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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>&#201;tudiant&#183;e&#183;s internationaux. R&#233;sonance d'une histoire oubli&#233;e</title>
		<link>https://www.ababord.org/Etudiant-e-s-internationaux-Resonance-d-une-histoire-oubliee</link>
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		<dc:date>2020-08-07T16:27:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Poitras</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Poitras, Daniel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Migrant&#183;e&#183;s transitoires et parfois vaches &#224; lait des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux passent volontiers sous le radar des m&#233;dias, des chercheurs et des chercheuses malgr&#233; leur nombre croissant &#8211; entre 30 000 et 40 000 chaque ann&#233;e depuis depuis 2010 &#8211; et leur importance grandissante dans l'internationalisation de l'enseignement sup&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette pr&#233;sence ne date pas d'hier : d&#232;s l'apr&#232;s-guerre, ils et elles &#233;taient des milliers &#224; venir de plus de 70 pays, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-79-avril-mai-2019-" rel="directory"&gt;No 079 - avril / mai 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-etudiant-+" rel="tag"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Poitras-Daniel-+" rel="tag"&gt;Poitras, Daniel&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2962.png?1642092248' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1042&#034; height=&#034;456&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Migrant&#183;e&#183;s transitoires et parfois vaches &#224; lait des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux passent volontiers sous le radar des m&#233;dias, des chercheurs et des chercheuses malgr&#233; leur nombre croissant &#8211; entre 30 000 et 40 000 chaque ann&#233;e depuis depuis 2010 &#8211; et leur importance grandissante dans l'internationalisation de l'enseignement sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Cette pr&#233;sence ne date pas d'hier : d&#232;s l'apr&#232;s-guerre, ils et elles &#233;taient des milliers &#224; venir de plus de 70 pays, &#224; s'impliquer dans leur milieu et, pour certain&#183;e&#183;s, &#224; y &#233;lire domicile. On en sait pourtant tr&#232;s peu sur leur cheminement, leur exp&#233;rience et leur influence, hormis le spectaculaire &#233;v&#233;nement qui a eu lieu au coll&#232;ge Sir Georges William en 1969, o&#249; des &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux ont occup&#233; des locaux informatiques pour protester contre le racisme av&#233;r&#233; de l'un de leurs professeurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ces &#233;v&#233;nements, voir la semaine comm&#233;morative organis&#233;e &#224; l'Universit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Leur absence de l'histoire du mouvement &#233;tudiant n'est pas anodine et ne s'explique pas par l'absence de sources ou de traces ; elle renvoie plut&#244;t &#224; ce qu'une soci&#233;t&#233; exclut &#8211; ces &lt;em&gt;autres&lt;/em&gt; &#224; l'appartenance per&#231;ue ou construite comme ambigu&#235; &#8211; pour se penser et se refl&#233;ter. Objets d'histoire, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux ont &#233;galement &#233;t&#233; des sujets : malgr&#233; les emb&#251;ches pour se faire reconna&#238;tre et entendre, ils et elles ont transform&#233; les campus en hauts lieux de diversit&#233; culturelle et ont amorc&#233; des d&#233;bats sur des enjeux tels que la discrimination syst&#233;mique, l'inclusion des autres dans la m&#233;moire collective et la responsabilit&#233; de la majorit&#233; dans un contexte de diversit&#233;. &#192; cet &#233;gard, leurs voix et les r&#233;actions qu'elles ont provoqu&#233;es gagnent aujourd'hui une r&#233;sonance particuli&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un portrait d'ensemble, voir Daniel Poitras, &#171; Les m&#233;t&#232;ques grondent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si leur histoire est m&#233;connue, c'est qu'elle se d&#233;roulait en parall&#232;le du grand r&#233;cit &#233;mancipateur du Qu&#233;b&#233;cois francophone blanc auquel s'est donn&#233; corps et &#226;me le mouvement &#233;tudiant. La trame narrative est connue : &#224; l'&#232;re de la d&#233;colonisation et de la R&#233;volution tranquille, ces Qu&#233;b&#233;cois&#183;es revendiquaient le statut de minorit&#233; opprim&#233;e socialement et nationalement, ce qui laissait dans l'ombre &#8211; au-del&#224; de la l&#233;gitimit&#233; des luttes en jeu &#8211; plusieurs groupes qui n'entraient pas dans l'&#233;quation et se retrouvaient plus ou moins invisibilis&#233;s, comme les peuples autochtones, les minorit&#233;s culturelles et, dans une certaine mesure, les femmes. Alors que la d&#233;construction