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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Pr&#233;carit&#233; post-r&#233;f&#233;rendaire au Kurdistan irakien</title>
		<link>https://www.ababord.org/Precarite-post-referendaire-au-Kurdistan-irakien</link>
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		<dc:date>2019-02-18T17:28:45Z</dc:date>
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		<dc:creator>Khaled Sulaiman, Guertin Tremblay</dc:creator>


		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Tremblay, Guertin </dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Sulaiman, Khaled</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le 25 septembre dernier, les Kurdes irakiens &#233;taient appel&#233;s &#224; se prononcer par r&#233;f&#233;rendum sur leur avenir au sein de l'Irak. Les r&#233;sultats n'ont laiss&#233; aucun doute : l'ind&#233;pendance a recueilli pr&#232;s de 93% des voix. Depuis, la r&#233;gion a perdu plusieurs acquis et reste plong&#233;e dans une grande pr&#233;carit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Plusieurs observateurs pr&#233;voyaient une catastrophe si l'ex-pr&#233;sident du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, allait de l'avant avec son r&#233;f&#233;rendum. La d&#233;marche ne b&#233;n&#233;ficiait d'aucun appui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2688.png?1642092222' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;834&#034; height=&#034;556&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 25 septembre dernier, les Kurdes irakiens &#233;taient appel&#233;s &#224; se prononcer par r&#233;f&#233;rendum sur leur avenir au sein de l'Irak. Les r&#233;sultats n'ont laiss&#233; aucun doute : l'ind&#233;pendance a recueilli pr&#232;s de 93% des voix. Depuis, la r&#233;gion a perdu plusieurs acquis et reste plong&#233;e dans une grande pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs observateurs pr&#233;voyaient une catastrophe si l'ex-pr&#233;sident du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, allait de l'avant avec son r&#233;f&#233;rendum. La d&#233;marche ne b&#233;n&#233;ficiait d'aucun appui international, sauf celui d'Isra&#235;l, et ce, m&#234;me si les Kurdes pouvaient r&#233;cemment compter sur de nombreux alli&#233;s dans leur lutte contre l'organisation &#201;tat islamique (aussi connu sous l'acronyme arabe Daesh). C'est cet isolement, combin&#233; &#224; une sc&#232;ne politique kurde profond&#233;ment divis&#233;e, une &#233;conomie fragile et une soci&#233;t&#233; civile d&#233;sillusionn&#233;e et lasse de ses dirigeants, qui a permis &#224; Bagdad, d&#232;s le lendemain du vote, de reprendre en quelques semaines ce que le Kurdistan irakien avait mis des ann&#233;es &#224; acqu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les divisions politiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion kurde irakienne demeure une exception en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; et de stabilit&#233; dans le bourbier post Saddam Hussein. Par rapport aux autres territoires kurdes (en Turquie, en Iran et en Syrie), elle poss&#232;de une longueur d'avance dans le d&#233;veloppement de son arm&#233;e (les Peshmergas), de son Parlement et de son gouvernement r&#233;gional (le GRK), qui est une entit&#233; juridique reconnue nationalement et internationalement. Pour l'historien et politologue Hamit Bozarslan, le Kurdistan irakien, depuis 2003, se trouve dans une situation de r&#233;el &#171; &lt;i&gt;empowerment&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, la sc&#232;ne politique kurde y est profond&#233;ment divis&#233;e, ayant longtemps &#233;t&#233; domin&#233;e par le bipartisme. Les deux principales forces historiques, le Parti d&#233;mocratique du Kurdistan (PDK) et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), entretiennent des relations conflictuelles qui ont culmin&#233; entre 1994 et 1996 avec une guerre civile. Depuis, le territoire kurde irakien est partag&#233; en deux zones d'influence : le nord-ouest (Erbil et Duhok), contr&#244;l&#233; par le PDK et son chef, Massoud Barzani, et le sud-est (Sulaimania et Kirkuk), fief de l'UPK de l'ancien pr&#233;sident irakien Jalal Talabani (d&#233;c&#233;d&#233; le 3 octobre 2017). Plus r&#233;cemment, c'est le parti Goran, issu de l'UPK, qui a gagn&#233; en importance au point de devenir la deuxi&#232;me force politique du