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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La mort au temps du coronavirus : un meurtre social ?</title>
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		<dc:date>2020-04-20T16:22:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dahlia Namian</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Manchette</dc:subject>
		<dc:subject>Namian, Dahlia</dc:subject>

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&lt;p&gt;Au XIXe si&#232;cle, sous la pouss&#233;e de l'industrialisation, les conditions de vie des familles ouvri&#232;res en Angleterre sont si mis&#233;rables, et les in&#233;galit&#233;s si ind&#233;centes, que Friedrich Engels, alors en exil &#224; Manchester, peine &#224; nommer ce qu'il observe de ses propres yeux. Comment qualifier la situation d'enfants mutil&#233;s par les machines perceuses des usines ? Comment d&#233;crire la situation des familles nombreuses qui s'entassent dans des taudis &#233;troits et insalubres, tandis que propri&#233;taires et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Mini-dossier-en-ligne-Covid-19-et-ses-suites-" rel="directory"&gt;Dossier (en ligne) : Covid 19 et ses suites&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Manchette-+" rel="tag"&gt;Manchette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Namian-Dahlia-+" rel="tag"&gt;Namian, Dahlia&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2880.jpg?1642092240' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;889&#034; height=&#034;522&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Au XIXe si&#232;cle, sous la pouss&#233;e de l'industrialisation, les conditions de vie des familles ouvri&#232;res en Angleterre sont si mis&#233;rables, et les in&#233;galit&#233;s si ind&#233;centes, que Friedrich Engels, alors en exil &#224; Manchester, peine &#224; nommer ce qu'il observe de ses propres yeux. Comment qualifier la situation d'enfants mutil&#233;s par les machines perceuses des usines ? Comment d&#233;crire la situation des familles nombreuses qui s'entassent dans des taudis &#233;troits et insalubres, tandis que propri&#233;taires et maitres d'industrie prosp&#232;rent du haut de leurs vastes demeures ? Comment d&#233;signer ces atrocit&#233;s, se demande-t-il, sans user d'euph&#233;mismes att&#233;nuant leur brutalit&#233; ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour Engels, si elle n'entre pas, &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;, dans la d&#233;finition classique de l'homicide, la violence commise &#224; l'&#233;gard du monde ouvrier &#233;tait telle qu'on pouvait bel et bien parler de meurtre, mais d'un meurtre d'une nature particuli&#232;re : le &#171; meurtre social &#187;. Dans la &lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/classiques/Engels_friedrich/situation/situation.html&#034;&gt;Situation de la classe laborieuse en Angleterre&lt;/a&gt;, Engels qualifie de meurtre social une situation o&#249; les membres les plus pauvres d'une soci&#233;t&#233; sont toujours &#224; deux doigts de mourir de faim et de mis&#232;re. La mort par meurtre social survient lorsque les conditions de vie et de travail sont d&#233;plorables au point de miner, petit &#224; petit ou plus brusquement, la sant&#233; des personnes. Lorsque leur existence m&#234;me les expose &#224; une mort anormale qui conduit, avant l'heure, au tombeau.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; In&#233;gaux devant la mort&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Alors que, sous les effets d&#233;vastateurs du coronavirus, le nombre de morts s'accumule un peu partout dans le monde, un autre constat surgit, certes moins tangible et plus discret, mais dont les effets sont tout autant destructeurs : les in&#233;galit&#233;s de revenus &#171; &lt;a href=&#034;https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr29/fr/&#034;&gt;tuent &#224; grande &#233;chelle&lt;/a&gt; &#187;. L'OMS n'a cess&#233; de nous le r&#233;p&#233;ter ces derni&#232;res ann&#233;es, sans qu'on y pr&#234;te gu&#232;re attention. La menace nous semblait loin &#224; l'horizon. Un peu comme si on s'&#233;tait habitu&#233;, au fil des ans, au son du tic-tac d'une bombe &#224; retardement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis les ann&#233;es 1980-1990, les in&#233;galit&#233;s sociales connaissent une pouss&#233;e exponentielle en Europe comme en Am&#233;rique du Nord, au point de nous rappeler celles qui r&#233;gnaient au XIXe si&#232;cle. Ces &#233;carts de richesse, qui ont accompagn&#233;, depuis trente ans, l'imposition de politiques n&#233;olib&#233;rales et la d&#233;mission des &#201;tats envers la redistribution des revenus, sont non seulement n&#233;fastes, mais carr&#233;ment mortels. Depuis la crise &#233;conomique de 2008, qui secoua d'un bout &#224; l'autre la