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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Mexique. Les petites bulles qui p&#232;sent gros</title>
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		<dc:date>2023-03-20T15:57:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>Diane Martin-Graser</dc:creator>


		<dc:subject>Martin-Graser, Diane</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans les plis de la m&#233;moire collective, les habitant&#183;e&#183;s du Chiapas se souviennent de l'abondance de l'eau. Mais Coca-Cola, gourmand en eau, &#233;tend son h&#233;g&#233;monie en sacrifiant la population locale. Dans le Chiapas, les peuples autochtones font face aux nouveaux d&#233;fis de la mondialisation jusque dans leurs rituels. Comment cette boisson v&#233;n&#233;neuse s'est-elle impos&#233;e dans la culture mexicaine ? Un constat dur &#224; avaler. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le territoire mexicain, le Coca-Cola coule &#224; flots et d&#233;borde. &#192; partir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les plis de la m&#233;moire collective, les habitant&#183;e&#183;s du Chiapas se souviennent de l'abondance de l'eau. Mais Coca-Cola, gourmand en eau, &#233;tend son h&#233;g&#233;monie en sacrifiant la population locale. Dans le Chiapas, les peuples autochtones font face aux nouveaux d&#233;fis de la mondialisation jusque dans leurs rituels. Comment cette boisson v&#233;n&#233;neuse s'est-elle impos&#233;e dans la culture mexicaine ? Un constat dur &#224; avaler.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le territoire mexicain, le Coca-Cola coule &#224; flots et d&#233;borde. &#192; partir de &#1633;&#1641;&#1640;&#1634;, un plongeon &#233;conomique favorise l'implantation des transnationales, gourmandes en mati&#232;res premi&#232;res. Le gouvernement r&#233;am&#233;nage l'&#233;conomie nationale avec l'ambition de moderniser l'ancienne contr&#233;e d'Emiliano Zapata. Quatre ans plus tard, l'entr&#233;e du pays dans l'Accord g&#233;n&#233;ral sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) entra&#238;ne un glissement vers le mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral. Puis, en 1994 vient le coup de gr&#226;ce : l'entr&#233;e en vigueur de l'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA) consolide cette ouverture orchestr&#233;e par les lois du march&#233; mondial. D&#232;s lors, le gouvernement d&#233;laisse le mod&#232;le de d&#233;veloppement bas&#233; sur l'&#201;tat providence. L'union impie entre le gouvernement et les entreprises va contrer d&#233;finitivement la formule protectionniste, jug&#233;e d&#232;s lors obsol&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Avantage au secteur priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Stop les d&#233;penses publiques. Le pouvoir red&#233;finit son r&#244;le et d&#233;centralise la gestion de l'eau en c&#233;dant les r&#234;nes au secteur priv&#233;. Cette mutation ordonne les ambitions du pr&#233;sident Miguel de La Madrid (1982-1988) et se g&#233;n&#233;ralise plus largement sous Carlos Salinas de Gortari (1988-1994). Une vague de r&#233;formes du droit agraire permet aux multinationales d'avoir acc&#232;s aux terres de propri&#233;t&#233;s sociales et de s'implanter durablement. Pris&#233;es par Coca-Cola, les nappes phr&#233;atiques du Chiapas repr&#233;sentent une ressource majeure pour le d&#233;veloppement de la marque, et pour les exploiter, Coca-Cola reverse une somme d&#233;risoire &#224; la Commission nationale de l'eau (CONAGUA) : en 2003, les redevances atteignaient environ 20 000 $ CA.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3368 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH470/134123-743fb.png?1729030029' width='500' height='470' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans tout le Mexique, les fa&#231;ades des &#233;choppes portent les couleurs de la marque am&#233;ricaine (Puerto Vallarta, &#201;tat de Jalisco). Photo : Diane Martin-Graser.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter qu'en parall&#232;le, le mouvement zapatiste (Arm&#233;e zapatiste de lib&#233;ration nationale, EZLN) investit l'h&#244;tel de ville de San Cristobal de las Casas le jour m&#234;me o&#249; sont sign&#233;s les accords de l'AL&#201;NA. La r&#233;bellion zapatiste est anticapitaliste et insuffle un syst&#232;me parall&#232;le d'autogestion li&#233; &#224; l'agriculture, la justice et l'&#233;ducation. Cette r&#233;sistance arm&#233;e mais non violente se soustrait du syst&#232;me politique en place en r&#233;cup&#233;rant des terres de force. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, toutefois, l'EZLN n'emp&#234;che pas Coca-Cola de profiter des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bouleversements saillants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral scelle ainsi l'avenir du Mexique aux d&#233;pens de la population. L'administration mexicaine laisse ses ressources essentielles aux mains du g&#233;ant des boissons sucr&#233;es sans m&#234;me consulter le public. Ainsi, le Chiapas, qui constitue pourtant l'une des r&#233;gions les plus pauvres au Mexique, occupe une place importante sur l'&#233;chiquier &#233;conomique. Depuis l'installation de son usine d'embouteillage &#224; San Felipe Ecatepec, dans le Chiapas, l'entreprise d'embouteillage Coca-Cola FEMSA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;tenue conjointement, comme son nom l'indique, par le g&#233;ant des boissons (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'abreuve dans un r&#233;servoir d'eau sous le volcan Huitepec. Coca-Cola puise des millions de litres d'eau par jour, ass&#233;chant ainsi plusieurs villages aux alentours de San Cristobal de las Casas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH349/2234-24dbb.png?1729030029' width='500' height='349' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors de la f&#234;te des morts (D&#237;a de Muertos), le Coca-Cola s'immisce jusque dans les offrandes laiss&#233;es par les familles tzotzils (San Juan Chamula, &#201;tat du Chiapas). Photo : Diane Martin-Graser.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bas niveau des puits et des rivi&#232;res contamine &#171; l'or bleu &#187; et favorise l'apparition de maladies caus&#233;es par le manque d'eau potable. De plus, la p&#233;nurie repr&#233;sente une d&#233;pense suppl&#233;mentaire pour la population, priv&#233;e de cette ressource essentielle. &#192; San Cristobal de las Casas, nous assistons quotidiennement &#224; un ballet de camions-citernes qui approvisionnent les foyers, moyennant finance. Cette satisfaction industrielle alt&#232;re peu &#224; peu le cycle hydrique et le taux de recharge naturelle. Aussi, les changements climatiques qui bouleversent la disponibilit&#233; et l'approvisionnement en eau engendrent une surexploitation de l'eau plus en profondeur. Conclusion : loin de b&#233;n&#233;ficier au pays h&#244;te, l'implantation de Coca-Cola d&#233;t&#233;riore gravement la qualit&#233; de vie des populations les plus vuln&#233;rables et la multinationale est la seule b&#233;n&#233;ficiaire dans cette histoire. Pendant ce temps, toute protestation est r&#233;duite au silence, sous peine d'enfermement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un r&#232;gne sans partage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Coca-Cola conna&#238;t une croissance effr&#233;n&#233;e en contr&#244;lant habilement son r&#233;seau de distribution. La multinationale casse les prix et propose aux propri&#233;taires d'&#233;choppes, commun&#233;ment appel&#233;es &lt;em&gt;abbarotes&lt;/em&gt;, un rafra&#238;chissement de fa&#231;ade : pour plus de visibilit&#233;, Coca-Cola repeint le mur des d&#233;taillants &#224; l'effigie de la marque et distribue gratuitement des tables et des chaises estampill&#233;es. Ainsi, sur les &#233;piceries implant&#233;es le long des routes, c'est une promotion permanente de la boisson embl&#233;matique, ne laissant aucune place aux &#233;quipements artisanaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise FEMSA, quant &#224; elle, a un autre tour dans son sac avec sa propre cha&#238;ne d'&#233;piceries de proximit&#233;, OXXO, qui est diss&#233;min&#233;e dans tout le pays. L'&#233;closion de l'exploitant paralyse ais&#233;ment la concurrence ainsi que la production locale. Omnipr&#233;sente, la marque s'offre aussi la fid&#233;lit&#233; des consommateurs en vendant le soda &#224; un prix parfois moins cher que l'eau. Qu'on entre dans un de ces magasins &#224; Veracruz ou &#224; Puerto Escondido, on est assur&#233; de trouver une offre toujours identique. Les produits raffin&#233;s &#233;labor&#233;s par les industries alimentaires ne laissent aucune place aux sp&#233;cialit&#233;s r&#233;gionales. Dans les r&#233;frig&#233;rateurs, les client&#183;e&#183;s ont l'embarras du choix de bi&#232;res et de boissons sucr&#233;es, Coca-Cola occupant la premi&#232;re place sur le podium de la visibilit&#233; &#8211; ce qui n'est pas sans rappeler la configuration de nos chers d&#233;panneurs au Qu&#233;bec, normalis&#233;s &#224; souhait.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH149/123123-4-f905b.png?1729030029' width='500' height='149' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Mexique est le premier consommateur de boissons gazeuses dans le monde, avec une moyenne de 500 ml par jour et par personne (Ville de Mexico, &#201;tat de Mexico). Photo : Diane Martin-Graser.