GRK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1991, le PDK et l'UPK contr&#244;lent tous les pouvoirs au Kurdistan irakien : ex&#233;cutif, l&#233;gislatif et judiciaire. Pour r&#233;ussir dans ces domaines, il faut &#234;tre membre d'un parti. Les forces arm&#233;es kurdes sont majoritairement sous la direction des partis politiques, ce qui complique toute forme de strat&#233;gie commune. En janvier 2017, 42% des Peshmergas ob&#233;issaient aux directives du PDK et 33% &#224; celles de l'UPK. Le reste de l'arm&#233;e a un statut gouvernemental et d&#233;pend directement du GRK. Pour le sociologue Adel Bakawan, ces divisions politiques illustrent l'&#233;chec du nationalisme kurde &#224; cr&#233;er un Kurdistan irakien politiquement unifi&#233;. Quelque peu mises de c&#244;t&#233; pour la tenue du r&#233;f&#233;rendum, les divisions se sont rapidement manifest&#233;es apr&#232;s le vote, alors que PDK et UPK s'accusaient de tra&#238;trise et d'hypocrisie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;conomie fragile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion kurde &#233;volue dans une position de subordination &#233;conomique. Elle d&#233;pend des transferts de fonds f&#233;d&#233;raux provenant de Bagdad, pr&#233;vus &#224; la Constitution irakienne de 2005. Ces sommes repr&#233;sentaient 17% du budget national du GRK et permettaient de payer 1,4 million de fonctionnaires kurdes. En janvier 2014, Bagdad a gel&#233; ces transferts en guise de repr&#233;sailles &#224; la d&#233;cision unilat&#233;rale d'Erbil d'exporter seule son p&#233;trole. Les revenus de cet or noir n'ont toutefois pas permis de combler le manque &#224; gagner. Depuis, les employ&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat demeurent impay&#233;&#183;e&#183;s ou, au mieux, touchent la moiti&#233; de leur salaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 27 d&#233;cembre 2017, le gouvernement irakien a annonc&#233; qu'il s'appr&#234;tait &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le GRK est presque en faillite : sa dette s'&#233;l&#232;ve &#224; plus de 20 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie du Kurdistan irakien en est une d'importation. Au fil des ann&#233;es, cela s'est traduit par la fermeture de nombreuses entreprises locales et une d&#233;pendance ext&#233;rieure accrue, principalement envers la Turquie et l'Iran. Les &#233;changes commerciaux entre Erbil et ces deux pays sont estim&#233;s &#224; plusieurs dizaines de milliards de dollars par ann&#233;e. D&#232;s le lendemain du r&#233;f&#233;rendum, Bagdad a ferm&#233; certains postes frontaliers et a interdit les vols internationaux au Kurdistan, fragilisant davantage l'&#233;conomie locale. Notons &#233;galement que 20% de la population active de la r&#233;gion est au ch&#244;mage, sans allocation ou aide sociale, et que certains foyers ne disposent que de quelques heures d'&#233;lectricit&#233; par jour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une soci&#233;t&#233; civile d&#233;sillusionn&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, les familles Barzani et Talabani ont continu&#233; d'accumuler d'imposantes richesses et d'occuper des postes cl&#233;s au sein du GRK. Les &#233;carts se sont creus&#233;s entre les groupes sociaux, contribuant &#224; alimenter les frustrations et le cynisme. &#192; ce sujet, Adel Bakawan &#233;crit que &#171; &lt;i&gt;le divorce semble consacr&#233; entre la nouvelle g&#233;n&#233;ration majoritairement d&#233;favoris&#233;e et l'oligarchie des partis politiques&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que les Kurdes irakiens se sont prononc&#233;s sur leur avenir politique le 25 septembre dernier. Symbole de la division, les appuis variaient selon les r&#233;gions : alors que l'enthousiasme &#233;tait g&#233;n&#233;ral &#224; Erbil et que peu osaient critiquer la d&#233;marche de Barzani, les habitants de Sulaimania &#233;taient beaucoup plus sceptiques et r&#233;fractaires, et ce, m&#234;me si le PDK et l'UPK s'&#233;taient pr&#233;alablement mis d'accord pour pl&#233;bisciter le r&#233;f&#233;rendum. Goran, de son c&#244;t&#233;, demeurait neutre. Le taux de participation aussi r&#233;v&#232;le cette fracture r&#233;gionale : plus de 85% &#224; Erbil et Dohok contre 50% &#224; Sulaimania. Comme s'il s'agissait d'une fa&#231;on de dire aux vieux partis que, dans certaines r&#233;gions, &#171; &lt;i&gt;nous ne vous faisons plus