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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>S'approprier les outils des hackers</title>
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		<dc:date>2020-04-18T20:42:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Hughes Roy</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Technologies, informatique et internet</dc:subject>
		<dc:subject>Roy, Jean-Hughes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si le journalisme a &#233;t&#233; bris&#233; par la mont&#233;e en puissance des g&#233;ants du Web, pourquoi ne pas tenter de le r&#233;parer en utilisant les m&#234;mes outils, les m&#234;mes armes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le chapitre 2 du Petit cours d'autod&#233;fense intellectuelle a toujours &#233;t&#233; mon pr&#233;f&#233;r&#233;. Dans &#171; Math&#233;matiques : compter pour ne pas s'en laisser conter &#187;, Normand Baillargeon nous rappelle que l'innum&#233;risme peut &#234;tre aussi d&#233;bilitant que l'analphab&#233;tisme. Les nombres, comme les arguments, font partie int&#233;grante du coffre &#224; outils du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Journalisme-Sorties-de-crise-" rel="directory"&gt;Dossier : Journalisme. Sorties de crise&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Medias-et-journalisme-+" rel="tag"&gt;M&#233;dias et journalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Technoculture-et-informatique-+" rel="tag"&gt;Technologies, informatique et internet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Roy-Jean-Hughes-+" rel="tag"&gt;Roy, Jean-Hughes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2878.png?1642092239' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;834&#034; height=&#034;556&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si le journalisme a &#233;t&#233; bris&#233; par la mont&#233;e en puissance des g&#233;ants du Web, pourquoi ne pas tenter de le r&#233;parer en utilisant les m&#234;mes outils, les m&#234;mes armes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le chapitre 2 du &lt;em&gt;Petit cours d'autod&#233;fense intellectuelle&lt;/em&gt; a toujours &#233;t&#233; mon pr&#233;f&#233;r&#233;. Dans &#171; Math&#233;matiques : compter pour ne pas s'en laisser conter &#187;, Normand Baillargeon nous rappelle que l'innum&#233;risme peut &#234;tre aussi d&#233;bilitant que l'analphab&#233;tisme. Les nombres, comme les arguments, font partie int&#233;grante du coffre &#224; outils du citoyen critique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coffre &#224; outils journalistique, &#233;galement. Savoir &#233;crire et savoir compter vont de pair. Les &#233;tudiant&#183;e&#183;s en journalisme de l'UQAM ne comptent plus le nombre de fois que je le leur r&#233;p&#232;te. Depuis 2012, chez nos apprentis reporters, la num&#233;ratie passe &#233;galement par l'apprentissage de l'informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est bien s&#251;r question que de notions de base : cryptographie, langages du Web (HTML et CSS), science des donn&#233;es et quelques rudiments de programmation. Mais il s'agit, &#224; mon sens, du minimum pour &#234;tre num&#233;riquement d&#233;brouillard.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Crypto 101&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; Edward Snowden, tout le monde a entendu parler de la National Security Agency (NSA), mais bien peu de Qu&#233;b&#233;cois connaissent son pendant canadien : le Centre de la s&#233;curit&#233; des t&#233;l&#233;communications (CST). Dans un chapitre d'un ouvrage paru en 2015&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Hugues Roy, &#171; Le grand d&#233;rangement num&#233;rique : plaidoyer pour un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, j'expliquais combien les journalistes gagneraient &#224; s'int&#233;resser davantage &#224; cette agence f&#233;d&#233;rale responsable du renseignement &#233;lectromagn&#233;tique et num&#233;rique de ce c&#244;t&#233;-ci de la fronti&#232;re : &#171; &lt;em&gt;Il est raisonnable de penser que l'agence enregistre les courriels, les appels, les textos, les recherches, les t&#233;l&#233;chargements ou toute autre activit&#233; sur les r&#233;seaux de la part des journalistes qui couvrent les parlements et/ou qui font de l'enqu&#234;te.