<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=1165&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ch&#244;mage et maternit&#233; : l'aberration du cong&#233; parental</title>
		<link>https://www.ababord.org/Chomage-et-maternite-l-aberration-du-conge-parental</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Chomage-et-maternite-l-aberration-du-conge-parental</guid>
		<dc:date>2019-06-28T19:58:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kim Bouchard, J&#233;r&#233;mie Dhavernas</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; des femmes et droits reproductifs</dc:subject>
		<dc:subject>Bouchard, Kim</dc:subject>
		<dc:subject>Dhavernas, J&#233;r&#233;mie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Mouvement Action-Ch&#244;mage (MAC) de Montr&#233;al, nous croyons que toutes les travailleuses ont droit &#224; la m&#234;me protection en mati&#232;re d'assurance-ch&#244;mage. C'est pourquoi nous avons r&#233;cemment entrepris un processus de contestation judiciaire afin que les m&#232;res aient acc&#232;s aux prestations r&#233;guli&#232;res d'assurance-ch&#244;mage si elles se retrouvent sans emploi, conform&#233;ment au droit &#224; l'&#233;galit&#233; prot&#233;g&#233; par la Charte canadienne des droits et libert&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce combat s'inscrit dans la longue histoire de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Justice-pour-toutes-" rel="directory"&gt;Dossier : Justice pour toutes !&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-des-femmes-et-droits-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; des femmes et droits reproductifs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bouchard-Kim-+" rel="tag"&gt;Bouchard, Kim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Dhavernas-Jeremie-+" rel="tag"&gt;Dhavernas, J&#233;r&#233;mie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2751.png?1642092229' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;417&#034; height=&#034;626&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Mouvement Action-Ch&#244;mage (MAC) de Montr&#233;al, nous croyons que toutes les travailleuses ont droit &#224; la m&#234;me protection en mati&#232;re d'assurance-ch&#244;mage. C'est pourquoi nous avons r&#233;cemment entrepris un processus de contestation judiciaire afin que les m&#232;res aient acc&#232;s aux prestations r&#233;guli&#232;res d'assurance-ch&#244;mage si elles se retrouvent sans emploi, conform&#233;ment au droit &#224; l'&#233;galit&#233; prot&#233;g&#233; par la Charte canadienne des droits et libert&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce combat s'inscrit dans la longue histoire de la discrimination subie par les ch&#244;meuses depuis la cr&#233;ation du programme d'assurance- ch&#244;mage canadien en 1940. En 1950, &#224; peine 20% des femmes sont actives sur le march&#233; du travail. Conform&#233;ment &#224; l'esprit de l'&#233;poque, on consid&#232;re que les femmes mari&#233;es ne peuvent se retrouver au ch&#244;mage ni m&#234;me &#234;tre en &#233;tat de travailler. Suspicieuse face aux &#233;pouses qui osent r&#233;clamer des prestations d'assurance-ch&#244;mage dans les deux ans suivant leur mariage, la Commission d'assurance-ch&#244;mage exige qu'elles remplissent des conditions suppl&#233;mentaires pour avoir droit &#224; ces prestations. Jusqu'&#224; l'abrogation de cette disposition r&#233;glementaire en 1957, entre 12000 et 14000 femmes se sont ainsi vu refuser l'acc&#232;s &#224; un remplacement de revenu d&#233;cent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bureau du Conseil priv&#233;, Rapport du Comit&#233; d'enqu&#234;te relatif &#224; la Loi sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte de changements des mentalit&#233;s et d'augmentation du salariat f&#233;minin, le gouvernement Trudeau modifie en 1971 la Loi sur l'assurance-ch&#244;mage et cr&#233;e des prestations sp&#233;ciales de maternit&#233;, am&#233;liorant la protection des travailleuses. Entretenant toujours une certaine m&#233;fiance face aux ch&#244;meuses, la l&#233;gislation leur impose des exigences particuli&#232;res. Une femme d&#233;sirant avoir acc&#232;s au ch&#244;mage-maternit&#233; doit avoir accumul&#233; 20 semaines de travail dans la derni&#232;re ann&#233;e, dont 10 durant sa grossesse, comparativement aux 8 semaines exig&#233;es aux autres prestataires. Pour couronner le tout, les travailleuses sont inadmissibles au b&#233;n&#233;fice des prestations r&#233;guli&#232;res pour la p&#233;riode d&#233;butant 8 semaines avant l'accouchement et se terminant 6 semaines apr&#232;s celui-ci, m&#234;me si elles sont aptes au travail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi de 1971 sur l'assurance-ch&#244;mage, S.C. 1970-71-72, ch. 48, art. 46.