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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Points de vue syndicaux sur l'&#233;tat de l'&#233;cole primaire</title>
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		<dc:date>2020-02-07T21:03:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Brigitte Bilodeau, Yannick Delbecque, Jacques Tondreau</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Tondreau, Jacques </dc:subject>
		<dc:subject>Delbecque, Yannick</dc:subject>
		<dc:subject>Bilodeau, Brigitte</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les enseignantes et les enseignants sont les principaux agents qui mettent en &#339;uvre la mission de l'&#233;cole primaire. Leurs syndicats ont donc un point de vue privil&#233;gi&#233; sur les enjeux de l'&#233;cole primaire. Brigitte Bilodeau et Jacques Tondreau, respectivement vice-pr&#233;sidente de la F&#233;d&#233;ration des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) et directeur du Service de l'action professionnelle et sociale de la CSQ, ainsi que Sylvain Mallette, pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration autonome de l'enseignement (FAE), (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ouvrir-l-ecole-" rel="directory"&gt;Dossier : Ouvrir l'&#233;cole&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tondreau-Jacques-+" rel="tag"&gt;Tondreau, Jacques &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Delbecque-Yannick-+" rel="tag"&gt;Delbecque, Yannick&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bilodeau-Brigitte-+" rel="tag"&gt;Bilodeau, Brigitte&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2835.png?1642092237' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;577&#034; height=&#034;521&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les enseignantes et les enseignants sont les principaux agents qui mettent en &#339;uvre la mission de l'&#233;cole primaire. Leurs syndicats ont donc un point de vue privil&#233;gi&#233; sur les enjeux de l'&#233;cole primaire. Brigitte Bilodeau et Jacques Tondreau, respectivement vice-pr&#233;sidente de la F&#233;d&#233;ration des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) et directeur du Service de l'action professionnelle et sociale de la CSQ, ainsi que Sylvain Mallette, pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration autonome de l'enseignement (FAE), r&#233;pondent &#224; nos questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#b22222;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt; : Selon l'&#233;tat actuel et les orientations du syst&#232;me d'&#233;ducation, les enseignantes et enseignants du primaire sont-ils des agent&#183;e&#183;s de conservation ou de transformation sociale &lt;/strong&gt; ?&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte Bilodeau et Jacques Tondreau : &lt;/strong&gt;Contrairement &#224; la croyance populaire, les enseignantes et enseignants ne sont pas libres de faire ce qu'ils veulent dans une classe. Ils sont encadr&#233;s par de nombreux m&#233;canismes l&#233;gaux et r&#233;glementaires, comme la Loi sur l'instruction publique, les programmes d'&#233;tudes, les r&#233;gimes p&#233;dagogiques et les modes d'&#233;valuation des apprentissages, qui circonscrivent passablement leur action p&#233;dagogique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne veut pas dire que les enseignantes et enseignants ne seraient que de simples agents de conservation ou de reproduction sociale. Ils ont aussi une autonomie professionnelle qui leur permet d'amener les jeunes &#224; d&#233;velopper un sens critique face au monde qui les entoure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut toutefois noter que la place grandissante d'une certaine &#171; rationalit&#233; &#187; scientifique dans les questions p&#233;dagogiques (les &#171; donn&#233;es probantes &#187;), de certaines formes de gestion p&#233;dagogique et administrative relevant d'une logique d'entreprise (la gestion ax&#233;e sur les r&#233;sultats) ou de modes d'organisation du travail (les approches dites &#171; collaboratives &#187;) r&#233;duit toujours plus la marge de man&#339;uvre du personnel enseignant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, les enseignantes et enseignants risquent de devenir davantage des agents de conservation sociale que des agents de transformation sociale.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sylvain Mallette : &lt;/strong&gt;L'id&#233;e de s&#233;parer les enseignantes et enseignants selon qu'ils adh&#232;rent &#224; une vision conservatrice ou progressiste ne permet pas de traduire la complexit&#233; du syst&#232;me d'&#233;ducation dans lequel le personnel enseignant &#233;volue. La mission de l'&#233;cole s'inscrit dans une forme de continuit&#233; puisque l'une de ses fonctions consiste &#224; permettre aux &#233;l&#232;ves d'acc&#233;der &#224; un bagage culturel commun. Par d&#233;finition, celui-ci t&#233;moigne de la culture de la nation qu&#233;b&#233;coise, mais aussi de certains arbitrages qui sont effectu&#233;s sur le plan des apprentissages et qui sont consign&#233;s dans le Programme de formation de l'&#233;cole qu&#233;b&#233;coise (PFEQ).