plan&#232;te, les rapports d'experts se sont multipli&#233;s pour nous pr&#233;venir des cons&#233;quences d&#233;vastatrices de la flamb&#233;e des in&#233;galit&#233;s sur la vie des gens. Les op&#233;rations de sauvetage par les &#201;tats des banques et de la finance, les programmes d'aust&#233;rit&#233; qu'ils se sont par la suite empress&#233;s d'imposer, n'ont fait qu'ajouter l'huile sur le feu. Cinq ans apr&#232;s cette crise &#233;conomique, Statistique Canada publiait un &lt;a href=&#034;https://www.researchgate.net/publication/258823608_Cause-specific_mortality_by_income_adequacy_in_Canada_A_16-year_follow-up_study&#034;&gt;rapport&lt;/a&gt; sur la sant&#233; affirmant que l'esp&#233;rance de vie &#233;tait syst&#233;matiquement inf&#233;rieure chez les groupes de personnes dont la pr&#233;carit&#233; socio&#233;conomique est la plus importante. Chez ces derniers, la mortalit&#233; infantile et la mortalit&#233; attribuable &#171; &#224; des blessures non intentionnelles &#187; sont invariablement plus &#233;lev&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chez les &lt;a href=&#034;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC80688/&#034;&gt;personnes sans-abri&lt;/a&gt;, par exemple, les taux de vieillissement et de mortalit&#233; sont estim&#233;s, en temps normal, quatre fois plus &#233;lev&#233;s que dans le reste de la population canadienne. &#192; Toronto, o&#249; les morts de la rue sont &lt;a href=&#034;https://www.ledevoir.com/opinion/idees/523248/a-quand-un-denombrement-des-morts-de-la-rue&#034;&gt;d&#233;nombr&#233;es&lt;/a&gt; plus syst&#233;matiquement qu'au Qu&#233;bec, au moins deux personnes sans-abri meurent en moyenne &#224; chaque semaine et l'&#226;ge moyen, au moment de leur d&#233;c&#232;s, est d'environ &lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/en/articles/2018/01/15/home-j15.html&#034;&gt;48 ans&lt;/a&gt;. Bien que les causes de leur d&#233;c&#232;s sont g&#233;n&#233;ralement identifi&#233;es par les coroners comme &#233;tant &#171; naturelles &#187; ou &#171; accidentelles &#187;, elles n'en sont pas moins sociales. Une &#233;tude en sant&#233; publique a r&#233;cemment montr&#233;, &#224; cet effet, que la population sans-abri qui connait pr&#233;sentement la plus forte tendance au vieillissement et &#224; la mortalit&#233; pr&#233;coce, est compos&#233;e de personnes n&#233;es au cours de la seconde partie de la g&#233;n&#233;ration du &lt;em&gt;baby boom&lt;/em&gt;, soit entre 1957 et 1964. Contrairement &#224; celles n&#233;es durant la premi&#232;re partie (1946-1957), qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; de politiques providentielles coupl&#233;es &#224; une situation de plein emploi, les personnes appartenant &#224; la seconde cohorte de cette g&#233;n&#233;ration ont subi de plein fouet les effets simultan&#233;s de la mont&#233;e des gouvernements conservateurs, des r&#233;cessions &#233;conomiques successives et de la destruction du salariat (mont&#233;e du travail pr&#233;caire et d&#233;-collectivisation des protections sociales), des coupures draconiennes dans les programmes sociaux et du virage punitif des politiques sociales. Autrement dit, c'est l'ensemble de ces conditions socio&#233;conomiques qui conduit les personnes les plus vuln&#233;rables, aujourd'hui, &lt;a href=&#034;https://www.ababord.org/Le-gerontocide-forme-extreme-de-l-agisme&#034;&gt;&#224; vieillir&lt;/a&gt; et mourir avant l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Covid-19 et effet multiplicateur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Plus les in&#233;galit&#233;s de revenus croissent au sein d'une soci&#233;t&#233;, plus les personnes rel&#233;gu&#233;es au bas de l'&#233;chelle tombent malades, vieillissent pr&#233;matur&#233;ment et meurent pr&#233;cocement. Dennis Raphael, professeur &#224; l'Universit&#233; York, avan&#231;ait cette &lt;a href=&#034;https://www-erudit-org.proxy.bib.uottawa.ca/fr/revues/ref/2019-v25-n1-ref04873/1064665ar/&#034;&gt;image&lt;/a&gt; parlante : &#171; &lt;em&gt;les effets des in&#233;galit&#233;s de revenus au Canada sont l'&#233;quivalent de 110 victimes d'&#233;crasement d'avion, chaque jour, 365 jours par ann&#233;e&lt;/em&gt; &#187;. Autre mani&#232;re de dire que le syst&#232;me, qui engendre ces &#233;carts de richesse, tue d&#233;mesur&#233;ment. En p&#233;riode d'&#233;pid&#233;mie, les recherches ant&#233;rieures sur la grippe Influenza ont montr&#233; que les in&#233;galit&#233;s de revenus et la pauvret&#233; agissent comme un &lt;a href=&#034;https://www.nytimes.com/2020/03/15/world/europe/coronavirus-inequality.html&#034;&gt;effet multiplicateur &lt;/a&gt;de la propagation et du nombre de morts. Les chiffres actuels sur la crise sanitaire de la Covid-19 ne font que le reconfirmer. Si les instances de sant&#233; publique affirment que ce sont les personnes de