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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le suicide des personnes handicap&#233;es</title>
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		<dc:date>2023-10-09T13:02:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Eve Veilleux</dc:creator>


		<dc:subject>Veilleux, Marie-Eve</dc:subject>
		<dc:subject>Psychologie et psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les d&#233;bats sur l'aide m&#233;dicale &#224; mourir ont abord&#233; la question en mettant l'accent sur les pr&#233;f&#233;rences, les valeurs ou les diagnostics individuels. En ce qui concerne l'aide &#224; mourir pour les personnes handicap&#233;es, c'est commettre une grave erreur que de sous-estimer, voire d'omettre les facteurs soci&#233;taux qui peuvent influer sur la volont&#233; de mourir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis quelques ann&#233;es, les d&#233;bats publics et juridiques concernant l'acc&#232;s &#224; l'aide m&#233;dicale &#224; mourir me hantent. Ils m'ont fait sacrer. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-91-Printemps-2022-" rel="directory"&gt;No 091 - Printemps 2022&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Veilleux-Marie-Eve-+" rel="tag"&gt;Veilleux, Marie-Eve&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/123123-9.png?1696856418' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;179&#034; height=&#034;495&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;bats sur l'aide m&#233;dicale &#224; mourir ont abord&#233; la question en mettant l'accent sur les pr&#233;f&#233;rences, les valeurs ou les diagnostics individuels. En ce qui concerne l'aide &#224; mourir pour les personnes handicap&#233;es, c'est commettre une grave erreur que de sous-estimer, voire d'omettre les facteurs soci&#233;taux qui peuvent influer sur la volont&#233; de mourir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, les d&#233;bats publics et juridiques concernant l'acc&#232;s &#224; l'aide m&#233;dicale &#224; mourir me hantent. Ils m'ont fait sacrer. Ils m'ont fait pleurer. C'est en lisant une chronique sur le suicide d'une femme handicap&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Myl&#232;ne Moisan, &#171; Le dernier saut de Marie-No&#235;lle &#187;, Le Soleil. En ligne : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, publi&#233;e la veille de la Journ&#233;e internationale des personnes handicap&#233;es, que j'ai d&#233;cid&#233; d'&#233;crire ce texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ses d&#233;buts, la loi sur l'aide m&#233;dicale &#224; mourir stipulait qu'une personne en fin de vie pouvait s'en pr&#233;valoir dans le but de soulager ses souffrances. Toutefois, r&#233;cemment, le crit&#232;re de fin de vie a &#233;t&#233; retir&#233; par les tribunaux, sans r&#233;flexion sociale ou politique sur les conditions de vie des personnes handicap&#233;es, principalement vis&#233;es par ce crit&#232;re. L'aide m&#233;dicale &#224; mourir est maintenant disponible &#224; toutes les personnes qui ont un diagnostic m&#233;dical et qui &#171; &lt;em&gt;ressentent des souffrances physiques ou mentales insupportables&lt;/em&gt; [&#8230;] &lt;em&gt;qui ne peuvent pas &#234;tre att&#233;nu&#233;es dans des conditions&lt;/em&gt; [qu'elles jugent] &lt;em&gt;acceptables&lt;/em&gt; &#187;, selon la d&#233;finition du gouvernement du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais &#224; l'aise lorsque la loi permettait aux personnes en fin de vie de devancer leur mort pour abr&#233;ger leurs souffrances, car la fin &#233;tait imminente. Ce n'est cependant plus le cas. Comme mon texte porte sp&#233;cifiquement sur l'aide m&#233;dicale &#224; mourir offerte &#224; des personnes dont la mort n'est pas imminente, j'utiliserai le terme &#171; suicide &#187;. Oui, le terme est lourd de sens. Toutefois, le choix d'employer &#171; aide m&#233;dicale &#224; mourir &#187; pour la mort d'une personne handicap&#233;e qui n'est pas en fin de vie l'est tout autant. Cet euph&#233;misme n'est pas sans cons&#233;quences dans une soci&#233;t&#233; qui clame que &#171; le suicide n'est pas une option &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le suicide n'est pas une option, sauf&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque certaines personnes veulent mourir, on dit qu'elles sont suicidaires. Pour les emp&#234;cher de porter atteinte &#224; leur vie, on leur retire leur libre arbitre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bien qu'il d&#233;borde du cadre de ce texte, l'enjeu de l'autod&#233;termination et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En revanche, lorsqu'une personne handicap&#233;e fait