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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Vol &#224; l'&#233;talage. La fabrique de criminelles</title>
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		<dc:date>2019-06-28T19:52:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arij Riahi</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Riahi, Arij</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le taux de criminalit&#233; au Canada est en baisse constante depuis les derni&#232;res d&#233;cennies. Pourtant, les donn&#233;es de Statistique Canada indiquent une augmentation de la population carc&#233;rale f&#233;minine qui ne fl&#233;chit pas. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Association canadienne des Soci&#233;t&#233;s Elizabeth Fry, dont le mandat est d'aider les femmes faisant notamment l'objet d'accusations criminelles ou p&#233;nales, estime que le nombre de femmes en d&#233;tention a augment&#233; de 60% entre 2003 et 2013. Elle &#233;value aussi que 80 % des femmes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Justice-pour-toutes-" rel="directory"&gt;Dossier : Justice pour toutes !&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Riahi-Arij-+" rel="tag"&gt;Riahi, Arij&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2750.png?1642092229' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;837&#034; height=&#034;626&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le taux de criminalit&#233; au Canada est en baisse constante depuis les derni&#232;res d&#233;cennies. Pourtant, les donn&#233;es de Statistique Canada indiquent une augmentation de la population carc&#233;rale f&#233;minine qui ne fl&#233;chit pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Association canadienne des Soci&#233;t&#233;s Elizabeth Fry, dont le mandat est d'aider les femmes faisant notamment l'objet d'accusations criminelles ou p&#233;nales, estime que le nombre de femmes en d&#233;tention a augment&#233; de 60% entre 2003 et 2013. Elle &#233;value aussi que 80 % des femmes incarc&#233;r&#233;es au Canada purgent une peine pour un crime de nature &#233;conomique et qu'elles le sont majoritairement pour des affaires de fraude et de vol de moins de 5000$.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vol est l'infraction la plus souvent commise par les femmes, le vol &#224; l'&#233;talage &#233;tant le plus courant. Les donn&#233;es sur les taux d'accusations am&#232;nent aux m&#234;mes conclusions. Document&#233;es &#224; partir des ann&#233;es 1980, alors que le genre commen&#231;ait &#224; peine &#224; &#234;tre une donn&#233;e quantifi&#233;e par les tribunaux &#224; des fins statistiques, ces tendances continuent de se confirmer. Un rapport de 2008 de Statistique Canada indique que 66% des affaires de vol attribu&#233;es &#224; des femmes rel&#232;vent de cas de vol &#224; l'&#233;talage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment punit-on le vol &#224; l'&#233;talage ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le vol &#224; l'&#233;talage est consid&#233;r&#233; comme un v&#233;ritable fl&#233;au social par les tribunaux qu&#233;b&#233;cois&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment Rousson c. R., 2016 QCCS 114 (CanLII), canlii.ca/t/gn09f, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Selon les principes de d&#233;termination de la peine, le juge qui impose une peine &#224; une personne d&#233;clar&#233;e coupable de vol &#224; l'&#233;talage doit tenir compte des facteurs relatifs aux circonstances du crime et au profil de l'accus&#233;e. De plus, la peine doit aussi tenir compte des peines ant&#233;rieurement impos&#233;es : une personne qui r&#233;cidive en mati&#232;re de vol &#224; l'&#233;talage sera punie plus s&#233;v&#232;rement qu'une personne sans ant&#233;c&#233;dents judiciaires. Le r&#233;sultat est donc une &#233;chelle de peines assez diversifi&#233;es allant de l'absolution &#8211; qu'elle soit conditionnelle ou inconditionnelle &#8211; &#224; la d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la fr&#233;quence des crimes de nature &#233;conomique chez les femmes et pour offrir une alternative &#224; la d&#233;tention, la Soci&#233;t&#233; Elizabeth Fry du Qu&#233;bec a mis sur pied le programme Entraide vol &#224; l'&#233;talage (&#171; programme EVE &#187;) en 1988, inspir&#233; du programme &#171; Stop Shoplifting &#187; au Canada anglais. Le programme fait maintenant partie de la liste des programmes sociaux disponibles &#224; la cour municipale de