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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Syndicalisme : comment faire mieux ?</title>
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		<dc:date>2023-10-07T12:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Isabelle Bouchard, Wilfried Cordeau, Yannick Delbecque, Michel Lacroix, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
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		<dc:subject>Delbecque, Yannick</dc:subject>
		<dc:subject>Lacroix, Michel</dc:subject>
		<dc:subject>Cordeau, Wilfried</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le num&#233;ro 91 sera lanc&#233; dans le cadre des journ&#233;es de r&#233;flexion sur le syndicalisme qu&#233;b&#233;cois &#171; Reconstruire des ponts, remporter des victoires &#187;, qui se tiendront les 29 et 30 avril 2022 &#224; l'UQAM. D&#233;tails &#224; suivre ! &lt;br class='autobr' /&gt; Le syndicalisme se porte plut&#244;t bien au Qu&#233;bec. Nous avons le plus haut taux de syndicalisation en Am&#233;rique de Nord, un des plus &#233;lev&#233;s de l'OCDE, si on exclut les pays scandinaves. L'effectif n'a pas connu les chutes qu'on a observ&#233;es dans certains pays et la rel&#232;ve est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lacroix-Michel-+" rel="tag"&gt;Lacroix, Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cordeau-Wilfried-+" rel="tag"&gt;Cordeau, Wilfried&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton3265.jpg?1663621308' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1296&#034; height=&#034;810&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le num&#233;ro 91 sera lanc&#233; dans le cadre des journ&#233;es de r&#233;flexion sur le syndicalisme qu&#233;b&#233;cois &#171; Reconstruire des ponts, remporter des victoires &#187;, qui se tiendront les 29 et 30 avril 2022 &#224; l'UQAM. D&#233;tails &#224; suivre !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Le syndicalisme se porte plut&#244;t bien au Qu&#233;bec. Nous avons le plus haut taux de syndicalisation en Am&#233;rique de Nord, un des plus &#233;lev&#233;s de l'OCDE, si on exclut les pays scandinaves. L'effectif n'a pas connu les chutes qu'on a observ&#233;es dans certains pays et la rel&#232;ve est toujours pr&#233;sente. La formule Rand permet une grande solidarit&#233; syndicale au sein des entreprises et des services publics puisqu'avec elle, tous les employ&#233;&#183;es d'un employeur font partie d'un seul et m&#234;me syndicat et profitent des m&#234;mes avanc&#233;es. La situation financi&#232;re des organisations demeure tr&#232;s bonne et ces derni&#232;res restent les mieux nanties dans le mouvement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pourtant, tout n'est pas encore parfait dans ce milieu. Au sein m&#234;me du mouvement syndical et parmi la population en g&#233;n&#233;ral, on se questionne sur la port&#233;e de l'action syndicale. Les organisations sont-elles devenues trop bureaucratiques, trop technocrates, trop l&#233;galistes ? Ont-elles perdu de ce qui faisait aussi leur force : leur combativit&#233;, leur force de mobilisation, les rapports de proximit&#233; avec leurs membres ? Reste-t-on attach&#233; &#224; des formes d&#233;su&#232;tes ou rituelles de communication et de manifestation ? Les syndicats doivent-ils lutter pour des changements sociaux ou doivent-ils surtout offrir des services &#224; leurs membres ? En r&#233;ponse &#224; cette derni&#232;re question, il est clair pour nous que le mouvement syndical doit &#234;tre pr&#233;sent sur la place publique, ne serait-ce que pour obtenir un meilleur rapport de force pour ses revendications. Il doit aussi contribuer &#224; incarner une vision d'avenir, un projet social fond&#233; sur les valeurs de d&#233;mocratie et de justice sociale, et ancr&#233; dans un mode de vie socialement et &#233;cologiquement soutenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans ce dossier, nous d&#233;fendons un syndicalisme militant, ouvert et ne craignant pas de se remettre en cause. Nous avons cherch&#233; &#224; savoir comment il pourrait s'am&#233;liorer, mieux r&#233;pondre aux nouveaux d&#233;fis pos&#233;s par les changements en cours (bouleversements climatiques, d&#233;sordre caus&#233; par la pand&#233;mie, p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre, racisme syst&#233;mique, etc.). Nous nous demandons comment il pourrait devenir plus combatif, dans une soci&#233;t&#233; o&#249; l'on cherche beaucoup &#224; ne pas perdre des acquis plut&#244;t que de prendre le risque d'avancer &#8211; posture d&#233;fensive que des d&#233;cennies de n&#233;olib&#233;ralisme, puis d'aust&#233;rit&#233; ont pu transformer ici et l&#224; en &#171; seconde nature &#187;. Nous offrons des points de vue vari&#233;s d'autrices et d'auteurs de diff&#233;rents milieux (syndical et acad&#233;mique, principalement), dont les r&#233;flexions permettront, nous l'esp&#233;rons, de brasser la cage, en douceur ou avec un peu plus d'&#233;nergie, ceci dans l'espoir formul&#233; jadis par Pierre Vadeboncoeur, que le syndicalisme devienne le &#171; &lt;em&gt;v&#233;hicule des forces politiques de la d&#233;mocratie militante&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce dossier a &#233;t&#233; con&#231;u &#224; quelques mois des journ&#233;es de r&#233;flexion sur le syndicalisme qu&#233;b&#233;cois intitul&#233;es &#171; Reconstruire des ponts, remporter des victoires &#187;, qui auront lieu les 29 et 30 avril 2022, une initiative conjointe d'&lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt;, du collectif Lutte commune et du Syndicat des professeures