part de sa volont&#233; de mourir, les professionnel&#183;les ont deux possibilit&#233;s : l'identifier comme &#233;tant suicidaire ou entamer le processus de demande d'aide m&#233;dicale &#224; mourir. Le choix entre les deux options est d'une complexit&#233; extr&#234;me. Il repose sur le jugement clinique des professionnel&#183;les qui peuvent, au besoin, consulter le comit&#233; d'&#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;valuer la volont&#233; d'une personne handicap&#233;e de se suicider n&#233;cessite une compr&#233;hension de la situation qui d&#233;passe la simple connaissance du mod&#232;le m&#233;dical et du mod&#232;le social du handicap. De nombreuses questions doivent &#234;tre prises en compte en ce qui a trait, notamment, &#224; l'influence du capacitisme &#8211; tant sur la volont&#233; de mourir que sur l'&#233;valuation que font les professionnel&#183;les de la demande &#8211; et &#224; la repr&#233;sentation des personnes handicap&#233;es dans les effectifs du milieu de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons pour demander l'aide m&#233;dicale &#224; mourir sont nombreuses. Dans la chronique mentionn&#233;e plus haut, la personne d&#233;cide d'y avoir recours parce qu'elle allait bient&#244;t devoir &#234;tre aliment&#233;e par gavage. D'autres personnes ont exprim&#233; leur refus cat&#233;gorique d'aller vivre en CHSLD. Nous le savons, ces &#233;tablissements sont incompatibles avec la dignit&#233; et l'&#233;panouissement essentiels &#224; l'ensemble des r&#233;sident&#183;es, mais particuli&#232;rement aux personnes qui n'ont pas atteint la fin de leur vie et qui souhaitent travailler, avoir une famille, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une personne handicap&#233;e fait une demande d'aide m&#233;dicale &#224; mourir, sa capacit&#233; &#224; donner un consentement libre et &#233;clair&#233; est, avec raison, au c&#339;ur du processus, car il est imp&#233;ratif de prot&#233;ger les personnes d'influences indues. Certaines influences peuvent s'av&#233;rer difficiles &#224; saisir, comme la d&#233;valorisation de fa&#231;ons non normatives de bouger ou de s'alimenter. L'absence per&#231;ue ou r&#233;elle d'options, comme des programmes permettant de bien vivre &#224; domicile, met aussi les personnes handicap&#233;es et les professionnel&#183;les devant une impasse que la mort permet de d&#233;nouer. &#192; quel moment le devoir de protection fait-il place au respect de l'autod&#233;termination ? Cette fronti&#232;re doit absolument &#234;tre explor&#233;e pour outiller les professionnel&#183;les responsables de d&#233;cider pour qui le suicide peut &#234;tre une option.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le r&#244;le des m&#233;dias&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps, on trouve dans les m&#233;dias des portraits de personnes handicap&#233;es qui souhaitent recevoir l'aide m&#233;dicale &#224; mourir. Leurs motivations varient, mais elles sont toujours accueillies sans remise en question par l'interlocuteur&#183;trice. Dans le discours public, perdre l'usage de ses jambes, ne plus pouvoir s'alimenter par la bouche, ne plus vivre dans l'environnement de son choix sont d&#233;sormais des motivations acceptables pour vouloir se suicider. L'incapacit&#233; des journalistes &#224; aborder les facteurs qui poussent une personne au suicide est r&#233;v&#233;latrice de la place qu'occupent les conditions de vie des personnes handicap&#233;es dans notre soci&#233;t&#233;. Mettre au jour le capacitisme dans notre soci&#233;t&#233;, c'est faire de la pr&#233;vention du suicide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces t&#233;moignages sont aussi parfois pr&#233;sent&#233;s de mani&#232;re &#224; cr&#233;er ce que Stella Young nommait de l'&lt;em&gt;inspiration porn&lt;/em&gt;, ou &#171; inspiration en canne &#187;, selon la traduction du journaliste K&#233;ven Breton. Il s'agit du processus consistant &#224; pr&#233;senter le v&#233;cu des personnes handicap&#233;es de sorte &#224; inspirer les personnes sans handicap &#224; se surpasser ou &#224; ch&#233;rir leur vie parce qu'au moins elles ne vivent pas avec ces difficult&#233;s. Ce ph&#233;nom&#232;ne creuse un foss&#233; entre la &#171; bonne &#187; vie sans handicap et la &#171; mauvaise &#187; vie avec un handicap, ce qui d&#233;sensibilise tout le monde quand une personne handicap&#233;e crie son d&#233;sir de mourir dans les m&#233;dias ou m&#234;me dans la fiction. Cette id&#233;alisation du suicide des personnes handicap&#233;es accro&#238;t son acceptabilit&#233; sociale et d&#233;tourne l'attention des graves probl&#232;mes de soci&#233;t&#233; qui accablent ces personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un choix de soci&#233;t&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On tient souvent pour acquis que le syst&#232;me dans lequel on vit est immuable. Cet immobilisme peut s'expliquer par des raisons &#233;conomiques ou un manque de volont&#233; de r&#233;former un syst&#232;me complexe. Il r&#233;sulte aussi du fait que la grogne des personnes handicap&#233;es n'est pas assez forte pour obtenir des changements ; que les groupes communautaires ont trop peu de ressources pour faire rayonner les solutions de rechange qui existent pourtant bel et bien. Je vous invite &#224; vous renseigner sur le combat de Jonathan Marchand pour lib&#233;rer les personnes handicap&#233;es des CHSLD. Apr&#232;s avoir camp&#233; plusieurs jours devant l'Assembl&#233;e nationale, il a conclu une entente de projet pilote avec le gouvernement du Qu&#233;bec. Un an plus tard, le projet pilote a &#233;t&#233; abandonn&#233; sans plus de c&#233;r&#233;monie, malgr&#233; les nombreuses heures investies. Permettre aux personnes handicap&#233;es de vivre dignement, c'est aussi faire de la pr&#233;vention du suicide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Limiter ou remettre en question le libre arbitre m&#232;ne &#224; une impasse. Il faut continuer de combattre toute tentative d'imposer des contraintes injustifi&#233;es au libre arbitre. Cependant, la r&#233;flexion entourant la d&#233;cision de fournir des ressources gouvernementales pour aider une personne &#224; se suicider exige de regarder le probl&#232;me en face. Oui, la souffrance est bien r&#233;elle et les personnes qui veulent y mettre fin m&#233;ritent que nous r&#233;pondions &#224; leurs appels. Toutefois, en l'absence d'enqu&#234;te sur les options de traitement et les conditions de vie des personnes handicap&#233;es, il est trop facile d'accepter leur mort comme l'unique solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi avons-nous tant de difficult&#233;s &#224; concevoir notre responsabilit&#233; collective face &#224; cette situation ? Le suicide des personnes handicap&#233;es ne doit plus &#234;tre normalis&#233;. J'aimerais que nous puissions prot&#233;ger l'existence des personnes handicap&#233;es, qui sont parmi les premi&#232;res &#224; tomber lorsque l'individualisme et le culte de la productivit&#233; gagnent du terrain. Je r&#234;ve d'une communaut&#233; forte qui se bat pour valoriser l'ensemble de ses membres. Je r&#234;ve d'un gouvernement qui comprend la valeur des vies humaines et l'importance de diriger les ressources de l'&#201;tat vers des services adapt&#233;s aux humains qui en b&#233;n&#233;ficient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretemps, je vous invite &#224; partager ma rage face &#224; la situation actuelle et &#224; agir parce que, pour reprendre les mots de Mikki Kendall, &#171; &lt;em&gt;tout le monde devrait se mettre en col&#232;re devant l'injustice, pas seulement les gens qui la subissent &lt;/em&gt; &#187;. De gr&#226;ce, cessez de regarder ma communaut&#233; mourir comme s'il s'agissait de personnages d'une s&#233;rie t&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Myl&#232;ne Moisan, &#171; Le dernier saut de Marie-No&#235;lle &#187;, &lt;em&gt;Le Soleil&lt;/em&gt;. En ligne : &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.lesoleil.com/2021/12/02/le-dernier-saut-de-marie-noelle-37b21040f0eec8cfd4af5bec7df2216a' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lesoleil.com/2021/12/02/le-dernier-saut-de-marie-noelle-37b21040f0eec8cfd4af5bec7df2216a&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bien qu'il d&#233;borde du cadre de ce texte, l'enjeu de l'autod&#233;termination et des soins psychiatriques doit absolument &#234;tre abord&#233; d'un point de vue anti-capacitiste et anti-saniste. Le sanisme est une forme d'oppression contre les personnes qui ont ou qui sont cat&#233;goris&#233;es comme ayant un trouble psychique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Marie-Eve Veilleux est militante pour les droits des personnes handicap&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Amanda Niekamp (CC BY 2.0)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Devenir anti-capacitiste</title>
		<link>https://www.ababord.org/Devenir-anti-capacitiste</link>
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		<dc:date>2023-01-03T15:57:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Eve Veilleux</dc:creator>