&lt;/em&gt; &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parano&#239;a ? Quelques mois plus tard, on apprenait que les journalistes de La Presse Jo&#235;l-Denis Bellavance et Gilles Toupin avaient fait l'objet d'une surveillance non autoris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moindres faits et gestes des journalistes, comme ceux de tout&#183;e citoyen&#183;ne d'ailleurs, laissent des traces dans des serveurs appartenant &#224; Bell, Vid&#233;otron ou d'autres fournisseurs de bande passante. Le CST a les moyens de les recueillir. Et cela, c'est sans compter tout ce qu'on s&#232;me lors de nos p&#233;r&#233;grinations dans des m&#233;dias sociaux et des services en ligne bas&#233;s aux &#201;tats-Unis, miettes num&#233;riques que la NSA se fait un devoir de r&#233;colter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes d'aujourd'hui, s'ils travaillent sur des sujets qui sont le moindrement susceptibles d'int&#233;resser quelque pouvoir que ce soit, ont la responsabilit&#233; de rendre la vie difficile aux agences de renseignement qui pourraient &#234;tre tent&#233;es d'&#233;pier leurs communications. Une des fa&#231;ons d'y parvenir est de les crypter, que ce soit &#224; l'aide d'applications mobiles comme Signal ou de diff&#233;rents logiciels utilisant la norme &#224; code source ouvert OpenPGP.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Demander des comptes aux algorithmes&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parmi les neuf principes fondamentaux du journalisme, tels qu'identifi&#233;s par Bill Kovach et Tom Rosenstiel, on en trouve un qui veut que les journalistes exercent un contr&#244;le ind&#233;pendant sur les pouvoirs. Autrement dit, les m&#233;dias ont un r&#244;le de chien de garde contre les abus de ces pouvoirs, fussent-ils politiques ou &#233;conomiques. Au nom du public, ils demandent des comptes aux personnes ou aux institutions qui sont en position de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais voil&#224;, la num&#233;risation croissante de la soci&#233;t&#233; fait en sorte que de nouveaux si&#232;ges de pouvoir sont apparus, nous fait remarquer Nick Diakopoulos : &#171; &lt;em&gt;Algorithms, driven by vast troves of data, are the new power brokers in society.&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les pouvoirs, aujourd'hui, s'appuient sur des algorithmes aliment&#233;s par de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; En fait, ce sont les entreprises qui ont mis au point et/ou qui se servent de ces algorithmes qui concentrent de plus en plus de pouvoir. Et c'est au journalisme de demander des comptes &#224; ces entreprises dans ce que Diakopoulos appelle l'&lt;em&gt;Algorithmic Accountability Reporting&lt;/em&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un nouveau champ d'enqu&#234;te journalistique qui s'ouvre. Mais quel champ ! Les algorithmes, ces recettes informatiques, sont la plupart du temps secrets. On peut conna&#238;tre les ingr&#233;dients de la recette (les donn&#233;es qu'on y entre). On peut savoir quelles d&#233;cisions sont prises gr&#226;ce (ou &#224; cause) de ces algorithmes. Mais comment fonctionnent-ils ? Comment expliquer que telle d&#233;cision plut&#244;t qu'une autre a &#233;t&#233; prise ? Impossible de savoir ce qui se passe dans ces bo&#238;tes noires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou presque. En 2017, dans un exemple qui rappelle le film &lt;em&gt;Minority Report&lt;/em&gt;, des journalistes du &lt;em&gt;Chicago Sun-Times&lt;/em&gt; ont r&#233;ussi &#224; d&#233;duire le fonctionnement de la &lt;em&gt;Strategic Subject List&lt;/em&gt;, un algorithme utilis&#233; par la police de Chicago pour pr&#233;dire quels citoyens sont les plus susceptibles d'&#234;tre impliqu&#233;s dans une fusillade, que ce soit &#224; titre de tireur ou de victime&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mick Dumke et Frank Main, &#171; A look inside the watch list Chicago police (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La liste comptait pr&#232;s de 400 000 personnes, dont plus de 287 000 &#233;taient jug&#233;es &#171; &#224; risque &#187; selon l'algorithme, une proportion &#233;lev&#233;e. &#192; l'aide de demandes d'acc&#232;s &#224; l'information, ils ont appris que l'&#226;ge &#233;tait la variable principale utilis&#233;e par l'algorithme, ce qui expliquait son faible taux de succ&#232;s.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais des exemples comme celui-l&#224; demeurent rares. Pour Diakopoulos, et j'abonde dans le m&#234;me sens, il va falloir que les journalistes rel&#232;vent leurs manches et apprennent le langage des algorithmes pour mieux les comprendre et y d&#233;tecter les biais. En somme, il s'agit d'utiliser les m&#234;mes armes afin de lutter d'&#233;gal &#224; &#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces armes sont la programmation et la science des donn&#233;es puisque les algorithmes sont essentiellement des programmes informatiques qui se nourrissent de quantit&#233;s massives de donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un journalisme hacker&lt;br&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces armes, ce sont aussi les outils que les &lt;em&gt;hackers&lt;/em&gt;, au sens premier du terme, utilisent. Il n'est pas question de piratage, ici, mais bien de bidouillage informatique pour le bien commun.