et professeurs de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al (SPUQ). Il s'inscrit &#233;galement dans une volont&#233; largement partag&#233;e de mettre en &#339;uvre un processus d'&#233;tats g&#233;n&#233;raux du syndicalisme. Tant ces journ&#233;es que le pr&#233;sent dossier ont le m&#234;me objectif de stimuler une r&#233;flexion sur le mouvement syndical aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Un dossier coordonn&#233; par Isabelle Bouchard, Wilfried Cordeau, Yannick Delbecque, Michel Lacroix et Claude Vaillancourt &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Avec des contributions de Dominique Bernier, Julie Bouchard, Hugo Charette, Thomas Collombat, Michel C&#244;t&#233;, Alain Croteau, Yannick Delbecque, &lt;strong&gt;St&#233;phane Dufour, Ramatoulaye Diallo, &lt;/strong&gt;Jean-Philippe Grenier, Philippe Hurteau, Michel Lacroix, M&#233;lanie Laroche, Karine L'Ecuyer, le collectif Lutte commune et Alain Savard.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-left: 40px;&#034;&gt; Mot de l'illustratrice&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-left: 40px;&#034;&gt; Pour moi, repenser le syndicalisme implique aussi de repenser ses repr&#233;sentations. Poings lev&#233;s, mains serr&#233;es et autres clich&#233;s sont bien us&#233;s. Comment revoir ces lieux communs ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-left: 40px;&#034;&gt; J'avais envie de partir de la for&#234;t, source de toute cr&#233;ation pour moi. Notre survie dans la for&#234;t d&#233;pend peut-&#234;tre de solidarit&#233;s encore inconnues ? Mais dans cet &#233;cosyst&#232;me, comment illustrer un changement de paradigme dans nos rapports de pouvoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-left: 40px;&#034;&gt; Je travaille aussi &#224; me r&#233;approprier des mythes pour les ranimer dans une dimension &#233;cof&#233;ministe et queer. J'ai alors choisi de revisiter un conte bien connu qui parle de rapports de pouvoir, de domination, de fourberies, de na&#239;vet&#233;. Je me suis dit : si le Chaperon n'avait pas &#233;t&#233; seule dans la for&#234;t, si elles avaient &#233;t&#233; nombreuses et solidaires, le rapport de force avec le loup aurait &#233;t&#233; tout autre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-left: 40px;&#034;&gt; Marielle Jennifer Couture&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Marielle Jennifer Couture&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Syndicalisme et information : donner la parole, la faire circuler</title>
		<link>https://www.ababord.org/Syndicalisme-et-information-donner-la-parole-la-faire-circuler</link>
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		<dc:date>2023-08-16T00:18:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Lacroix</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire des luttes</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Lacroix, Michel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ans de vie syndicale virtuelle, confin&#233;e dans des petites cases sur l'&#233;cran, ceci dans un contexte de transformations m&#233;diatiques majeures, la question se pose pour tout syndicat : comment communiquer avec les membres ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte de Karine L'Ecuyer montre bien l'importance que peuvent avoir les journaux syndicaux pour cr&#233;er des liens entre syndiqu&#233;&#183;es et favoriser la vie d&#233;mocratique interne, mais il montre aussi le travail parfois consid&#233;rable qu'exige la fabrication de ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Medias-et-journalisme-+" rel="tag"&gt;M&#233;dias et journalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lacroix-Michel-+" rel="tag"&gt;Lacroix, Michel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/23423-3.png?1692144998' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;518&#034; height=&#034;247&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ans de vie syndicale virtuelle, confin&#233;e dans des petites cases sur l'&#233;cran, ceci dans un contexte de transformations m&#233;diatiques majeures, la question se pose pour tout syndicat : comment communiquer avec les membres ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le texte de Karine L'Ecuyer montre bien l'importance que peuvent avoir les journaux syndicaux pour cr&#233;er des liens entre syndiqu&#233;&#183;es et favoriser la vie d&#233;mocratique interne, mais il montre aussi le travail parfois consid&#233;rable qu'exige la fabrication de ces bulletins, rapports et revues. D'innombrables publications syndicales ont accompagn&#233; l'histoire de nos luttes, des plus modestes aux plus professionnelles : &lt;em&gt;La Vie syndicale, Au Coton !, Le M&#233;tallo, La Voix foresti&#232;re&lt;/em&gt;, Pour vaincre, En mouvement, Le Castor, tant et tant de titres oubli&#233;s, mal conserv&#233;s, qui misaient sur &lt;em&gt;La Force des mots &lt;/em&gt;et cherchaient &#224; dire : &#199;a te concerne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces journaux sont-ils lus par d'autres que les plus militant&#183;es (et les patrons) ? Sont-ils trop &#171; intellectualis&#233;s &#187;, &#233;loign&#233;s de ce fait des conditions concr&#232;tes de travail et des vies quotidiennes ? Trop soucieux de justifier les &#171; lignes syndicales &#187;, craintifs des questions litigieuses et menac&#233;s par une certaine langue de bois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je replonge dans les pages du Travail, &#171; &lt;em&gt;le magazine du monde ordinaire publi&#233; par la CSN&lt;/em&gt; &#187;, au mitan des ann&#233;es 1970, je suis