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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Catalogne. La rue prend l'initiative</title>
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		<dc:date>2021-03-11T19:37:16Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain Ambrosi, Nancy Th&#232;de</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
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		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
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		<dc:subject>Ambrosi, Alain</dc:subject>

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&lt;p&gt;Tous les paris sont ouverts sur les issues possibles de l'affrontement entre la Catalogne et le gouvernement espagnol depuis les r&#233;sultats &#233;lectoraux du 10 novembre 2019. La grande et inqui&#233;tante nouveaut&#233; de cette &#233;lection est le renforcement in&#233;dit de l'extr&#234;me droite qui, depuis les &#233;lections pr&#233;c&#233;dentes tenues en avril dernier, a plus que doubl&#233; sa repr&#233;sentation en recueillant plus de 15 % des voix au niveau national. &lt;br class='autobr' /&gt; La Catalogne a &#171; explos&#233; &#187; apr&#232;s l'annonce, le 14 octobre, des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton3080.jpg?1642092255' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1251&#034; height=&#034;938&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tous les paris sont ouverts sur les issues possibles de l'affrontement entre la Catalogne et le gouvernement espagnol depuis les r&#233;sultats &#233;lectoraux du 10 novembre 2019. La grande et inqui&#233;tante nouveaut&#233; de cette &#233;lection est le renforcement in&#233;dit de l'extr&#234;me droite qui, depuis les &#233;lections pr&#233;c&#233;dentes tenues en avril dernier, a plus que doubl&#233; sa repr&#233;sentation en recueillant plus de 15 % des voix au niveau national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; La Catalogne a &#171; explos&#233; &#187; apr&#232;s l'annonce, le 14 octobre, des peines de prison impos&#233;es par la Cour supr&#234;me espagnole aux neuf dirigeant&#183;e&#183;s politiques et civils ind&#233;pendantistes. Jug&#233;s coupables de s&#233;dition et de malversation en raison de l'organisation, en octobre 2017, du r&#233;f&#233;rendum &#171; ill&#233;gal &#187; et des mobilisations de rue qui l'ont accompagn&#233;, ils et elles ont &#233;t&#233; condamn&#233;&#183;e&#183;s &#224; des sentences allant jusqu'&#224; 13 ans d'emprisonnement ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D&#232;s la publication du verdict, des milliers de personnes ont converg&#233; vers les si&#232;ges des repr&#233;sentations du gouvernement espagnol au centre-ville de Barcelone et de plusieurs villes secondaires de la Catalogne pour exprimer leur rejet de celui-ci, jug&#233; biais&#233; et injuste. Le soir m&#234;me, le groupe Tsunami Democr&#224;tic, utilisant pour l'occasion une plateforme virtuelle, a incit&#233; des milliers de personnes &#224; occuper l'a&#233;roport international de Barcelone et a organis&#233; des convois de voitures pour bloquer celui de Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Des mobilisations de plus ou moins grande envergure se produisent tous les jours depuis et elles emploient une gamme vari&#233;e de tactiques, allant de la manifestation pacifique &#224; des affrontements muscl&#233;s avec la police en passant par la d&#233;sob&#233;issance civile. La plus importante a &#233;t&#233; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 18 octobre. Cette manifestation, appuy&#233;e par les partis politiques ind&#233;pendantistes, les syndicats et toute la panoplie des organisations civiles pour le droit &#224; d&#233;cider, a &#233;t&#233; le point culminant de cinq marches de plusieurs jours partant de tous les coins de la Catalogne. Un v&#233;ritable fleuve de marcheurs et de marcheuses a bloqu&#233; les principales routes d'acc&#232;s &#224; Barcelone. La police &#233;value le nombre de participant&#183;e&#183;s ce jour-l&#224; &#224; 525 000. Le 26 octobre, une autre manifestation appel&#233;e par une centaine d'organisations civiles et politiques r&#233;unissait encore 350 000 