confiance&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Protestation difficile &#224; crier haut et fort, cependant, car les critiques sont r&#233;guli&#232;rement r&#233;prim&#233;es, comme l'a d&#233;j&#224; d&#233;montr&#233; Human Rights Watch en d&#233;non&#231;ant l'emprisonnement arbitraire de journalistes et d'opposant&#183;e&#183;s &#224; Barzani. Le PDK contr&#244;le d'ailleurs une bonne partie des m&#233;dias kurdes irakiens : t&#233;l&#233;vision, radios et journaux. En d&#233;cembre 2017, des milliers d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s, d'enseignant&#183;e&#183;s et de fonctionnaires ont manifest&#233; dans la r&#233;gion de Sulaimania pour demander la d&#233;mission de l'ensemble du GRK, accus&#233; de n&#233;potisme et de corruption. Bilan : des si&#232;ges de partis politiques incendi&#233;s, des centaines de personnes arr&#234;t&#233;es, plus de 100 bless&#233;s et au moins 5 morts du c&#244;t&#233; des manifestant&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les territoires perdus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelques semaines apr&#232;s la tenue du r&#233;f&#233;rendum, &#224; la mi-octobre, l'arm&#233;e irakienne, aid&#233;e par des milices chiites li&#233;es &#224; T&#233;h&#233;ran (Hachd al-Chaabi), a repris en quelques jours la quasi-totalit&#233; des territoires disput&#233;s entre Bagdad et Erbil, mais n&#233;anmoins contr&#244;l&#233;s depuis 2014 par les Kurdes. Kirkouk, ville p&#233;troli&#232;re (la moiti&#233; des revenus du GRK provenait de ses puits), la &#171; J&#233;rusalem kurde &#187;, revendiqu&#233;e de longue date, est ainsi retourn&#233;e dans le giron irakien. L'avanc&#233;e des troupes irakiennes et des milices chiites dans cette r&#233;gion a entra&#238;n&#233; nombre d'exactions face aux civils : exodes forc&#233;s, pillages, maisons br&#251;l&#233;es, attaques violentes, etc. Les t&#233;moignages de civils kurdes en col&#232;re ont &#233;t&#233; relay&#233;s par diff&#233;rents m&#233;dias. Alors qu'il repr&#233;sentait un Kurdistan de plus en plus isol&#233;, d&#233;suni et d&#233;sillusionn&#233;, Massoud Barzani d&#233;missionnait de ses fonctions le 29 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques questions demeurent face &#224; l'initiative r&#233;f&#233;rendaire. &#201;tait-ce une r&#233;elle opportunit&#233; pour les Kurdes de mettre fin &#224; l'injustice du Trait&#233; de Lausanne (1923) et de sortir d'un si&#232;cle de domination et de colonialisme pour enfin obtenir leur toit politique ? &#201;tait-ce, comme se demande l'auteure kurde Choman Hardi, une tentative d&#233;sesp&#233;r&#233;e d'un homme politique de plus en plus contest&#233; et en fin de r&#233;gime&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Barzani n'avait plus de mandat officiel depuis 2015 et le Parlement d'Erbil (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? Barzani souhaite-t-il, en effet, d&#233;tourner l'attention sur l'incapacit&#233; du GRK &#224; &#233;tablir un syst&#232;me bas&#233; sur la d&#233;mocratie et &#224; assurer la s&#233;curit&#233; &#233;conomique de son peuple ? Est-ce que ceux qui faisaient la promotion du r&#233;f&#233;rendum savaient que l'ind&#233;pendance &#233;tait difficilement r&#233;alisable dans le contexte local, r&#233;gional et international ? Barzani, qui r&#234;vait d'inscrire son nom dans l'Histoire comme le p&#232;re fondateur d'un &#201;tat kurde ind&#233;pendant, aura d&#233;finitivement rat&#233; sa sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans aucun doute, la grande majorit&#233; des Kurdes, peu importe o&#249; ils et elles vivent, r&#234;ve d'ind&#233;pendance. La question est de savoir de quel genre d'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le 27 d&#233;cembre 2017, le gouvernement irakien a annonc&#233; qu'il s'appr&#234;tait &#224; verser les salaires directement aux fonctionnaires kurdes, &#233;vitant ainsi de transf&#233;rer les sommes &#224; Erbil, comme c'&#233;tait le cas auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Barzani n'avait plus de mandat officiel depuis 2015 et le Parlement d'Erbil ne fonctionnait plus.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Rassemblement au stade Franso Hariri, &#224; Erbil, au Kurdistan, une r&#233;gion d'Irak. (Levi Clancy, Wiki Commons (CC-BY-SA-4.0))&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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