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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La gr&#232;ve des ferrailleurs de la construction (1974-1975)</title>
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		<dc:date>2020-05-02T20:34:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Comby</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Comby, Marc</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1974, les ferrailleurs de l'industrie de la construction constituent un front commun, au-del&#224; de leur appartenance syndicale, et obtiennent une augmentation des salaires pour att&#233;nuer l'inflation au terme d'une gr&#232;ve victorieuse qui dure du 25 novembre 1974 au 17 janvier 1975. &lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte des ferrailleurs de l'industrie de la construction &#233;merge dans un cadre l&#233;gislatif nouveau et singulier. En plus des sources &#233;crites (archives, journaux, etc.) utilis&#233;es pour &#233;crire cette histoire, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2887.jpg?1642092240' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;508&#034; height=&#034;978&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1974, les ferrailleurs de l'industrie de la construction constituent un front commun, au-del&#224; de leur appartenance syndicale, et obtiennent une augmentation des salaires pour att&#233;nuer l'inflation au terme d'une gr&#232;ve victorieuse qui dure du 25 novembre 1974 au 17 janvier 1975.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lutte des ferrailleurs de l'industrie de la construction &#233;merge dans un cadre l&#233;gislatif nouveau et singulier. En plus des sources &#233;crites (archives, journaux, etc.) utilis&#233;es pour &#233;crire cette histoire, Jean-Luc Deveaux m'a accord&#233; un entretien. Ferrailleur de m&#233;tier et aujourd'hui avocat et V-P du secteur G&#233;nie civil et Voirie de la CSN-Construction, Jean-Luc Deveaux &#233;tait &#224; l'&#233;poque membre du Conseil provincial du Qu&#233;bec des m&#233;tiers de la construction (FTQ). Il a surtout &#233;t&#233; actif lors du second front commun des ferrailleurs de 1976. La particularit&#233; de l'industrie est qu'elle comporte une grande instabilit&#233; annuelle et saisonni&#232;re des travaux et par la pr&#233;sence &#233;lev&#233;e d'entrepreneurs autonomes. Depuis l'adoption de la Loi des relations de travail dans l'industrie de la construction (&#171; bill 290 &#187;) en 1968, le Code du travail ne s'applique plus &#224; l'industrie. L'industrie est r&#233;gie par des d&#233;crets n&#233;goci&#233;s pour le compte des ouvriers et ouvri&#232;res et des employeurs. Deux associations syndicales (CSN et FTQ) et cinq associations patronales sont d&#233;sign&#233;es repr&#233;sentatives pour n&#233;gocier les salaires et les conditions de travail et non plus les locaux de m&#233;tiers ou les syndicats r&#233;gionaux. Enfin, la libert&#233; syndicale est reconnue ; c'est la fin de l'atelier ferm&#233; et la syndicalisation devient obligatoire pour tous les travailleurs et travailleuses.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'indexation des salaires&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;but des ann&#233;es 1970, particuli&#232;rement depuis 1973, est marqu&#233; par une inflation galopante des prix qui fait fondre le pouvoir d'achat des travailleurs et des travailleuses comme neige au soleil. La grogne monte au sein des syndicats. En mars 1974, quelque 400 &#233;lu&#183;e&#183;s et militant&#183;e&#183;s des trois centrales syndicales (CSN, FTQ, CEQ) se r&#233;unissent et lancent une campagne en vue de rouvrir les conventions collectives dans les secteurs publics et priv&#233;s et les d&#233;crets dans l'industrie de la construction pour y introduire une clause d'indexation des salaires au co&#251;t de la vie.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la construction, par contre, l'unit&#233; entre les syndicats ne va pas de soi. La rivalit&#233; est vive entre les syndicats de la CSN et les sections locales de la FTQ, mais aussi entre sections locales FTQ dans la course au monopole des chantiers. Cette rivalit&#233; rend mal &#224; l'aise des dirigeant&#183;e&#183;s de la CSN et de la FTQ. Elle nuit &#224; la r&#233;ussite d'unit&#233; plus forte devant le front patronal public et priv&#233;, sans parler qu'elle hypoth&#232;que l'image du syndicalisme dans l'opinion publique. Cette rivalit&#233; trouve son paroxysme le 21 avril 1974 : la violence &#233;clate dans un chantier