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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le capitalisme, c'est mauvais pour la sant&#233;</title>
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		<dc:creator>Christian Tremblay</dc:creator>


		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Tremblay, Christian</dc:subject>

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&lt;p&gt;Anne Plourde, Le capitalisme, c'est mauvais pour la sant&#233;, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2021, 288 p. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme, c'est mauvais pour la sant&#233; a comme fil conducteur l'&#233;volution des Centres locaux de services communautaires (CLSC), que l'autrice d&#233;crit comme &#171; un mod&#232;le socialiste dans une soci&#233;t&#233; capitaliste &#187;. Chercheuse postdoctorale &#224; l'Universit&#233; York et &#224; l'Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS), Anne Plourde dresse un portrait &#233;clairant et &#233;difiant des mal aim&#233;s CLSC, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-94-Hiver-2022-2023-" rel="directory"&gt;No 094 - Hiver 2022/2023&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tremblay-Christian-+" rel="tag"&gt;Tremblay, Christian&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/75867.png?1719684780' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;289&#034; height=&#034;446&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne Plourde, &lt;i&gt;Le capitalisme, c'est mauvais pour la sant&#233;&lt;/i&gt;, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2021, 288 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le capitalisme, c'est mauvais pour la sant&#233;&lt;/em&gt; a comme fil conducteur l'&#233;volution des Centres locaux de services communautaires (CLSC), que l'autrice d&#233;crit comme &#171; &lt;em&gt;un mod&#232;le socialiste dans une soci&#233;t&#233; capitaliste&lt;/em&gt; &#187;. Chercheuse postdoctorale &#224; l'Universit&#233; York et &#224; l'Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS), Anne Plourde dresse un portrait &#233;clairant et &#233;difiant des mal aim&#233;s CLSC, de leur implantation dans les ann&#233;es 70 &#224; la suite de la Commission Castonguay-Nepveu, qui les destinait &#224; devenir la principale porte d'entr&#233;e du syst&#232;me de sant&#233;, jusqu'&#224; la r&#233;forme Barrette de 2015 qui abolira &#171; &lt;em&gt;les derniers vestiges de d&#233;mocratie qui pouvaient encore exister dans le syst&#232;me public de sant&#233; et de services sociaux &lt;/em&gt; &#187; (p. 214).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux nous faire comprendre les m&#233;rites du mod&#232;le initial des CLSC, caract&#233;ris&#233; par une &#233;quipe multidisciplinaire inspir&#233;e des cliniques populaires des ann&#233;es 50 et la participation active des citoyens, Plourde s'int&#233;resse d'abord &#224; l'histoire des luttes contre les effets d&#233;l&#233;t&#232;res du capitalisme. Pour l'autrice, la cr&#233;ation du r&#233;seau public de la sant&#233; au Qu&#233;bec, dont l'instauration d'une assurance maladie compl&#232;te et universelle est le cheval de bataille, appara&#238;t comme l'une des plus &#233;clatantes victoires des mouvements ouvriers, syndicaux et communautaires de l'histoire r&#233;cente des Am&#233;riques, favorisant le passage du Qu&#233;bec d'un &#171; &#201;tat social sous-d&#233;velopp&#233; &#187; &#224; un &#201;tat social avant-gardiste en Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la contre-offensive capitaliste des ann&#233;es 70 et de la vague n&#233;olib&#233;rale des ann&#233;es 80 et 90 emp&#234;cheront le Qu&#233;bec d'op&#233;rer v&#233;ritablement les cinq virages propos&#233;s par la Commission Castonguay-Nepveu (1967) qui reprochait d&#233;j&#224; au syst&#232;me de Sant&#233; d'&#234;tre &#171; &lt;em&gt;centr&#233; sur la m&#233;decine curative, l'h&#244;pital et les m&#233;decins &lt;/em&gt; &#187; (p. 