<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=1351&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;croissance : adaptation ou mutation ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Decroissance-adaptation-ou-mutation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Decroissance-adaptation-ou-mutation</guid>
		<dc:date>2022-01-09T17:52:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Bouchez, Jos&#233;e Proven&#231;al</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Consommation, marchandisation et pub</dc:subject>
		<dc:subject>Bouchez, J&#233;r&#233;mie</dc:subject>
		<dc:subject>Proven&#231;al, Jos&#233;e</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les changements climatiques, et m&#234;me l'actuelle pand&#233;mie, sont les cons&#233;quences de notre d&#233;pendance &#224; des ressources naturelles existant en quantit&#233; limit&#233;e. Ces perturbations nous obligent &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; de nouveaux mod&#232;les de soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Il ne suffit pas de &#171; r&#233;former &#187; ou &#171; verdir &#187; le capitalisme, car le d&#233;couplage complet de la croissance &#233;conomique et de la destruction de notre o&#239;kos est impossible. Le d&#233;mant&#232;lement de la fable du d&#233;veloppement durable et de la croissance verte (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Resilience-ecologique-Resistance-ou-resignation-" rel="directory"&gt;Dossier : R&#233;silience &#233;cologique. R&#233;sistance ou r&#233;signation ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Consommation-marchandisation-et-+" rel="tag"&gt;Consommation, marchandisation et pub&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bouchez-Jeremie-+" rel="tag"&gt;Bouchez, J&#233;r&#233;mie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Provencal-Josee-+" rel="tag"&gt;Proven&#231;al, Jos&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton3232.png?1642092267' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;577&#034; height=&#034;700&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les changements climatiques, et m&#234;me l'actuelle pand&#233;mie, sont les cons&#233;quences de notre d&#233;pendance &#224; des ressources naturelles existant en quantit&#233; limit&#233;e. Ces perturbations nous obligent &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; de nouveaux mod&#232;les de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Il ne suffit pas de &#171; r&#233;former &#187; ou &#171; verdir &#187; le capitalisme, car le d&#233;couplage complet de la croissance &#233;conomique et de la destruction de notre o&#239;kos est impossible. Le d&#233;mant&#232;lement de la fable du d&#233;veloppement durable et de la croissance verte s'impose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Comment accompagner l'humanit&#233; dans cette d&#233;marche ? Selon nous, une soci&#233;t&#233; postcroissance est possible si l'on applique les id&#233;es de la d&#233;croissance, une voie f&#233;conde pour r&#233;soudre le probl&#232;me de la perte de contr&#244;le climatique et social caus&#233;e par notre syst&#232;me &#233;conomique. Pour arriver &#224; une soci&#233;t&#233; d&#233;croissante, nous proposons un parcours en quatre &#233;tapes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Reconna&#238;tre les constats de la science&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Il n'est plus question en 2020 de nier la r&#233;alit&#233; des bouleversements climatiques et de ce que nous faisons subir &#224; la plan&#232;te et aux autres esp&#232;ces. La destruction rapide du vivant, l'acc&#233;l&#233;ration des d&#233;r&#232;glements climatiques ou le creusement des in&#233;galit&#233;s sont des faits document&#233;s par la science et les donn&#233;es sont probantes. Cependant, il semble encore n&#233;cessaire de marteler la v&#233;racit&#233; des preuves scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Remettre en question le capitalisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; La critique de l'industrialisation est loin d'&#234;tre nouvelle, nombreux sont les mouvements et les personnes qui ont d&#233;nonc&#233; ce ph&#233;nom&#232;ne au fil des derniers si&#232;cles. Il suffit de penser &#224; Karl Marx (1818&#8211;83) ou &#224; Mohandas Gandhi (1869&#8211;1948). Au XXe si&#232;cle, en 1972, le rapport &lt;em&gt;Les limites &#224; la croissance (dans un monde fini)&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dennis et Donella Meadows, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2013, 432 p.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du Club de Rome a &#233;t&#233; un des premiers &#224; soulever d'importantes pr&#233;occupations relatives &#224; la production industrielle et &#224; la consommation de masse. En 1987, le rapport &lt;em&gt;Notre avenir &#224; tous &lt;/em&gt;r&#233;v&#232;le quant &#224; lui l'inad&#233;quation entre le d&#233;veloppement &#233;conomique appuy&#233; sur la croissance et l'environnement. Au fond, le probl&#232;me est que l'imp&#233;ratif capitaliste du profit exige une croissance &#233;conomique continue et ind&#233;finie, qui impose une pression extr&#234;me aux &#233;cosyst&#232;mes, dont les ressources sont finies. Pourtant, les &#201;tats n'ont jamais formellement remis en question les fondements du syst&#232;me capitaliste, qui a provoqu&#233; une importante d&#233;gradation