plus de 70 ans qui courent un risque consid&#233;rablement plus &#233;lev&#233; de mourir du coronavirus, de m&#234;me que les personnes pr&#233;sentant des conditions de sant&#233; pr&#233;existences, les chiffres indiquent que le faible statut socio&#233;conomique constitue un troisi&#232;me facteur aggravant. &#192; l'int&#233;rieur des pays les plus riches comme des plus pauvres, la pand&#233;mie tue et frappe plus fort les r&#233;gions et les quartiers les plus d&#233;favoris&#233;s, l&#224; o&#249; les gens vivent dans des conditions d&#233;j&#224; pr&#233;caires. &#192; Montr&#233;al, par exemple, le nombre de cas COVID-19 a plus que doubl&#233; dans la derni&#232;re semaine &#224; &lt;a href=&#034;https://www.journaldemontreal.com/2020/04/16/covid-19--les-cas-doublent-a-montreal-nord&#034;&gt;Montr&#233;al-Nord&lt;/a&gt;, l'un des quartiers les plus pauvres au Qu&#233;bec. Louise Potvin, directrice du Centre de recherche en sant&#233; publique de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, remarquait que les autres quartiers parmi les moins ais&#233;s de Montr&#233;al, tels que Verdun et le Sud-Ouest, sont &#233;galement rendus des &lt;a href=&#034;https://www.tvanouvelles.ca/2020/04/16/covid-19--les-cas-doublent-a-montreal-nord-1&#034;&gt;points chauds&lt;/a&gt; de l'&#233;pid&#233;mie. Il est fort &#224; parier que ce seront les m&#234;mes personnes, celles du moins qui survivront &#224; la pand&#233;mie, qui seront les plus susceptibles de subir une perte de revenu et d'accessibilit&#233; aux soins et services &#224; la suite du confinement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Coupables et victimes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; La situation d&#233;crite par Engels &#233;tait loin d'&#234;tre exceptionnelle et aurait pu qualifier nombre de pays au XIXe si&#232;cle. Sous la tutelle du capitalisme, qui se laissait aller &#224; tous les exc&#232;s, les Canadiens-fran&#231;ais, dont plusieurs exil&#233;s dans les usines de la Nouvelle Angleterre, &#233;taient eux aussi victimes de conditions sanitaires et de travail effroyables. Comme les ouvriers britanniques, ils &#233;taient victimes d'une suite de meurtres. Et ces victimes, r&#233;duites au silence, pouvaient &#234;tre compt&#233;es par millier. Bien s&#251;r, le sang ne coulait pas. L'arme du crime ne trainait pas par terre. Des rapports de m&#233;decins complaisants invalidaient le sentiment d'injustice qui grandissait dans les consciences. Mais le meurtre social est perfide et dissimul&#233;. Non seulement a-t-on du mal &#224; identifier clairement un coupable, mais la mort de ses victimes passe trop souvent pour accidentelle, voire naturelle, lorsqu'elle n'est pas, tout simplement, ignor&#233;e. Or, ces morts n'ont rien de naturelles et leurs causes sont loin d'&#234;tre le fruit du hasard. Un meurtre social est commis lorsqu'une soci&#233;t&#233; laisse consciemment subsister, d'ann&#233;e en ann&#233;e, la mis&#232;re par milliers, tandis qu'elle fait prosp&#233;rer, tout autant consciemment, la vie de ceux qui l'exploitent et l'annihilent simultan&#233;ment. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si plus d'un si&#232;cle s'est d&#233;roul&#233; depuis les &#233;crits de Engels, la pand&#233;mie actuelle rend br&#251;lante leur actualit&#233;. Celle-ci nous r&#233;v&#232;le avec &#233;clat l'ampleur du pr&#233;cariat, soit d'une classe mondiale de travailleurs dont les conditions de travail et de vie ont peu &#224; envier &#224; celles des anciens ouvriers. Tous ceux et celles que l'on c&#233;l&#232;bre, pr&#233;sentement, depuis la hauteur morale de nos balcons, sont des personnes qui, hier comme aujourd'hui, paient de leur propre chair les effets nocifs de nos choix politiques et &#233;conomiques. Le coronavirus met en lumi&#232;re, en ce sens, les effets destructeurs du n&#233;olib&#233;ralisme sur la qualit&#233; des syst&#232;mes de soins et d'un syst&#232;me &#233;conomique qui op&#232;re avant tout pour maximiser les profits, au d&#233;triment de la sant&#233; des plus vuln&#233;rables. La vie des gens les plus impuissants face au capital peut &#234;tre sacrifi&#233;e, tandis que le capital, lui, demeure immortel : voil&#224; le message qu'on souhaite de nouveau nous faire avaler. Or, dans les ann&#233;es &#224; venir, des centaines de milliers de personnes tomberont malades et mourront si nous choisissons encore de prioriser les besoins insatiables des capitaux avant la vie humaine. Cette fois, nous saurons peut-&#234;tre identifier les coupables d'un meurtre qui ne pourra plus, quant &#224; lui, &#234;tre ni&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteure est sociologue et professeure &#224; l'&#201;cole de service social, Universit&#233; d'Ottawa.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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