impressionn&#233; par la diversit&#233; de voix qui s'y font entendre : des &#233;ducatrices, professeur&#183;es et travailleuses sociales dans un article sur &#171; &lt;em&gt;le sort que nous faisons aux enfants&lt;/em&gt; &#187; ; trois t&#233;moignages sur la crise du p&#233;trole ; des syndicalistes, ouvrier&#183;&#232;res, avocat, chef de police, &#233;tudiant&#183;es de c&#233;gep et autres figures de Joliette dans un reportage sur les cons&#233;quences dans cette petite ville de deux gr&#232;ves locales ; des nouvelles sur les clubs alimentaires, une coop&#233;rative immobili&#232;re et les comit&#233;s populaires d'Abitibi-T&#233;miscamingue ; des nouvelles br&#232;ves sur une vingtaine de gr&#232;ves en cours (autre &#233;poque !) ; le courrier d'une douzaine de lecteurs&#183;trices aux positions bien contradictoires et parfois bien directes (&#171; &lt;em&gt;Y'&#233; grand temps que l'gars ben ordinaire soit repr&#233;sent&#233;, que ce qu'il a &#224; dire soit publi&#233; pour que l'administration sache qu'on est conscients qu'on se fait fourrer&lt;/em&gt; &#187;, d&#233;clare &#171; un fonctionnaire de Montr&#233;al &#187;) ; ceci en sus d'une longue entrevue avec &#171; une femme de mineur de Thetford &#187;, qui n'a pas la langue dans sa poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne souhaite pas ici id&#233;aliser une formule, mais souligner le fait que l'on n'entend plus gu&#232;re ces bribes de discours personnel, ces informations concr&#232;tes sur la vie des syndiqu&#233;&#183;es, sinon exceptionnellement sur les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre est-il temps, d'ailleurs, d'avoir une pr&#233;sence syndicale significative, &#233;chappant au contr&#244;le trop serr&#233; des &#171; relations publiques &#187;, sur ces r&#233;seaux. C'est une &#233;vidence flagrante, aux yeux d'&#201;ric Gingras : &#171; &lt;em&gt;il nous faut imaginer &#234;tre ma&#238;tres de la diffusion : direct Facebook, diffusion vid&#233;o simultan&#233;e sur plateforme Web, couverture en images sur les r&#233;seaux sociaux, story sur Instagram, s&#233;rie de tweets en direct, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;etc&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ll nous faut imaginer &#234;tre ma&#238;tres de la diffusion : direct Facebook, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Cessons de nous accrocher aux communiqu&#233;s et conf&#233;rences de presse d'antan, nous dit-il, s'interrogeant m&#234;me sur la pertinence du recours rituel aux manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans avoir le m&#234;me enthousiasme que ce dernier pour le syndicalisme num&#233;rique, force est de reconna&#238;tre que les syndicats doivent s'interroger sur les fa&#231;ons d'informer les membres, de les faire participer aux d&#233;bats, de faire conna&#238;tre &#224; l'interne et &#224; l'externe la r&#233;alit&#233; concr&#232;te du travail et le r&#244;le des syndicats dans les luttes pour la justice sociale et environnementale. R&#233;fl&#233;chir, donc, aux fa&#231;ons de combiner jasette de pause-caf&#233;, assembl&#233;es en pr&#233;sence et assembl&#233;es virtuelles, imprim&#233;s, vid&#233;os et r&#233;seaux sociaux, ceci dans une consciente diversit&#233; des tactiques et sans volont&#233; de tout contr&#244;ler d'en haut et &#224; l'avance. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ll nous faut imaginer &#234;tre ma&#238;tres de la diffusion : direct Facebook, diffusion vid&#233;o simultan&#233;e sur plateforme Web, couverture en images sur les r&#233;seaux sociaux, story sur Instagram, s&#233;rie de tweets en direct, etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Marielle-Jennifer Couture&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Le martineau et l'universit&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-martineau-et-l-universite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-martineau-et-l-universite</guid>
		<dc:date>2021-12-27T18:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Lacroix</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias et journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse du discours</dc:subject>
		<dc:subject>Lacroix, Michel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi le martineau, chroniqueur g&#233;n&#233;rique, attaque-t-il si fr&#233;quemment l'universit&#233; ? Et comment cette derni&#232;re peut-elle contrer ces coups venus de la droite, dont elle n'est pas la seule victime ? &lt;br class='autobr' /&gt; Sans doute le martineau a-t-il &#233;tudi&#233;, jadis, &#224; l'universit&#233;. Cela para&#238;t, en g&#233;n&#233;ral, dans ses premiers papiers, ses premi&#232;res ann&#233;es m&#233;diatiques. Certains martinets exhibent m&#234;me leurs dipl&#244;mes, montrant ainsi tout le poids de leur amertume, leur regret de ne pas &#234;tre demeur&#233; enclos (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-85-novembre-2020-" rel="directory"&gt;No 085 - automne 2020&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Medias-et-journalisme-+" rel="tag"&gt;M&#233;dias et journalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Analyse-du-discours-+" rel="tag"&gt;Analyse du discours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lacroix-Michel-+" rel="tag"&gt;Lacroix, Michel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton3074.jpg?1642092255' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1215&#034; height=&#034;750&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi le martineau, chroniqueur g&#233;n&#233;rique, attaque-t-il si fr&#233;quemment l'universit&#233; ? Et comment cette derni&#232;re