Montr&#233;al. Il s'adresse aux femmes accus&#233;es &#224; Montr&#233;al de vol &#224; l'&#233;talage, mais aussi d'autres crimes &#233;conomiques comme la fraude par carte de cr&#233;dit, la falsification de ch&#232;que et le vol de biens ou d'argent d'un employeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accus&#233;e qui s'inscrit au programme EVE doit plaider coupable &#224; l'infraction, reconna&#238;tre les faits tels qu'ils lui sont reproch&#233;s et se pr&#233;senter &#224; toutes les s&#233;ances de groupe et rendez- vous de suivi avec l'intervenante. &#192; la fin du programme, l'accus&#233;e se pr&#233;sentera devant le ou la juge appel&#233;&#183;e &#224; prononcer la peine. Cette peine restera, conform&#233;ment aux principes de droits actuels, individualis&#233;e. Voyons deux exemples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, une femme de 32 ans, alors m&#232;re de famille monoparentale, plaide coupable &#224; une accusation de vol de v&#234;tements d'une valeur de 191$&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. c. Reyes Vela, 2012 QCCM 282 (CanLII), canlii.ca/t/fvkvr, consult&#233; le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle compl&#232;te avec succ&#232;s le programme EVE et demande au tribunal une absolution. Or, Madame a d&#233;j&#224; un casier judiciaire pour un vol en 2005 et elle ne s'est jamais pr&#233;value d'une demande de suspension de casier afin que l'inscription ne soit plus publique. Le tribunal reconna&#238;t qu'elle s'est prise en main, qu'elle a compl&#233;t&#233; une formation pour &#234;tre peintre industrielle, mais souligne qu'elle n'a pas fait la preuve qu'une nouvelle condamnation lui entra&#238;nerait des cons&#233;quences n&#233;gatives concr&#232;tes sur le plan professionnel. Elle vit apr&#232;s tout avec une condamnation depuis plusieurs ann&#233;es. L'absolution est refus&#233;e et l'accus&#233;e se voit imposer une amende de 100$, ce qui constituera une seconde inscription &#224; son casier judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, une femme plaide coupable &#224; une accusation de vol de 1120$ au bar o&#249; elle travaillait comme serveuse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. c. Legault-Lapointe, 2006 QCCM 238 (CanLII), canlii.ca/t/1t78k, consult&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#194;g&#233;e de 19 ans au moment des &#233;v&#233;nements, elle avoue son crime rapidement et explique avoir agi ainsi afin de pouvoir payer son loyer. Elle compl&#232;te avec succ&#232;s le programme EVE et cherche &#224; recommencer des &#233;tudes pour &#234;tre technicienne dans le milieu de la sant&#233;. Elle est sans ant&#233;c&#233;dents judiciaires et enceinte au moment du prononc&#233; de la peine. Le tribunal lui accorde une absolution conditionnelle &#224; 30 heures de travaux communautaires et une probation d'une ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui sont ces femmes criminalis&#233;es ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le dernier rapport annuel de la Soci&#233;t&#233; Elizabeth Fry du Qu&#233;bec chiffre &#224; 660 le nombre de dossiers ouverts par le programme EVE durant l'ann&#233;e 2016-2017. Les participantes sont &#226;g&#233;es de 18 &#224; 80 ans. Pr&#232;s des deux tiers sont sans emploi (65%) ou vivent seules (68%). Le rapport note aussi que celles qui travaillent ont un emploi pr&#233;caire et insuffisant pour r&#233;pondre &#224; toutes leurs obligations financi&#232;res. Le rapport souligne en outre une &#171; &lt;i&gt;recrudescence de vols &#224; l'&#233;talage en raison de la pr&#233;carit&#233; sociale et financi&#232;re&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Soci&#233;t&#233; indique que, d'une ann&#233;e &#224; l'autre, 68% des femmes participantes sont membres d'une &#171; &lt;i&gt;minorit&#233; ethnique&lt;/i&gt; &#187;. Nous n'avons toutefois pas trouv&#233; de ventilation des donn&#233;es entre les personnes autochtones, racis&#233;es et immigrantes. Nous n'avons pas pu non plus obtenir des donn&#233;es concernant l'identit&#233; de genre et l'accessibilit&#233; du programme, le cas &#233;ch&#233;ant, aux personnes trans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe peu de donn&#233;es d&#233;mographiques ou de rapports statistiques permettant de dresser un portrait d&#233;taill&#233; du traitement des communaut&#233;s marginalis&#233;es au sein du syst&#232;me de justice p&#233;nale. Diff&#233;rentes institutions gouvernementales ou de la soci&#233;t&#233; civile se relaient pour recenser