de l'environnement et qui, en d&#233;pit de quelques avanc&#233;es, a entra&#238;n&#233; une r&#233;gression sur le plan social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 2015, lors du Sommet de l'ONU sur les Objectifs du d&#233;veloppement durable (ODD) les &#201;tats ont adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; les 17 objectifs devant tracer la voie &#224; suivre afin de &#171; &lt;em&gt;parvenir &#224; un avenir meilleur et plus durable pour tous&lt;/em&gt; &#187;. Or, un constat s'impose : le consensus que les participants ont pr&#233;tendu avoir obtenu est en v&#233;rit&#233; chim&#233;rique, puisque l'id&#233;e m&#234;me d'un &#171; d&#233;veloppement &#187; (c'est-&#224;-dire d'une croissance &#233;conomique) durable entre en contradiction avec la vaste majorit&#233; des ODD. Le d&#233;veloppement durable est un &#171; signifiant vide&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le d&#233;veloppement durable est un signifiant vide, en ce sens qu'il assure une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; qui ne remet nullement en question les assises du capitalisme. Le d&#233;veloppement durable, ou pire encore sa r&#233;incarnation sous le vocable de &#171; croissance verte &#187;, permet la perp&#233;tuation d'un mod&#232;le &#233;conomique d&#233;l&#233;t&#232;re et mortif&#232;re. Ces oxymores font croire &#224; des solutions techniques et innovantes pour l'ensemble des probl&#232;mes environnementaux. Ils donnent l'illusion que chacun&#183;e pourra sortir gagnant&#183;e de cette &#171; transition &#187; et qu'il sera possible d'engendrer ind&#233;finiment une croissance &#233;conomique sans nuire &#224; l'environnement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Giorgios Kallis, &#171; The Degrowth Alternative &#187;, Great Transition (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il convient de pr&#233;ciser que de plus en plus d'articles scientifiques publi&#233;s dans des revues &#224; comit&#233; de lecture ou dans des rapports de la &#171; litt&#233;rature grise&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La litt&#233;rature grise est d&#233;finie comme tout document produit par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; insistent sur l'impossibilit&#233; de d&#233;coupler totalement la croissance &#233;conomique et la destruction de l'environnement. On peut citer le Bureau europ&#233;en de l'environnement (une f&#233;d&#233;ration de plus de 140 organisations environnementales) qui a publi&#233; en juillet 2019 un rapport au titre &#233;vocateur : &lt;em&gt;Le d&#233;couplage d&#233;mystifi&#233;. Preuve et arguments contre la croissance verte comme strat&#233;gie unique pour atteindre la durabilit&#233;&lt;/em&gt; (traduction libre)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Decoupling debunked &#187;, 8 juillet 2019. Disponible en ligne.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En octobre 2020, plusieurs chercheur&#183;e&#183;s ont r&#233;alis&#233; une &#233;tude qui a analys&#233; 179 articles sur le d&#233;couplage publi&#233;s entre 1990 et 2019. Leur conclusion est qu'en l'absence de preuves empiriques solides ou de plans d&#233;taill&#233;s et concrets, la possibilit&#233; d'un d&#233;couplage total entre la croissance &#233;conomique et la destruction de l'environnement repose en partie sur la foi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la pr&#233;sentation de l'&#233;tude dans Nafeez Ahmed, &#171; La &#8243;croissance verte&#8243; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Entreprendre une alphab&#233;tisation aux id&#233;es de la d&#233;croissance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Une nouvelle &#232;re postcroissance implique de d&#233;construire l'id&#233;e m&#234;me du d&#233;veloppement et de la croissance &#233;conomique qui l'accompagne, afin de d&#233;ployer un &#233;ventail des possibles, des propositions qui changeraient consid&#233;rablement la donne. Cesser de penser nos relations &#224; la soci&#233;t&#233; et &#224; la nature sous l'angle exclusif de l'&#233;conomie en est la premi&#232;re &#233;tape. La d&#233;croissance propose aussi de r&#233;fl&#233;chir sur notre rapport au temps et l'acc&#233;l&#233;ration de nos vies, de reconna&#238;tre le rapport ali&#233;nant toujours croissant que nous avons avec la technologie, en plus de prendre conscience que nous nous sommes dissoci&#233;&#183;e&#183;s de la nature &#8211; en imagination &#8211; alors que nous en faisons partie int&#233;grante.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Poser les bases des soci&#233;t&#233;s postcroissance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Il existe bien entendu plusieurs visions de la d&#233;croissance. Celles-ci ont n&#233;anmoins en commun d'envisager de nouvelles fa&#231;ons de vivre ensemble, de consommer mieux, de produire moins et de mettre en place de nouvelles institutions pouvant subsister sans la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il n'est donc pas question de changer un mod&#232;le unique, le capitalisme, pour un autre mod&#232;le unique qui serait la d&#233;croissance. Il faut envisager la d&#233;croissance comme un cadre au sein duquel s'inscrivent des imaginaires, des identit&#233;s et des pens&#233;es diff&#233;rentes. La d&#233;croissance, bien qu'ancr&#233;e dans une culture militante radicale et critique, se veut ouverte et multiple. C'est dans cette diversit&#233; qu'elle trouve sa force&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Giacomo D'Alisa, Federico Demaria et Giorgos Kallis, D&#233;croissance. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En effet, il serait saugrenu d'envisager un mod&#232;le unique de d&#233;croissance qui r&#233;pondrait &#224; la fois aux aspirations des gens de la ville et des r&#233;gions, ou encore &#224; celles des Occidentaux et des populations du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Assurer une transition du capitalisme vers la d&#233;croissance doit n&#233;cessairement s'effectuer du bas vers le haut. Des id&#233;es sont en &#233;mergence et des communaut&#233;s posent actuellement les jalons de l'adaptation aux crises &#233;cologiques. Des soci&#233;t&#233;s lib&#233;r&#233;es de l'imp&#233;ratif de la croissance seront ainsi beaucoup plus frugales. Elles produiront moins et se concentreront sur les besoins essentiels. Elles auront &#233;galement mis en place un revenu de base universel afin de lib&#233;rer du temps pour les activit&#233;s non r&#233;mun&#233;r&#233;es, diminuer les in&#233;galit&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Ambre Fourrier, Le revenu de base en question. De l'imp&#244;t n&#233;gatif au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et permettre aux communaut&#233;s les plus fragiles de mieux r&#233;sister aux d&#233;r&#232;glements climatiques. Une &#233;conomie postcroissance serait plus ancr&#233;e localement en r&#233;duisant les circuits de production/consommation tout en favorisant les communs. Elle permettrait une &#171; &lt;em&gt;coproduction de ce qu'il nous faut pour vivre, dans une perspective d'autosubsistance&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Yves-Marie Abraham, Gu&#233;rir du mal de l'infini. Produire moins, partager (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, et donc de renforcement des communaut&#233;s de fa&#231;on r&#233;ellement d&#233;mocratique, dans des lieux qui profiteront d'une excellente qualit&#233; de vie sur une plan&#232;te sur laquelle il sera plus difficile de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;em&gt;In fine&lt;/em&gt;, des soci&#233;t&#233;s mieux adapt&#233;es &#224; la r&#233;alit&#233; climatique et aux crises &#233;cologiques du XXIe si&#232;cle produiront moins, partageront plus et d&#233;cideront collectivement de la voie &#224; suivre, tout en &#233;tant lib&#233;r&#233;es de l'emprise du capitalisme qui nous m&#232;ne vers une voie sans issue. Inventer des soci&#233;t&#233;s postcroissance, c'est reconna&#238;tre la n&#233;cessit&#233; de transformer notre mode de vie. Il en va de notre salut et de notre devoir de faire honneur &#224; l'existence de la vie sur cette plan&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dennis et Donella Meadows, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2013, 432 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le d&#233;veloppement durable est un signifiant vide, en ce sens qu'il assure une fonction de repr&#233;sentation qui sera toujours instable et sujette &#224; des transformations dues aux luttes de d&#233;finition qui l'accompagnent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Giorgios Kallis, &#171; The Degrowth Alternative &#187;, &lt;em&gt;Great Transition Initiative&lt;/em&gt;, f&#233;vrier 2015. &lt;a href=&#034;http://greattransition.org/publication/the-degrowth-alternative&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La litt&#233;rature grise est d&#233;finie comme tout document produit par les diff&#233;rents paliers gouvernementaux, les universit&#233;s, les entreprises et l'industrie, mais qui n'est pas contr&#244;l&#233; par l'&#233;dition commerciale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#171; Decoupling debunked &#187;, 8 juillet 2019. &lt;a href=&#034;http://eeb.org/decoupling-debunked1&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la pr&#233;sentation de l'&#233;tude dans Nafeez Ahmed, &#171; La &#8243;croissance verte&#8243; est un mythe &#187;, &lt;em&gt;Vice&lt;/em&gt;, 27 juillet 2020. &lt;a href=&#034;http://www.vice.com/fr/article/qj4z9p/la-croissance-verte-est-un-mythe&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Giacomo D'Alisa, Federico Demaria et Giorgos Kallis, &lt;em&gt;D&#233;croissance. Vocabulaire pour une nouvelle &#232;re&lt;/em&gt;, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2015, 376 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Ambre Fourrier, &lt;em&gt;Le revenu de base en question. De l'imp&#244;t n&#233;gatif au revenu de transition&lt;/em&gt;, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2019, 152 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Yves-Marie Abraham, &lt;em&gt;Gu&#233;rir du mal de l'infini. Produire moins, partager plus, d&#233;cider ensemble&lt;/em&gt;, Montr&#233;al, &#201;cosoci&#233;t&#233;, 2020, 280 p. Voir aussi la recension du livre dans &lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt;, no 85. &lt;a href=&#034;https://www.ababord.org/Guerir-du-mal-de-l-infini-Produire-moins-partager-plus-decider-ensemble&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jos&#233;e Proven&#231;al et J&#233;r&#233;my Bouchez font partie du groupe de recherche Pol&#233;mos sur la d&#233;croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Fr&#233;d&#233;ric Sasseville-Painchaud&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