peut-elle contrer ces coups venus de la droite, dont elle n'est pas la seule victime ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; Sans doute le martineau a-t-il &#233;tudi&#233;, jadis, &#224; l'universit&#233;. Cela para&#238;t, en g&#233;n&#233;ral, dans ses premiers papiers, ses premi&#232;res ann&#233;es m&#233;diatiques. Certains martinets exhibent m&#234;me leurs dipl&#244;mes, montrant ainsi tout le poids de leur amertume, leur regret de ne pas &#234;tre demeur&#233; enclos entre les murs de l'&lt;em&gt;alma mater&lt;/em&gt;, laquelle les a fait na&#238;tre au d&#233;bat, leur a r&#233;v&#233;l&#233; leur habilet&#233; &#224; manier phrases et id&#233;es. Ils &#233;taient curieux, int&#233;ress&#233;s &#224; ce qui les d&#233;stabilisait, les &#233;tonnait, &#224; la possibilit&#233; du changement, dans le monde comme dans leurs jugements.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:20px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le martineau aval&#233; par le succ&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Mais, peu &#224; peu, cela s'est estomp&#233;, puis s'est s'&#233;vanoui. Pour une bonne part, la r&#233;ussite a emport&#233; le martineau. On lui demande de plus en plus de textes, de plus en plus d'opinions, chaque jour, puis plusieurs fois par jour. Comment, d&#232;s lors, avoir le temps de cerner des id&#233;es (surtout si &#233;trang&#232;res), de patiemment explorer une question, d'affronter le non-savoir que tout probl&#232;me peut susciter, la confrontation avec ses propres lacunes ? Il est aval&#233; par un syst&#232;me m&#233;diatique qui exige de lui une relance constante de l'attention publique, qui le pousse &#224; reproduire sans cesse plus rapidement et avec toujours un peu plus d'intensit&#233; les m&#234;mes id&#233;es, les m&#234;mes phrases (argent et renomm&#233;e compensent abondamment cette ali&#233;nation intellectuelle). Le martineau est alors coup&#233; de l'universit&#233; dans son langage, attir&#233; vers la simplicit&#233; populaci&#232;re, par la m&#233;prisante conception qu'il se fait de la v&#233;ritable simplicit&#233; de la parole ordinaire, de la parole &#171; sans qualit&#233;s &#187;. (Je l'ai connue, cette derni&#232;re, sur la ferme, dans mon village, dans les &#233;piceries et &lt;em&gt;shops&lt;/em&gt; o&#249; j'ai travaill&#233;. Ses locuteurs&#183;trice&#183;s peuvent certes se complaire dans sa version martinienne, agressive et d&#233;nu&#233;e d'empathie ; mais au quotidien, la parole ordinaire est modeste, avance &#224; pas feutr&#233;s, op&#232;re volontiers un recul de Normand, apr&#232;s avoir lanc&#233; une &#233;normit&#233;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De fait, le martineau n'a g&#233;n&#233;ralement que de lointains contacts avec l'universit&#233;. Il ne lit plus les travaux universitaires (s'il les a jamais lus). Il ne lit plus que les universitaires qui le contestent, qu'il d&#233;teste ou qu'il peut transformer en &#233;pouvantails (et encore). Il ne les fr&#233;quente plus. Il n'a pas le temps. Il doit alimenter la machine, il est pigiste, il n'a pas de pension, il doit faire le plus d'argent le plus rapidement possible. Tant et si bien qu'il d&#233;rive peu &#224; peu jusqu'&#224; ne plus voir dans l'universit&#233; qu'un rep&#232;re d'adversaires, ou pire, l'ennemi principal. Il en vient ainsi &#224; ne plus &#233;crire sur l'universit&#233; sans &#233;crire contre elle, retournant contre elle, contre son prestige, tout le ressentiment accumul&#233; au fil des ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Intellectuellement prisonnier de son succ&#232;s, le martineau ne peut plus changer, ne peut plus qu'&#234;tre contre le changement, les mots nouveaux, les revendications nouvelles. Il a de puissants int&#233;r&#234;ts &#224; &#234;tre conservateur. Le changement menace de d&#233;mon&#233;tiser ses arguments, d'enrayer leur incessante et inalt&#233;rable republication, de mener son fonds de commerce &#224; la faillite. La firme martineau inc. ne peut se le permettre. Elle trouve ainsi une tr&#232;s s&#251;re alliance avec les forces politiques conservatrices. Le caquisme engendre ainsi le triomphe du martineau. Les ministres agissent d&#233;sormais en fonction de ses id&#233;es, imaginez !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;span style=&#034;font-size:20px;&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'universit&#233; en r&#233;sistance&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Que peut l'universit&#233; contre le martineau ? Que peut-elle opposer au pouvoir &#233;conomique, m&#233;diatique et politique qui le soutient ? Elle n'a gu&#232;re que les pouvoirs du langage. Ceux du langage savant, d'une part, de la saisie des corpus des martinets dans les filets de l'analyse et des formes de rationalit&#233; argumentative. Ceux des combats intellectuels et de la cr&#233;ation, d'autre part, formes plus libres, plus fragiles, plus expos&#233;es aussi, mais peut-&#234;tre tout aussi redoutables. Je n'en suis pas s&#251;r, cela dit. La plus grande force de l'universit&#233; tient sans doute aux int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques qui ont partie li&#233;e avec elle. Car, ultimement, le capital peut s'accro&#238;tre bien plus fortement gr&#226;ce &#224; l'universit&#233; et ses &#171; innovations &#187; commercialisables que gr&#226;ce aux martinets, malgr&#233; les r&#233;sistances parfois vives au capital qu'engendre l'universit&#233;. L'universit&#233; peut ainsi trouver des alli&#233;&#183;e&#183;s mod&#233;r&#233;&#183;e&#183;s pouvant faire contrepoids au martineau. Mais