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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Pesticides : le diagnostic n'est pas fait</title>
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		<dc:date>2023-02-17T02:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;atrice Landry-Belleau, Louis Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Robert, Louis</dc:subject>
		<dc:subject>Agriculture et alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Biotechnologies et OGM</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Landry-Belleau, B&#233;atrice</dc:subject>

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&lt;p&gt;Longtemps, l'agriculture qu&#233;b&#233;coise s'est d&#233;velopp&#233;e sans que les citoyen&#183;ne&#183;s n'aient un mot &#224; dire, notamment parce que les autorit&#233;s s'en remettaient aux organisations directement concern&#233;es, fonctionnant pour la plupart en vase clos, mais aussi par manque d'int&#233;r&#234;t de la part de la soci&#233;t&#233; civile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, l'agriculture est un bien public, mais des d&#233;cennies de sous-traitance jalonn&#233;es de d&#233;cisions politiques aux vis&#233;es &#233;conomiques lib&#233;rales ont produit une agriculture qui ne ressemble (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Cultiver-la-resistance-agricole-" rel="directory"&gt;Dossier : Cultiver la r&#233;sistance agricole&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Agriculture-et-alimentation-+" rel="tag"&gt;Agriculture et alimentation&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Landry-Belleau-Beatrice-+" rel="tag"&gt;Landry-Belleau, B&#233;atrice&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Longtemps, l'agriculture qu&#233;b&#233;coise s'est d&#233;velopp&#233;e sans que les citoyen&#183;ne&#183;s n'aient un mot &#224; dire, notamment parce que les autorit&#233;s s'en remettaient aux organisations directement concern&#233;es, fonctionnant pour la plupart en vase clos, mais aussi par manque d'int&#233;r&#234;t de la part de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Or, l'agriculture est un bien public, mais des d&#233;cennies de sous-traitance jalonn&#233;es de d&#233;cisions politiques aux vis&#233;es &#233;conomiques lib&#233;rales ont produit une agriculture qui ne ressemble gu&#232;re au type d'agriculture souhait&#233;e par la population. Jusqu'&#224; maintenant, les enjeux agricoles n'occupaient pas l'avant-sc&#232;ne des campagnes &#233;lectorales et l'id&#233;ologie dominante chez les d&#233;cideur&#183;euse&#183;s, peu importe le parti au pouvoir, se traduisait entre autres par une gestion de l'agriculture de type &#171; partenariat public-priv&#233; &#187;. L'agriculture &#233;tait consid&#233;r&#233;e principalement comme un moteur de d&#233;veloppement &#8211; un mot dont le sens est compl&#232;tement perverti &#8211; &#233;conomique traditionnel, soumis aux dictats d'industriels et de commer&#231;ants. Or, cette fa&#231;on de faire a conduit &#224; des abus. Le d&#233;veloppement durable en agriculture est un de ces enjeux dont les implications sociales, environnementales et m&#234;me &#233;conomiques interdisent les compromis et compromissions avec les int&#233;r&#234;ts commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'ing&#233;rence aux conflits d'int&#233;r&#234;ts&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la d&#233;termination des recommandations pour la fertilisation min&#233;rale des cultures &#233;tait, jusqu'en 2020, confi&#233;e &#224; un comit&#233; o&#249; les compagnies d'engrais &#233;taient bien repr&#233;sent&#233;es et pesaient lourd. Il s'agit d'une situation unique en Am&#233;rique du Nord. Faisant fi de son propre code de d&#233;ontologie, l'Ordre des agronomes (OAQ) qui, comme tous les ordres professionnels, a pour mission la d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t public, permettait aux agronomes des compagnies priv&#233;es d'y si&#233;ger. L'OAQ &#233;laborait m&#234;me ses positions autant sur les OGM que sur les pesticides en formant des groupes de travail o&#249; il invitait des agronomes &#224; l'emploi des soci&#233;t&#233;s impliqu&#233;es dans le commerce de ces intrants. Sous pr&#233;texte de s'assurer de l'arrimage des orientations de recherche avec les besoins de l'industrie agricole, on a remis le contr&#244;le de centres de recherche, comme le Centre de recherche sur les grains (C&#201;ROM), &#224; des administrateurs et administratrices dont la comp&#233;tence dans le domaine de la recherche c&#233;dait le pas aux int&#233;r&#234;ts des organisations qu'ils et elles repr&#233;sentaient, notamment Sollio Agriculture (principal distributeur de pesticides au Qu&#233;bec) et la f&#233;d&#233;ration sp&#233;cialis&#233;e de l'UPA &#171; Les Producteurs de grains du Qu&#233;bec &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;duction des pesticides : trente ans d'&#233;checs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela peut en surprendre plusieurs, mais il y a longtemps que les professionnel&#183;le&#183;s du MAPAQ travaillent &#224; r&#233;duire l'usage des pesticides. Le MAPAQ et l'UPA s'&#233;taient entendues d&#232;s 1992 (!) pour s'engager &#224; r&#233;duire de 50 % l'usage de pesticides pour l'an 2000 dans le cadre de ce qui &#233;tait connu alors sous le vocable de &#171; Strat&#233;gie phytosanitaire &#187;. &#201;chec apr&#232;s &#233;chec, les m&#234;mes &#171; partenaires &#187; ont r&#233;cidiv&#233; lors de trois moutures successives de ces plans de r&#233;duction, sans qu'aucun effort de diagnostic aussi minime soit-il n'ait &#233;t&#233; fait pour comprendre ce qui faisait d&#233;faut. Apr&#232;s 30 ans, aucune r&#233;duction n'a &#233;t&#233; atteinte. Le manque de ressources et surtout de ressources humaines pour faire conna&#238;tre et adopter des m&#233;thodes alternatives aux pesticides, de m&#234;me que les nombreuses ing&#233;rences des int&#233;r&#234;ts commerciaux et corporatistes autant en recherche qu'en service-conseil (c'est-&#224;-dire dans tout ce qui est en amont de la d&#233;termination des besoins du producteur) sont les deux principales causes de ces &#233;checs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la fameuse &#171; Commission sur les pesticides &#187;, dot&#233;e d'un mandat d'initiative de la Commission de l'agriculture, des p&#234;cheries, de l'&#233;nergie et des ressources naturelles (CAPERN), qui devait enfin apporter un &#233;clairage int&#232;gre sur la question, a &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre d'op&#233;rations de lobbying, notamment de la part de Sollio Agriculture. On en atteint un point o&#249; des recommandations semblent sorties de nulle part, comme celle qui favorise une implication plus grande encore de l'industrie dans la recherche d'int&#233;r&#234;t public sur les pesticides, &#224; contresens des m&#233;moires d&#233;pos&#233;s. C'est ce qui m'a fait dire, en m'adressant entre autres aux groupes de pression environnementaux : &#224; quoi bon s'en prendre &#224; Sant&#233; Canada, qui est charg&#233;e de l'homologation des pesticides, et aux Monsanto et Bayer de ce monde, si on n'est pas aptes &#224; mettre de l'ordre dans notre propre cuisine ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Louis Robert est agronome et auteur de Pour le bien de la terre, paru en 2021 aux &#233;ditions MultiMondes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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