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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La couleur du pass&#233; : de l'importance de l'histoire des Noir&#183;e&#183;s</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-couleur-du-passe-de-l-importance-de-l-histoire-des-Noir-e-s-3097</link>
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		<dc:date>2021-03-11T18:32:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tamara Thermitus</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration, refuge et racisme</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Thermitus, Tamara</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Mois de l'histoire des Noir&#183;e&#183;s s'est achev&#233; il y a quelques jours, oui, mais il reste toujours important de penser &#224; cette histoire qui fait &#224; chaque instant partie du pr&#233;sent. &lt;br class='autobr' /&gt; J'&#233;cris ce texte en &#233;coutant la version fran&#231;aise de la s&#233;rie Esclavage, produite par la BBC, s&#233;rie qui retrace, tant sur la terre que sur la mer, la m&#233;moire de cet horrible crime contre l'humanit&#233;. Le Mois de l'histoire des Noir&#183;e&#183;s permet notamment de mettre en lumi&#232;re l'esclavage au Qu&#233;bec, cette partie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-87-mars-2021-" rel="directory"&gt;No 087 - mars 2021&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Immigration-refuge-et-racisme-+" rel="tag"&gt;Immigration, refuge et racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Thermitus-Tamara-+" rel="tag"&gt;Thermitus, Tamara&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton3097.jpg?1642092257' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;2736&#034; height=&#034;1512&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Mois de l'histoire des Noir&#183;e&#183;s s'est achev&#233; il y a quelques jours, oui, mais il reste toujours important de penser &#224; cette histoire qui fait &#224; chaque instant partie du pr&#233;sent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;br /&gt; J'&#233;cris ce texte en &#233;coutant la version fran&#231;aise de la s&#233;rie &lt;em&gt;Esclavage&lt;/em&gt;, produite par la BBC, s&#233;rie qui retrace, tant sur la terre que sur la mer, la m&#233;moire de cet horrible crime contre l'humanit&#233;. Le Mois de l'histoire des Noir&#183;e&#183;s permet notamment de mettre en lumi&#232;re l'esclavage au Qu&#233;bec, cette partie ignor&#233;e de notre histoire, et ses cons&#233;quences contemporaines sur la vie des personnes noires. Ce devoir de m&#233;moire n'est pas sans rappeler celui des Qu&#233;b&#233;cois&#183;e&#183;s ainsi que de la devise de la province, &#171; Je me souviens &#187;, grav&#233;e dans la pierre lors de la construction de l'h&#244;tel du Parlement du Qu&#233;bec. Pour une exil&#233;e ha&#239;tienne ayant un h&#233;ritage multiculturel, tant blanc que noir et possiblement ta&#239;no, s'identifiant et &#233;tant identifi&#233;e comme Noire, retracer l'histoire est un exercice p&#233;rilleux, mais n&#233;cessaire : exil et racisme obligent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt; ***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'ai &#233;t&#233; scolaris&#233;e &#224; Sept-&#206;les dans les ann&#233;es 1970. Les pr&#233;jug&#233;s &#224; mon &#233;gard se sont manifest&#233;s tr&#232;s t&#244;t dans ma vie. Ces pr&#233;jug&#233;s sont l'une des composantes du racisme, l'autre &#233;tant le pouvoir exerc&#233; par les institutions publiques. Tr&#232;s vite, je me suis senti l'&#233;trang&#232;re, l'Autre, celle qui est exclue du cercle, celle qui n'appartient pas &#224; la communaut&#233;. D&#232;s les premi&#232;res ann&#233;es de scolarisation, on a point&#233; ma &#171; diff&#233;rence &#187; par des phrases qui semblaient souvent bon enfant, voire anodines : &#171; &lt;em&gt;Tu es juste de la bonne couleur, pas trop