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Raidissement autoritaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; L'unanimit&#233; au sein de ce vaste mouvement pour ce qui concerne le rejet, voire l'ill&#233;gitimit&#233; du verdict &#8211; on se rappellera que plusieurs organisations d'observateurs, dont la F&#233;d&#233;ration internationale des ligues des droits de l'homme et le Comit&#233; des Nations unies sur la d&#233;tention arbitraire, ont produit des rapports critiquant le caract&#232;re in&#233;quitable de ce proc&#232;s &#8211;, n'a cependant pas conduit &#224; un consensus entre les organisations sur la mani&#232;re de s'y opposer. Le mouvement ind&#233;pendantiste catalan se targue depuis toujours de son caract&#232;re profond&#233;ment pacifique et non violent. Cela a &#233;t&#233; l'un des axes de sa d&#233;fense devant la Cour supr&#234;me qui, ne pouvant prouver la violence, n'a pas pu prononcer une condamnation de r&#233;bellion comme le demandaient les procureurs de l'&#201;tat espagnol et a d&#251; se contenter de celle de s&#233;dition. La plupart des organisations civiles &#8211; y compris le Tsunami &#8211; et des partis politiques continuent ainsi &#224; militer pour une approche non violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les troupes ind&#233;pendantistes se sont toutefois multipli&#233;es et rajeunies dans de nouveaux groupes dont certains sont plus radicaux que d'autres, sans pour autant pr&#244;ner la violence. En effet, d&#232;s le 16 octobre au soir, des affrontements &#8211; qualifi&#233;s de &#171; violents &#187; par le gouvernement espagnol, la police et les m&#233;dias &#8211; ont commenc&#233; entre la police et des franges de jeunes qui se d&#233;tachent des manifs pour se placer devant les cordons policiers, lan&#231;ant invectives et projectiles &#224; la police qui y r&#233;pond brutalement. Ces soir&#233;es finissent souvent en &#233;chauffour&#233;es violentes o&#249; on utilise des conteneurs de vidanges &#233;rig&#233;s en barricade et incendi&#233;s par les manifestant&#183;e&#183;s. Bien qu'elles soient devenues plus sporadiques &#224; l'approche des &#233;lections du 10 novembre dernier, leur bilan s'&#233;l&#232;ve &#224; ce jour &#224; : 4 manifestants ayant perdu un &#339;il par l'impact de balles en caoutchouc tir&#233;es par la police (ces balles sont interdites &#224; la police catalane, mais pas &#224; la police nationale espagnole, envoy&#233;e en renfort par le gouvernement central) ; 1 policier gravement bless&#233; ; 200 arrestations de manifestant&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cependant, le bilan le plus important se mesure sur le plan politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; court terme, la &#171; violence &#187; des Catalan&#183;e&#183;s a &#233;t&#233; au c&#339;ur de la campagne &#233;lectorale et a &#233;t&#233; l'objet de surench&#232;res dans la radicalisation des partis &#171; constitutionnalistes &#187; (allant des socialistes &#224; l'extr&#234;me droite) pour r&#233;gler d&#233;finitivement la question catalane par la r&#233;pression. Les r&#233;sultats &#233;lectoraux montrent que cela a contribu&#233; &#224; la mont&#233;e fulgurante du parti d'extr&#234;me droite Vox, qui se r&#233;clame ouvertement du franquisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; plus long terme, les manifestations de violence, tant des manifestant&#183;e&#183;s que de la police, vont alimenter la d&#233;rive autoritaire de la politique espagnole dont le jugement par les tribunaux de manifestations jusqu'ici pacifiques n'est qu'un des multiples exemples de recul sur le plan des droits et libert&#233;s. En pleine campagne &#233;lectorale, le gouvernement espagnol a &#233;mis le d&#233;cret-loi 14/2019 pour prendre le contr&#244;le d'Internet sous pr&#233;texte de s&#233;curit&#233; nationale, en &#233;voquant de possibles violences en Catalogne. Il utilise la m&#234;me carte du terrorisme pour accuser, en vue de l'interdire, le groupe Tsunami Democr&#224;tic et &#233;ventuellement le traduire en justice. En cela, la Catalogne semble &#234;tre un terrain d'essai et un pr&#233;texte efficace pour la recentralisation et la s&#233;curisation du politique dans l'ensemble