<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=1178&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Je ne suis pas ta gitane &#224; toi </title>
		<link>https://www.ababord.org/Je-ne-suis-pas-ta-gitane-a-toi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Je-ne-suis-pas-ta-gitane-a-toi</guid>
		<dc:date>2019-11-11T14:41:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kristin Molnar</dc:creator>


		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>
		<dc:subject>Immigration, refuge et racisme</dc:subject>
		<dc:subject>Manchette</dc:subject>
		<dc:subject>Molnar, Kristin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ni ton n&#232;gre, ton sauvage, ni ton chinetoque, ni ton youpin, ni ton wops. &lt;br class='autobr' /&gt;
Antidote m'avertit que n&#232;gre, chinetoque, youpin et wops sont des mots offensants. Rien sur gitan. On a encore d'la job &#224; faire. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour mon anniversaire je suis sortie avec des amis. Une ann&#233;e de plus&#8230; toujours un bon moment pour faire un bilan. Avec mon ami Alex, nous partageons nos vues, r&#233;flexions, recherches sur la vision de nos identit&#233;s respectives. Mon cocktail &#224; moi : moiti&#233; rom (et non rhum), moiti&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-81-novembre-2019-" rel="directory"&gt;No 081 - novembre 2019&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Arts-et-culture-+" rel="tag"&gt;Arts et culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Immigration-refuge-et-racisme-+" rel="tag"&gt;Immigration, refuge et racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Manchette-+" rel="tag"&gt;Manchette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Molnar-Kristin-+" rel="tag"&gt;Molnar, Kristin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2786.jpg?1642092233' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;828&#034; height=&#034;466&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ni ton &lt;i&gt;n&#232;gre&lt;/i&gt;, ton &lt;i&gt;sauvage&lt;/i&gt;, ni ton &lt;i&gt;chinetoque&lt;/i&gt;, ni ton &lt;i&gt;youpin&lt;/i&gt;, ni ton &lt;i&gt;wops&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antidote m'avertit que &lt;i&gt;n&#232;gre&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;chinetoque&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;youpin&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;wops&lt;/i&gt; sont des mots offensants. Rien sur gitan. On a encore d'la job &#224; faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Pour mon anniversaire je suis sortie avec des amis. Une ann&#233;e de plus&#8230; toujours un bon moment pour faire un bilan. Avec mon ami Alex, nous partageons nos vues, r&#233;flexions, recherches sur la vision de nos identit&#233;s respectives. Mon cocktail &#224; moi : moiti&#233; rom (et non rhum), moiti&#233; Hongroise de sang bleu (ce n'est pas du &lt;em&gt;Blue Sapphire&lt;/em&gt; !) &#233;duqu&#233;e par une des soci&#233;t&#233;s minoritaires francophones en Am&#233;rique, celle du Qu&#233;bec (ce n'est pas du sirop d'&#233;rable). Mon ami est un savant m&#233;lange de ce que peut &#234;tre un Qu&#233;b&#233;cois, franco-anglo-autochtone. Au moment o&#249; il m'avoue avoir choisi de vivre en tant que francophone &#224; 17 ans au Qu&#233;bec et qu'il fera le reste de sa vie en fran&#231;ais, un de nos cousins fran&#231;ais compl&#232;tement bourr&#233; s'immisce dans notre conversation avec la phrase qui tue, et son accent pointu comme une lame de couteau subrepticement d&#233;voil&#233;e pendant une rixe digne d'un film mettant en vedette des gitans (alerte au clich&#233;) : &#171; &lt;em&gt;en plus, tu parles mal le fran&#231;ais &lt;/em&gt; &#187;. Il ne sait pas sur qui il est tomb&#233; lui&#8230; Ma lame de minorit&#233; visible ou invisible lui ass&#232;ne une r&#233;plique mortelle : &#171; &lt;em&gt;Va chier mon ostie, tabarnak d'innocent, d&#233;c&#226;lisse !