de la Baie-James &#224; bout de souffle, o&#249; la gestion se fait de fa&#231;on autoritaire et o&#249; les revendications syndicales sur la s&#233;curit&#233; du travail sont ignor&#233;es. Le gouvernement r&#233;pond le 1er mai 1974 en annon&#231;ant la cr&#233;ation de la Commission d'enqu&#234;te sur l'exercice de la libert&#233; syndicale dans l'industrie de la construction, commun&#233;ment appel&#233;e la commission Cliche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pleins travaux de la commission, le 21 mai 1974, Andr&#233; Desjardins, directeur g&#233;n&#233;ral du Conseil provincial du Qu&#233;bec des m&#233;tiers de la construction, va de l'avant en demandant aux associations patronales la r&#233;ouverture sur une base volontaire du d&#233;cret de la construction pour ajuster les salaires &#224; l'inflation. Seule la Corporation des ma&#238;tres m&#233;caniciens en tuyauterie du Qu&#233;bec accepte. Les tuyauteurs obtiennent en bonne et due forme une hausse de leur salaire de 1 $ / heure int&#233;gr&#233;e dans le d&#233;cret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lumi&#232;re du gain obtenu par les tuyauteurs, des militants syndicaux ferrailleurs, membres de la CSN et de la FTQ, qui avaient l'habitude de se r&#233;unir apr&#232;s le travail autour d'une bi&#232;re, se disent : si les tuyauteurs arrivent &#224; obtenir une augmentation, pourquoi pas les autres corps de m&#233;tier ? C'est &#224; ce moment qu'&#233;merge l'id&#233;e d'une bataille des ferrailleurs pour gagner l'indexation de leur salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des syndiqu&#233;&#183;e&#183;s de la CSN cherchent &#224; att&#233;nuer les querelles au sein des ouvriers. Au congr&#232;s de juin 1974, les de&#769;le&#769;gue&#769;&#183;e&#183;s demandent dans une r&#233;solution la mise sur pied d'une &#171; &lt;em&gt;assembl&#233;e conjointe des travailleurs de la construction de la CSN et de la FTQ pour qu'ils puissent discuter ensemble de leurs probl&#232;mes en vue de favoriser le r&#232;glement par les travailleurs eux-m&#234;mes des graves probl&#232;mes de ce secteur. &lt;/em&gt; &#187; Les d&#233;l&#233;gu&#233;&#183;e&#183;s de la construction sont toutefois divis&#233;&#183;e&#183;s par rapport &#224; cette r&#233;solution. Les militants ferrailleurs prennent acte de cette volont&#233; d'unit&#233; et adoptent une strat&#233;gie de front commun sans attendre l'aval des instances syndicales de la CSN et de la FTQ.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le ferrailleur, conscient de son rapport de force&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le ferrailleur est un poseur d'acier d'armature. Il ins&#232;re des tiges et des treillis m&#233;talliques pour renforcer le b&#233;ton. L'acier d'armature est utilis&#233; dans la construction de coffrages, de colonnes, de poutres, de dalles. Dans la cha&#238;ne de production d'un chantier, son travail se situe en amont. Quand le ferrailleur cesse le travail, les autres m&#233;tiers s'en trouvent paralys&#233;s. Plus rien n'avance dans le chantier. L'ouvrier qu'est le ferrailleur est conscient de son rapport de force et compte en faire usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au retour des vacances 1974, les ralentissements de travail reprennent de plus belle dans les chantiers. La &#171; solidarit&#233; patronale &#187; fl&#233;chit devant des sections syndicales : des employeurs c&#232;dent et accordent &#224; leurs ouvriers une augmentation &#233;chelonn&#233;e des salaires pouvant aller jusqu'&#224; 1 $ / heure sans qu'il y ait ouverture du d&#233;cret, sans qu'elle y soit int&#233;gr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ferrailleurs, principalement membres de la CSN et de la FTQ, partent en gr&#232;ve le 25 novembre 1974 pour une indexation de leur salaire de 1 $ / heure &#224; int&#233;grer dans le d&#233;cret. En date du 29 novembre 1974, 34 chantiers sont paralys&#233;s, notamment ceux des autoroutes 30, 640 et 13, des usines de filtration de Montr&#233;al et Pierrefonds, des installations olympiques, des stations de m&#233;tro. Furieux, le front commun patronal accuse le local 823 (FTQ) d'avoir vid&#233; les chantiers &#224; l'insu des ouvriers. Des porte-parole patronaux en remettent : ils bl&#226;ment les ouvriers membres de la CSN d'avoir embo&#238;t&#233; le pas aux membres de la FTQ.