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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La seconde mine d'or</title>
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		<dc:date>2020-09-13T15:10:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Rivest</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Rivest, Guillaume</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Abitibi-T&#233;miscamingue, c'est l'arch&#233;type des r&#233;gions &#233;loign&#233;es de la province. On l'utilise &#224; profusion dans les m&#233;dias quand on veut parler du Qu&#233;bec rural. Quand on cherche &#224; illustrer de petites villes vivant aux rythmes de l'exploitation des ressources primaires, avec des habitant&#183;e&#183;s qui vivent selon l'image qu'on se fait de la campagne qu&#233;b&#233;coise, le mot &#171; Abitibi &#187; n'est jamais vraiment loin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Paradoxalement, m&#234;me si tout le monde conna&#238;t l'Abitibi-T&#233;miscamingue, peu de gens (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Abitibi-Territoire-des-possibles-" rel="directory"&gt;Dossier : Abitibi. Territoire des possibles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Rivest-Guillaume-+" rel="tag"&gt;Rivest, Guillaume&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2984.png?1642092249' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;854&#034; height=&#034;374&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Abitibi-T&#233;miscamingue, c'est l'arch&#233;type des r&#233;gions &#233;loign&#233;es de la province. On l'utilise &#224; profusion dans les m&#233;dias quand on veut parler du Qu&#233;bec rural. Quand on cherche &#224; illustrer de petites villes vivant aux rythmes de l'exploitation des ressources primaires, avec des habitant&#183;e&#183;s qui vivent selon l'image qu'on se fait de la campagne qu&#233;b&#233;coise, le mot &#171; Abitibi &#187; n'est jamais vraiment loin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paradoxalement, m&#234;me si tout le monde conna&#238;t l'Abitibi-T&#233;miscamingue, peu de gens peuvent se targuer d'y &#234;tre venus. Des r&#233;gions comme Charlevoix, le Saguenay&#8211;Lac-St-Jean, la C&#244;te-Nord, la Gasp&#233;sie font partie d'itin&#233;raires touristiques beaucoup plus populaires. Parce qu'ils sont plus pr&#232;s des grands centres ? Parce qu'ils peuvent s'inscrire dans un itin&#233;raire plus large ? Peut-&#234;tre bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, pour venir nous voir, il faut avoir une raison : la famille, le travail ou un &#233;v&#233;nement particulier. La r&#233;serve faunique de La V&#233;rendrye est un mur, une barri&#232;re naturelle longue de 300 km constitu&#233;s de conif&#232;res qui, contrairement &#224; Saint-J&#233;r&#244;me, repr&#233;sentent r&#233;ellement ce que l'on pourrait appeler &#171; les portes du Nord &#187;. Cette barri&#232;re naturelle nous isole et nous aide &#224; d&#233;velopper notre propre identit&#233; culturelle et sociale. Depuis &#224; peine plus de 100 ans, celle-ci s'est forg&#233;e &#224; grand coup de pagaie, de hache, d'essouchage et de pioche dans la roche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce cocktail de conditions a men&#233; &#224; quelque chose de beau. Les gens d'ici sont fiers, accueillants et chaleureux. La sc&#232;ne culturelle unique et effervescente fait de plus en plus parler d'elle un peu partout en province. Elle fait aussi notre fiert&#233;. On se sent diff&#233;rent et on le fait savoir haut et fort.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'autre moiti&#233; du show&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, venir seulement pour profiter de la sc&#232;ne culturelle en Abitibi-T&#233;miscamingue, c'est manquer la moiti&#233; du spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Abitibi-T&#233;miscamingue, c'est aussi 22 000 lacs et rivi&#232;res. C'est une densit&#233; de population de 2,2 personnes par km2. L'Abitibi, c'est la for&#234;t bor&#233;ale dans toute sa splendeur, dans son silence &#233;crasant et sa nordicit&#233;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au T&#233;miscamingue, on trouve des pins blancs centenaires et gigantesques, gardiens des derni&#232;res for&#234;ts laurentiennes laiss&#233;es intactes malgr&#233; les si&#232;cles de b&#251;chage. Le T&#233;miscamingue, c'est &#233;galement des milliers de lacs d'eau claire qui percent le territoire, lui donnant l'apparence d'un fromage gruy&#232;re lorsqu'on regarde les cartes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre moiti&#233; du show, elle se passe loin des projecteurs, dans un silence des plus total ; on l'appr&#233;cie sur le bord d'un lac, &#224; c&#244;t&#233; d'un feu, en regardant un coucher de soleil d'une couleur extraordinaire. L'autre moiti&#233; du show, c'est d'&#234;tre assis la nuit, dans la neige, en regardant la lune danser &#224; travers les silhouettes noires des conif&#232;res ; c'est regarder un ciel &#233;toil&#233; qui n'est troubl&#233; par aucune pollution lumineuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce territoire et la relation que nous entretenons avec lui font de nous ce que nous sommes. Il module notre culture et participe &#224; nous d&#233;finir socialement. &#192; titre d'exemple, les industries et les commerces tournent au ralenti durant la p&#233;riode de la chasse &#224; l'orignal parce qu'une importante part des habitant&#183;e&#183;s de la r&#233;gion vont choisir d'aller passer deux semaines dans un camp au beau milieu du bois. Des c&#233;r&#233;monies sont m&#234;me organis&#233;es dans plusieurs municipalit&#233;s pour souligner le d&#233;part &#224; la chasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Abitibi-T&#233;miscamingue, il suffit de cinq minutes en voiture pour se trouver au milieu de la nature sauvage. Ici, tout le monde a acc&#232;s &#224; son propre kilom&#232;tre carr&#233; de nature, &#224; son oasis de for&#234;t personnelle, &#224; son petit lac bien &#224; lui. Ici, il est possible de partir en canot et, dans le silence des coups de pagaies, ne croiser personne pendant des semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce lien que nous cultivons est de plus en plus rare. Des territoires sauvages de cette ampleur et accessibles, il en reste de moins en moins &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette richesse, il faut la conserver, la prot&#233;ger et la mettre en valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes assis sur deux mines d'or : une au sens propre, soit le sol riche sur lequel repose l'Abitibi-T&#233;miscamingue. L'autre au sens figur&#233; : sa nature sauvage.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Guillaume Rivest a grandi dans un petit village au sud de Rouyn-Noranda. Apr&#232;s avoir quitt&#233; sa r&#233;gion natale pour poursuivre des &#233;tudes sup&#233;rieures, il y est revenu et &#339;uvre &#224; titre de journaliste/chroniqueur sp&#233;cialis&#233; en plein air, en aventure et en environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Guillaume Rivest&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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