tout cas de repenser le r&#244;le de la traduction, peut-&#234;tre &#233;galement de la direction dans laquelle on traduit. Cette traduction est encore trop souvent pens&#233;e des langues coloniales vers les langues autochtones, perp&#233;tuant pour ces derni&#232;res une fonction de langue traduisante comme le fran&#231;ais l'est pour l'anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres avenues sont possibles. Les Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh (Ilnus) offrent un exemple particuli&#232;rement int&#233;ressant de directions multiples &#8211; et un des seuls cas du genre. En raison de la petitesse du nombre de personnes ma&#238;trisant la langue autochtone, le processus de constitutionnalisation des institutions de leur communaut&#233; par la commission Tipelimitishun entam&#233; en 2019 se fait d'abord en fran&#231;ais puis traduit en nelueun (la langue ilnue), sauf pour une partie essentielle de cette nouvelle constitution : son pr&#233;ambule. En effet, dans ce cas, la direction est invers&#233;e : les grands principes directeurs de cette constitution se formulent d'abord en nelueun pour ensuite &#234;tre traduits en fran&#231;ais. &#192; ma connaissance, c'est la premi&#232;re fois dans le cas des langues autochtones qu'un tel exercice se fait de mani&#232;re crois&#233;e. La traduction a ici une chance de cesser d'&#234;tre un simple instrument de communication, voire un outil d'asservissement, pour devenir un espace producteur d'id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiplier les directions, multiplier les sources et, pourquoi pas, multiplier les versions. Il faut repenser le r&#244;le de la traduction dans nos relations intersoci&#233;tales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je dis &#171; presque &#187; parce que j'ai pu constater une exception : le r&#233;dacteur en chef d'&lt;em&gt;Options politiques&lt;/em&gt; Les Perreaux relaie une suggestion, que Mary Simon ne s'adresse aux Canadien&#183;nes qu'en inuktitut, et soit ensuite traduite dans les deux langues : twitter.com/perreaux/status/1413299107632926720 Comme il le dit, ce serait l&#224; un vrai &#171; test of equity &#187;, mais il s'agit surtout d'une preuve par l'absurde.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour un d&#233;veloppement de cette question, notamment sur le refus net de la classe politique qu&#233;b&#233;coise de se traduire, je me permets de renvoyer &#224; mon texte &#171; Th&#232;me et version dans la l&#233;gislation qu&#233;b&#233;coise : la cause des Barreaux et la traduction des lois &#187;, &lt;em&gt;Trahir&lt;/em&gt; 9, (avril) 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour en apprendre plus, &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.tipelimitishun.com/fr' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.tipelimitishun.com/fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ren&#233; Lemieux, Universit&#233; Concordia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Elisabeth Doyon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POUR ALLER PLUS LOIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexandre Baril &#171; Intersectionality, Lost in Translation ? (Re)Thinking Inter-Sections between Anglophone and Francophone Intersectionality &#187;, &lt;i&gt;Atlantis : Critical Studies in Gender, Culture &amp; Social Justice&lt;/i&gt;, vol. 38, no. 1, 2017, pp. 125-137.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Cardinal, &#171; Regard critique sur la traduction au Canada &#187;, &lt;i&gt;M&#233;ta&lt;/i&gt;, vol. 23, no. 2, 1978, pp. 141-47.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dalie Giroux, &lt;i&gt;L'&#339;il du ma&#238;tre : Figures de l'imaginaire colonial qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, M&#233;moire d'encrier, 2020, 183 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Levesque, &#171; Pour lutter contre l'assimilation des francophones au Canada, il faut s'attaquer &#224; l'anglonormativit&#233; &#187;, &lt;i&gt;The Conversation&lt;/i&gt; [en ligne], 31 janvier 2022 : &lt;a href=&#034;https://theconversation.com/pour-lutter-contre-lassimilation-des-francophones-au-canada-il-faut-sattaquer-a-langlonormativite-173877&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/pour-lutter-contre-lassimilation-des-francophones-au-canada-il-faut-sattaquer-a-langlonormativite-173877&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233; Lemieux, &#171; Reconnaissance des langues autochtones au Canada : un commentaire sur le projet de loi C-91 &#187;. &lt;i&gt;Trahir&lt;/i&gt; 10 (mars).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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