109). Anne Plourde d&#233;ploie alors une critique rigoureuse et implacable d'un demi-si&#232;cle de politiques complaisantes envers tous ceux &#224; qui profite un syst&#232;me hospitalo-centrique comme le n&#244;tre. Cela explique, selon l'autrice, l'incapacit&#233; de notre syst&#232;me de sant&#233; &#224; r&#233;pondre ad&#233;quatement &#224; la pand&#233;mie de la COVID 19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un dernier chapitre lumineux et p&#233;n&#233;trant, Anne Plourde avance six solutions &#171; &lt;em&gt;pour pr&#233;parer l'apr&#232;s-pand&#233;mie en sant&#233; et services sociaux &lt;/em&gt; &#187;. Elle explique avec &#233;loquence comment le financement du r&#233;seau &#224; hauteur des besoins actuels et &#224; venir doit s'accompagner d'un &#233;largissement de la couverture publique &#224; plusieurs services m&#233;dicaux de premi&#232;re ligne (des soins &#224; domicile &#224; la dentisterie) et du retour du pouvoir d&#233;cisionnel des &#171; travailleuses de la sant&#233; &#187;. Elle souligne aussi l'importance des milieux communautaires dans la transformation &#171; &lt;em&gt;d'un syst&#232;me hospitalo-centrique &#224; un syst&#232;me centr&#233; sur la pr&#233;vention et la premi&#232;re ligne&lt;/em&gt; &#187; (p. 263) afin que les services de premi&#232;re ligne soient efficaces et permettent de r&#233;duire les d&#233;penses en sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Le retour &#224; un mod&#232;le d'&#233;tablissement inspir&#233; de celui des CLSC est au c&#339;ur de cette triple proposition de nationalisation, d&#233;centralisation et red&#233;mocratisation&lt;/em&gt; &#187; (p. 256) du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux. Les propositions d'Anne Plourde paraissent r&#233;volutionnaires aupr&#232;s des timides mesures annonc&#233;es par le ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux, Christian Dub&#233;. Mais n'est-ce pas in&#233;vitable alors que l'on sait que les changements climatiques auront des r&#233;percussions importantes sur notre sant&#233; et causeront, par cons&#233;quent, une pression croissante sur les infrastructures de sant&#233; publique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la prochaine r&#233;forme de la sant&#233;, dont nous avons eu un avant-go&#251;t au printemps dernier, il y a fort &#224; parier que la &#171; conception capitaliste de la sant&#233; &#187;, &#224; l'&#233;coute des gestionnaires d'h&#244;pitaux, continuera de mettre &#224; mal le r&#233;seau sociosanitaire qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment tout peut changer</title>
		<link>https://www.ababord.org/Comment-tout-peut-changer</link>
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		<dc:date>2023-12-17T19:44:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Tremblay</dc:creator>


		<dc:subject>Tremblay, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Naomi Klein (avec Rebecca Steffof), Comment tout peut changer. Outils &#224; l'usage de la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale, Lux, 2021, 318 pages. Traduit de l'anglais par Nicolas Calv&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
La militante et intellectuelle Naomi Klein nous fait une belle proposition avec son essai Comment tout peut changer, d&#233;di&#233; &#224; &#171; la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale &#187;. L'autrice pr&#233;cise d'ailleurs en avant-propos qu'elle a &#233;crit &#171; ce livre pour montrer qu'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-92-ete-2022-" rel="directory"&gt;No 092 - &#233;t&#233; 2022&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/12312-8.png?1702842191' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;131&#034; height=&#034;202&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Naomi Klein (avec Rebecca Steffof), &lt;i&gt;Comment tout peut changer. Outils &#224; l'usage de la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale&lt;/i&gt;, Lux, 