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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Cohabitation interculturelle. Une recette imparfaite</title>
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		<dc:date>2024-01-17T20:17:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Charlotte Bellehumeur</dc:creator>


		<dc:subject>Bellehumeur, Charlotte</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le territoire nord-c&#244;tier se d&#233;finit non seulement par ses vastes paysages, mais aussi par les individus qui y vivent. Par des mobilit&#233;s croissantes, la C&#244;te-Nord se transforme en un espace pour les rencontres et la cohabitation avec l'Autre, notamment dans les milieux de travail. &lt;br class='autobr' /&gt;
La cohabitation sur la C&#244;te-Nord a d&#233;but&#233; bien avant la colonisation, malgr&#233; ce que les r&#233;cits historiques r&#233;dig&#233;s par les vainqueur&#183;euses racontent. En effet, les Premiers Peuples pr&#233;sents sur le grand (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Cote-Nord-Nitassinan-Territoires-enchevetres-" rel="directory"&gt;Dossier : C&#244;te-Nord - Nitassinan / Territoires enchev&#234;tr&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bellehumeur-Charlotte-+" rel="tag"&gt;Bellehumeur, Charlotte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/08980.png?1705522489' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;434&#034; height=&#034;234&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le territoire nord-c&#244;tier se d&#233;finit non seulement par ses vastes paysages, mais aussi par les individus qui y vivent. Par des mobilit&#233;s croissantes, la C&#244;te-Nord se transforme en un espace pour les rencontres et la cohabitation avec l'Autre, notamment dans les milieux de travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cohabitation sur la C&#244;te-Nord a d&#233;but&#233; bien avant la colonisation, malgr&#233; ce que les r&#233;cits historiques r&#233;dig&#233;s par les vainqueur&#183;euses racontent. En effet, les Premiers Peuples pr&#233;sents sur le grand territoire du Nitassinan (le territoire des Innu&#183;es, &#171; notre terre &#187; en innu-aimun) se fr&#233;quentent depuis plusieurs centaines d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'en sont suivis les contacts avec les premier&#183;&#232;res p&#234;cheur&#183;euses europ&#233;en&#183;nes, m&#234;me si la rencontre avec les Occidentaux&#183;ales s'est concr&#233;tis&#233;e dans nos livres d'histoire &#224; l'&#233;poque coloniale, entre les colon&#183;nes fran&#231;ais&#183;es, les colon&#183;nes anglais&#183;es et les Premi&#232;res Nations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce sont des communaut&#233;s allochtones francophones et anglophones ainsi que des communaut&#233;s innues et naskapies qui se c&#244;toient sur un vaste territoire partag&#233;, dont les &#233;changes sont entre autres tiss&#233;s autour de la division de la gouvernance territoriale, de m&#234;me qu'autour du partage et de la cogestion des ressources de la r&#233;gion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Annie Bourgeois, Les relations interculturelles entre les Autochtones et les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces villes, ces communaut&#233;s et ces villages sont reli&#233;s et communiquent par la voie terrestre (comme la route 138), la voie maritime (le bateau Bella Desgagn&#233;) ou la voie a&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La cohabitation comme cl&#233; de lecture&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce long pass&#233; de mixit&#233; sur la C&#244;te-Nord peut &#234;tre d&#233;fini de diverses fa&#231;ons. La cohabitation est d'embl&#233;e la &#171; &lt;em&gt;dimension d&#233;terminante de l'habiter&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Laurie Guimond, Alexia Desmeules, Caroline Desbiens et Jean-Charles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; et elle implique la coexistence entre les diff&#233;rentes nations et leurs cultures sur un m&#234;me territoire, qui peut &#234;tre harmonieuse ou conflictuelle. La cohabitation se caract&#233;rise en outre par la mise en commun et le partage qui doivent imp&#233;rativement se faire dans le plus grand des respects des autres communaut&#233;s afin de bien fonctionner&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Justine Gagnon, Mode d'habiter et territorialit&#233;s