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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>6000 ans d'occupation laurentienne !</title>
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		<dc:date>2019-11-25T14:51:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Constantin</dc:creator>


		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie et anthropologie</dc:subject>
		<dc:subject>Constantin, Sylvie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Longtemps, on a cru que les Laurentides avaient &#233;t&#233; peupl&#233;es &#224; partir de l'arriv&#233;e des premiers colons, &#224; la fin du 19e si&#232;cle. Des recherches arch&#233;ologiques &#233;clairent ce pass&#233; en faisant plut&#244;t remonter la pr&#233;sence humaine &#224; plus de 6000 ans. &lt;br class='autobr' /&gt; En 1986, la municipalit&#233; r&#233;gionale de comt&#233; d'Antoine-Labelle confiait &#224; l'entreprise Ethnoscop le mandat de r&#233;aliser une &#233;tude du potentiel arch&#233;ologique de la partie non municipalis&#233;e de son territoire. Ce mandat d&#233;coulait d'une entente entre la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Bouger-des-montagnes-Les-Laurentides-engagees-" rel="directory"&gt;Dossier : Bouger des montagnes. Les Laurentides engag&#233;es !&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sociologie-et-anthropologie-+" rel="tag"&gt;Sociologie et anthropologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Constantin-Sylvie-+" rel="tag"&gt;Constantin, Sylvie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2790.jpg?1642092233' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1251&#034; height=&#034;911&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Longtemps, on a cru que les Laurentides avaient &#233;t&#233; peupl&#233;es &#224; partir de l'arriv&#233;e des premiers colons, &#224; la fin du 19e si&#232;cle. Des recherches arch&#233;ologiques &#233;clairent ce pass&#233; en faisant plut&#244;t remonter la pr&#233;sence humaine &#224; plus de 6000 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; En 1986, la municipalit&#233; r&#233;gionale de comt&#233; d'Antoine-Labelle confiait &#224; l'entreprise Ethnoscop le mandat de r&#233;aliser une &#233;tude du potentiel arch&#233;ologique de la partie non municipalis&#233;e de son territoire. Ce mandat d&#233;coulait d'une entente entre la MRC et le minist&#232;re des Affaires culturelles du Qu&#233;bec. Cette &#233;tude devait fournir aux administrateurs&#183;trices de l'&#233;poque un outil de gestion de la ressource arch&#233;ologique en effectuant un survol des donn&#233;es d&#233;j&#224; collig&#233;es au cours des ann&#233;es ant&#233;rieures, mais surtout en proposant un d&#233;coupage du territoire en termes de probabilit&#233;s de pr&#233;sence de sites d'occupation humaine ancienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette &#233;tude de potentiel sera suivie d'inventaires, puis de fouilles qui &#233;tablissent avec certitude que l'occupation humaine remonte &#224; 6000 ans. Des objets de toutes sortes &#233;mergent du sol ou sont tout simplement recueillis &#224; m&#234;me les rives de rivi&#232;res et de lacs tels le Mitchinamicus, la Rouge, le Maison de Pierre, l'Adonis, le Nasigon ou le Notawassi. Ces art&#233;facts expriment la culture mat&#233;rielle de ces peuples et fournissent la preuve d'une grande ing&#233;niosit&#233; et d'adaptation &#224; leur milieu environnemental. On y trouve des gouges, des bifaces, des pointes de projectile taill&#233;es dans de la mati&#232;re lithique issue du territoire, mais aussi de provenance exotique comme ce chert [NDLR : pierre s&#233;dimentaire riche en silice] onondaga, qui aura voyag&#233; du Sud ontarien et de l'&#201;tat de New York actuel jusqu'aux Hautes-Laurentides. Et que dire de ces lames en cuivre natif qui ont fait l'objet d'&#233;changes entre les communaut&#233;s du Grand Lac Sup&#233;rieur et ces nomades laurentiens ? Des tessons de poterie, des poin&#231;ons en os, des racloirs, des grattoirs en quartzite du Mistassini sont autant d'&#233;l&#233;ments qui situent ces occupations sur un continuum temporel qui va de l'archa&#239;que jusqu'&#224; la p&#233;riode des contacts europ&#233;ens. En effet, des perles de verre, des silex de fusil et des haches de traite d'origine fran&#231;aise ou anglaise apparaissent &#233;galement dans ce bagage mat&#233;riel. C'est lors de fouilles plus r&#233;centes, en p&#233;riph&#233;rie du Petit et du Grand Lac Nominingue que l'on a pu aussi mettre au jour de tels vestiges qui t&#233;moignent de leur pr&#233;sence (voir photo).