2021, 318 pages. Traduit de l'anglais par Nicolas Calv&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La militante et intellectuelle Naomi Klein nous fait une belle proposition avec son essai &lt;em&gt;Comment tout peut changer&lt;/em&gt;, d&#233;di&#233; &#224; &#171; &lt;em&gt;la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale&lt;/em&gt; &#187;. L'autrice pr&#233;cise d'ailleurs en avant-propos qu'elle a &#233;crit &#171; &lt;em&gt;ce livre pour montrer qu'un changement pour le mieux est bel et bien possible &lt;/em&gt; &#187;. Ce double d&#233;sir de saluer la force d'engagement des jeunes tout en les instruisant des r&#233;alit&#233;s du r&#233;chauffement plan&#233;taire traverse tout l'ouvrage. Ainsi, m&#234;me si elle d&#233;crit sans d&#233;tours les d&#233;sastres naturels frappant d&#233;sormais la plan&#232;te, Klein met de l'avant des id&#233;es et des &#171; outils &#187; pour permettre un avenir l&#233;gitime &#224; toutes celles et &#224; tous ceux qui sont pr&#233;occup&#233;&#183;es par les cons&#233;quences des changements climatiques. M&#234;me si l'autrice s'adresse ouvertement aux jeunes, tout le monde appr&#233;ciera la clart&#233; et la rigueur du propos, port&#233; par une &#233;criture limpide et inspir&#233;e (qu'on doit aussi au travail de son traducteur, Nicolas Calv&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut y voir l'influence de sa collaboratrice Rebecca Steffof, connue aux &#201;tats-Unis pour ses albums jeunesse sur la science, l'histoire et la g&#233;ographie, &#224; qui l'on doit la plupart des portraits inspirants de jeunes militant&#183;es de tout horizon qui pars&#232;ment l'&#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans la premi&#232;re partie de l'essai, intitul&#233;e &#171; O&#249; en sommes-nous ? &#187;, Klein donne d'embl&#233;e la parole aux jeunes : &#224; Greta Thunberg bien entendu, mais aussi &#224; certain&#183;e&#183;s des seize militant&#183;e&#183;s pour la justice climatique &#226;g&#233;&#183;es de 8 &#224; 17 ans et issu&#183;e&#183;s des cinq continents, qui ont intent&#233; en 2019 une action en justice aupr&#232;s des Nations Unies. Klein brosse ensuite un portrait d&#233;taill&#233; et sans concession des cons&#233;quences du r&#233;chauffement climatique. Comme bien des crises, celle du climat affecte davantage les populations moins favoris&#233;es : le mouvement contre le r&#233;chauffement climatique s'av&#232;re donc un mouvement pour la justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie de l'essai, &#171; Comment en sommes-nous arriv&#233;s l&#224; ? &#187;, retrace les origines du charbon et des autres combustibles, en s'int&#233;ressant &#224; la r&#233;volution industrielle et &#224; ses cons&#233;quences sur le march&#233; du travail jusqu'au consum&#233;risme actuel. Klein en profite pour faire le r&#233;cit du mouvement &#233;cologique et d&#233;ploie un v&#233;ritable talent de conteuse pour pr&#233;senter Henry David Thoreau, Aldo L&#233;opold ou Rachel Carson. Des exemples de r&#233;sistances r&#233;centes bouclent cette section, dont celui de Bella Bella en Colombie-Britannique, o&#249; les 1500 habitant&#183;es de la nation Heiltsuk se sont mobilis&#233;&#183;es, &#224; l'initiative des jeunes de la communaut&#233;, pour emp&#234;cher avec succ&#232;s la mise en branle du projet d'ol&#233;oduc Northern Gateway, qui mena&#231;ait les eaux dont d&#233;pend le village pour sa subsistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re partie, &#171; Et ensuite ? &#187;, critique les mesures popularis&#233;es r&#233;cemment en r&#233;action au r&#233;chauffement climatique (captage et stockage du carbone, bricolage plan&#233;taire, plantation d'arbres, etc.) en leur pr&#233;f&#233;rant un &#171; &lt;em&gt;green new deal &lt;/em&gt; &#187;. Les revendications des jeunes, celles des peuples autochtones et celles des groupes organis&#233;s peuvent servir un programme de transition pour passer &#224; une &#233;conomie sans &#233;missions, plus &#233;quitable, plus profitable pour tous et toutes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment tout peut changer : outils &#224; l'usage de la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale</title>