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; In&#233;galit&#233; de nature &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces dispositions sexistes sont contest&#233;es en 1979 devant la Cour supr&#234;me du Canada dans le cadre de l'affaire Bliss. Bien qu'elle ait accumul&#233; suffisamment de semaines de travail pour &#234;tre admissible &#224; des prestations r&#233;guli&#232;res, l'appelante, Stella Bliss, ne r&#233;pond pas au crit&#232;re plus &#233;lev&#233; donnant acc&#232;s au ch&#244;mage-maternit&#233; et plaide la discrimination fond&#233;e sur le genre. La Cour lui r&#233;pond, sous la plume du juge Ritchie, que &#171; &lt;i&gt;toute in&#233;galit&#233; entre les sexes dans ce domaine n'est pas le fait de la l&#233;gislation, mais bien de la nature&lt;/i&gt; &#187; ! Il faudra attendre 1984 pour que le l&#233;gislateur corrige la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la Loi sur l'assurance-emploi, adopt&#233;e en 1996, cesse de discriminer directement les ch&#244;meuses, force est de constater qu'une m&#232;re est aujourd'hui plus souvent qu'autrement exclue du b&#233;n&#233;fice des prestations r&#233;guli&#232;res d'assurance-ch&#244;mage si elle se trouve sans emploi durant ou apr&#232;s son cong&#233; parental. Cette situation est v&#233;cue autant par les m&#232;res qu&#233;b&#233;coises qui touchent des prestations allou&#233;es par le R&#233;gime qu&#233;b&#233;cois d'assurance- parentale (RQAP) que par les m&#232;res des autres provinces touchant des prestations de ch&#244;mage-maternit&#233; et de ch&#244;mage-parental. &#201;tant donn&#233; le caract&#232;re unique du RQAP, seul r&#233;gime provincial d'assurance-parentale au Canada, et le fait que les cong&#233;s parentaux rel&#232;vent de l'assurance-ch&#244;mage dans les autres provinces, les prestations de RQAP sont assimil&#233;es &#224; des prestations d'assurance-ch&#244;mage (art 76.19 de la Loi sur l'assurance-emploi).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Iniquit&#233; pour les nouvelles m&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me qui nous int&#233;resse est le suivant : lorsque des prestations sp&#233;ciales (ch&#244;mage-maternit&#233;, ch&#244;mage-parental ou RQAP) et r&#233;guli&#232;res d'assurance-ch&#244;mage sont per&#231;ues par une m&#234;me personne au cours d'une m&#234;me p&#233;riode de prestations, le nombre de semaines de prestations qu'elle peut toucher ne peut d&#233;passer 50. Ainsi, une personne qui touche le maximum de semaines pr&#233;vues au RQAP aura atteint la limite des 50 semaines de prestations pr&#233;vues &#224; l'assurance-ch&#244;mage et ne pourra d&#232;s lors recevoir d'indemnisation si elle se trouve sans emploi &#224; la fin de son cong&#233; parental. Si cette r&#232;gle ne semble pas directement viser les femmes, la r&#233;alit&#233; est toute autre&#8230; En effet, au Qu&#233;bec, les m&#232;res prennent en moyenne 45,2 semaines de prestations du RQAP, comparativement &#224; 6,7 semaines en moyenne pour les p&#232;res. Ces derniers, advenant qu'ils se retrouvent au ch&#244;mage, seront donc pleinement admissibles &#224; l'assurance-ch&#244;mage, loin d'avoir plafonn&#233; leur maximum de 50 semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le refus d'accorder une protection contre le ch&#244;mage aux nouvelles m&#232;res perp&#233;tue les iniquit&#233;s v&#233;cues par les femmes sur le march&#233; du travail. Pour celles-ci, l'ins&#233;curit&#233; &#233;conomique cr&#233;&#233;e par la perte d'un emploi s'ajoute aux d&#233;penses inh&#233;rentes &#224; l'arriv&#233;e d'un enfant. Dans ce contexte, l'impossibilit&#233; de toucher de l'assurance-ch&#244;mage pour une travailleuse cong&#233;di&#233;e en raison du seul fait qu'elle se soit pr&#233;value de son cong&#233; parental est une aberration. Aujourd'hui, le salaire f&#233;minin est une contribution essentielle au revenu du m&#233;nage et non plus un salaire d'appoint. Ne pas accorder l'assurance-ch&#244;mage &#224; ces femmes r&#233;sulte d'un pr&#233;jug&#233; anachronique rel&#233;guant l'apport aux revenus familiaux de ces derni&#232;res au second rang, derri&#232;re celui du &#171; bon p&#232;re de famille &#187; assumant l'enti&#232;ret&#233; des d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pleine &#233;galit&#233; devant la loi est un objectif qui commande &#224; l'&#201;tat de tout mettre en &#339;uvre pour que ses politiques sociales s'arriment aux r&#233;alit&#233;s du monde du travail. Des r&#233;alit&#233;s qui impliquent plus que jamais la pr&#233;sence massive des femmes sur le march&#233; du travail et les responsabilit&#233;s familiales qu'elles assument. Des r&#233;alit&#233;s qui ne sont nullement refl&#233;t&#233;es par le r&#233;gime actuel d'assurance-ch&#244;mage. En tant qu'acteur incontournable dans la lutte pour l'&#233;galit&#233; hommes-femmes, l'&#201;tat doit agir. &#192; d&#233;faut de quoi, le pouvoir judiciaire pourrait bien avoir &#224; intervenir&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bureau du Conseil priv&#233;, &lt;i&gt;Rapport du Comit&#233; d'enqu&#234;te relatif &#224; la Loi sur l'assurance-ch&#244;mage&lt;/i&gt;, Ottawa, 1962.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi de 1971 sur l'assurance-ch&#244;mage, S.C. 1970-71-72, ch. 48, art. 46.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les auteur.e.s sont du Mouvement Action-Ch&#244;mage de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : (CC BY-SA 2.0).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