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; L'arriv&#233;e des Europ&#233;en.ne.s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; On peut facilement imaginer tout ce r&#233;seau commercial qui pr&#233;dominait d&#233;j&#224; dans le paysage des Laurentides &#224; cette &#233;poque. &#192; grands coups de pagaies, les rivi&#232;res qui marquent notre territoire sont emprunt&#233;es par ces peuples toujours en qu&#234;te de nouveaux espaces de chasse, de p&#234;che et de cueillette. Les Laurentides deviennent vite, &#224; la p&#233;riode du contact avec les Europ&#233;ens, c'est-&#224;-dire au d&#233;but du 17e si&#232;cle, une florissante r&#233;gion o&#249; foisonne la ressource par excellence et tant recherch&#233;e par les Fran&#231;ais : la fourrure, en particulier celle du castor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces explorations permettent aux Fran&#231;ais &#171; coureurs des bois &#187; et voyageurs de faire des rencontres et des alliances avec, entre autres, les Weskarinis (parfois orthographi&#233; Oueskarinis). Appartenant &#224; la grande famille linguistique des Algonquiens, ce sont eux que l'on retrouve sur l'Outaouais, la Diable, la Rouge, la Li&#232;vre et la Gatineau ainsi que sur l'ensemble de leurs bassins versants respectifs. Champlain lui-m&#234;me les croisera lors de son passage sur l'Outaouais en 1613 et les nommera &#171; peuple de la Petite Nation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ainsi, sur plusieurs g&#233;n&#233;rations en Hautes-Laurentides, d&#233;file la descendance de ces mariages interculturels entre Autochtones et Canadiens fran&#231;ais. M&#234;me apr&#232;s la Conqu&#234;te et jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des premiers colons, &#224; la moiti&#233; du 19e si&#232;cle, un certain nombre de Canadiens adoptent leur mode de vie et s'impr&#232;gnent de cette &#171; culture-nature &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Toutefois, les Laurentides demeurent un terrain de jeu hostile pour les nouveaux colons. Les terres ne sont pas propices &#224; l'agriculture, mais plut&#244;t &#224; l'industrie foresti&#232;re qui impose de plus en plus son monopole d'exploitation. Les entreprises d&#233;logeront subtilement et progressivement les diff&#233;rentes nations algonquines, dont les Anishinabes et les Atikamekws, qui occupent ces terres ancestrales. On assiste en effet &#224; leur &#171; effacement &#187; &#224; mesure que progressent les coupes &#224; blanc. Ces petites communaut&#233;s s'installent tant bien que mal aux abords des rives des lacs et rivi&#232;res. Mais d&#232;s que les &#171; entrepreneurs du bois &#187; s'approprient ces terres ou que le mouvement de colonisation vers le nord progresse, elles se d&#233;placent &#224; nouveau, toujours plus &#224; l'ouest, vers l'Abitibi-T&#233;miscamingue, et &#233;galement vers le centre du Qu&#233;bec, en Haute-Mauricie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &#171; Sortir l'Indien du bois... pour mieux sortir le bois ! &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; On raconte qu'&#224; Nominingue, au d&#233;but du 20e si&#232;cle, &#224; la Pointe-Manitou, une famille a &#233;t&#233; chass&#233;e pour permettre l'installation d'une r&#233;sidence d'&#233;t&#233; pour les j&#233;suites. Nos fouilles arch&#233;ologiques, men&#233;es en 2017, confirment d'ailleurs une pr&#233;sence am&#233;rindienne qui remonte &#224; plus de 400 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1876, le gouvernement rassemble en une seule loi l'Acte pour encourager la civilisation graduelle des tribus sauvages en cette province et l'Acte pourvoyant &#224; l'&#233;mancipation graduelle des Sauvages dans la loi sur les Indiens. Cette loi donne entre autres au surintendant g&#233;n&#233;ral tous les pouvoirs d'intervenir aupr&#232;s des Indiens. On peut d'ores et d&#233;j&#224; noter une faille majeure dans le syst&#232;me juridique qui est alors adopt&#233;, et qui est encore aujourd'hui remis en question : pourquoi donner tant de pouvoir &#224; un seul homme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De plus, la loi remplace les structures traditionnelles de gouvernance par l'&#233;lection de conseils de bande dont l'administration est laiss&#233;e &#224; la discr&#233;tion du minist&#232;re et de ses agents, c'est-&#224;-dire les place sous la tutelle du f&#233;d&#233;ral. Le surintendant g&#233;n&#233;ral, qu'on surnommait aussi l'&#171; &lt;em&gt;agent des bandes &lt;/em&gt; &#187; ou &#171; &lt;em&gt;agent de soutien aux Sauvages &lt;/em&gt; &#187;, d&#233;tient le pouvoir de statuer sur le territoire qui sera octroy&#233; aux Am&#233;rindiens ; celui aussi de d&#233;terminer o&#249; et sur quelle superficie on leur attribuera ces terres qu'on appelle &#171; r&#233;serves &#187; en vertu de l'Acte de 1851 d&#233;limitant certaines &#233;tendues de terres pour l'usage des tribus de Sauvages dans le Bas-Canada. En vertu de ce pouvoir, de nombreuses populations, autrefois nomades dans les