		<link>https://www.ababord.org/Comment-tout-peut-changer-outils-a-l-usage-de-la-jeunesse-mobilisee-pour-la-justice-climatique-et-sociale</link>
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		<dc:creator>Christian Tremblay</dc:creator>


		<dc:subject>Tremblay, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

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&lt;p&gt;Naomi Klein (avec Rebecca Steffof), Comment tout peut changer : outils &#224; l'usage de la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale, Lux, 2021, 318 pages. Traduit de l'anglais par Nicolas Calv&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La militante et intellectuelle Naomi Klein nous fait une belle proposition avec son essai Comment tout peut changer, d&#233;di&#233; &#224; &#171; la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale &#187;. L'autrice pr&#233;cise d'ailleurs en avant-propos qu'elle a &#233;crit &#171; ce livre pour montrer qu'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-91-Printemps-2022-" rel="directory"&gt;No 091 - Printemps 2022&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tremblay-Christian-+" rel="tag"&gt;Tremblay, Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/comment-tout-peut-changer.jpg?1691351305' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;700&#034; height=&#034;1082&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Naomi Klein (avec Rebecca Steffof), &lt;i&gt;Comment tout peut changer : outils &#224; l'usage de la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale&lt;/i&gt;, Lux, 2021, 318 pages. Traduit de l'anglais par Nicolas Calv&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La militante et intellectuelle Naomi Klein nous fait une belle proposition avec son essai &lt;em&gt;Comment tout peut changer&lt;/em&gt;, d&#233;di&#233; &#224; &#171; &lt;em&gt;la jeunesse mobilis&#233;e pour la justice climatique et sociale &lt;/em&gt; &#187;. L'autrice pr&#233;cise d'ailleurs en avant-propos qu'elle a &#233;crit &#171; ce livre pour montrer qu'un changement pour le mieux est bel et bien possible &#187;. Ce double d&#233;sir de saluer la force d'engagement des jeunes tout en les instruisant des r&#233;alit&#233;s du r&#233;chauffement plan&#233;taire traverse tout l'ouvrage. Ainsi, m&#234;me si elle d&#233;crit sans d&#233;tours les d&#233;sastres naturels frappant d&#233;sormais la plan&#232;te, Klein met de l'avant des id&#233;es et des &#171; outils &#187; pour permettre un avenir l&#233;gitime &#224; toutes celles et &#224; tous ceux qui sont pr&#233;occup&#233;&#183;es par les cons&#233;quences des changements climatiques. M&#234;me si l'autrice s'adresse ouvertement aux jeunes, tout le monde appr&#233;ciera la clart&#233; et la rigueur du propos, port&#233; par une &#233;criture limpide et inspir&#233;e (qu'on doit aussi au travail de son traducteur, Nicolas Calv&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut y voir l'influence de sa collaboratrice Rebecca Steffof, connue aux &#201;tats-Unis pour ses albums jeunesse sur la science, l'histoire et la g&#233;ographie, &#224; qui l'on doit la plupart des portraits inspirants de jeunes militant&#183;es de tout horizon qui pars&#232;ment l'&#233;crit. Ainsi, dans la premi&#232;re partie de l'essai, intitul&#233;e &#171; O&#249; en sommes-nous ? &#187;, Klein donne d'embl&#233;e la parole aux jeunes : &#224; Greta Thunberg bien entendu, mais aussi &#224; certain&#183;es des seize militant&#183;es pour la justice climatique &#226;g&#233;&#183;es de 8 &#224; 17 ans et issu&#183;es des cinq continents, qui ont intent&#233; en 2019 une action en justice aupr&#232;s des Nations Unies. Klein brosse ensuite un portrait d&#233;taill&#233; et sans concession des