ce ne sont pas ceux que les universitaires les plus oppos&#233;&#183;e&#183;s aux martinets souhaitent : il y a une m&#234;me radicale opposition au martineau et au capital, dans les conceptions de ces dernier&#183;&#232;re&#183;s, dont je suis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Relance, donc, de l'interrogation, en ce qui me concerne, mais persistance de la r&#233;sistance. Sans aucune certitude quant aux chances de repousser cette vague brune, &#233;crire et tenter de construire des solidarit&#233;s. D&#233;fendre ce que les martinets attaquent le plus fr&#233;quemment, dans l'universit&#233; : nos coll&#232;gues livr&#233;&#183;e&#183;s par eux &#224; la haine des trolls, le f&#233;minisme, les &lt;em&gt;gender studies&lt;/em&gt;, les recherches sur le racisme syst&#233;mique et l'extr&#234;me droite, etc. Ceci sans oublier que les plus menac&#233;&#183;e&#183;s, par les martinets, les plus expos&#233;&#183;e&#183;s aux cons&#233;quences n&#233;gatives de leur fiel, sont souvent hors de l'universit&#233; : travailleur&#183;euse&#183;s racis&#233;es et immigrantes, entre autres. Que le privil&#232;ge propre &#224; l'universit&#233; serve aussi &#224; cela : donner des armes aux domin&#233;&#183;e&#183;s, contre les martinets, ces millionnaires de l'intol&#233;rance au service des millardaires. Peut-&#234;tre est-ce parce que certain&#183;e&#183;s de nos coll&#232;gues le font d&#233;j&#224; si bien, si admirablement, que les martinets d&#233;testent tant l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;N. B.&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Le martineau est pour moi, dans ce texte, un personnage g&#233;n&#233;rique, la forme id&#233;altypique du chroniqueur qu&#233;b&#233;coirien, radiopoubellien : le chroniqueur martelant incessamment le m&#234;me ressentiment, les m&#234;mes th&#232;mes, souvent sur plusieurs tribunes &#224; la fois. La complexit&#233; des faits &#233;tant toujours ramen&#233;e au m&#234;me clou, sur lequel taper encore et encore : le racisme anti-blanc, le multiculturalisme, les &#171; exc&#232;s &#187; du f&#233;minisme et des LGBTQ, etc. Par ailleurs, j'emploie le masculin, pour souligner les accointances id&#233;ologiques entre les martinets et la domination d&#233;sormais inqui&#232;te du patriarcat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#338;uvre originale : Alex Fatta, illustrateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Y'a qu'&#224; &#187; - La CAQ et l'&#233;ducation</title>
		<link>https://www.ababord.org/Y-a-qu-a-La-CAQ-et-l-education</link>
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		<dc:date>2020-03-17T18:41:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Lacroix</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Lacroix, Michel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre y a-t-il, m&#233;diatiquement et politiquement, de salutaires insignifiances, une strat&#233;gie visant &#224; ne rien dire de trop marqu&#233;, pleine de sous-entendus, qui permettrait d'&#233;viter les vagues et les critiques, tout en f&#233;d&#233;rant peurs, espoirs et ressentiments de tous poils, par-del&#224; les contradictions. Ainsi en irait-il de la Coalition avenir Qu&#233;bec (CAQ). L'inexistence de ce parti dans la vie des id&#233;es au Qu&#233;bec et l'insipidit&#233; de son discours ont pour effet que l'intellectuel&#183;le lambda, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-76-oct-nov-2018-" rel="directory"&gt;No 076 - oct. / nov. 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lacroix-Michel-+" rel="tag"&gt;Lacroix, Michel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2848.png?1642092237' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;917&#034; height=&#034;909&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Peut-&#234;tre y a-t-il, m&#233;diatiquement et politiquement, de salutaires insignifiances, une strat&#233;gie visant &#224; ne rien dire de trop marqu&#233;, pleine de sous-entendus, qui permettrait d'&#233;viter les vagues et les critiques, tout en f&#233;d&#233;rant peurs, espoirs et ressentiments de tous poils, par-del&#224; les contradictions. Ainsi en irait-il de la Coalition avenir Qu&#233;bec (CAQ). L'inexistence de ce parti dans la vie des id&#233;es au Qu&#233;bec et l'insipidit&#233; de son discours ont pour effet que l'intellectuel&#183;le lambda, quel que soit son penchant id&#233;ologique, n'a sans doute pas consacr&#233; plus de quinze minutes de sa vie &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la CAQ, &#224; cette possibilit&#233; jadis improbable : un gouvernement Legault.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; On pourrait peut-&#234;tre trouver dans cette indiff&#233;rence, cette r&#233;pulsion, un r&#233;flexe de classe ou d'universitaire valorisant les &#233;chafaudages argumentatifs et s'opposant rituellement &#224; toute invocation du &#171; gros bon sens &#187;. Pourquoi, en effet, s'abaisserait-on &#224; affronter les id&#233;es de &#171; mononc' &#187; associ&#233;es &#224; ce parti ? Sans compter que l'on ferait les gorges chaudes envers les &#171; vendeurs de chars &#187; qu'incarneraient ses d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s et sympathisant&#183;e&#183;s ! Se d&#233;faire de ce r&#233;flexe permettrait pourtant dans bien des cas de d&#233;couvrir des formes de rationalit&#233; pratique, concr&#232;te, informant les revendications se r&#233;clamant du &#171; bon sens &#187;. On ne trouve pas dans cette logique que des g&#233;n&#233;ralisations h&#226;tives, &#233;chafaud&#233;es sur un seul &#233;v&#233;nement grossi&#232;rement interpr&#233;t&#233; ; elle