du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; D&#233;bordement de la jeunesse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Les confrontations muscl&#233;es interpellent le pacifisme des organisations ind&#233;pendantistes traditionnelles et leurs dirigeant&#183;e&#183;s formulent, depuis la prison ou la rue, des rappels du caract&#232;re non violent qui fait la cr&#233;dibilit&#233; du mouvement. Mais, en m&#234;me temps, plusieurs voix de cette &#171; vieille &#187; g&#233;n&#233;ration se font entendre, en public et en priv&#233;, et soutiennent cette confrontation qui s'explique par le ras-le-bol des jeunes. En effet, ceux-ci et celles-ci ont pass&#233; environ la moiti&#233; de leur vie dans cette situation de blocage, voire de recul, des arrangements constitutionnels sur la place de la Catalogne dans l'Espagne, sans qu'aucune avanc&#233;e ne soit obtenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tr&#232;s touch&#233;s par la crise &#233;conomique de 2008 qui a laiss&#233; pendant plusieurs ann&#233;es la majorit&#233; des jeunes au ch&#244;mage et qui continue de grever leur avenir professionnel, ceux-ci et celles-ci sont aussi des descendant&#183;e&#183;s du mouvement des &lt;em&gt;indignados&lt;/em&gt; de 2011, et des partis politiques qui en sont issus mais qui ne semblent pas en mesure d'infl&#233;chir la ligne dure du gouvernement central. Ces jeunes constatent de surcro&#238;t le d&#233;ni r&#233;cent des droits de libre expression et de r&#233;union par les lois et tribunaux espagnols (sentences r&#233;pressives contre les rappeurs, les artistes, les po&#232;tes, et les manifestant&#183;e&#183;s, entre autres). Bref, ils et elles semblent &#234;tre arriv&#233;&#183;e&#183;s &#224; la conclusion que la non-violence ne fait avancer en rien la cause, qu'il faut plut&#244;t suivre l'exemple de Hong Kong ou des Gilets jaunes et passer &#224; des actions plus agressives pour faire bouger le politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces m&#234;mes jeunes qui sont dans les manifs pour le climat, pour les droits des femmes, etc., appartiennent &#224; la m&#234;me g&#233;n&#233;ration de ceux et celles qui sont &#224; l'&#339;uvre au Chili, au Liban ou ailleurs dans des contextes diff&#233;rents, mais sur un m&#234;me fond de n&#233;olib&#233;ralisme. Un bon exemple est celui de la &#171; Generaci&#243; 14-O &#187; (pour le 14 octobre 2019, d&#233;but des pr&#233;sentes manifestations) : des &#233;tudiants universitaires qui campent sur une place du centre-ville&#8211; comme l'ont fait avant eux les&lt;em&gt; indignados&lt;/em&gt;, une source d'inspiration sur beaucoup de plans &#8211; demandant l'amnistie des condamn&#233;&#183;e&#183;s mais aussi la justice sociale et le r&#233;investissement dans l'&#233;ducation, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'autres acteurs ont opt&#233; depuis plus longtemps pour des tactiques radicales. En juillet 2017, on a assist&#233; &#224; l'apparition des &lt;em&gt;Comit&#232;s de Defensa de la Rep&#250;blica&lt;/em&gt; (CDR), un mouvement d&#233;centralis&#233; compos&#233; de groupes auto-organis&#233;s au niveau du quartier ou du village un peu partout en Catalogne (plus de 250 en tout) et qui utilisent des moyens tels des blocages d'autoroutes ou de voies de train pour publiciser l'id&#233;e qu'il n'y aura pas de retour possible &#224; la &#171; normalit&#233; &#187; tant que l'injustice faite &#224; la Catalogne perdurera. Actuellement, les CDR organisent tous les jours des actions demandant la libert&#233; des prisonniers et prisonni&#232;res politiques. Plusieurs de leurs membres ont &#233;t&#233; emprisonn&#233;&#183;e&#183;s et accus&#233;&#183;e&#183;s de terrorisme ; les proc&#232;s n'ont toutefois pas encore eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bref, on observe un foisonnement de mobilisations, dont certaines massives, d'autres plus concentr&#233;es, qui ne laissent personne indiff&#233;rent. Les partis politiques ind&#233;pendantistes ont clairement perdu l'initiative et sont d&#233;pass&#233;s par la crue de la rue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Mobilisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Il faut noter &#233;galement que ces