cons&#233;quences du r&#233;chauffement climatique. Comme bien des crises, celle du climat affecte davantage les populations moins favoris&#233;es : le mouvement contre le r&#233;chauffement climatique s'av&#232;re donc un mouvement pour la justice sociale. La deuxi&#232;me partie de l'essai, &#171; Comment en sommes-nous arriv&#233;s l&#224; ? &#187;, retrace les origines du charbon et des autres combustibles, en s'int&#233;ressant &#224; la r&#233;volution industrielle et &#224; ses cons&#233;quences sur le march&#233; du travail jusqu'au consum&#233;risme actuel. Klein en profite pour faire le r&#233;cit du mouvement &#233;cologique et d&#233;ploie un v&#233;ritable talent de conteuse pour pr&#233;senter Henry David Thoreau, Aldo L&#233;opold ou Rachel Carson. Des exemples de r&#233;sistances r&#233;centes bouclent cette section, dont celui de Bella Bella en Colombie-Britannique, o&#249; les 1500 habitant&#183;es de la nation Heiltsuk se sont mobilis&#233;&#183;es, &#224; l'initiative des jeunes de la communaut&#233;, pour emp&#234;cher avec succ&#232;s la mise en branle du projet d'ol&#233;oduc Northern Gateway, qui mena&#231;ait les eaux dont d&#233;pend le village pour sa subsistance. La derni&#232;re partie, &#171; Et ensuite ? &#187;, critique les mesures popularis&#233;es r&#233;cemment en r&#233;action au r&#233;chauffement climatique (captage et stockage du carbone, bricolage plan&#233;taire, plantation d'arbres, etc.) en leur pr&#233;f&#233;rant un &#171; green new deal &#187;. Les revendications des jeunes, celles des peuples autochtones et celles des groupes organis&#233;s peuvent servir un programme de transition pour passer &#224; une &#233;conomie sans &#233;missions, plus &#233;quitable, plus profitable pour tous et toutes. En f&#233;vrier et mars sont parus deux rapports tr&#232;s attendus du GIEC, le premier sur la vuln&#233;rabilit&#233; des &#233;cosyst&#232;mes et des soci&#233;t&#233;s humaines, le deuxi&#232;me sur l'&#233;valuation des m&#233;thodes de r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. L'essai de Naomi Klein n'en parait que plus pertinent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bande de colons : une mauvaise conscience de classe</title>
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		<dc:date>2023-02-23T18:51:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Tremblay</dc:creator>


		<dc:subject>Tremblay, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Colonialisme et imp&#233;rialisme</dc:subject>
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&lt;p&gt;Alain Deneault, Bande de colons : une mauvaise conscience de classe, Lux, 2020, 216 pages. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les lecteur&#183;trice&#183;s d'Alain Deneault connaissent bien sa critique v&#233;h&#233;mente des rouages du capitalisme, un syst&#232;me qu'il dit au service d'une oligarchie form&#233;e de multinationales tentaculaires et de gens fortun&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec son essai Bande de colons : une mauvaise conscience de classe, le professeur de philosophie et de sociologie de l'Universit&#233; de Moncton poursuit sa r&#233;flexion en pr&#233;sentant la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-89-septembre-2021-" rel="directory"&gt;No 089 - septembre 2021&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tremblay-Christian-+" rel="tag"&gt;Tremblay, Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Colonialisme et imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/897.png?1677178184' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;139&#034; height=&#034;201&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alain Deneault, &lt;i&gt;Bande de colons : une mauvaise conscience de classe&lt;/i&gt;, Lux, 2020, 216 pages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lecteur&#183;trice&#183;s d'Alain Deneault connaissent bien sa critique v&#233;h&#233;mente des rouages du capitalisme, un syst&#232;me qu'il dit au service