certaines donn&#233;es dans le cadre de leur mandat, mais il n'existe pas de strat&#233;gie nationale pour obtenir des donn&#233;es globales et coh&#233;rentes sur le sujet. Les donn&#233;es publiques par rapport aux femmes et aux crimes &#233;conomiques &#233;manent majoritairement des recherches et compilations des Soci&#233;t&#233;s Elizabeth Fry au pays ou des services correctionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, il est difficile d'approfondir l'analyse, m&#234;me si certains constats sont r&#233;currents. Par exemple, nous savons que les communaut&#233;s autochtones sont surrepr&#233;sent&#233;es &#224; l'int&#233;rieur des murs des prisons et nous savons que les femmes autochtones connaissent la plus forte croissance carc&#233;rale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Myl&#232;ne Taccoud, &#171; Prisons et discriminations. Le cas des autochtones &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pourtant, il ne semble pas y avoir de donn&#233;es publiques quant aux taux d'accusations des femmes autochtones &#224; travers le pays. Qui les judiciarise, dans quels districts et pour quelles infractions exactement ? Il semble aussi exister tr&#232;s peu de litt&#233;rature sur les femmes racis&#233;es et les crimes &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un programme &#224; am&#233;liorer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'en reste pas moins que le programme EVE entra&#238;ne des r&#233;sultats positifs. Un rapport d'&#233;valuation du programme en 2015 note que les r&#233;cidivistes qui compl&#232;tent le programme EVE, soit celles ayant un historique de crimes &#233;conomiques, re&#231;oivent &#171; &lt;i&gt;significativement moins de sentences d'emprisonnement&lt;/i&gt; &#187; que celles qui ne le compl&#232;tent pas. Pour les premi&#232;res contrevenantes qui terminent le programme &#171; &lt;i&gt;l'acquittement, le retrait et les absolutions sont les sentences les plus utilis&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. En raison du manque de financement, le programme n'est toutefois disponible qu'&#224; la cour municipale de Montr&#233;al. Les femmes accus&#233;es de vol &#224; l'&#233;talage ou d'un autre crime &#233;conomique dans une autre juridiction au Qu&#233;bec ne peuvent s'en pr&#233;valoir. Notons aussi que les femmes accus&#233;es &#224; la cour municipale de Montr&#233;al, mais ne comprenant ni l'anglais ni le fran&#231;ais, ne peuvent pas int&#233;grer le programme EVE puisqu'il n'est offert que dans ces deux langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, il appara&#238;t n&#233;cessaire de d&#233;velopper des donn&#233;es fiables et pr&#233;cises &#224; l'&#233;chelle nationale, provinciale et m&#234;me municipale sur les profils socio&#233;conomiques des femmes accus&#233;es d'un crime &#233;conomique. Si la pr&#233;misse est que les femmes criminalis&#233;es sont majoritairement issues d'un contexte social de marginalit&#233; &#8211; notamment par la pauvret&#233; ou la racisation &#8211; alors la r&#233;ponse sociale &#224; cette criminalisation doit en tenir compte. En d'autres termes, si la criminalit&#233; de ces femmes est ancr&#233;e dans leurs r&#233;alit&#233;s, alors nos solutions de rechange &#224; la judiciarisation ou &#224; l'emprisonnement devraient aussi s'y amarrer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notamment Rousson c. R., 2016 QCCS 114 (CanLII), canlii.ca/t/gn09f, paragraphe 26 ; R. c. Lapointe, 2012 QCCM 84 (CanLII), &lt;a href=&#034;http://www.canlii.ca/t/fr1wh&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.canlii.ca/t/fr1wh&lt;/a&gt;, paragraphe 29 ; R. c. Forget, 2011 QCCM 304 (CanLII), canlii.ca/t/fp1k4, paragraphe 39 ; R. c. Bernier, 2006 QCCM 104 (CanLII).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R. c. Reyes Vela, 2012 QCCM 282 (CanLII), canlii.ca/t/fvkvr, consult&#233; le 2018-02-02&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R. c. Legault-Lapointe, 2006 QCCM 238 (CanLII), canlii.ca/t/1t78k, consult&#233; le 2018-02-02&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire Myl&#232;ne Taccoud, &#171; Prisons et discriminations. Le cas des autochtones &#187;, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, n&#176; 68, f&#233;vrier-mars 2017. NDLR.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'autrice est avocate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : John27rg (CC BY-NC 2.0).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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