mobilisations en faveur de la souverainet&#233;/ind&#233;pendance/droit &#224; d&#233;cider ne sont pas sans susciter des contre-manifestations de la part des anti-ind&#233;pendantistes (les &#171; espagnolistes &#187;) en Catalogne. Organis&#233;es par l'autoproclam&#233;e Sociedad Civil Catalana, leurs manifestations rejoignent un nombre beaucoup plus petit que celles de leurs rivaux &#8211; 80 000 personnes (selon l'&#233;valuation de la police) auraient assist&#233; &#224; celle du 27 octobre dernier. Il reste que l'atmosph&#232;re g&#233;n&#233;rale demeure cependant passablement belliqueuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les partis politiques ind&#233;pendantistes ont clairement perdu l'initiative et sont d&#233;pass&#233;s par la crue de la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les r&#233;sultats des &#233;lections laissent un tableau politique plus fragment&#233; que jamais, avec le Parti socialiste en t&#234;te. Semblant renier son virage &#224; droite des derniers mois, le pr&#233;sident Sanchez propose un gouvernement de coalition avec Unidas Podemos et l'appui de plusieurs petits partis de gauche. Le programme qu'ils annoncent promet un r&#233;investissement dans les programmes sociaux et une solution n&#233;goci&#233;e pour la Catalogne. Une partie de la gauche ind&#233;pendantiste (notamment l'ERC) semble y voir une occasion de r&#233;gler le diff&#233;rend sur le plan politique et &#233;ventuellement obtenir une amnistie pour les prisonniers politiques. La proposition de Sanchez ne fait cependant pas encore l'unanimit&#233; au sein de son propre parti et celui-ci a d&#233;cid&#233; de consulter sa base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En attendant, c&#244;t&#233; rue, les mobilisations se d&#233;cantent en deux tendances aux fronti&#232;res peu &#233;tanches. L'une d'elles s'articule autour de Tsunami et maintient la pression par la r&#233;sistance en pr&#244;nant la non-violence et le dialogue tout en prenant des initiatives jusqu'ici in&#233;dites. Au lendemain des &#233;lections, ils ont r&#233;ussi un coup d'&#233;clat impressionnant de par l'efficacit&#233; de son organisation tant sur les r&#233;seaux sociaux que sur le terrain : des centaines de personnes ont occup&#233;, durant 30 heures, l'autoroute qui relie l'Espagne &#224; la France. Lorsqu'elles ont &#233;t&#233; repouss&#233;es, elles se sont red&#233;ploy&#233;es sur d'autres routes majeures de Catalogne. L'autre tendance &#8211; celle des CDR &#8211; ne renie pas la violence et vise l'ingouvernabilit&#233; &#8211; qui est aussi le th&#232;me principal de la campagne &#233;lectorale de la CUP (petit parti d'extr&#234;me gauche ind&#233;pendantiste) pour h&#226;ter l'av&#232;nement de la r&#233;publique catalane. &#192; ce jour, ces deux tendances ont fonctionn&#233; de mani&#232;re compl&#233;mentaire, mais pourraient s'affronter suite &#224; une &#233;ventuelle ouverture &#224; la n&#233;gociation sur le statut de la Catalogne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour replacer la question catalane dans un contexte plus global, nous souhaitons rapporter les propos de Jordi Cuixart, l'ex-pr&#233;sident d'&#210;mnium Cultural condamn&#233; &#224; neuf ans de prison pour avoir organis&#233; et particip&#233; &#224; des manifestations non violentes. En citant Howard Zinn, il dit : &#171; &lt;em&gt;Notre probl&#232;me n'est pas la d&#233;sob&#233;issance civile. Notre probl&#232;me est l'ob&#233;issance civile. Notre probl&#232;me est l'ob&#233;issance des gens quand la pauvret&#233;, la faim, la stupidit&#233;, la guerre et la cruaut&#233; saccagent le monde.&lt;/em&gt; &#187; Cuixart ajoute : &#171; &lt;em&gt;C'est aussi l'ob&#233;issance civile qui permet que les oc&#233;ans soient des mers de plastique et que le r&#233;chauffement global soit irr&#233;versible.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Nancy Th&#232;de est professeure associ&#233;e au D&#233;partement de science politique de l'UQAM et Alain Ambrosi est membre fondateur de Remix biens communs. Les auteur&#183;e&#183;s s&#233;journent pr&#233;sentement en Catalogne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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