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pr&#233;sidence de Vicente Fox (2000-2006), la marque s'approprie toujours plus de propri&#233;t&#233;s collectives, obtenant 27 nouvelles concessions d'eau, dont certaines nourrissaient des peuples autochtones. C'est sans surprise que le premier homme de la nation d&#233;roule le tapis rouge &#224; la multinationale du soda, puisqu'il officiait auparavant comme num&#233;ro un de la firme Coca-Cola au Mexique. La boucle est nettement boucl&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pivot des rituels autochtones&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le rouge et le blanc pars&#232;ment le paysage dans les hauteurs du Chiapas. &#192; l'entr&#233;e du village de San Juan Chamula, six &#224; dix kilom&#232;tres de San Cristobal de las Casas, un panneau publicitaire donne le ton : &#171; &lt;em&gt;D&#233;couvre le bonheur&lt;/em&gt; &#187; avec Coca-Cola. Le ciblage est sans &#233;quivoque. &#192; en observer l'illustration, on devine que le message s'adresse directement aux habitant&#183;e&#183;s tzotziles : on reconna&#238;t facilement un homme portant le manteau de laine blanche si typique et si reconnaissable de cette communaut&#233; autochtone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des principaux attraits de San Juan Chamula reste l'&#233;glise, plac&#233;e au c&#339;ur de toutes les attentions. &#192; l'int&#233;rieur, le r&#232;gne de Coca-Cola suit son cours. &#192; travers la fum&#233;e de copal qui &#233;paissit l'air de la nef de l'&#233;glise, deux voix contraires s'opposent : celle de l'h&#233;ritage maya et celle de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. Au milieu de leurs pri&#232;res, les Tzotziles ont adopt&#233; le soda &#224; la place du &lt;em&gt;pox&lt;/em&gt; ou du &lt;em&gt;pozol&lt;/em&gt;, plus traditionnels. Les gaz contenus dans le Coca-Cola leur permettent d'&#233;ructer plus facilement et ainsi chasser le malin. Abreuv&#233;s aux sucres, les Tzotziles s'agenouillent sur les aiguilles de pin, un poulet dans une main, une bouteille de Coca-Cola dans l'autre. Sous le regard des reliquaires, les sacrifices mystiques rivalisent avec l'abandon des rituels l&#233;gendaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ancrage des boissons commerciales dans la soci&#233;t&#233; tzotzile s'explique donc par des publicit&#233;s cibl&#233;es, &#171; &lt;em&gt;un geste de respect pour ces communaut&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, selon un porte-parole de la FEMSA. Il s'agit surtout d'un marketing infatigable, hostile aux coutumes ancestrales et assurant l'h&#233;g&#233;monie des multinationales du soda.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Passeport vers l'ob&#233;sit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Always Coca-Cola&lt;/em&gt; : une devise &#224; la hauteur des ambitions de la marque, toujours plus avide de popularit&#233;, et ce, malgr&#233; sa composition explosive. Force est de constater que les Mexicain&#183;e&#183;s sont les premiers consommateur&#183;trice&#183;s de soda au monde. Une consommation d&#233;raisonn&#233;e qui &#233;quivaut &#224; 163 litres en moyenne par personne par an (pr&#232;s d'un demi-litre par jour) ! R&#233;sultat : 70 % des Mexicain&#183;e&#183;s vivent en surpoids, voire en situation d'ob&#233;sit&#233; mortif&#232;re. Aujourd'hui, on recense pas moins de 15 millions de cas de diab&#232;te dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes de corpulence en Am&#233;rique ? Pour l'Association nationale des producteurs de soda, c'est de la diabolisation pure et dure. Au micro de l'&#233;mission &lt;em&gt;Compl&#233;ment d'enqu&#234;te&lt;/em&gt;, le directeur g&#233;n&#233;ral de l'association, Jorge Terrazas, argue que &#171; &lt;em&gt; les sodas accompagnent la cuisine mexicaine ! Ils font partie de sa culture.&lt;/em&gt; &#187; Plut&#244;t que de faire p&#233;nitence, l'ancien pr&#233;sident Vicente Fox va quant &#224; lui jusqu'&#224; clamer que &#171; &lt;em&gt;Coca-Cola fait des affaires, ce n'est pas un h&#244;pital&lt;/em&gt; &#187;. Cela a le m&#233;rite d'&#234;tre honn&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014, le gouvernement mexicain prend l'initiative de renverser la vapeur avec une taxe nationale de 10 % sur les boissons sucr&#233;es. Mais le syst&#232;me encourage son usage et, finalement, ces politiques visant &#224; corriger le probl&#232;me n'emp&#234;chent pas le sucre raffin&#233; de se r&#233;pandre sur toutes les tables. Avec l'appui des politiciens et des industriels, Coca-Cola c&#233;l&#232;bre la soif. &#192; d&#233;faut de mettre le hol&#224;, le soda gangr&#232;ne la population en toute impunit&#233;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;tenue conjointement, comme son nom l'indique, par le g&#233;ant des boissons sucr&#233;es et par le producteur mexicain de bi&#232;re FEMSA.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Diane Martin-Graser est journaliste ind&#233;pendante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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