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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Pr&#233;sidentielles en France. Quelques r&#233;flexions post-&#233;lectorales</title>
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		<dc:date>2018-09-03T20:27:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Coutrot</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
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		<dc:subject>Coutrot, Thomas</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ce texte a &#233;t&#233; &#233;crit avant les &#233;lections l&#233;gislatives du 10 et 17 juin qui donneront son v&#233;ritable contenu &#224; la pr&#233;sidence Macron. Il pr&#233;sente donc un caract&#232;re en partie sp&#233;culatif qui pourrait &#234;tre infirm&#233; par le r&#233;sultat de ces &#233;lections. &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#233;lection d'Emmanuel Macron est un s&#233;isme improbable mais annonc&#233;. On peut s'&#233;bahir devant l'ascension fulgurante de ce jeune homme, totalement inconnu jusqu'&#224; sa nomination comme ministre par Fran&#231;ois Hollande en ao&#251;t 2014. On peut aussi trouver (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-70-ete-2017-" rel="directory"&gt;No 070 - &#233;t&#233; 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Analyse-du-discours-+" rel="tag"&gt;Analyse du discours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Coutrot-Thomas-+" rel="tag"&gt;Coutrot, Thomas&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte a &#233;t&#233; &#233;crit avant les &#233;lections l&#233;gislatives du 10 et 17 juin qui donneront son v&#233;ritable contenu &#224; la pr&#233;sidence Macron. Il pr&#233;sente donc un caract&#232;re en partie sp&#233;culatif qui pourrait &#234;tre infirm&#233; par le r&#233;sultat de ces &#233;lections.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;lection d'Emmanuel Macron est un s&#233;isme improbable mais annonc&#233;. On peut s'&#233;bahir devant l'ascension fulgurante de ce jeune homme, totalement inconnu jusqu'&#224; sa nomination comme ministre par Fran&#231;ois Hollande en ao&#251;t 2014. On peut aussi trouver parfaitement logique que la fusion des &#233;lites administratives et financi&#232;res s'incarne dans cette figure de l'&#233;narque-banquier devenu pr&#233;sident. Cet aboutissement a &#233;t&#233; rendu possible par deux &#233;v&#233;nements impr&#233;vus mais logiques : la victoire de Beno&#238;t Hamon &#224; la primaire socialiste a &#233;limin&#233; Manuel Valls, qui aurait occup&#233; le m&#234;me cr&#233;neau politique que Macron ; l'affaire Penelope Fillon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pendant toute la campagne, Fran&#231;ois Fillon, le candidat &#224; la pr&#233;sidentielle (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a discr&#233;dit&#233; le candidat de la droite qui avait pari&#233; sur son image d'indiscutable probit&#233; pour faire accepter &#224; la population fran&#231;aise une purge &#224; la Thatcher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;v&#233;nements ont surpris, mais n'auraient pas d&#251;. Valls a pouss&#233; Hollande vers la sortie, mais il souffrait du m&#234;me rejet aupr&#232;s de l'&#233;lectorat, qui rendait pr&#233;visible sa d&#233;route &#224; la primaire. L'affaire Fillon, aggrav&#233;e par le maintien cynique et acharn&#233; de sa candidature, n'a fait que confirmer le foss&#233; b&#233;ant qui s'est creus&#233; en France entre la classe politique et la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une clarification salutaire &#224; gauche comme &#224; droite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle montre un &#233;lectorat fractur&#233; en quatre blocs de taille sensiblement &#233;gale : une extr&#234;me droite souverainiste (Le Pen et Dupont-Aignan), une droite ultralib&#233;rale (Fillon), un centre n&#233;olib&#233;ral (Macron) et une gauche social-&#233;cologique (M&#233;lenchon et Hamon) qui repr&#233;sentent chacun environ 25% des suffrages exprim&#233;s. &#192; cela s'ajoute un cinqui&#232;me bloc, les abstentionnistes militants et surtout les votants blanc et nul, qui ont atteint un niveau in&#233;gal&#233; en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tripartition Parti Socialiste &#8211; Droite r&#233;publicaine &#8211; Front National assurait depuis trente ans aux deux premiers une confortable alternance au pouvoir. Mais l'unit&#233; du PS n'a pas r&#233;sist&#233; au grand &#233;cart entre sa rh&#233;torique &#233;lectorale sociale-d&#233;mocrate et sa pratique n&#233;olib&#233;rale-autoritaire. Le foss&#233; &#233;tait trop important entre le discours du Bourget de 2012 (quand Fran&#231;ois Hollande avait pris l'avantage sur Nicolas Sarkozy en d&#233;signant la finance comme son &#171; &lt;i&gt;adversaire&lt;/i&gt; &#187;) et la politique du gouvernement Valls-Macron. La derni&#232;re ann&#233;e du mandat en particulier a &#233;t&#233; terrible &#224; cet &#233;gard, avec les &#233;pisodes