&lt;/em&gt; &#187; Ma minorit&#233; qu&#233;b&#233;coise attaqu&#233;e, je vais me rasseoir en &lt;em&gt;criss&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mon sang bouillant de gitane est &#224; son maximum (et hop ! un autre clich&#233; !). Comme quand je lis les articles, les commentaires, certaines idioties sur les incompr&#233;hensions des blanc.he.s, face au film &lt;em&gt;Jouliks&lt;/em&gt;. Parce que moi je ne suis pas blanche, mais d'un beau brun que vous enviez tous rendus au mois de f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est vrai que dans le film &lt;em&gt;Jouliks&lt;/em&gt; les mots gitan, rom, tsigane ont &#233;t&#233; occult&#233;s. Cela ne veut pas dire que les r&#233;f&#233;rences au peuple rom l'ont &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#201;videmment, pour bien camper les personnages, on nous les pr&#233;sente d'entr&#233;e de jeu. Je m'en tiendrai &#224; Zak : dans les 25 premi&#232;res minutes du film, j'ai relev&#233; au moins 10 clich&#233;s persistants sur les Roms. Cela fait un clich&#233; toutes les 2 minutes ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les voici : &lt;br /&gt; 1. Lecture des lignes de la main&lt;br /&gt; 2. Une caravane&lt;br /&gt; 3. Ils peuvent jeter le mauvais &#339;il&lt;br /&gt; 4. Ils lisent les choses bizarres comme des signes&lt;br /&gt; 5. Les &#171; &lt;em&gt;jouliks&lt;/em&gt; &#187; (synonyme de voyou, escroc) savent lire l'avenir &lt;br /&gt; 6. La pr&#233;sence des poules (on nous appelle les voleurs de poules)&lt;br /&gt; 7. La musique de style manouche tout au long du film (bravo, Jean-Phi Goncalves et la plupart des musiciens que je connais, vous &#234;tes bons et je vous aime quand m&#234;me)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 8. Les palmas (claquements des mains)&lt;br /&gt; 9. Le nomadisme&lt;br /&gt; 10. Les gens qui disent qu'ils sont sales&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par la suite, on apprend que Zak ne veut pas que sa fille aille &#224; l'&#233;cole, et pour couronner le tout, on a droit au party saupoudr&#233; de tous les ingr&#233;dients n&#233;cessaires pour le camper dans une famille rom : la caravane, les filles habill&#233;es avec de grandes jupes, des foulards sur la t&#234;te, les gens qui dansent en essayant de (mal) copier notre fa&#231;on de danser, les musiciens autour du feu, la bataille parce qu'un des membres de la famille traite la blonde &lt;em&gt;gadji&lt;/em&gt; (blanche) de Zak de pute et par-dessus le march&#233; la pi&#232;ce musicale Ocsi Csornye, pi&#232;ce russe traditionnellement jou&#233;e par les Roms de tout acabit. Et puis cette sacro-sainte soi-disant libert&#233; sauvage romantique qui pour les Roms en 2019 est encore synonyme de pauvret&#233;, de pers&#233;cutions s&#233;culaires, de s&#233;gr&#233;gation &#224; l'&#233;cole, de refus d'emploi et de logement, de st&#233;rilisation forc&#233;e des femmes, sans parler des campements de fortune d&#233;mantel&#233;s ou de l'absence d'eau courante dans certains endroits habit&#233;s par la plus grande minorit&#233; europ&#233;enne (tiens, &#231;a me fait penser aux difficult&#233;s rencontr&#233;es par les peuples autochtones dans notre &lt;em&gt;plus beau pays&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il y a aussi ceci, qui n'est certainement pas un clich&#233;, mais bien une tradition quand la petite dit &#171; &lt;em&gt;quand on part pour toujours on doit tout br&#251;ler &lt;/em&gt; &#187;. C'est une ancienne tradition qui ordonnait que l'on br&#251;le le mort avec tous ses effets et sa caravane. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Vous ne saviez rien de tout &#231;a ? Vous allez vous coucher moins niaiseux ce soir. &#201;videmment, quand on ne connait rien d'une culture, on ne voit pas toutes ces r&#233;f&#233;rences. Malgr&#233; le fait que dans la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre Zak est Rom on essaie de nous faire avaler qu'il ne l'est pas. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il y a un mammouth dans la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quand Mariloup Wolfe dit que c'est un conte, un peuple imaginaire, ce sont &#171; &lt;em&gt;nos gitans &#224; nous !&lt;/em&gt; &#187;, les poils me h&#233;rissent. Je ne suis pas ta gitane &#224; toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Lorsqu'elle dit au Journal de Qu&#233;bec qu'elles ne se sont pas entendues avec l'organisation Romanipe (prononcer Romanip&#201;) sur le sens des choses, comment peut-elle les comprendre si au d&#233;part elle n'avait m&#234;me pas id&#233;e des inconforts soulev&#233;s, comme elle l'a dit ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour faire amende honorable, ce serait si simple de mettre des r&#233;f&#233;rences, des liens, des documentaires, sur les Roms, sur le site de &lt;em&gt;Jouliks&lt;/em&gt; ou d'inscrire un avertissement au d&#233;but du film, ou