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&#034;color:#b22222;&#034;&gt;&lt;em&gt;&#192;B !&lt;/em&gt; : Aujourd'hui, peut-on encore dire que l'&#233;cole, notamment l'&#233;cole primaire, est au service de la classe dominante, et pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S.M. : &lt;/strong&gt;L'&#233;cole n'est pas imperm&#233;able aux courants id&#233;ologiques. Le bagage culturel commun ainsi que le PFEQ traduisent forc&#233;ment une id&#233;ologie dominante. La chute du mur de Berlin en 1989, qui marque le d&#233;but du processus d'effondrement des id&#233;ologies de gauche en g&#233;n&#233;ral et de la social-d&#233;mocratie en particulier, va permettre au n&#233;olib&#233;ralisme d'&#234;tre h&#233;g&#233;monique sur le plan des id&#233;es. Les regards utilitaristes et marchands port&#233;s par les grandes institutions financi&#232;res ou organisations commerciales sur les questions &#233;ducatives (Banque mondiale, Fonds mon&#233;taire international, Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques, etc.) vont contribuer &#224; d&#233;tourner, au Qu&#233;bec comme partout dans le monde, la mission confi&#233;e &#224; l'&#233;cole publique. Une partie du mouvement syndical enseignant qu&#233;b&#233;cois a lui-m&#234;me contribu&#233; &#224; cette d&#233;rive en refusant, au milieu des ann&#233;es 1990, de reconna&#238;tre les fondements utilitaristes et marchands de la r&#233;forme scolaire impos&#233;e par le gouvernement du Qu&#233;bec (qui est devenue le &#171; renouveau p&#233;dagogique &#187;).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.B. et J.T. :&lt;/strong&gt; Avec le recul, la formule &#171; L'&#233;cole au service de la classe dominante &#187; &#233;tait probablement un peu trop lapidaire, notamment lorsqu'elle &#233;tait appliqu&#233;e &#224; l'&#233;cole primaire.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'&#233;cole primaire n'est pas vraiment un enjeu, ou si peu, pour la classe dominante, cette derni&#232;re pouvant ais&#233;ment se payer des &#233;coles priv&#233;es qui r&#233;pondent &#224; ses besoins sp&#233;cifiques, soit en les finan&#231;ant elle-m&#234;me ou en ayant recours au financement &#233;tatique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole primaire est davantage un enjeu pour la classe moyenne. Elle l'utilise notamment dans ses strat&#233;gies d'ascension sociale ou pour &#233;viter le d&#233;classement social. Le d&#233;veloppement &#224; vitesse grand V des projets p&#233;dagogiques particuliers s&#233;lectifs dans les &#233;coles primaires (et surtout secondaires) est un indicateur d'une s&#233;gr&#233;gation scolaire au profit d'une classe moyenne &#224; la recherche d'un entre-soi social. L'int&#233;gration massive des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s ou en difficult&#233; d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA) en classe ordinaire sans les ressources n&#233;cessaires a fait fuir bien des parents et leurs enfants vers les &#233;coles priv&#233;es ou les a incit&#233;s &#224; cr&#233;er dans leur &#233;cole publique ce qui s'apparente &#224; des pratiques du priv&#233; (s&#233;lection des &#233;l&#232;ves, regroupement des meilleurs &#233;l&#232;ves, activit&#233;s p&#233;dagogiques ou parascolaires enrichies, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&#034;color:#b22222;&#034;&gt;&lt;em&gt;&#192;B !&lt;/em&gt; : Quels sont les principaux obstacles &#224; la transformation sociale pouvant &#234;tre impuls&#233;e par l'&#233;cole primaire et leurs enseignant&#183;e&#183;s ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BB et JT : &lt;/strong&gt;Les obstacles &#224; une transformation sociale par l'&#233;cole primaire sont nombreux. Pensons seulement aux politiques d'aust&#233;rit&#233; qui plombent la capacit&#233; des &#233;tablissements scolaires et de leur personnel &#224; offrir ce dont les jeunes ont besoin ou encore &#224; l'int&#233;gration en classe ordinaire, sans les ressources n&#233;cessaires, des EHDAA.