Laurentides, seront dor&#233;navant oblig&#233;es de se transformer en s&#233;dentaires. L'ensemble de leur mode de vie ancestral devait &#234;tre remodel&#233;, mis &#224; l'&#233;cart et repens&#233; dans une relocalisation o&#249; les r&#233;f&#233;rences environnementales n'&#233;taient plus tout &#224; fait les m&#234;mes. De plus, ces territoire restreints de chasse et de p&#234;che les am&#232;nent &#224; vivre dans des conditions de survie encore plus difficiles qu'auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On sait aussi que ce surintendant avait le droit de d&#233;cider qui correspondait &#224; la d&#233;finition recouverte par le &#171; &lt;em&gt;statut d'Indien&lt;/em&gt; &#187; et qui ne s'y conformait pas. Les femmes autochtones par exemple qui mariaient un colon perdaient syst&#233;matiquement les privil&#232;ges qu'elles avaient en habitant dans les r&#233;serves ; il en allait de m&#234;me pour les enfants n&#233;s de cette union. Ce genre de d&#233;cision conduisait &#224; la pure assimilation et &#224; une acculturation totale, les d&#233;poss&#233;dant de leur identit&#233; et de leur origine. Cette loi fut jug&#233;e &#224; plusieurs reprises discriminatoire tant par les institutions internationales que par les tribunaux canadiens (notamment les jugements de 2007 en Colombie-Britannique et de 2015 par la Cour sup&#233;rieure du Qu&#233;bec). Ces isolements, ces s&#233;parations impos&#233;s provoquent fr&#233;quemment des fragilit&#233;s d'ordre psychologique et une vuln&#233;rabilit&#233; li&#233;e &#224; cette rupture des liens entre ces femmes et leur communaut&#233;s respectives.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Laurentides m&#233;tiss&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Plusieurs de ces femmes et hommes autochtones, &#233;cart&#233;s de leurs r&#233;serves, engendreront une lign&#233;e m&#233;tisse et &#171; contribueront &#187; &#224; peupler les Laurentides. Les noms de Brisebois, Martin, Blais, M&#233;nard, Bernard, Bruneau, Brun, Sainte-Marie, Ch&#233;nier, Chichipe, et bien d'autres, sont la r&#233;sultante de ces mariages &#171; christianis&#233;s &#187; : des familles bien install&#233;es dans notre municipalit&#233; r&#233;gionale de comt&#233; actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les cons&#233;quences d&#233;sastreuses sur leur autonomie, leurs droits et libert&#233;s, leur qualit&#233; de vie, leur estime de soi font aujourd'hui encore l'objet de d&#233;nonciations et de revendications devant les tribunaux. Il en va de m&#234;me pour certaines causes qui touchent les M&#233;tis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Aujourd'hui, selon l'actuel d&#233;coupage &#233;lectoral, dans la r&#233;gion administrative de la MRC d'Antoine-Labelle, la seule r&#233;serve reconnue en terre laurentienne est Doncaster. Elle recouvre des terres attribu&#233;es &#224; la communaut&#233; mohawk, consacr&#233;es pour l'instant exclusivement &#224; la chasse et la p&#234;che. Tioweroton, situ&#233;e &#224; Sainte-Lucie-des-Laurentides, a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1853, en lien avec l'Acte de 1851. De plus, des associations m&#233;tisses ont vu le jour &#224; Rivi&#232;re-Rouge, secteur Sainte-V&#233;ronique, &#224; L'Ascension et &#224; La Minerve.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Histoire et pr&#233;histoire &#224; r&#233;crire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; La pr&#233;histoire et l'histoire autochtones des Laurentides restent encore &#224; &#234;tre racont&#233;es. Il s'agit d'un maillon d'une cha&#238;ne peu document&#233;e, pour le moment, sur plusieurs aspects, dont les interrelations entre ses diff&#233;rents occupants, &#233;chelonn&#233;es sur un long ruban temporel qui remonte &#224; 6000 ans avant nous. Mais d&#233;j&#224;, certains r&#233;sultats des fouilles entreprises nous permettent de constater l'importance de leur occupation et de leur contribution &#224; l'ouverture et au d&#233;veloppement de ces territoires. La poursuite des recherches arch&#233;ologiques nous permettra s&#251;rement de mieux comprendre et surtout de mieux appr&#233;cier tout ce bagage dont nous h&#233;ritons tant sur le plan culturel, sociopolitique qu'&#233;conomique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'autrice est pr&#233;sidente et cofondatrice des Gardiens du patrimoine arch&#233;ologique des Hautes-Laurentides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Tesson de poterie, datant du si&#232;cle avant le contact europ&#233;en, entre les ann&#233;es 1400 et 1550. Trouv&#233; &#224; Nominingue &#224; l'&#233;t&#233; 2017 (Gardiens du patrimoine arch&#233;ologique des Hautes-Laurentides).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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