d'une oligarchie form&#233;e de multinationales tentaculaires et de gens fortun&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec son essai &lt;em&gt;Bande de colons : une mauvaise conscience de classe&lt;/em&gt;, le professeur de philosophie et de sociologie de l'Universit&#233; de Moncton poursuit sa r&#233;flexion en pr&#233;sentant la colonisation et la cr&#233;ation du &#171; Dominion du Canada &#187; comme une vaste entreprise commerciale. Il s'int&#233;resse particuli&#232;rement &#224; la figure du colon, qu'il pr&#233;sente comme &#171; &lt;em&gt;les petites mains de l'exploitation coloniale &lt;/em&gt; &#187; (p. 13). En s'inspirant des r&#233;flexions de l'&#233;crivain Albert Memmi, Deneault distingue toutefois le colonisateur, maitre d'&#339;uvre de l'entreprise coloniale, du colon, plus ou moins conscient d'&#234;tre &#224; son service, souvent exploit&#233;, mais parfois aussi profiteur d'un syst&#232;me appel&#233; &#224; spolier et &#224; d&#233;poss&#233;der &#171; l'Am&#233;rindien &#187;, seul pr&#233;tendant &#224; la triste figure du colonis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce portrait d&#233;mythifi&#233; du colon convainc par une argumentation &#233;toff&#233;e et une documentation rigoureuse. On esp&#232;re que ce portrait nourrira la discussion avec les historien&#183;ne&#183;s cit&#233;&#183;e&#183;s de m&#234;me qu'avec les tenant&#183;e&#183;s d'un souverainisme confinant le colon fran&#231;ais au r&#244;le de colonis&#233;. La suite de l'essai demeure pertinente, mais ne d&#233;ploie pas toujours la m&#234;me force de persuasion. Si le chapitre &#171; L'Irvingnie, une colonie dans la colonie &#187; expose avec &#233;loquence l'influence politique, m&#233;diatique et sociale d'Irving dans l'est du Canada, on peine &#224; trouver une telle finesse dans les analyses de &lt;em&gt;L'&#206;le myst&#233;rieuse&lt;/em&gt; de Jules Verne, du Mus&#233;e canadien pour les droits de la personne ou de &#171; &lt;em&gt;Hockey Night in Canada&lt;/em&gt; &#187;. Deneault montre toutefois efficacement la persistance de l'esprit colonial dans les valeurs, les m&#339;urs et les institutions actuelles qui en vient m&#234;me &#224; influencer l'organisation du travail et l'am&#233;nagement du territoire. Ainsi, la croissance des in&#233;galit&#233;s sociales, la surexploitation des ressources naturelles, voire, le r&#233;chauffement climatique, profitent de cette mentalit&#233; du colon, inconscient d'&#234;tre l'outil d'une caste dominante qui veut pr&#233;server sa libert&#233; de commercer et de produire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Deneault, &#171; &lt;em&gt;le colon, qu'il soit ing&#233;nieur minier, fonctionnaire &#224; un service d'immigration, agent des relations publiques d'une grande entreprise ou d&#233;bardeur dans un grand port, amorce son travail d'&#233;mancipation lorsqu'il se demande : qu'est-ce que je fais l&#224; ?&lt;/em&gt; &#187; (p. 196). L'auteur en appelle donc &#224; une nouvelle conscience de classe, collective, pour bien mesurer notre responsabilit&#233; dans les maux de notre &#233;poque et mettre fin &#224; notre aveuglement volontaire de colons &#171; &lt;em&gt;vivant comme un privil&#232;ge le confort format&#233; dont&lt;/em&gt; [nous jouissons]&lt;em&gt; &#224; cr&#233;dit&lt;/em&gt; &#187; (p. 200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion de son essai, l'auteur voit le salut de tous dans &#171; &lt;em&gt;des aires politiques r&#233;gionales tablant sur la production locale&lt;/em&gt; &#187; (p. 206). Comme inspiration, il cite l'exemple document&#233; par l'historien Richard White, ce &lt;em&gt;Middle Ground &lt;/em&gt;o&#249; peuples des Premi&#232;res Nations et colons d'origines multiples cohabitaient en r&#233;inventant les structures sociales. Une id&#233;e noble et mobilisatrice pour clore un ouvrage somme toute captivant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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