douloureuse de ce r&#233;cit identitaire, qui a cristallis&#233; l'exp&#233;rience de plusieurs g&#233;n&#233;rations, est entr&#233;e r&#233;cemment dans une nouvelle phase (pensons aux r&#233;actions &#224; &lt;em&gt;SL&#256;V&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Kanata&lt;/em&gt;, entre durcissement et &lt;em&gt;mea culpa&lt;/em&gt;), le recours &#224; l'histoire est plus que jamais n&#233;cessaire pour comprendre comment ce r&#233;cit s'est s&#233;diment&#233; et a durci avec le temps. Et comment son rel&#226;chement et son actualisation sont susceptibles d'ouvrir et le pass&#233; et le futur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &#171; Au service des &#233;tudiants et de la nation &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Au d&#233;but des ann&#233;es 1960, le mouvement &#233;tudiant a le vent dans les voiles. Aur&#233;ol&#233; par sa lutte contre le duplessisme, il est en phase avec les grands th&#232;mes de la R&#233;volution tranquille (modernisation, d&#233;mocratisation, &#233;mancipation). C'est le campus de l'Universit&#233; de Montr&#233;al qui constitue son terrain le plus dynamique et qui produit ses militants les plus convaincus. Gr&#226;ce &#224; l'influente Association g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiants de l'Universit&#233; de Montr&#233;al (AGEUM) et au journal universitaire le plus progressiste au pays (&lt;em&gt;Quartier latin&lt;/em&gt;), tout semble en place pour diffuser la grande id&#233;ologie de l'&#233;poque : le syndicalisme &#233;tudiant. L'objectif est de transformer les &#233;tudiant&#183;e&#183;s en &#171; travailleurs et travailleuses intellectuel&#183;le&#183;s &#187; et d'en faire une force sociale incontournable. Cette id&#233;ologie ratisse large et sert aux &#233;tudiant&#183;e&#183;s &#224; se projeter comme alli&#233;&#183;e&#183;s du mouvement ouvrier et syndical, des mouvements de lib&#233;ration nationale et de divers mouvements internationaux. Cette volont&#233; d'expansion et d'int&#233;gration des luttes se manifeste notamment dans l'ambition des leaders &#233;tudiant&#183;e&#183;s de parler &lt;em&gt;au nom&lt;/em&gt; ici de l'ensemble des &#233;tudiant&#183;e&#183;s et de la jeunesse, voire de la nation. L'AGEUM entend &#234;tre &#224; la hauteur de son leitmotiv : &#171; &lt;em&gt;Au service des &#233;tudiants et de la nation. &lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans ce contexte d'unanimisme apparent, que certains ont appel&#233; l'&#226;ge d'or du mouvement &#233;tudiant, on entendait pourtant parfois des paroles &#233;trang&#232;res et discordantes. Dans l'ombre de la puissante AGEUM, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux avaient d&#233;cid&#233; en 1959 de former leur propre association (Cosmopolis) afin de se donner des repr&#233;sentant&#183;e&#183;s et une voix propre. Compos&#233;e une ann&#233;e d'un Libanais, d'un Gabonais, d'un Saoudien, d'une Allemande et d'un Vietnamien, et l'ann&#233;e suivante d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s de nationalit&#233;s diff&#233;rentes, l'association est devenue un lieu de n&#233;gociation et de r&#233;flexion interculturel. Elle a aussi servi de catalyseur pour &#233;baucher une critique des pr&#233;tentions du mouvement &#233;tudiant qu&#233;b&#233;cois (blanc et largement masculin) et pour le confronter publiquement. D'abord un sous-comit&#233; dans l'AGEUM, Cosmopolis a vite revendiqu&#233; davantage d'autonomie et de reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &#171; Chambres pour &#233;tudiants de couleur &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Ces revendications avaient toutefois beaucoup plus qu'une fonction symbolique ; elles attiraient l'attention sur la situation pr&#233;caire de plusieurs &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux, qui se retrouvaient isol&#233;&#183;e&#183;s sur le campus et dans une ville qui s'en m&#233;fiait ou les ignorait. Certain&#183;e&#183;s &#233;taient &#224; la merci de logeurs racistes ou abusifs, d'autres souffraient de probl&#232;mes de sant&#233; mentale dus au choc culturel et &#224; l'isolement, alors que d'autres encore croupissaient dans des chambres miniatures ou insalubres. La majorit&#233; ne b&#233;n&#233;ficiait pas de r&#233;seaux d'entraide. L'une des causes de cet isolement &#233;tait la discrimination larv&#233;e du monde universitaire, qui prenait parfois une forme structurelle. En 1962, une enqu&#234;te r&#233;v&#233;lait qu'environ 20 % des logeurs et logeuses inscrit&#183;e&#183;s sur la liste du Service de logement de l'universit&#233; faisaient preuve de discrimination. Pour aggraver la situation, le Service demandait aux logeurs et logeuses leur pr&#233;f&#233;rence ethnique et leur permettait de cocher, dans le formulaire, &#171; &lt;em&gt;chambres pour &#233;tudiants blancs&lt;/em&gt; &#187; ou &#171; &lt;em&gt;chambres