		<dc:subject>Veilleux, Marie-Eve</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 3 d&#233;cembre dernier se tenait la Journ&#233;e internationale des personnes handicap&#233;es sous le th&#232;me &#171; Reconstruire en mieux &#8212; Vers un monde post-COVID-19 inclusif, accessible et durable &#187;. En choisissant ce th&#232;me, l'ONU a mis le doigt sur une probl&#233;matique qui accable les personnes handicap&#233;es lors de chaque grande crise sociale : elles sont constamment laiss&#233;es de c&#244;t&#233; lorsque vient le temps de repenser la fa&#231;on dont fonctionne notre soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En plein c&#339;ur de l'hiver, plusieurs personnes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-87-mars-2021-" rel="directory"&gt;No 087 - mars 2021&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Veilleux-Marie-Eve-+" rel="tag"&gt;Veilleux, Marie-Eve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Logement-transports-et-ecologie-+" rel="tag"&gt;Logement, transports et &#233;cologie urbaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/3563.png?1672761309' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;547&#034; height=&#034;383&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 3 d&#233;cembre dernier se tenait la Journ&#233;e internationale des personnes handicap&#233;es sous le th&#232;me &#171; Reconstruire en mieux &#8212; Vers un monde post-COVID-19 inclusif, accessible et durable &#187;. En choisissant ce th&#232;me, l'ONU a mis le doigt sur une probl&#233;matique qui accable les personnes handicap&#233;es lors de chaque grande crise sociale : elles sont constamment laiss&#233;es de c&#244;t&#233; lorsque vient le temps de repenser la fa&#231;on dont fonctionne notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En plein c&#339;ur de l'hiver, plusieurs personnes handicap&#233;es sont au sommet de leur isolement. La neige et la glace sont des ennemies de taille pour toute personne &#224; mobilit&#233; r&#233;duite, et les restrictions des services de transports adapt&#233;s lors des temp&#234;tes et des op&#233;rations de d&#233;neigement sont encore courantes. Cette ann&#233;e, la pand&#233;mie a caus&#233; de nombreux obstacles et ins&#233;curit&#233;s pour les personnes handicap&#233;es, notamment pour celles ayant besoin de soutien &#224; domicile ou qui sont contraintes &#224; vivre en CHSLD. N&#233;anmoins, elle a &#233;galement permis de briser un peu cet isolement en for&#231;ant la soci&#233;t&#233; &#224; repenser l'organisation de ses &#233;v&#233;nements publics et en multipliant la disponibilit&#233; des services de livraison de toute sorte. Malgr&#233; ces am&#233;liorations marginales, il faudra abattre encore beaucoup d'obstacles syst&#233;miques avant que les personnes handicap&#233;es puissent jouir de droits que la majorit&#233; tient pour acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la sortie de la crise actuelle, les personnes handicap&#233;es devront imp&#233;rativement &#234;tre au centre des le&#231;ons que nous tirerons. M&#234;me si la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise multiplie les programmes et les services pour am&#233;liorer l'inclusion des personnes handicap&#233;es, le taux de diplomation des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s n'atteignait que 42,7 % en 2018&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marco Fortier et Guillaume Levasseur, &#171; La diplomation au Qu&#233;bec d&#233;cortiqu&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et le taux d'emploi s'&#233;levait &#224; 39 % en 2011, comparativement &#224; 72,4 % pour les personnes sans limitations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Office des personnes handicap&#233;es du Qu&#233;bec, &#171; Aper&#231;u statistique des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Qu'est-ce qui ne fonctionne pas ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nommer la discrimination&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le concept de capacitisme a fait son apparition au cours des derni&#232;res ann&#233;es dans le milieu universitaire et dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise pour nommer la discrimination &#224; laquelle font face les personnes handicap&#233;es. Le concept s'inscrit dans une optique de lutte contre les oppressions, plus pr&#233;cis&#233;ment contre la hi&#233;rarchisation des capacit&#233;s physiques et psychologiques qui se traduit par l'exclusion des personnes dont le corps ou l'esprit ne correspond pas aux normes sociales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dominique Masson, &#171; Femmes et handicap &#187;, Recherches f&#233;ministes, vol. 26, no (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ainsi, notre soci&#233;t&#233; se construit autour de ce syst&#232;me de valeurs et les personnes handicap&#233;es subissent la pression de se conformer aux normes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens de mon excitation, il y a quelques ann&#233;es, &#224; chaque fois qu'un groupe progressiste ou qu'un article de blogue incluait le capacitisme dans son &#233;num&#233;ration des formes d'oppression. Je n'appartenais plus au &#171; etc. &#187;. Enfin, on me voyait. Toutefois, cette premi&#232;re &#233;tape de reconnaissance a apport&#233; tr&#232;s peu de changements dans mon quotidien. La mise en accessibilit&#233; du m&#233;tro de Montr&#233;al demeure immens&#233;ment lente, des ami&#183;e&#183;s sont encore forc&#233;&#183;e&#183;s d'habiter en CHSLD, les lieux ouverts au public me sont encore trop inaccessibles, et je ne parle que des obstacles et barri&#232;res qui me touchent personnellement. Les personnes handicap&#233;es sont encore trop souvent oubli&#233;es dans les sph&#232;res d&#233;cisionnelles, qui sont en quasi-totalit&#233; compos&#233;es de personnes sans handicap.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Acc&#233;l&#233;rer le changement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors, j'ai envie d'inviter les progressistes &#224; passer &#224; une autre &#233;tape. Fort&#183;e&#183;s des mouvements antiracistes, d&#233;coloniaux et autres, il est temps que nous adoptions toutes et tous une posture anti-capacitiste. Les personnes sans handicap doivent exiger et acc&#233;l&#233;rer l'inclusion des personnes handicap&#233;es au sein de notre soci&#233;t&#233;. Elles doivent mettre la main &#224; la p&#226;te. Profitons de cette crise pour faire de notre solidarit&#233; envers les personnes handicap&#233;es le moteur du changement. Car elles ne peuvent pas mener cette bataille seules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les progressistes doivent partager et mettre de l'avant les enjeux touchant les personnes handicap&#233;es, mais &#233;galement inclure ces enjeux au c&#339;ur m&#234;me de leur militantisme. N'oublions pas que les personnes handicap&#233;es sont surrepr&#233;sent&#233;es dans les groupes marginalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, les organismes et associations doivent d'abord ouvrir leurs portes en pr&#233;voyant des mesures d'accessibilit&#233;. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les milieux progressistes veulent encourager la participation des personnes handicap&#233;es, mais ne changent pas leurs pratiques en mati&#232;re d'organisation d'&#233;v&#233;nement et de pr&#233;visions budg&#233;taires. Par cons&#233;quent, les personnes handicap&#233;es doivent faire le travail de sensibilisation et de recherche, et elles se butent parfois &#224; des obstacles m&#234;me apr&#232;s avoir fait tous ces efforts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mes engagements b&#233;n&#233;voles au sein d'organisations majoritairement horizontales, j'ai fr&#233;quemment eu l'impression d'&#234;tre la seule porteuse des probl&#233;matiques concernant les personnes handicap&#233;es. Les ressources humaines et financi&#232;res doivent &#234;tre mobilis&#233;es pour soutenir les efforts des membres handicap&#233;s. La cl&#233; pour adopter une approche anti-capacitiste est de s'informer et d'agir en cons&#233;quence, au lieu de d&#233;pendre constamment des personnes handicap&#233;es pour &#233;duquer, r&#233;p&#233;ter et diriger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut des mesures d'accessibilit&#233; pour pallier tous les types de handicaps, et ce, pour l'ensemble des activit&#233;s publiques. Plus que simplement commodes pour regarder une vid&#233;o en public sans faire de bruit, les sous-titres des vid&#233;os sont essentiels pour les personnes sourdes. De m&#234;me, les descriptions des images partag&#233;es sur les r&#233;seaux sociaux sont le seul moyen pour les personnes aveugles de prendre connaissance de ce contenu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Partager la responsabilit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les personnes alli&#233;es ont un r&#244;le &#224; jouer dans la valorisation de l'existence des personnes handicap&#233;es dans notre soci&#233;t&#233;. Il s'agit notamment d'am&#233;liorer la repr&#233;sentation m&#233;diatique du handicap, car notre invisibilit&#233;, les discours mis&#233;rabilistes ou les r&#233;cits de superh&#233;ros de la r&#233;silience ne font que freiner la reconnaissance de notre humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant dans les groupes militants que dans les espaces de d&#233;cision, les personnes handicap&#233;es ne peuvent pas porter l'enti&#232;ret&#233; du fardeau de demander des changements. Les personnes en position de pouvoir doivent non seulement s'informer et sensibiliser le public, mais &#233;galement exiger des retomb&#233;es