autochtones contemporaines (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : c'est un &#171; exercice de consensus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Caroline Desbiens et &#201;tienne Rivard, &#171; Relations durables : autochtones, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, un &#171; vivre-ensemble&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Laurie Guimond et Alexia Desmeules, &#171; &#171; Les oreilles se sont ouvertes des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; &#224; la fois volontaire et oblig&#233;. N&#233;anmoins, ces relations interculturelles ne peuvent &#234;tre compl&#232;tement d&#233;tach&#233;es de l'h&#233;ritage colonial et sont teint&#233;es des rapports de domination, qui se mat&#233;rialisent notamment par une distance culturelle. Il est donc primordial que des espaces de cr&#233;ation de relations soient mis en place dans l'objectif de construire un espace commun et d'inclusion, vital et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations contemporaines prennent forme au sein de plusieurs sph&#232;res personnelles, culturelles, &#233;conomiques, politiques, artistiques et de loisirs. La premi&#232;re &#233;tape de l'&#233;tablissement d'un r&#233;seau social r&#233;side dans la rencontre banale et r&#233;guli&#232;re avec l'Autre. Les milieux de travail repr&#233;sentent le noyau embryonnaire o&#249; les relations interculturelles prennent souvent naissance, et seront notre lunette pour observer les relations entre les nations, qui peuvent par la suite persister &#224; de plus grandes &#233;chelles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lieu de travail : pierre angulaire des relations interculturelles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En plus d'&#234;tre caract&#233;ris&#233;e par la pr&#233;sence de plusieurs peuples, la cohabitation sur la C&#244;te-Nord est red&#233;finie par les mobilit&#233;s et l'arriv&#233;e de nouvelles personnes en provenance d'ailleurs ou de l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec. Cela transforme et bouleverse l'organisation sociospatiale de la cohabitation nord-c&#244;ti&#232;re. L'arriv&#233;e de ces individus, le plus souvent pour des raisons professionnelles, entra&#238;ne des mouvements de plus en plus marqu&#233;s au sein de la population nord-c&#244;ti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette mani&#232;re, le milieu de travail devient le point de rencontre initial, le premier contact, o&#249; toutes les nations doivent se c&#244;toyer, socialiser et se tol&#233;rer et ce, peu importe l'origine ethnoculturelle, le genre, la classe ou la personnalit&#233;. Toutefois, les milieux de travail reproduisent eux aussi certaines disparit&#233;s coloniales, comme les rapports raciaux qui se dessinent dans la pr&#233;dominance toujours actuelle des pratiques professionnelles allochtones n&#233;olib&#233;rales qui encouragent un certain racisme syst&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours est-il que le fait de se fr&#233;quenter r&#233;guli&#232;rement am&#232;ne une promiscuit&#233; ordinaire qui permet de cr&#233;er, avec le temps, un espace de confiance qui outrepasse cette distance ainsi que ces in&#233;galit&#233;s. Cette cohabitation permet de travailler de pair et encourage le d&#233;veloppement de liens &#224; l'ext&#233;rieur du travail. Le milieu de travail offre de ce fait un contexte particulier o&#249; les rapports majorit&#233;/minorit&#233; sont revisit&#233;s, notamment par des pratiques professionnelles qui visent la mise en valeur des mani&#232;res d'&#234;tre et de faire nordiques et autochtones. Le lieu de travail est ainsi un espace indispensable aux rencontres diversifi&#233;es et &#224; la valorisation des diff&#233;rentes cultures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;clatement des fronti&#232;res&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;duire les tensions et accro&#238;tre l'&#233;quilibre dans la rencontre avec l'Autre &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale, les relations doivent surpasser le milieu professionnel pour se traduire dans les pratiques quotidiennes, des communaut&#233;s, du nutshimit (l'int&#233;rieur des terres, en innu-aimun) et du territoire. Cela est grandement facilit&#233; lorsque les personnes habitent dans la m&#234;me communaut&#233; que celle o&#249; se situe leur lieu de travail, puisqu'elles pourront pleinement participer