de la d&#233;ch&#233;ance de nationalit&#233; pour les terroristes (avort&#233;e) et de la r&#233;forme du droit du travail (aboutie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'unit&#233; du parti de la droite r&#233;publicaine (rebaptis&#233; par Sarkozy &#171; Les R&#233;publicains &#187;), elle n'a pas non plus surv&#233;cu &#224; la victoire de la ligne ultralib&#233;rale de Fillon aux primaires et &#224; l'&#233;lection de Macron, qui en a ais&#233;ment d&#233;bauch&#233; des figures significatives. Il est trop t&#244;t pour dire si une fraction importante de la droite dure s'alliera avec l'extr&#234;me droite et r&#233;installera une tripartition du champ politique. Cela d&#233;pendra pour une part de l'&#233;volution du Front national. Ses cadres sont tent&#233;s par cette option (incarn&#233;e par Marion Mar&#233;chal-Le Pen, la ni&#232;ce de Marine Le Pen), mais elle suppose que le FN mod&#232;re sa rh&#233;torique anti-Union europ&#233;enne et renonce &#224; la sortie de l'euro pour rassurer les milieux d'affaires, ce qui n'irait pas sans une grave crise interne et un risque de discr&#233;dit dans son &#233;lectorat populaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_447 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L400xH254/121212-3-b4add.png?1729022824' width='400' height='254' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette clarification est sans aucun doute salutaire pour le d&#233;bat politique, car elle permet de mettre en correspondance les paroles et les actes. La &#171; gauche &#187; social-lib&#233;rale, justement nomm&#233;e par Fr&#233;d&#233;ric Lordon la &#171; &lt;i&gt;droite complex&#233;e&lt;/i&gt; &#187; (en r&#233;f&#233;rence &#224; la &#171; &lt;i&gt;droite d&#233;complex&#233;e&lt;/i&gt; &#187; dont se revendiquait Sarkozy), se fondait sur un mensonge permanent : jurer la main sur le c&#339;ur son souci des plus modestes tout en ex&#233;cutant froidement les r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales pour le compte des privil&#233;gi&#233;s. Un double discours source d'une d&#233;valorisation de la parole politique tout &#224; fait d&#233;l&#233;t&#232;re pour la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une gauche c&#233;saris&#233;e ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La clarification d&#233;gage enfin un espace &#224; gauche pour reconstruire une offre politique assainie. Un espace potentiellement plus large que ce qu'indiquent les r&#233;sultats du premier tour de la pr&#233;sidentielle : une fraction significative (environ un tiers) de l'&#233;lectorat FN, et surtout les abstentionnistes et les votes blancs, pourrait &#234;tre polaris&#233;e par un projet innovant qui dessinerait un &#171; avenir d&#233;sirable &#187;, selon la formule de Beno&#238;t Hamon. Autour des axes de la relocalisation s&#233;lective, de la redistribution des richesses, de la protection de la nature et de la d&#233;mocratie r&#233;elle, pourrait se constituer un nouveau bloc social-&#233;cologique susceptible de disputer l'h&#233;g&#233;monie au bloc bourgeois et au FN, qui ne proposent que r&#233;gressions sociales et identitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s de la campagne pr&#233;sidentielle de Jean-Luc M&#233;lenchon le confirme. Par son audace strat&#233;gique et sa verve oratoire, il a su cr&#233;er, autour d'un programme radicalement social et &#233;cologique, un &#233;lan populaire qui l'a port&#233; pr&#232;s de la qualification pour le second tour. Il a construit en quelques mois un mouvement, la France insoumise, fort de plusieurs dizaines de milliers de militantes et militants actifs et imaginatifs, et trouv&#233; un &#233;cho certain dans les milieux populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, pour brillante qu'elle soit, la strat&#233;gie &#171; populiste de gauche &#187; de M&#233;lenchon pose autant de probl&#232;mes qu'elle en r&#233;sout. &#171; Construire le peuple &#187; autour d'une figure charismatique qui assure la coh&#233;rence des multiples attentes des secteurs populaires est une strat&#233;gie efficace dans le cadre d'une &#233;lection pr&#233;sidentielle et d'une Ve R&#233;publique marqu&#233;es par la tradition bonapartiste et c&#233;sariste de la France. Mais cela am&#232;ne &#224; occulter la diversit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile et &#224; nier ou &#233;craser les contradictions au lieu de les traiter politiquement. C'est particuli&#232;rement net en ce qui concerne la question raciale / postcoloniale, largement sous-estim&#233;e dans la vision &#171; la&#239;carde &#187; de M&#233;lenchon, alors qu'elle constitue l'une des plaies b&#233;antes de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise comme le montrent les attentats terroristes r&#233;alis&#233;s par des jeunes Fran&#231;ais radicalis&#233;s. Mais c'est aussi visible dans le projet &#171; L'Avenir en commun &#187;. Un projet d'apparence s&#233;duisante o&#249; chacun et chacune peuvent trouver son miel, mais qui