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains choix politiques vont &#224; contresens d'une transformation sociale par l'&#233;cole primaire. Un exemple : parmi les nouvelles tendances, l'apprentissage du codage (de la programmation informatique) chez les &#233;l&#232;ves serait, para&#238;t-il, n&#233;cessaire pour leur permettre de s'int&#233;grer au monde num&#233;rique qui prend forme. Cela devrait, dit-on, aussi s'av&#233;rer utile dans diff&#233;rents autres apprentissages &#224; l'&#233;cole, notamment dans la compr&#233;hension du langage de la programmation, dans la production d'un dessin anim&#233; sur un ordinateur ou dans la r&#233;solution de probl&#232;mes math&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, face &#224; la r&#233;volution anthropologique induite par le num&#233;rique, l'&#233;cole primaire ferait &#339;uvre encore plus utile en apprenant aux jeunes les potentialit&#233;s et les dangers du num&#233;rique. En quoi par exemple cette r&#233;volution ne se limite pas &#224; un acc&#232;s &#224; Facebook, Instagram ou Snapchat, mais constitue aussi la production de nouvelles formes de domination g&#233;n&#233;ratrices de plus grandes in&#233;galit&#233;s sociales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aller au-del&#224; du codage et aider les &#233;l&#232;ves &#224; produire un discours critique sur le num&#233;rique, &#224; se d&#233;gager des nouvelles formes de contr&#244;le social qui en d&#233;coulent et &#233;viter ainsi d'&#234;tre r&#233;duits &#224; de simples consommateurs de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SM : &lt;/strong&gt;Avant la mise en place du r&#233;seau des &#233;coles publiques, l'&#201;glise avait la mainmise sur les institutions scolaires. Le Qu&#233;bec vivait les effets de la sous-scolarisation de masse. En 1962, 54 % des adultes de 25 ans n'ont pas d&#233;pass&#233; la sixi&#232;me ann&#233;e. Les femmes qui sont scolaris&#233;es le sont essentiellement par l'entremise des &#233;coles m&#233;nag&#232;res. Il faut retourner aux recommandations contenues dans le rapport Parent (1963) et &#224; la volont&#233; de renouveau port&#233;e par la R&#233;volution tranquille pour cerner le r&#244;le fondamental confi&#233; alors &#224; l'&#233;cole ainsi qu'aux enseignantes et enseignants. Dans une analyse de la nouvelle gestion publique et de ses effets sur l'autonomie professionnelle du personnel enseignant, la professeure au D&#233;partement des sciences de l'&#233;ducation &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais, St&#233;phanie Demers, rappelle que l'instauration de l'&#233;ducation publique gratuite et obligatoire va d&#233;mocratiser l'acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation. Cette &#171; &lt;em&gt;dimension publique et d&#233;mocratique conf&#232;re &#224; l'&#233;cole le r&#244;le d'une institution &#233;mancipatrice&lt;/em&gt; [&#8230;] &lt;em&gt;con&#231;ue comme porteuse d'une mission d&#233;mocratique, celle de former des citoyennes et citoyens libres, souverains&lt;/em&gt; &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demers rappelle aussi que, d&#232;s 1967, le Conseil sup&#233;rieur de l'&#201;ducation soulignait que &#171; &lt;em&gt;l'enseignant devenait l'artisan principal de la r&#233;forme scolaire et de la modernisation de l'&#233;ducation&lt;/em&gt; [&#8230;]&lt;em&gt;, un agent de d&#233;mocratisation sociale et culturelle&lt;/em&gt; [&#8230;] &lt;em&gt;et un t&#233;moin et propagateur d'un nouvel humanisme fait de pluralisme, de tol&#233;rance, d'ouverture et de respect des diff&#233;rences&lt;/em&gt; &#187;. Aujourd'hui, que reste-t-il de ces utopies ? L'&#233;cole publique a &#233;t&#233; victime d'attaques incessantes depuis une vingtaine d'ann&#233;es. D'abord &#224; cause des commandements de la nouvelle gestion publique et de l'obsession du d&#233;ficit z&#233;ro qui permettent aux gouvernements de priver les &#233;l&#232;ves et les personnels de services et de ressources. Ensuite, en raison des dogmes dict&#233;s par la r&#233;forme scolaire qui a eu pour effet d'imposer au personnel enseignant, au m&#233;pris de sa libert&#233; p&#233;dagogique, les approches p&#233;dagogiques issues du socioconstructivisme. Enfin, en raison du maintien du financement public des &#233;coles priv&#233;es qui m&#232;ne, avec la complicit&#233; des gouvernements, une concurrence d&#233;loyale &#224; l'encontre des &#233;coles publiques. Les temps que nous traversons exigent que nous soyons lucides et que nous reconnaissions que ces attaques alimentent la dynamique d'&#233;rosion qui touche les &#233;coles publiques, celles et ceux, jeunes et adultes, qui les fr&#233;quentent ainsi que celles et ceux qui y travaillent. Les mots de la f&#233;ministe et r&#233;volutionnaire Louise Michel rappellent la nature du combat que nous nous devons de poursuivre : &#171; &lt;em&gt; La t&#226;che des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se r&#233;volter.&lt;/em&gt; &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par Yannick Delbecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : R&#233;mi Leroux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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