fonc&#233;e&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Comment expliquer de tels propos ? Par l'histoire, comme le soulignait la professeure Sherene Razack : &#171; S&lt;em&gt;ans histoire et sans contexte social, chaque rencontre entre groupes in&#233;gaux devient nouvelle, les participants partent de z&#233;ro, comme d'un &#234;tre humain &#224; un autre, chacun innocent de la subordination des autres&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sherene Razack, Looking White People in the Eye : Gender, Race, and Culture (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Mais voil&#224;, il y a la culture, l'histoire et le contexte social de la communaut&#233; dans laquelle appara&#238;t soudain un &#234;tre diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'histoire n'est pas circonscrite dans le pass&#233;, elle s'&#233;crit chaque jour sous nos yeux. En regardant la publicit&#233; du gouvernement du Qu&#233;bec nous demandant de &#171; respecter toutes les r&#232;gles, tout le temps &#187;, je constate que l'infirmi&#232;re est blanche alors que le pr&#233;pos&#233; aux b&#233;n&#233;ficiaires est noir. Je me demande : quel message veut-on, m&#234;me inconsciemment, faire passer ? &#192; quelles r&#232;gles se r&#233;f&#232;re-t-on ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt; ***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les questions de mon enfance me reviennent : &#231;a veut dire quoi &#234;tre de la &#171; bonne couleur &#187;. Avec quelle nuance de peau cesse-t-on d'&#234;tre de la &#171; bonne couleur &#187; ? De la &#171; bonne couleur &#187; par rapport &#224; quelle couleur ? Pourquoi voudrait-on &#234;tre de la &#171; bonne couleur &#187; ? &#202;tre de la &#171; bonne couleur &#187;, qu'est-ce que cela donne ? Si j'&#233;tais d'une autre couleur, qu'est-ce qui m'arriverait ? &#202;tre de la &#171; mauvaise couleur &#187;, quelle cons&#233;quence cela a-t-il ? L'auteure Toni Morrison, dans &lt;em&gt;The Origin of Others&lt;/em&gt;, s'interroge sur &#171; les cons&#233;quences du f&#233;tiche des couleurs &#187; et conclut : &#171; la couleur est une force s&#233;v&#232;rement destructrice&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Toni Morrison, The Origin of Others, Cambridge, Massachusetts, Harvard (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Encore cette semaine, la question de couleur refait surface, et cette fois au sein de la royaut&#233;. Nous sommes en 2021, pr&#232;s de 200 ans apr&#232;s l'abolition de l'esclavage et on ne s'en sort pas. Duchesse ou roturi&#232;re, cela ne change rien : on n'est jamais &#224; l'abri de la violence fond&#233;e sur le racisme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt; ***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien s&#251;r, la vie m'a rapidement appris ce que veut dire ne pas &#234;tre de la &#171; bonne couleur &#187;. Cela voulait dire &#8211; et veut toujours dire &#8211; que je devrais me battre et me d&#233;battre, car je ne b&#233;n&#233;ficierais d'aucun privil&#232;ge, &#233;tant l'intruse, une &lt;em&gt;citoyenne de seconde zone&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Buchi Emecheta, Citoyen de seconde zone, Paris, Les &#233;ditions 10/18, 2001.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, condition caract&#233;ristique de la vie des femmes noires. C'&#233;tait &#233;galement voir mes parents vivre les injustices qui sont une des cons&#233;quences de la couleur de leur peau et, en subir les cons&#233;quences, soit des d&#233;ficits de capital &#233;conomique, social et culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Comme le disait James Baldwin : &#171; &lt;em&gt;L'histoire n'est pas le pass&#233;, c'est le pr&#233;sent. Nous portons notre histoire en nous. Nous sommes notre histoire. Si nous pr&#233;tendons le contraire, nous sommes litt&#233;ralement des criminels&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;James Baldwin, I Am Not Your Negro, Toronto, Penguin Random House Canada, 2017.