aux activit&#233;s et &#224; la vie communautaires. Cela contribue &#233;galement &#224; r&#233;duire le roulement et am&#233;liorer la r&#233;tention des nouveaux&#183;elles habitant&#183;es sur la C&#244;te-Nord, ce qui augmente le sentiment de familiarit&#233; qui se d&#233;veloppe &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sus, la cohabitation n'est compl&#232;te que lorsqu'elle se fait aussi avec le territoire et &#224; l'int&#233;rieur de celui-ci : la cohabitation est largement d&#233;finie, ficel&#233;e et encourag&#233;e par le rapport &#224; l'espace&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Naomi Fontaine, Shuni, Montr&#233;al, M&#233;moire d'encrier, 2019.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Bien s'int&#233;grer au territoire permet de mieux comprendre comment celui-ci s'articule, comment les Nord-C&#244;tier&#183;&#232;res, les Innu&#183;es et les Naskapi&#183;es y vivent, et encourage un meilleur respect envers les usager&#183;&#232;res ancestraux&#183;ales et de longue date de ces milieux des r&#233;gions dites &#233;loign&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la cohabitation d&#233;passe les lieux de rencontres pr&#233;&#233;tablis, c'est &#224; ce moment qu'elle contribue &#224; la d&#233;colonisation des relations, au mieux vivre des peuples voisins. En ce sens, la cohabitation nord-c&#244;ti&#232;re contemporaine ne se limite pas aux d&#233;limitations territoriales r&#233;gionales : elle se poursuit en dehors de la C&#244;te-Nord par les mobilit&#233;s croissantes. En effet, les parcours migratoires ne se font pas seulement de grands centres urbains vers la C&#244;te-Nord, mais tout autant en sens inverse. Par cet &#233;clatement des fronti&#232;res, les mouvements incessants, les technologies grandissantes et les infrastructures de d&#233;placement de plus en plus accessibles qui permettent une contraction de l'espace-temps et facilitent l'&#233;change culturel, la cohabitation nord-c&#244;ti&#232;re s'ancre dans un r&#233;seau d'ouverture &#224; autrui &#224; plusieurs &#233;chelles et devient un enjeu qui concerne non seulement les habitant&#183;es du Nitassinan et ses nouveaux&#183;elles arrivant&#183;es, mais &#233;galement les individus &#224; l'&#233;chelle qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Annie Bourgeois, &lt;em&gt;Les relations interculturelles entre les Autochtones et les allochtones du Qu&#233;bec : &#233;tude de cas des communaut&#233;s de Nutashkuan et Natashquan&lt;/em&gt; (m&#233;moire), Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Laurie Guimond, Alexia Desmeules, Caroline Desbiens et Jean-Charles Pi&#233;tacho, &lt;em&gt;Des ponts interculturels &#224; la rivi&#232;re Romaine ? : d&#233;veloppement nordique et territorialit&#233;s innues&lt;/em&gt;, Qu&#233;bec, Presses de l'Universit&#233; de Qu&#233;bec, 2019, p. 46.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Justine Gagnon, &lt;em&gt;Mode d'habiter et territorialit&#233;s autochtones contemporaines : le cas de la natinisga'a en Colombie-Britannique&lt;/em&gt; (m&#233;moire), Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Caroline Desbiens et &#201;tienne Rivard, &#171; Relations durables : autochtones, territoires et d&#233;veloppement &#187;, &lt;em&gt;Recherches am&#233;rindiennes au Qu&#233;bec&lt;/em&gt;, vol. 38, no 1, 2010, p. 302.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Laurie Guimond et Alexia Desmeules, &#171; &#171; Les oreilles se sont ouvertes des deux c&#244;t&#233;s &#187; : d&#233;veloppement territoiral et relations entre Innus et non-Innus au chantier Romaine &#187;, &lt;em&gt;Recherches sociographiques&lt;/em&gt;, vol. 58, no 2, 2017, p. 378.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Naomi Fontaine, &lt;em&gt;Shuni&lt;/em&gt;, Montr&#233;al, M&#233;moire d'encrier, 2019.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Charlotte Bellehumeur, d&#233;partement de g&#233;ographie, UQAM. Cet article a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par une &#233;tudiante allochtone en terres autochtones ancestrales non c&#233;d&#233;es, notamment sur le territoire Tio'tia:ke de la nation Kanien:keha'ka o&#249; se retrouve l'UQAM, et sur le territoire des Innu&#183;es, le Nitassinan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Rapha&#235;lle Ainsley-Vincent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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