ne marque pas n&#233;cessairement la fin de toute analyse, le refus d'argumenter davantage ; elle exprime aussi, parfois, la condensation d'exp&#233;riences r&#233;p&#233;t&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par ailleurs, comment ne pas reconna&#238;tre que face &#224; l'&#201;tat, &#224; ses instances multiples, &#224; sa puissance, &#224; l'enchev&#234;trement de r&#232;gles et de formulaires qu'il &#233;dicte, nous &#233;prouvons sans doute tous des pulsions de &#171; gros bon sens &#187; &#224; la Legault ? Je sais, pour ma part, qu'en mati&#232;re d'&#233;ducation, j'ai &#233;prouv&#233; certaines des indignations que porte la CAQ et qui lui tiennent lieu d'analyse politique. Douloureuse confession : j'ai &#233;t&#233; un quasi caquiste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Le minist&#232;re, les commissions scolaires et moi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Il est sans doute dans l'ordre des choses que, pour expliquer ces &#233;ruptions de fi&#232;vre, je m'exprime &#224; la premi&#232;re personne, car c'est comme cela, le plus souvent, que s'expose le gros bon sens. La toute premi&#232;re concr&#233;tisation du minist&#232;re de l'&#201;ducation dans ma vie, la premi&#232;re fois o&#249; j'ai pu prendre conscience de son existence en tant qu'appareil, incarnation froide de l'&#201;tat pouvant intervenir dans mon existence quotidienne, ce fut comme incitatif au mariage. &#192; la fin des ann&#233;es 1990, en effet, nombre d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s contractaient un mariage de connivence, entre ami&#183;e&#183;s, afin de d&#233;jouer les r&#232;gles d'attribution des pr&#234;ts et bourses. Le Minist&#232;re, c'&#233;tait alors pour moi son bras bancaire, un organisme de mesquine g&#233;n&#233;rosit&#233; aux r&#232;gles abstruses. Je connaissais une pouss&#233;e d'anxi&#233;t&#233; chaque fois que je devais ouvrir une enveloppe venue de la rue de la Chevroti&#232;re, craignant que le Minist&#232;re, cette ann&#233;e-l&#224;, me donne un peu moins de bourses, pas du tout peut-&#234;tre, seulement des pr&#234;ts, alourdissant ainsi ma dette &#233;tudiante. Combien d'appels plac&#233;s &#171; en attente &#187; au Minist&#232;re, de vaines tentatives pour parler &#224; un responsable ? Inapte alors &#224; m'emparer de la litt&#233;rature pour mieux comprendre le r&#233;el, pensant encore qu'on n'y trouvait qu'affects purs, qu'imagination sans frein, je n'ai pas su voir dans le Minist&#232;re une des formes contemporaines du &#171; ch&#226;teau &#187; de Kafka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH513/c0035eb1d495fdb02cefce92a56fa3fc-da812.png?1729031000' width='500' height='513' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien des ann&#233;es plus tard, ce fut au tour des commissions scolaires d'envahir mes pr&#233;occupations. Jusque-l&#224;, je ne les avais per&#231;ues que par la figure sagace et bienveillante d'un ami de mes parents, M. Reid, le commissaire responsable de l'&#233;cole de mon village d'enfance, lequel avait longtemps cherch&#233; &#224; faire construire un gymnase, avait obtenu une d&#233;cision favorable puis &#233;tait mort avant que la construction ne s'ach&#232;ve. Aussi bien que le mariage pour les bourses et les impossibles appels au Minist&#232;re, cela aurait pu &#234;tre une le&#231;on quant &#224; l'inertie des structures d'un c&#244;t&#233;, quant &#224; la mesquinerie des &#171; pense-petit &#187; de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La commission scolaire des r&#233;centes ann&#233;es, ce fut la CSDM, que j'ai appris &#224; conna&#238;tre de l'int&#233;rieur, h&#233;las, pendant cinq longues ann&#233;es faites d'innombrables r&#233;unions, de blocages, de revirements et autres affres bureaucratiques caus&#233;es par la d&#233;molition puis la reconstruction d'une &#233;cole primaire. J'ai alors d&#233;couvert, dans un m&#233;lange d'amertume et de tristesse politique, comment les individus responsables de cette &#233;trange institution, la commission scolaire, pouvaient &#234;tre secrets, maniganceux, m&#233;fiants envers tous leurs interlocuteurs&#183;trices et dans certains cas d'une d&#233;courageante &#233;troitesse d'esprit. Il &#233;tait tentant, quand il fallait s'escrimer une fois de plus contre les faux-fuyants de tel responsable des immeubles, de telle charg&#233;e de projet, de c&#233;der &#224; une simplissime col&#232;re et d'endosser la &#171; solution miracle &#187; que d&#233;fendait alors la CAQ : abolissez-moi &#231;a, les commissions scolaires ! Faites un grand m&#233;nage l&#224;-dedans ! Cependant, tout au long de cette aventure, j'avais aussi constat&#233; que les lambeaux de d&#233;mocratie scolaire donnaient malgr&#233; tout un certain pouvoir aux parents, que les questions au conseil des commissaires poussaient la CSDM &#224; s'expliquer davantage, &#224; impliquer les parents, &#224; agir m&#234;me, alors que le Minist&#232;re, lui, apparaissait hors de notre port&#233;e, demeurait totalement, r&#233;solument insensible aux revendications des parents. Abolissez-moi &#231;a, le Minist&#232;re ? Brassez-moi &#231;a comme Barrette l'a fait avec le syst&#232;me de sant&#233; (c'est un caquiste vire-capot, apr&#232;s tout) ? Serait-ce cela, ultimement, les id&#233;es de la CAQ, en mati&#232;re d'&#233;ducation, un radical simplisme niant la complexit&#233; des probl&#232;mes ? Une pens&#233;e &#171; y'a qu'&#224; &#187; faisant fi de l'analyse pour lancer en deux, trois coups de cuill&#232;re &#224; pot une solution facile pour chaque probl&#232;me difficile ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Y a-t-il un.e intellectuel.le &#224; la CAQ ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; L'inapp&#233;tence de l'intellectuel&#183;le lambda envers la CAQ tient aussi, possiblement, &#224; l'absence d'intellectuel&#183;le&#183;s caquistes, cat&#233;gorie qui para&#238;t presque un oxymore. Ce n'est gu&#232;re mieux, il faut le dire, dans les partis lib&#233;raux provincial et f&#233;d&#233;ral, lesquels furent des lieux de disgr&#226;ce, pour ne pas dire de d&#233;ch&#233;ance, pour les intellectuel&#183;le&#183;s, dans les derni&#232;res ann&#233;es comme l'illustrent les Blais, Dion, Ignatieff, Reid, etc. Le Parti qu&#233;b&#233;cois (PQ), de son c&#244;t&#233;, a toujours &#233;t&#233; un lieu d'engagement pour les intellectuel&#183;le&#183;s, organe de leurs espoirs et d&#233;sillusions, mais il est &#224; son &#233;tiage historique, loin du foisonnement des ann&#233;es 1970. Inversement, on reproche plut&#244;t &#224; Qu&#233;bec solidaire (QS) d'attirer trop d'intellectuel&#183;le&#183;s, comme si cela constituait une grave menace pour notre syst&#232;me politique. Des avocat&#183;e&#183;s, des piliers de chambre de commerce, des &#171; d&#233;cideurs locaux &#187;, c'est tellement plus rassurant ! Toujours est-il que la CAQ semble ne pas m&#234;me avoir de compagnons de route, dans les m&#233;dias, les revues intellectuelles, les r&#233;seaux coll&#233;gial et universitaire. Elle compte bien quelques alli&#233;s objectifs du c&#244;t&#233; des chroniqueurs&#183;euses d&#233;&#231;u&#183;e&#183;s du PQ, crisp&#233;&#183;e&#183;s dans leur obsessive hantise de QS et oppos&#233;&#183;e&#183;s, par nationalisme fervent ou vell&#233;itaire, selon les cas, au Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce serait sans doute d&#233;peindre Jean-Fran&#231;ois Roberge dans un r&#244;le qui n'est pas le sien que de le propulser &#171; intellectuel de la CAQ &#187;. Il faut n&#233;anmoins reconna&#238;tre qu'en publiant ses id&#233;es sur le syst&#232;me scolaire qu&#233;b&#233;cois (&lt;em&gt;Et si on r&#233;inventait l'&#233;cole ? Chroniques d'un prof id&#233;aliste&lt;/em&gt;, Qu&#233;bec Am&#233;rique, 2016), il a cherch&#233; &#224; aller plus loin que les deux ou trois pages du programme du parti ou que ses interventions en chambre (on peut d'ailleurs observer que les propositions de la CAQ, en &#233;ducation, viennent pour la plupart de cet ouvrage, signe de l'importance de Roberge, &#224; cet &#233;gard). Je me suis donc attaqu&#233; &#224; son ouvrage, question de voir ce qui risque de nous attendre, s'il devenait ministre de l'&#201;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je redoutais l'&#233;preuve de cette lecture, aussi bien pour les id&#233;es que je pensais y d&#233;couvrir, que pour la mani&#232;re de les d&#233;fendre ou pour sa forme. Or, je fus surpris, &#224; plusieurs reprises. On y trouve en effet un tr&#232;s net plaidoyer en faveur des cours de culture g&#233;n&#233;rale, de la po&#233;sie, du th&#233;&#226;tre (mais pas de la philosophie), la valorisation claire des c&#233;geps, un brin de sociologie de l'&#233;ducation, la promotion du militantisme &#233;tudiant, une d&#233;fense claire de la langue fran&#231;aise, des citations de Steiner, Senghor, Hugo, Bourgault, Rand, Franklin et Bachelard (ceci dans un tr&#232;s grand &#233;clectisme, qui r&#233;v&#232;le &#224; la fois le go&#251;t des &#171; grandes phrases &#187; et le caract&#232;re parfois ornemental des citations). &#192; travers tout cela, on ne peut que reconna&#238;tre une nette passion pour l'enseignement, une admiration profonde pour les figures d'enseignants ayant marqu&#233; ses &#233;tudes puis sa propre carri&#232;re dans une &#233;cole primaire (il a &#233;t&#233; prof pendant 17 ans, l'auteur le souligne &#224; plusieurs reprises, pour bien marquer sa l&#233;gitimit&#233;). Osons le mot : on trouve dans ce livre quelques v&#233;ritables inflexions humanistes. Au point o&#249; on se demande si c'est bien un caquiste qui a &#233;crit cet ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Humaniste, peut-&#234;tre, mais id&#233;aliste, non, du moins pas dans le sens d'une explication du monde centr&#233;e sur les choses de l'esprit, sur la force des id&#233;es, par opposition au mat&#233;rialisme, ni m&#234;me dans celui d'une proposition &#224; tendance utopique. Car il n'y a gu&#232;re d'utopie ni m&#234;me de projet global coh&#233;rent dans son livre, mais une s&#233;rie de mesures aussi &#233;clectiques que les citations, parmi lesquelles &#233;mergent quelques id&#233;es phares, quelques obsessions comme l'abolition des commissions scolaires et la cr&#233;ation d'un ordre professionnel des enseignant&#183;e&#183;s. De m&#234;me, on d&#233;couvre assez vite que c'est bel et bien un caquiste qui a r&#233;dig&#233; cet essai quand on voit que, syst&#233;matiquement, c'est l'&#233;conomie, le march&#233; du travail, le montant des salaires, et ainsi de suite, qui constituent dans la plupart des chapitres la dimension majeure de l'analyse, le v&#233;ritable terrain o&#249; l'on quitte les bons sentiments et l'humanisme affich&#233; dans les premiers paragraphes, pour en venir aux vis&#233;es ultimes du syst&#232;me d'&#233;ducation. Ainsi, pour bien faire comprendre ce qu'est un directeur d'&#233;cole, Roberge le compare &#224; un pr&#233;sident d'entreprise, de m&#234;me que pour faire entrevoir l'importance de la culture g&#233;n&#233;rale, il indique que celle-ci &#171; &lt;em&gt;peut faire la diff&#233;rence au moment du recrutement d'un candidat pour le nouvel emploi&lt;/em&gt; &#187;. Pour d&#233;fendre la