d'ouvrir un fond pour parrainer une famille nouvellement arriv&#233;e. Ts&#233;, ketch&#244;se l&#224;. Je n'ose m&#234;me pas penser aux cons&#233;quences de cette montagne de pr&#233;jug&#233;s au Milan International Film Festival Awards, justement au moment o&#249; en Italie les violences racistes contre les Roms sont en effervescence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous sommes dans une &#233;poque difficile&#8230; exit les costumes d'Halloween reli&#233;s &#224; une culture. Fini les costumes de Japonaises, de Chinois, d'Africain, mais pourquoi la sexy gypsy est encore accept&#233;e ? O&#249; se situe la limite des choix artistiques ? Je ne sais pas&#8230; Je d&#233;teste la &lt;em&gt;political-corectness&lt;/em&gt;, et je ne sais pas sur quel pied danser la danse de la pluie, la danse des masques, le set carr&#233; ou la csardas. Mais je suis irrit&#233;e. Comme quand un anglo refuse de me parler en fran&#231;ais, ou me traite de &lt;em&gt;frog&lt;/em&gt;, ou quand un immigrant arriv&#233; ici depuis 30 ans ne sait pas c'est quoi &lt;em&gt;Speak white&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Personne ne parle ici d'appropriation culturelle. C'est vous les &lt;em&gt;gadjos&lt;/em&gt; qui avez soulev&#233; ce point, et ce n'est pas l&#224; o&#249; le b&#226;t blesse. Le noyau du probl&#232;me c'est l'image fantasm&#233;e des peuples opprim&#233;s cr&#233;&#233;e &#224; travers vos yeux et votre imaginaire. Elle nous r&#233;duit &#224; une repr&#233;sentation superficielle de ce que l'on est r&#233;ellement, alors que nous avons &#233;t&#233; d&#233;pouill&#233;.e.s de notre culture et ostracis&#233;.e.s. Personne n'attaque le pass&#233;. On ne br&#251;lera pas les toiles de Gauguin, on continuera &#224; appr&#233;cier l'&#233;poque orientaliste, Carmen est encore un magnifique op&#233;ra, et Esmeralda repr&#233;sente ce que les blancs voyaient chez les Roms au 19e si&#232;cle. Maintenant, peut-on s'il vous pla&#238;t d&#233;crocher de ces images qui perdurent depuis des si&#232;cles, et atterrir au 21e si&#232;cle ? Il faut imp&#233;rativement appliquer des changements en se renseignant, en gardant l'esprit ouvert au dialogue, et en trouvant des solutions ensemble. Mais vous faites semblant d'&#233;couter. Vous faites semblant de comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si j'ai un bobo, que tu p&#232;ses dessus et que je te dis que tu me fais mal, j'aimerais que tu me croies et que tu ne le fasses plus. Point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Et avant que j'oublie : gitan, tsigane, gypsy c'est la m&#234;me chose que de dire n&#232;gre ou sauvage. On arr&#234;te de dire &#231;a ok ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; PS : J'ai fait partie de cette vague dans diff&#233;rents groupes en tant que violoniste. J'en ai vu de faux gitans, autant dans le public que sur les sc&#232;nes. Des groupes o&#249; il n'y avait aucune trace d'un membre rom, s'affublant des mots gypsy, tzigane, manouche, et autres mots issus de notre langue, le romani, quelques fois sans m&#234;me savoir ce que cela signifie. J'ai eu des discussions avec certains d'entre eux. Quelques-uns ont chang&#233; de nom, d'autres non. J'ai toujours essay&#233; d'utiliser mon art pour &#233;duquer les gens. Un jour j'ai m&#234;me d&#233;cid&#233; de ne plus m'habiller en &#171; gitane &#187; juste pour faire plaisir au public de nos spectacles, et ainsi continuer &#224; v&#233;hiculer des images que je ne veux pas perp&#233;tuer. &#199;a fait d&#233;j&#224; 20 ans. Ch'tann&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Merci &#224; Serge Denoncourt, Rebecca Makonnen et Nathalie Petrowski. Ils savent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;a href='https://www.ababord.org/spip.php?page=article&amp;id_article=2473'&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Merci &#224; Serge Denoncourt, Rebecca Makonnen et Nathalie Petrowski. Ils savent pourquoi. Pour aller plus loin : un texte tr&#232;s bien document&#233; ici : &lt;a href=&#034;https://laviedesidees.fr/Une-nouvelle-histoire-des-Tsiganes.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://laviedesidees.fr/Une-nouvelle-histoire-des-Tsiganes.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'autrice est violoniste et chanteuse franco-rom-hongroise-qu&#233;b&#233;coise d'Am&#233;rique du Nord fran&#231;aise, du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