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Comme Noir&#183;e&#183;s, cette conception de l'histoire est inscrite dans nos corps : la couleur de notre peau est au c&#339;ur de notre r&#233;alit&#233;, au pr&#233;sent. C'est elle qui sert de justification &#224; la subordination des personnes noires, des personnes racis&#233;es et des Autochtones ; c'est elle qui nous impose une identit&#233; sociale fond&#233;e sur cette construction sociale et politique qu'est la race.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Qu'on veuille le reconna&#238;tre ou non, force nous est de constater que le racisme est au c&#339;ur des syst&#232;mes, des institutions et des organisations de nos soci&#233;t&#233;s occidentales, parmi lesquelles figure le Qu&#233;bec. Mais pour bien le comprendre, il faut prendre acte de l'existence et de la pr&#233;valence du racisme syst&#233;mique, inscrites dans les rapports de pouvoir d'une majorit&#233; blanche sur les personnes noires ou racis&#233;es au Canada, histoire qui a &#233;t&#233; cach&#233;e et occult&#233;e, comme aussi celles des peuples autochtones. Dans &lt;em&gt;Silencing the Past&lt;/em&gt;, Michel-Rolph Trouillot &#233;crivait : &#171; &lt;em&gt;L'histoire est le fruit du pouvoir, mais le pouvoir lui-m&#234;me n'est jamais transparent &#224; un point tel que son analyse devienne superflue. La marque ultime du pouvoir est son invisibilit&#233; ; le d&#233;fi ultime, l'exposition de ses racines&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel-Rolph Trouillot, Silencing the Past : Power and the Production of (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'id&#233;e &#8211; ou plut&#244;t le mythe &#8211; voulant que le racisme n'ait pas droit de cit&#233; au Canada lui a justement permis de se rejouer pendant des d&#233;cennies, voire des si&#232;cles. Tout r&#233;cemment, les morts de Pierre Coriolan et de Nicolas Gibbs lors d'interventions polici&#232;res n'ont pas suscit&#233; de changements. Il a fallu la mort en direct d'un homme noir am&#233;ricain pour que le racisme syst&#233;mique soit vu, et pour que soit reconnu que Black Lives Matter, &#171; la vie des Noir&#183;e&#183;s compte &#187;. En 2020, Breonna Taylor et George Flyold ont &#233;veill&#233; mondialement les consciences en remettant en question les syst&#232;mes. Comme le disait la fille de Floyd, son &#171; papa a chang&#233; le monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt; ***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On con&#231;oit ais&#233;ment que ceux qui ont construit ces syst&#232;mes de pouvoir aux multiples niveaux aient veill&#233; naturellement &#224; ce qu'ils leur procurent des avantages et prot&#232;gent leurs int&#233;r&#234;ts. Il est &#233;vident qu'&#224; moins qu'on ne les d&#233;construise activement, ces syst&#232;mes se perp&#233;tuent. Il faut en quelque sorte peler l'oignon, couche par couche, afin d'aller au c&#339;ur de la blessure, au c&#339;ur de la souffrance, afin d'en excaver les fondements. Puisque les r&#233;flexes sont d&#233;sormais stratifi&#233;s dans l'inconscient collectif et que les modes d'appr&#233;hension du monde sont cristallis&#233;s, changer les choses doit devenir un chantier commun : ce n'est que tous ensemble que nous y arriverons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;em&gt;Les peuples qui ne r&#233;fl&#233;chissent pas sur leur pass&#233; sont condamn&#233;s &#224; le revivre&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;George Santayana, Reason in Common Sense, 1905.