concr&#232;tes en ancrant leurs demandes dans une perspective anti-capacitiste. Trop souvent, l'inclusion des personnes handicap&#233;es est frein&#233;e par le manque de volont&#233; politique, la lourdeur bureaucratique, ou l'absence de personnes alli&#233;es qui partagent la conviction que les revendications d'inclusion sont une question de respect des droits de la personne, et non de simples accommodements pour une minorit&#233; de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sister, en tant que personnes handicap&#233;es, nous devons c&#233;l&#233;brer notre identit&#233;, faire conna&#238;tre notre histoire et comprendre l'influence du capacitisme sur notre fa&#231;on de penser et de concevoir la soci&#233;t&#233;. Nous devons proclamer haut et fort que nous nous battons pour d&#233;fendre des droits garantis par les lois qu&#233;b&#233;coises et canadiennes ainsi que par des instruments internationaux. Nous devons affirmer notre citoyennet&#233; pleine et enti&#232;re, contre le capacitisme qui nous r&#233;duit &#224; nos incapacit&#233;s, nous inf&#233;riorise et nous rejette dans l'alt&#233;rit&#233;. Notre lutte pour l'accessibilit&#233; universelle a pour objet le respect des droits de la personne. En ce sens, elle concerne tout le monde. Nous devons donc &#233;galement tout faire en notre pouvoir pour occuper des postes &#233;lectifs ou d&#233;cisionnels qui nous permettront d'exercer une influence sur les orientations politiques de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Commencer maintenant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je suis consciente que beaucoup d'efforts devront &#234;tre consentis pour changer notre perspective et devenir anti-capacitistes. Les personnes handicap&#233;es ont &#233;t&#233; tenues &#224; l'&#233;cart trop longtemps, et ce, malgr&#233; des d&#233;cennies de sensibilisation, de simulations et de concertation. Quarante-trois ans apr&#232;s que les motifs &#171; handicap &#187; et &#171; moyen pour pallier un handicap &#187; aient &#233;t&#233; ajout&#233;s &#224; la Charte qu&#233;b&#233;coise des droits et libert&#233;s de la personne, nous ne pouvons plus attendre. Il est temps d'agir et d'exiger des changements pour &#233;radiquer le capacitisme syst&#233;mique. Et toutes et tous doivent participer. Les progressistes, les personnes handicap&#233;es et, &#224; vrai dire, la soci&#233;t&#233; dans son ensemble doivent embrasser cette vision anti-capacitiste du handicap. Profitons du vent de changement social qui souffle gr&#226;ce aux actions des groupes d&#233;coloniaux et antiracistes, mais &#233;galement en raison de la pand&#233;mie, pour nous assurer de cr&#233;er un monde plus inclusif, plus accessible et plus durable qui b&#233;n&#233;ficiera &#224; l'ensemble des citoyennes et des citoyens. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marco Fortier et Guillaume Levasseur, &#171; La diplomation au Qu&#233;bec d&#233;cortiqu&#233;e &#187;, &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt;, 6 mars 2018. En ligne : &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.ledevoir.com/societe/education/521959/la-diplomation-au-quebec-decortiquee' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ledevoir.com/societe/education/521959/la-diplomation-au-quebec-decortiquee&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Office des personnes handicap&#233;es du Qu&#233;bec, &#171; Aper&#231;u statistique des personnes handicap&#233;es au Qu&#233;bec &#187;. En ligne : &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.ophq.gouv.qc.ca/publications/statistiques/les-personnes-handicapees-au-quebec-en-chiffres/apercu-statistique-des-personnes-handicapees-au-quebec.html' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ophq.gouv.qc.ca/publications/statistiques/les-personnes-handicapees-au-quebec-en-chiffres/apercu-statistique-des-personnes-handicapees-au-quebec.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dominique Masson, &#171; Femmes et handicap &#187;, &lt;em&gt;Recherches f&#233;ministes&lt;/em&gt;, vol. 26, no 1, 2013. En ligne : &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.erudit.org/fr/revues/rf/2013-v26-n1-rf0700/1016899ar/' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.erudit.org/fr/revues/rf/2013-v26-n1-rf0700/1016899ar/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Marie-Eve Veilleux est militante pour les droits des personnes handicap&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Le militant anti-capacististe Jonathan Marchand lors d'une action organis&#233;e &#224; l'automne 2020 (cr&#233;dit : Arnaud Gendreau).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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