pour &#233;tudiants de couleur&lt;/em&gt; &#187;. Devant l'AGEUM et les autorit&#233;s universitaires, qui peinaient &#224; reconna&#238;tre l'existence m&#234;me d'une discrimination, Cosmopolis a d&#233;cid&#233; de hausser le ton en demandant une r&#233;forme du Service, des services universitaires adapt&#233;s aux &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux et un statut particulier dans l'AGEUM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Face aux exigences des &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux qu'elle croyait pourtant tout naturellement repr&#233;senter, l'AGEUM a d'abord r&#233;agi avec irritation : &#171; &lt;em&gt;Vous avez les m&#234;mes droits que les autres ! &lt;/em&gt; &#187;, r&#233;torquait son pr&#233;sident &#224; l'aide d'un argument l&#233;galiste souvent utilis&#233; par les &#233;tudiant&#183;e&#183;s locaux pour se d&#233;douaner de toute responsabilit&#233; : &#171; &lt;em&gt;Nous repr&#233;sentons tous les &#233;tudiants et toutes les &#233;tudiantes, sans traitement de faveur &lt;/em&gt; &#187;, disait l'AGEUM en substance. Mais le pr&#233;sident ajoutait, sur un ton qui trahissait le paternalisme de l'association et le primat accord&#233; au nous d'abord : &#171; &lt;em&gt;C'est parce que l'AGEUM contribue &#224; b&#226;tir le Qu&#233;bec que les &#233;tudiants &#233;trangers peuvent penser s'y &#233;tablir et profiter de notre expansion. &lt;/em&gt; &#187; &#192; cela, Cosmopolis r&#233;pliquait : l'association pr&#233;tend s'occuper de nous, mais un par un, de fa&#231;on atomis&#233;e, sans reconna&#238;tre nos besoins particuliers et sans admettre que nous avons besoin d'une double repr&#233;sentation, sous l'AGEUM et sous Cosmopolis. N'y aurait-il pas l&#224;, avan&#231;ait son pr&#233;sident, le Gabonais Edzodzomo Ela, &#171; un faux lib&#233;ralisme &#187; par lequel on revendique des droits collectifs (pour les Qu&#233;b&#233;cois&#183;es francophones), mais en refusant de les admettre pour les autres groupes ? Habile, le pr&#233;sident tendait &#233;galement la perche &#224; l'AGEUM en lui proposant d'int&#233;grer pleinement Cosmopolis dans l'aventure collective du syndicalisme &#233;tudiant et de la francophonie internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La campagne de Cosmopolis a fini par porter ses fruits. Subissant une mauvaise presse et critiqu&#233;e de l'int&#233;rieur, l'AGEUM a finalement c&#233;d&#233; : au milieu des ann&#233;es 1960, elle faisait campagne contre le Service de logement, elle d&#233;fendait les droits de s&#233;jour des &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux face aux gouvernements provincial et f&#233;d&#233;ral et elle octroyait enfin &#224; Cosmopolis le statut de comit&#233; particulier dot&#233; d'un budget propre. L'aventure allait cependant pendre fin en 1969 &#224; la suite du sabordage de l'AGEUM dans la foul&#233;e de la d&#233;sinstitutionnalisation du mouvement &#233;tudiant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; * * *&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Si cette histoire r&#233;sonne aujourd'hui, c'est qu'elle mettait en sc&#232;ne, sous la forme d'un microcosme, la reconnaissance de l'&lt;em&gt;autre&lt;/em&gt; dans un espace partag&#233; et anim&#233; par des enjeux communs, mais devenu un carrefour de cultures et de trajectoires diverses. L'unanimisme recherch&#233; et projet&#233; par les &#233;tudiants locaux dans le sillage du r&#233;cit &#233;mancipatoire des Qu&#233;b&#233;cois&#183;es francophones s'est trouv&#233; min&#233; par les voix et les revendications de ces &lt;em&gt;autres&lt;/em&gt; qui aspiraient &#224; un statut (plus exploratoire que fig&#233;) de compagnons et compagnes, mais qui &#233;taient habit&#233;&#183;e&#183;s par une autre m&#233;moire et d'autres rep&#232;res. &#171; &lt;em&gt;Assumons notre fondamentale ambigu&#239;t&#233;&lt;/em&gt; &#187;, &#233;crivait Vu Huu Quang &#224; propos de la condition des &#233;tudiant&#183;e&#183;s internationaux. Et si la phrase &#233;tait aussi destin&#233;e aux &#233;tudiants locaux majoritaires, appel&#233;s &#224; pr&#233;cipiter le deuil d'un r&#233;cit collectif univoque ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ces &#233;v&#233;nements, voir la semaine comm&#233;morative organis&#233;e &#224; l'Universit&#233; Concordia : protestsandpedagogy.ca.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour un portrait d'ensemble, voir Daniel Poitras, &#171; Les m&#233;t&#232;ques grondent dans la cit&#233;. Les &#233;tudiants &#233;trangers face au syndicalisme &#233;tudiant au Qu&#233;bec (1954-1968) &#187;, &lt;em&gt;Recherches sociographiques&lt;/em&gt;, vol. 58, no 3, 2017, p.629-658.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Wiki Commons (CC BY-SA 2.0).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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