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association de la construction de Montr&#233;al souhaite une intervention du ministre du Travail, Jean Cournoyer, qui peut, en vertu des pouvoirs que lui conf&#232;re la &#171; loi 201 &#187;, amender le d&#233;cret en accordant aux travailleurs une augmentation des salaires sans le consentement des parties. Le ministre songe, en vain, &#224; une augmentation des salaires horaires de l'ordre de 43 &#162; uniquement pour les ouvriers de la r&#233;gion m&#233;tropolitaine de Montr&#233;al. Cette mesure briserait cependant l'uniformit&#233; des salaires des ouvriers de la construction au Qu&#233;bec obtenue en 1970. Cournoyer craint davantage une nouvelle bataille rang&#233;e dans les r&#233;gions o&#249; la CSN est solidement implant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En assembl&#233;e, les ferrailleurs d&#233;cident le 6 janvier 1975 de poursuivre la gr&#232;ve tout en rassurant les autorit&#233;s politiques que les travaux sont en avance de deux semaines sur l'&#233;ch&#233;ancier des entrepreneurs. Ils se refusent de devenir les boucs &#233;missaires pour le retard des grands travaux, notamment celui du chantier olympique. Les porte-parole des ferrailleurs pr&#233;cisent que &#171; &lt;em&gt;si l'on satisfait aux exigences des ferrailleurs d'ici les 16 ou 17 janvier, les travaux seront ex&#233;cut&#233;s dans le temps &lt;/em&gt; &#187; pr&#233;vu. Ils pr&#233;viennent aussi le gouvernement des cons&#233;quences qu'il aura &#224; subir s'il a recours &#224; la loi dite du &#171; bill 22 &#187;. Pour eux, il n'est pas question que le retour au travail se fasse sous l'emprise d'une loi sp&#233;ciale.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre du Travail entend la d&#233;termination des ferrailleurs : il fait acc&#233;l&#233;rer le d&#233;nouement du conflit. Le 16 janvier 1975, le gouvernement adopte un arr&#234;t&#233; en conseil qui d&#233;termine les augmentations salariales &#224; ajouter aux hausses pr&#233;vues dans le d&#233;cret initial. Le 17 janvier, en assembl&#233;e, les ferrailleurs acceptent dans un scrutin secret l'indexation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;327 ferrailleurs ont vot&#233; pour l'entente, 18 ont vot&#233; contre et 4 ont annul&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La demande originale des ferrailleurs &#233;tait d'obtenir 1 $ / heure, 75 &#162; imm&#233;diatement et 25 &#162; en octobre 1975. Ils ont finalement accept&#233; une augmentation de 85 &#162;. Les porte-parole du front commun consid&#232;rent que l'am&#233;nagement de l'augmentation est aussi avantageux que le dollar initialement demand&#233;. Le d&#233;cret amend&#233; pr&#233;voit 59 &#162; sur-le-champ et 26 &#162; le 1er mai 1975, soit cinq mois plus t&#244;t que la deuxi&#232;me tranche demand&#233;e. Ces augmentations s'ajoutent aux montants pr&#233;vus du d&#233;cret original de 35 &#162; le 1er mai et de 20 &#162; le 1er octobre. S'y ajoute aussi une paye de vacances major&#233;e en proportion du salaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les ferrailleurs ont b&#233;n&#233;fici&#233; de l'appui du fonds de gr&#232;ve de la CSN au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les ferrailleurs, satisfaits, rentrent au travail.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce conflit, les ferrailleurs de la CSN et de la FTQ ont montr&#233; que l'unit&#233; est possible malgr&#233; la rivalit&#233; entre les instances syndicales et la confusion cr&#233;&#233;e par les r&#233;v&#233;lations de la commission Cliche.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;327 ferrailleurs ont vot&#233; pour l'entente, 18 ont vot&#233; contre et 4 ont annul&#233; leur vote.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les ferrailleurs ont b&#233;n&#233;fici&#233; de l'appui du fonds de gr&#232;ve de la CSN au montant de 41,310 $.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est du Centre d'histoire et d'archives du travail. En plus des sources &#233;crites (archives, journaux, etc.) utilis&#233;es pour &#233;crire cette histoire, Jean-Luc Deveaux a accord&#233; un entretien &#224; l'auteur. Jean-Luc Deveaux, ferrailleur de m&#233;tier et aujourd'hui avocat et V-P du secteur G&#233;nie civil et Voirie de la CSN-Construction, &#233;tait &#224; l'&#233;poque membre du Conseil provincial du Qu&#233;bec des m&#233;tiers de la construction (FTQ). Il a surtout &#233;t&#233; actif lors du second front commun des ferrailleurs de 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Centre d'histoire et d'archives du travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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