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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>L'histoire de l'occupation anishnabe dans les Laurentides</title>
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		<dc:date>2019-12-08T12:47:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Georges Lafontaine</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Colonialisme et imp&#233;rialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Georges Lafontaine</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quand les premi&#232;res populations euro-canadiennes sont arriv&#233;es dans les Laurentides, dans les ann&#233;es 1800, beaucoup d'Algonquin&#183;e&#183;s (Anishnabes) &#233;taient pr&#233;sent&#183;e&#183;s dans la r&#233;gion et vivaient sur ces terres. Le territoire algonquin s'&#233;tend de Trois-Rivi&#232;res jusqu'aux portes de la Baie-James. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est une nation qui a &#233;t&#233; morcel&#233;e et divis&#233;e au moyen d'une science ignoble. D&#232;s l'arriv&#233;e des Europ&#233;en&#183;ne&#183;s, les Autochtones ont &#233;t&#233; utilis&#233;&#183;e&#183;s pour le commerce de la fourrure, car c'&#233;taient eux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-75-ete-2018-" rel="directory"&gt;No 075 - &#233;t&#233; 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Georges-Lafontaine-+" rel="tag"&gt;Georges Lafontaine&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2797.jpg?1642092234' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1251&#034; height=&#034;837&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand les premi&#232;res populations euro-canadiennes sont arriv&#233;es dans les Laurentides, dans les ann&#233;es 1800, beaucoup d'Algonquin&#183;e&#183;s (Anishnabes) &#233;taient pr&#233;sent&#183;e&#183;s dans la r&#233;gion et vivaient sur ces terres. Le territoire algonquin s'&#233;tend de Trois-Rivi&#232;res jusqu'aux portes de la Baie-James.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; C'est une nation qui a &#233;t&#233; morcel&#233;e et divis&#233;e au moyen d'une science ignoble. D&#232;s l'arriv&#233;e des Europ&#233;en&#183;ne&#183;s, les Autochtones ont &#233;t&#233; utilis&#233;&#183;e&#183;s pour le commerce de la fourrure, car c'&#233;taient eux et elles qui avaient la connaissance intime de la for&#234;t, des b&#234;tes qui y vivaient et des moyens de les attraper. Alors qu'avec la fourrure, ils et elles fournissaient l'essence m&#234;me de l'&#233;conomie du pays, les choses chang&#232;rent lorsque les arbres sont devenus la nouvelle ressource. La pr&#233;sence autochtone en for&#234;t devenait d&#232;s lors un obstacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Malgr&#233; son caract&#232;re accueillant, cette nation a donc &#233;t&#233; repouss&#233;e de la r&#233;gion pour favoriser la colonisation et entamer l'industrialisation. Devant l'envahissement de leur territoire par les exploitants forestiers et l'arriv&#233;e des colonisateurs et colonisatrices, les diff&#233;rents groupes autochtones ont adress&#233; des p&#233;titions aux repr&#233;sentants de la couronne britannique afin que des terres leur soient r&#233;serv&#233;es exclusivement, tel que le pr&#233;voyait la Proclamation royale de 1763. Si le gouvernement a donn&#233; suite &#224; cette requ&#234;te, la solution &#233;tait bien loin des promesses qui leur avaient &#233;t&#233; faites. Au lieu de leur redonner leur territoire traditionnel comme le pr&#233;voyait la Proclamation royale, on a plut&#244;t cr&#233;&#233; dans l'ouest du Qu&#233;bec deux r&#233;serves indiennes &#224; peine plus grandes que le territoire d'un village pour accueillir tous les autochtones pr&#233;sent&#183;e&#183;s, quelle que soit leur nation ou leur territoire ancestral.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;span style=&#034;color:#b22222;&#034;&gt;D&#233;portation et colonisation&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Ces deux r&#233;serves ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s en 1850 : l'une dans le secteur des rivi&#232;res D&#233;sert et Gatineau (Maniwaki) ; l'autre dans le secteur du T&#233;miscamingue, repoussant les algonquin&#183;e&#183;s des Laurentides et assurant la colonisation de leurs terres. Ce n'est certainement pas ce qu'avait en t&#234;te le chef algonquin Pakinawatik lorsqu'il conduisit son peuple du lac des Deux Montagnes jusqu'&#224; cette r&#233;serve qui avait toujours &#233;t&#233; leur lieu traditionnel de chasse et de p&#234;che. Leur for&#234;t &#233;tait encore l&#224;, mais ils et elles &#233;taient maintenant enferm&#233;&#183;e&#183;s derri&#232;re des barri&#232;res invisibles : un enclos pour &#234;tres humains. Qui croirait aujourd'hui que jusque dans les ann&#233;es 1960, il leur