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Le Mois de l'histoire des Noir&#183;e&#183;s est une occasion de reconna&#238;tre notre pass&#233; commun et ses dynamiques de pouvoir, de c&#233;l&#233;brer &#233;galement la r&#233;silience des Noir&#183;e&#183;s, et de poser des gestes concrets afin d'instaurer, enfin, un r&#233;el &#171; vivre ensemble &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sherene Razack, &lt;em&gt;Looking White People in the Eye : Gender, Race, and Culture in Courtrooms and Classrooms&lt;/em&gt;, University of Toronto Press, 1998.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Toni Morrison, &lt;em&gt;The Origin of Others&lt;/em&gt;, Cambridge, Massachusetts, Harvard University Press, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Buchi Emecheta, &lt;em&gt;Citoyen de seconde zone&lt;/em&gt;, Paris, Les &#233;ditions 10/18, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;James Baldwin, &lt;em&gt;I Am Not Your Negro&lt;/em&gt;, Toronto, Penguin Random House Canada, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel-Rolph Trouillot,&lt;em&gt; Silencing the Past : Power and the Production of History&lt;/em&gt;, Boston, Beacon Press, 2015(1995).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;George Santayana, &lt;em&gt;Reason in Common Sense&lt;/em&gt;, 1905.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Me Tamara Thermitus, Ad.E. LL. M., M&#233;rite du Barreau (2011), a n&#233;goci&#233; le mandat de la Commission v&#233;rit&#233; et r&#233;conciliation du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Tutincommon (CC BY 2.0)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au-del&#224; des d&#233;bats : r&#233;fl&#233;chissons &#224; la dignit&#233; des enfants, notre avenir &#224; tous</title>
		<link>https://www.ababord.org/Au-dela-des-debats-reflechissons-a-la-dignite-des-enfants-notre-avenir-a-tous</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Au-dela-des-debats-reflechissons-a-la-dignite-des-enfants-notre-avenir-a-tous</guid>
		<dc:date>2020-11-19T15:29:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tamara Thermitus</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, refuge et racisme</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Manchette</dc:subject>
		<dc:subject>Thermitus, Tamara</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;flexions sur un mot qui blesse &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me l&#232;ve en me demandant quelles nouvelles horreurs auront &#224; souffrir certains enfants noirs, horreurs li&#233;es &#224; la couleur de leur peau qui les confine &#224; une caste. Le mot qui blesse figurera dans certains m&#233;dias. Le mois dernier, une professeure aurait mentionn&#233; le mot en N lors d'un de ses cours. Elle aurait &#233;t&#233; suspendue par l'Universit&#233; d'Ottawa. Les journaux s'interrogent sur la fa&#231;on de survivre &#224; une temp&#234;te m&#233;diatique alors qu'on s'interroge &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-85-novembre-2020-" rel="directory"&gt;No 085 - automne 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Immigration-refuge-et-racisme-+" rel="tag"&gt;Immigration, refuge et racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Manchette-+" rel="tag"&gt;Manchette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Thermitus-Tamara-+" rel="tag"&gt;Thermitus, Tamara&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton3009.jpg?1642092251' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;2880&#034; height=&#034;2160&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;flexions sur un mot qui blesse&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je me l&#232;ve en me demandant quelles nouvelles horreurs auront &#224; souffrir certains enfants noirs, horreurs li&#233;es &#224; la couleur de leur peau qui les confine &#224; une caste. Le mot qui blesse figurera dans certains m&#233;dias. Le mois dernier, une professeure aurait mentionn&#233; le mot en N lors d'un de ses cours. Elle aurait &#233;t&#233; suspendue par l'Universit&#233; d'Ottawa. Les journaux s'interrogent sur la fa&#231;on