additionne sans priorisation toutes les demandes des mouvements sociaux et les fond dans un programme empreint d'un &#233;tatisme teint&#233; de nationalisme et d'hubris technologique (&#233;conomie de la mer, conqu&#234;te spatiale&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_448 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH315/232323-2-94c17.png?1729024249' width='500' height='315' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plus encore, c'est la possibilit&#233; d'une d&#233;lib&#233;ration collective et d'une d&#233;cision fond&#233;e sur des compromis dynamiques qui est mise &#224; mal par l'hypercentralisation d'un mouvement d&#233;nu&#233; de structures formelles et reposant sur le lien direct entre le leader et les membres, les &#171; gens &#187; comme aime &#224; les appeler M&#233;lenchon. Le refus du pluralisme s'est traduit aux &#233;lections l&#233;gislatives par une volont&#233; h&#233;g&#233;monique amenant &#224; pr&#233;senter partout des candidat&#183;e&#183;s, y compris contre des d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s communistes, &#233;cologistes ou &#171; hamonistes &#187; sortants, dans l'espoir affich&#233; de faire table rase du pluralisme de la gauche &#8211; la &#171; soupe des logos &#187; selon l'expression m&#233;prisante du leader de la France Insoumise &#8211; et m&#234;me de conqu&#233;rir la majorit&#233; des si&#232;ges, objectif affich&#233; en d&#233;pit de toute consid&#233;ration du rapport des forces r&#233;el dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gauche, ann&#233;e z&#233;ro ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le risque imm&#233;diat &#233;tait que cette concurrence non r&#233;gul&#233;e n'aboutisse qu'&#224; une tr&#232;s faible repr&#233;sentation de la gauche &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Serait-ce une &#233;tape douloureuse mais n&#233;cessaire pour &#171; d&#233;gager &#187; les vieux appareils scl&#233;ros&#233;s (Parti socialiste, Parti communiste, Verts) et refonder une nouvelle gauche radicale et unifi&#233;e ? C'est &#224; l'&#233;vidence l'objectif de M&#233;lenchon. Il est difficile de le lui reprocher, tant l'interminable agonie de ces appareils tout occup&#233;s &#224; leur seule reproduction bloquait depuis des ann&#233;es une v&#233;ritable recomposition de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais remplacer des appareils scl&#233;ros&#233;s par une formation monolithique soumise &#224; la volont&#233; d'un seul ne repr&#233;sente gu&#232;re un progr&#232;s, et n'est d'ailleurs tout simplement pas possible. On n'&#233;radique pas ainsi la pluralit&#233; des cultures politiques de la gauche fran&#231;aise ni la diversit&#233; des mouvements sociaux qui lui donnent son &#233;nergie. Podemos en Espagne a suivi une orientation en partie analogue &#224; celle de M&#233;lenchon, centr&#233;e sur l'opposition entre le peuple et &#171; la caste &#187; et sur la figure d'un leader charismatique, Pablo Iglesias. Mais Podemos se r&#233;clame des mouvements sociaux qui l'ont rendu possible &#8211; le 15M, les &#171; mar&#233;es &#187; &#8211;, et ne refuse pas de n&#233;gocier avec les autres secteurs de la gauche. Plus encore, Podemos n'est qu'une composante des majorit&#233;s municipales qui dirigent les &#171; villes rebelles &#187; (Madrid, Barcelone, Saragosse&#8230;) sur la base d'une vaste alliance entre mouvements populaires. Ces majorit&#233;s locales pr&#233;figurent ce qu'il faudrait inventer au plan national pour sortir du n&#233;olib&#233;ralisme sans retomber dans les orni&#232;res productivistes et nationalistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute que la pr&#233;sidence Macron verra fleurir de multiples mouvements de r&#233;sistance et de construction d'alternatives. Gageons qu'aux &#233;lections municipales de 2020 en France, des coalitions &#171; arc-en-ciel &#187; issues de ces mouvements sauront incarner la puissante aspiration &#224; renouveler les pratiques politiques et &#224; gouverner autrement que l'&#233;lection pr&#233;sidentielle a d&#233;montr&#233;e, mais que son r&#233;sultat ne permettra pas de satisfaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pendant toute la campagne, Fran&#231;ois Fillon, le candidat &#224; la pr&#233;sidentielle du parti Les R&#233;publicains (droite), a &#233;t&#233; l'objet d'all&#233;gations de d&#233;tournement de fonds public dans la presse, parmi d'autres &#171; affaires &#187; qui le talonnent. Il est notamment soup&#231;onn&#233; d'avoir fourni pendant une vingtaine d'ann&#233;esun &#171; emploi fictif &#187; d'assistante parlementaire &#224; sa femme, Penelope Fillon, &#224; m&#234;me les fonds publics &#8211; poste qu'elle n'aurait jamais occup&#233;. NDLR.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est &#233;conomiste et altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photos : Julien Moisan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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