fallait demander une permission &#233;crite pour sortir de leur r&#233;serve ? D'o&#249; la pr&#233;sence invisible des Autochtones dans la r&#233;gion, aujourd'hui. Le d&#233;veloppement industriel et forestier a pouss&#233; les peuples autochtones &#224; rechercher des territoires r&#233;serv&#233;s, au sens de larges secteurs permettant la chasse, la p&#234;che et les activit&#233;s traditionnelles, mais &#224; chaque endroit, ils se butaient &#224; la pr&#233;sence des barons de la for&#234;t &#224; qui le gouvernement avait conc&#233;d&#233; leur for&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La Proclamation royale de 1763, qui est la base des revendications contemporaines, est un &#233;l&#233;ment cl&#233; des droits des peuples autochtones. Il s'agit du premier document constitutionnel du pays et il engage l'&#201;tat &#224; mettre des terres de c&#244;t&#233; pour emp&#234;cher les non-autochtones de s'emparer de ces territoires. Malgr&#233; ces textes constitutionnels, on transgresse les promesses qui ont &#233;t&#233; faites aux Autochtones. C'est le cas de l'histoire du Canada jusqu'&#224; aujourd'hui. Au Qu&#233;bec, jusqu'en 1974, jamais le gouvernement n'avait accept&#233; de signer un trait&#233; avec les nations autochtones, alors que les Cris de la Baie-James bloquaient le projet de Robert Bourassa d'harnacher les rivi&#232;res de ce territoire pour y produire de l'&#233;lectricit&#233;. Forc&#233; par les tribunaux et coinc&#233; par le d&#233;lai qu'il s'&#233;tait donn&#233; pour r&#233;aliser son projet, le gouvernement Bourassa signe le premier et seul trait&#233; sur son territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On se serait attendu &#224; ce que le gouvernement accorde par la suite les m&#234;mes privil&#232;ges aux autres groupes autochtones, mais on assista plut&#244;t &#224; une fermeture compl&#232;te envers toute autre entente. Rien pour les Algonquin&#183;e&#183;s dont les territoires ont &#233;t&#233; inond&#233;s &#224; plusieurs endroits et o&#249; les communaut&#233;s ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;es parfois &#224; deux reprises pour permettre la construction de barrages. Pour le gouvernement, ce qui a &#233;t&#233; fait &#8211; m&#234;me ill&#233;galement &#8211; a &#233;t&#233; fait et les Algonquin&#183;e&#183;s ne m&#233;ritent rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En plus du d&#233;placement, la division de la nation s'est &#233;galement faite au moyen de l'&#233;ducation et de la langue. La Loi sur les Indiens, une loi encore plus raciste que l'Apartheid en Afrique du Sud, pr&#233;voyait l'&#233;ducation forc&#233;e des jeunes autochtones afin, disait-on ouvertement, de faire sortir l'Indien des Indiens. Des communaut&#233;s ont ainsi &#233;t&#233; confi&#233;es &#224; des congr&#233;gations religieuses francophones alors que les enfants d'autres communaut&#233;s &#233;taient confi&#233;s &#224; des congr&#233;gations anglophones. La cons&#233;quence aujourd'hui est que des communaut&#233;s s&#339;urs, si elles n'ont pas su pr&#233;server la langue algonquienne, ne peuvent pas se parler. N'oublions pas que les danses et l'usage des langues autochtones &#233;taient interdits par la loi. Aujourd'hui, plusieurs communaut&#233;s ont perdu leur langue et d'autres l'ont conserv&#233;e, mais elles ne peuvent pas toutes se parler en raison de cette fracture linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;span style=&#034;color:#b22222;&#034;&gt;Revendications territoriales&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Actuellement, il y a un mouvement pour la revendication d'un titre aborig&#232;ne, c'est-&#224;-dire un titre de propri&#233;t&#233; d&#233;tenu collectivement par l'ensemble de la nation. Nous d&#233;ployons beaucoup d'efforts afin de reb&#226;tir cette nation que la Loi sur les Indiens et le gouvernement ont d&#233;truite, tentant d'&#233;liminer les possibilit&#233;s de r&#233;organisation. La nation est donc en mode de prise en charge d'elle-m&#234;me et de revendication de son territoire ancestral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 2014, la Cour supr&#234;me du Canada a reconnu le titre ancestral de la nation Tsilhqot'in, soit que les peuples autochtones avaient des droits sur le territoire. La consultation des r&#233;cits de Samuel de Champlain r&#233;v&#232;le l'&#233;tablissement d'une liste de nations pr&#233;sentes sur le territoire qui deviendra le Canada. La preuve de la pr&#233;sence Anishnabe sur le territoire des Laurentides est l&#224;. Toutefois, nos revendications ne visent pas &#224; supprimer la pr&#233;sence allochtone. On ne souhaite aucunement mettre les maisons des non- autochtones sur des roulettes. On revendique les terres non occup&#233;es ainsi que la participation &#224; la gestion des terres de la r&#233;gion. Les gens qui sont actuellement &#233;tablis dans la r&#233;gion ne sont pas responsables des erreurs et des injustices commises par ceux et celles qui ont ouvert les terres &#224; la colonisation. Nous souhaitons donc revendiquer ce territoire en harmonie avec la population pr&#233;sente. Nous voulons aussi que des symboles importants soient remis en place, comme le fait de renommer les cours d'eau de la r&#233;gion, qui avaient des noms autochtones depuis des mill&#233;naires avant l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens et des Europ&#233;ennes. Les vieilles cartes des ann&#233;es 1800 sont porteuses de ces noms autochtones, mais les Euro-Canadien&#183;ne&#183;s ont cru bon de rebaptiser ces lieux. C'est quelque chose d'insultant ! Le fait de leur redonner leur nom original est quelque chose que la nation algonquine consid&#232;re comme tr&#232;s important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Parall&#232;lement &#224; nos revendications dans la r&#233;gion, des M&#233;tis revendiquent des droits sur notre territoire. Ceci d&#233;pla&#238;t &#224; nos communaut&#233;s. Actuellement, bon nombre de personnes revendiquent le statut d'Autochtone. Des associations sont cr&#233;&#233;es dans l'espoir de pouvoir profiter de certains fonds ou privil&#232;ges disponibles pour les &#171; Indiens statu&#233;s &#187; (ceux qui sont reconnus par le gouvernement f&#233;d&#233;ral et qui vivent sous le r&#233;gime de la Loi sur les Indiens), notamment dans le domaine de la chasse, de la p&#234;che ou pour certaine exemption de taxes. Il y a confusion dans la population en g&#233;n&#233;ral, qui pense que ces gens sont Autochtones en raison du nom que portent ces associations. Il est difficile de s'assurer que les gens comprennent la diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;span style=&#034;color:#b22222;&#034;&gt;Le d&#233;fi de la r&#233;conciliation&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Nous entreprenons actuellement une grande phase de &#171; r&#233;conciliation &#187;, &#224; laquelle les peuples autochtones et la nation algonquine sont parties prenantes. Nous voulons que les deux c&#244;t&#233;s (gouvernements et nations autochtones) fassent un pas en faveur de la r&#233;conciliation. Celle-ci doit se traduire par des d&#233;cisions concr&#232;tes. Parmi toutes les communaut&#233;s au Canada, Kitigan Zibi est une des belles communaut&#233;s et des mieux organis&#233;es. Les chefs de file ont mis&#233; sur l'&#233;ducation du peuple pour sortir de la pauvret&#233; dans laquelle la loi les confinait. Kitcisakik, autrefois d&#233;sign&#233;e sous le nom de communaut&#233; du Grand lac Victoria, une communaut&#233; algonquine anishnabe au Qu&#233;bec vit toujours, en 2018, sans eau courante ni &#233;lectricit&#233;. On consid&#232;re encore qu'elle squatte le territoire, alors qu'elle y vit depuis des temps imm&#233;moriaux. Au sein de la communaut&#233; anishnabe du Lac Simon, il existe de graves probl&#232;mes sociaux alors que la communaut&#233; est en pleine croissance. Quelque 69% de la population a moins de 30 ans. Les familles de la communaut&#233; donnent naissance &#224; suffisamment d'enfants pour ouvrir une nouvelle classe chaque ann&#233;e. Or, les jeunes sont confin&#233;s dans leur r&#233;serve o&#249; les emplois sont tr&#232;s peu nombreux. Leur situation est aggrav&#233;e par le fait qu'il y a un grave probl&#232;me de surpeuplement des unit&#233;s de logement, probl&#232;me dont le gouvernement fait fi. Il manque actuellement 300 logements et le gouvernement n'en donne que 4 ou 5 par ann&#233;e, alors que s'ajoute &#224; cela l'accroissement exponentiel du taux de natalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis 30 ans, ces communaut&#233;s re&#231;oivent des promesses de la part de l'&#201;tat &#224; l'effet qu'elles seraient d&#233;plac&#233;es et leur village reconstruit. Mais tout ceci est rest&#233; lettre morte. En Abitibi, les membres de la nation anishnabe font face au racisme latent. Les Cris sont les bienvenus &#224; Val-d'Or, car ils sont devenus riches gr&#226;ce &#224; la Convention de la Baie-James, mais pas les Anishnabes. Il faut donc reb&#226;tir les relations selon ce grand principe qu'est la r&#233;conciliation, un projet qui s'&#233;chelonne sur 25 ou 30 ans, pour arriver &#224; r&#233;parer la situation et &#224; cr&#233;er des conditions acceptables pour les Autochtones. Ce n'est pas normal que les peuples autochtones soient les plus pauvres et les moins en sant&#233; dans les Laurentides, comme malheureusement ailleurs au pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : R&#233;mi Leroux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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