de survivre &#224; une temp&#234;te m&#233;diatique alors qu'on s'interroge &#224; peine sur les effets post-traumatiques de ce mot sur les enfants. Je me demande ce qu'un parent peut dire &#224; son enfant qui est vis&#233; par une telle insulte. Comment le console-t-il ? Comment lui apprend-il &#224; s'aimer envers et contre toutes les agressions ? Alors que fait-on lorsque le mot est prononc&#233; par une personne en autorit&#233;, comme c'est le cas de l'enseignant de l'&#233;cole secondaire Henri-Bourassa qui a fait usage du mot &#224; profusion depuis des ann&#233;es (tout comme il l'a fait pour le mot sauvage) ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus les universit&#233;s seront ouvertes sur la cit&#233;, plus la question &#224; laquelle a &#233;t&#233; confront&#233;e l'Universit&#233; d'Ottawa se repr&#233;sentera. Cet &#233;v&#232;nement nous permet de prendre conscience des exp&#233;riences des &#233;tudiant&#183;e&#183;s racis&#233;&#183;e&#183;s au sein de ces institutions. Or, &#171; &lt;em&gt;Les professeurs blancs dont les disciplines ne les ont pas form&#233;s &#224; r&#233;fl&#233;chir au racisme et aux privil&#232;ges doivent apprendre &#224; devenir des alli&#233;s des &#233;tudiants de couleur sur leurs campus et des professeurs de couleur qui d&#233;fendent ces &#233;tudiants.&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Julie W. de Sherbinin, &#171; White Professors Can Help Uproot Racism &#187;, The (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; On peut esp&#233;rer qu'ils auront des contacts avec des &#233;tudiant&#183;e&#183;s racis&#233;&#183;e&#183;s qui leur permettront de comprendre la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233; de celles et ceux qui ont &#233;t&#233; historiquement exclu&#183;e&#183;s des universit&#233;s.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;couter et transformer&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le mot en N continue d'&#234;tre un vecteur d'exclusion et de violences. Il faut le vivre pour le comprendre. Les critiques de certain&#183;e&#183;s professeur&#183;e&#183;s se sont &#233;lev&#233;es contre les &#233;tudiant&#183;e&#183;s qui ont clairement manifest&#233; leur d&#233;saccord et d&#233;voil&#233; leur souffrance. Elles visaient aussi les sanctions impos&#233;es par l'universit&#233;. Les institutions, sont confront&#233;es au racisme syst&#233;mique : cet &#233;l&#233;ment contextuel ne peut &#234;tre ignor&#233;, et plusieurs universit&#233;s ont propos&#233; des strat&#233;gies pour contrer ce racisme. Mais pour que de telles strat&#233;gies portent fruit, la voix des Noir&#183;e&#183;s doit &#234;tre entendue et &#233;cout&#233;e.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, les agressions v&#233;cues par les femmes ont &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;es au grand jour. La lecture que les femmes ont faite de certains &#233;v&#232;nements a soulev&#233; peu de controverse. Nous n'en sommes plus l&#224;. Mais pourquoi certain&#183;e&#183;s Noir&#183;e&#183;s qui, ont v&#233;cu des traumatismes historiques dont les s&#233;quelles se manifestent toujours &#8211; notamment &#224; la suite de l'utilisation de ce mot qui n'est pas un mot, mais bien une agression, le porte-&#233;tendard d'une id&#233;ologie &#8211;, pourquoi voient-elles leurs souffrances ignor&#233;es ? Comment ne peut-on pas comprendre que le mot en N porte atteinte &#224; la dignit&#233; et &#224; l'int&#233;grit&#233; psychologique des Noir&#183;e&#183;s ? Les mots cr&#233;ent des mondes. En utilisant le mot en N, c'est le monde de l'oppression qu'on laisse reprendre ses droits. Le roman d'Octavia Butler &lt;em&gt;Les liens du sang&lt;/em&gt;, ouvre une fen&#234;tre permettant de saisir les cons&#233;quences des &#233;v&#232;nements traumatiques. Une femme noire vivant avec un homme blanc perd connaissance, dispara&#238;t pendant quelques minutes et r&#233;appara&#238;t apr&#232;s avoir v&#233;cu l'esclavage dans une plantation du Sud. En utilisant le mot en N, c'est ce voyage dans le temps qu'on fait revivre aux Noir.es.