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on y pense, le journalisme a toujours &#233;t&#233; une forme de &#171; &lt;em&gt;hacking&lt;/em&gt; social &#187;. Les m&#233;dias, quand ils fonctionnent dans l'int&#233;r&#234;t public, vont r&#233;v&#233;ler, par leurs enqu&#234;tes, ce qui se cache &#171; sous le capot &#187; de la soci&#233;t&#233;. C'est un artisanat et un bricolage qui a beaucoup plus en commun avec le &lt;em&gt;hacking&lt;/em&gt; qu'il n'y para&#238;t au premier abord.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de journalisme va demander un certain effort qui n'est pas sans rappeler d'autres appels au d&#233;passement pour pallier les probl&#232;mes du journalisme. Il y a un si&#232;cle, dans &lt;em&gt;Liberty and the News&lt;/em&gt;, Walter Lippmann s'inqui&#233;tait du sensationnalisme d&#233;l&#233;t&#232;re des m&#233;dias am&#233;ricains. La solution, selon lui, passait en partie par le recours par les journalistes &#224; des sources bas&#233;es sur diff&#233;rents syst&#232;mes d'enregistrement capables de fournir des donn&#233;es fiables.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un demi-si&#232;cle plus tard, Philip Meyer a milit&#233; pour un virage quantitatif du m&#234;me ordre. Journaliste du &lt;em&gt;Detroit Free Press&lt;/em&gt;, il a remport&#233; un Pulitzer en 1968 pour une enqu&#234;te qu'il a r&#233;alis&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente sur des &#233;meutes ayant fait 43 morts &#224; D&#233;troit. Gr&#226;ce &#224; un ordinateur, il a compil&#233; les r&#233;ponses &#224; un questionnaire qu'il a administr&#233; &#224; des centaines de participant&#183;e&#183;s et de t&#233;moins des &#233;v&#233;nements. L'ouvrage qu'il a publi&#233; quelques ann&#233;es plus tard, &lt;em&gt;Precision Journalism&lt;/em&gt;, enjoignait les reporters &#224; s'inspirer des m&#233;thodes rigoureuses des sciences sociales, incluant l'utilisation des ordinateurs naissants.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces plaidoyers sont autant d'&#233;chos &#224; ce que Condorcet appelait &#171; l'arithm&#233;tique politique &#187;. Dans ses &lt;em&gt;Cinq m&#233;moires sur l'instruction publique&lt;/em&gt;, il insiste sur l'enseignement des maths, bien s&#251;r, mais rappelle qu'il faut en faire ce qu'on nommerait aujourd'hui une &#171; comp&#233;tence transversale &#187;. Les maths pour les maths sont d'une utilit&#233; mineure au citoyen. Elles prennent leur plein potentiel lorsqu'on en fait un instrument politique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, &#233;crivait-il, &#171; &lt;em&gt;l'ignorance trop g&#233;n&#233;rale de [cette] arithm&#233;tique politique qui fait du commerce, de la banque, des finances, du mouvement des effets publics, autant de sciences occultes, et pour les intrigants qui les pratiquent, autant de moyens d'acqu&#233;rir une influence perfide sur les lois qu'ils corrompent, sur les finances o&#249; ils r&#233;pandent l'obscurit&#233; et le d&#233;sordre.&lt;/em&gt; &#187; En d'autres mots, apprendre &#224; compter, c'est donner aux citoyens les moyens de s'&#233;clairer eux-m&#234;mes sur les affaires du monde.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Condorcet vivait de nos jours, je suis persuad&#233; qu'il inclurait l'apprentissage de la programmation dans ce qui doit faire partie de l'instruction de tout citoyen. L'arithm&#233;tique politique de la R&#233;volution fran&#231;aise, c'est l'informatique d'aujourd'hui.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Hugues Roy, &#171; Le grand d&#233;rangement num&#233;rique : plaidoyer pour un journalisme hacker &#187;, dans Pierre Cayouette et Robert Maltais, &lt;em&gt;Les journalistes : pour la survie du journalisme&lt;/em&gt;, Montr&#233;al, Qu&#233;bec-Am&#233;rique, 125-141.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les pouvoirs, aujourd'hui, s'appuient sur des algorithmes aliment&#233;s par de grandes quantit&#233;s de donn&#233;es &#187; (Nicholas Diakopoulos, &lt;em&gt;Algorithmic Accountability Reporting : on the Investigation of Black Boxes&lt;/em&gt;, New York, Tow Center for Digital Journalism, Columbia University, 2014, p. 2).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mick Dumke et Frank Main, &#171; A look inside the watch list Chicago police fought to keep secret, &lt;em&gt;Chicago Sun-Times&lt;/em&gt;, 18 mai 2017, en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est professeur de communication &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : G. Crescoli.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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