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les r&#233;actions de d&#233;ni face aux souffrances des Noir&#183;e&#183;s, comment peut-on s&#233;rieusement pr&#233;tendre que &#171; Black Lives Matter &#187; (BLM), que &#171; la vie des Noir&#183;e&#183;s compte ? &#187; N'ont-ils pas encore compris que BLM n'est pas un slogan, mais une demande de transformations sociales ? Comment de telles transformations pourront-elles avoir lieu, si on ne comprend pas que la vie des Noir&#183;e&#183;s doit &#234;tre exempte d'agression ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pass&#233; au pr&#233;sent&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le pass&#233; et le contexte permettent de comprendre les dynamiques sociales. John Ralston Saul le disait : &#171; &lt;em&gt;Le pass&#233; n'est pas le pass&#233;. C'est le contexte. Le pass&#233;, c'est-&#224;-dire la m&#233;moire, est un des outils les plus puissants, les plus pratiques que poss&#232;de une d&#233;mocratie civilis&#233;e. &lt;/em&gt; &#187; Et selon Sherene Razack : &#171; &lt;em&gt;Sans histoire et sans contexte social, chaque rencontre entre groupes in&#233;gaux en devient une nouvelle, o&#249; les participants partent de z&#233;ro, comme d'un &#234;tre humain &#224; l'autre, chacun innocent de la subordination des autres.&lt;/em&gt; &#187; Or, l'histoire permet de constater que les personnes vis&#233;es par le mot en N ont &#233;t&#233; exclues et qu'elles sont toujours quasi absentes des structures de pouvoir. La discussion sur le mot qui blesse fait bifurquer le d&#233;bat : les Noir&#183;e&#183;s et les Autochtones demandent que le racisme syst&#233;mique qui continue d'empoisonner leur existence en perp&#233;tuant les injustices soit reconnu et &#233;limin&#233;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, toute personne noire est confront&#233;e &#224; ce mot et aux attitudes qui d&#233;coulent du syst&#232;me qui a permis qu'un tel mot existe. Ce syst&#232;me a cr&#233;&#233; des th&#233;ories &#233;labor&#233;es dans des universit&#233;s qui ont justifi&#233; des hi&#233;rarchies raciales d&#233;shumanisantes. Ce syst&#232;me qui d&#233;termine ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, ceux qui sont m&#233;ritoires et ceux qui ne le sont pas. Ne nous leurrons pas : le fait d'&#234;tre blanc dans nos soci&#233;t&#233;s occidentales constitue un privil&#232;ge, privil&#232;ge qui tire sa source de l'imp&#233;rialisme, l'esclavage des uns et de la colonisation des autres, dont les Autochtones.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le d&#233;ni perp&#233;tue un d&#233;s&#233;quilibre de force qui permet de contenir la voix des opprim&#233;s. Est-il raisonnable de penser qu'un v&#233;ritable d&#233;bat peut avoir lieu ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les angles morts de la libert&#233; d'expression&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tous ne b&#233;n&#233;ficient de la m&#234;me libert&#233; d'expression. Contrairement &#224; ce que l'on pourrait croire, la notion de &#171; march&#233; des id&#233;es &#187;, voulant qu'on puisse laisser libre cours &#224; tous les discours, dont ceux qui sont racistes et offensants, est discutable. Ce raisonnement omet les privil&#232;ges accord&#233;s par ce march&#233; &#224; certains individus et ignore les effets du racisme syst&#233;mique, qui mine la cr&#233;dibilit&#233; des personnes racis&#233;es, constituant un obstacle &#224; leur pr&#233;sence au sein de ce &#171; march&#233; &#187;. Puisque les m&#233;dias ne sont pas repr&#233;sentatifs, elles ne peuvent y exercer d'influence. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous parle de libert&#233; d'expression et des philosophes des Lumi&#232;res qui en sont les instigateurs. Ne soyons pas dupes. Une lecture de leurs &#233;crits &#233;tablit que malgr&#233; le monde &#233;clair&#233; qu'ils pr&#244;naient, le fondement de leurs philosophies &#233;tait loin d'&#234;tre inclusif. Tant Kant, Hegel, Condorcet, Montesquieu, Rousseau et Voltaire ne voyaient pas les Noir&#183;e&#183;s comme leurs &#233;gaux, mais plut&#244;t comme leurs inf&#233;rieur&#183;e&#183;s. Ainsi, la libert&#233; d'expression telle que ces philosophes la d&#233;finissaient doit &#234;tre d&#233;construite. La demande formul&#233;e par les &#233;tudiants&#183;e&#183;s noir&#183;e&#183;s, en est une qui va au c&#339;ur de l'enseignement, qui concerne le droit de conna&#238;tre la source de ce qu'on leur enseigne. Ils ont le droit de savoir que les connaissances dans lesquelles ils et elles s'investissent ne contribueront pas &#224; une plus grande ali&#233;nation. Cette question ne peut que nous amener &#224; nous interroger sur la libert&#233; d'expression, ainsi que sur la libert&#233; acad&#233;mique, qui comme toute libert&#233; ne peut &#234;tre absolue. Ces libert&#233;s tirent &#233;galement leur source des Lumi&#232;res. Ainsi, la position privil&#233;gi&#233;e des membres du corps professoral, souvent issus du groupe dominant, a pour cons&#233;quence de rendre invisible la violence qui est tapie dans certaines postures et qui est consciemment ou non l&#233;gitim&#233;e. C'est pourquoi la libert&#233; acad&#233;mique et la port&#233;e qu'on lui donne demandent une analyse nuanc&#233;e et contextualis&#233;e. Un dialogue est essentiel dans un climat serein, afin de faire cesser les rivalit&#233;s, les oppressions, pour pouvoir bel et bien vivre ensemble.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis n&#233;e en Ha&#239;ti. Bien que j'aie pass&#233; toute ma vie au Qu&#233;bec, je sais que le mot en N est utilis&#233; en cr&#233;ole pour d&#233;signer tout homme. On pourra d&#233;signer un homme blanc comme &#171; N&#233;g &#231;a &#187;. Mais le contexte ha&#239;tien est particulier. Ha&#239;ti est la premi&#232;re R&#233;publique noire. L&#224;, il est plausible que ce terme soit normalis&#233; et qu'il ait pu &#234;tre l'objet d'une resignification subversive. Je connais le concept litt&#233;raire de la n&#233;gritude et j'ai &#233;tudi&#233; Fanon sur la condition de l'homme noir dans &lt;em&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/em&gt;. C'est &#224; cette condition qu'on doit se r&#233;f&#233;rer lorsqu'on utilise le mot en N dans un pays o&#249; le racisme syst&#233;mique n'est pas &#233;radiqu&#233;. Comme le disait le Rapporteur sp&#233;cial sur les formes contemporaines de racismes, M. Doudou Di&#232;ne, &#171; &lt;em&gt;la condition fondamentale et pr&#233;alable pour un combat cr&#233;dible contre la discrimination raciale r&#233;side dans la reconnaissance objective de son existence. &lt;/em&gt; &#187; Le bien-&#234;tre de nos enfants d&#233;pend de la reconnaissance du racisme syst&#233;mique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Julie W. de Sherbinin, &#171; White Professors Can Help Uproot Racism &#187;, &lt;em&gt;The Chronicle of Higher Education&lt;/em&gt;, 2004, &lt;a data-cke-saved- href='https://www.chronicle.com/article/white-professors-can-help-uproot-racism/' href=&#034;https://www.chronicle.com/article/white-professors-can-help-uproot-racism/&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt; (traduction).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Me Tamara Thermitus, Ad.E, LL.M., est chercheure invit&#233;e au Centre pour les droits de la personne et le pluralisme juridique (Universit&#233; McGill).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : L&#235;a-Kim Ch&#226;teauneuf (CC BY-SA 2.0)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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