mobilit&#233; &#233;tudiante (c'est-&#224;-dire financer le d&#233;placement des &#233;tudiant&#183;e&#183;s des grandes villes vers les c&#233;geps en difficult&#233;), il en souligne les retomb&#233;es &#233;conomiques. Pour expliquer l'opposition des syndicats &#224; la cr&#233;ation d'un ordre des enseignant&#183;e&#183;s, il mise sur leur crainte de devoir diminuer le montant des cotisations. Pour montrer qu'on peut ais&#233;ment transformer le syst&#232;me public, il fait des &#233;coles priv&#233;es le mod&#232;le par excellence d'efficience. Le grand argument, qui sous-tend ses analyses et ses positions, c'est l'entr&#233;e n&#233;cessaire du Qu&#233;bec dans l'&#233;conomie du savoir (forte originalit&#233; ici, comme on le voit). Tant et si bien que l'ensemble du syst&#232;me d'&#233;ducation devient dans son esprit une grande &#171; cha&#238;ne de montage &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il y a ainsi dans cet ouvrage des tiraillements majeurs entre des propos associ&#233;s &#224; une vision progressiste de l'&#233;ducation &#8211; &#171; &lt;em&gt; L'&#233;ducation constitue la meilleure fa&#231;on de lutter contre la pauvret&#233; et l'exclusion sociale&lt;/em&gt; &#187; &#8211;, des arguments associ&#233;s &#224; une vision humaniste (susceptible d'&#234;tre &#233;litiste aussi bien qu'&#233;mancipatrice), et une logique &#233;conomique de rentabilit&#233;, d'esp&#232;ces sonnantes et tr&#233;buchantes, plut&#244;t que de bien public. Comme on se doute bien que seule la troisi&#232;me de ces perspectives traverse l'ensemble des dirigeant&#183;e&#183;s de la CAQ, on peut ais&#233;ment imaginer que l'humaniste &#224; &#233;clipses en Jean-Fran&#231;ois Roberge se sentira tr&#232;s seul, au gouvernement, et que le Minist&#232;re de l'&#201;ducation sous sa direction risque fort d'&#234;tre men&#233; par l'esprit des chambres de commerce davantage que par une p&#233;dagogie lib&#233;ratrice. Pour d&#233;fendre la culture g&#233;n&#233;rale, la capacit&#233; des &#233;l&#232;ves &#224; conna&#238;tre le monde ainsi qu'eux-m&#234;mes et elles-m&#234;mes, gr&#226;ce &#224; la ma&#238;trise de la langue, de l'histoire et des sciences, Roberge aurait besoin de groupes alli&#233;s ch&#233;rissant eux aussi ces objectifs, alli&#233;s qui sont pour la plupart ext&#233;rieurs &#224; son parti, quand ils ne sont pas, carr&#233;ment, des adversaires. Au premier plan desquels : les syndicats, b&#234;te noire des caquistes et populistes de droite.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Roberge, le minist&#232;re et les commissions scolaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Dans ce qu'il estime avec emphase &#234;tre une &#171; &lt;em&gt;r&#233;invention&lt;/em&gt; &#187; de l'&#233;cole, Roberge passe all&#233;grement des remarques sur le syst&#232;me d'&#233;ducation &#224; la d&#233;nonciation du &#171; syst&#232;me &#187;, de fa&#231;on aussi n&#233;gative et globale qu'un coll&#233;gien d&#233;couvrant la lourdeur des structures sociales. &#201;trangement, dans ses propos, le minist&#232;re de l'&#201;ducation n'existe pratiquement pas. Quand il peste contre un &#171; &lt;em&gt;syst&#232;me hautement hi&#233;rarchis&#233; et ridiculement bureaucratis&#233;&lt;/em&gt; &#187;, il pense uniquement aux commissions scolaires, comme si ces derni&#232;res n'&#233;taient pas, pour une bonne part, des sous-traitants de la bureaucratie venue d'en haut, contraintes par d'innombrables r&#232;gles, exigences et redditions de compte de la part du Minist&#232;re. Cela r&#233;v&#232;le l'&#233;troitesse du champ d'observation de son livre, qui laisse dans l'ombre de tr&#232;s nombreux facteurs, en plus d'&#233;pouser, id&#233;ologiquement et narrativement, le point de vue de l'individu se heurtant aux structures &#233;tatiques et canalisant sa rage devant certaines absurdit&#233;s sur le premier fonctionnaire ou le premier palier administratif venu. Ce n'est pas tant l'&#201;tat qui obs&#232;de les caquistes (sauf pour les monomaniaques venus de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al) que ses instances locales et interm&#233;diaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour Roberge, la solution est simple : il suffit de remplacer les commissions scolaires par des &#171; centres r&#233;gionaux &#187; au service des &#233;coles et d'envoyer l'argent directement &#224; ces derni&#232;res. Tout cela, bien s&#251;r, permettrait &#171; &lt;em&gt;d'importantes &#233;conomies&lt;/em&gt; &#187;. Que les commissions scolaires soient aussi un (tr&#232;s imparfait) niveau de d&#233;mocratie locale permettant aux parents d'avoir leur mot &#224; dire (et ce, de fa&#231;on plus globale que strictement locale, d&#233;passant l'unique pr&#233;occupation centr&#233;e sur &#171; mon enfant &#187;, &#171; mon &#233;cole &#187;), cela n'entre pas dans son analyse. Quand on constate, par ailleurs, les effets n&#233;fastes de la r&#233;forme Barrette sur le syst&#232;me de sant&#233;, la perte du (faible) pouvoir d'intervention des usagers&#183;&#232;res et des travailleurs&#183;euses, au profit d'une forte centralisation, on peut craindre le pire &#224; cet &#233;gard. Chercher &#224; stabiliser les &#233;quipes-&#233;coles, leur conf&#233;rer plus d'autonomie, ce sont l&#224; des objectifs int&#233;ressants, mais l'abolition des commissions scolaires a toute l'apparence d'une fausse bonne id&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#224; ce sujet &#171; L'abolition des commissions scolaires &#187;, entrevue avec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De plus, la lutte contre la bureaucratie, autre justification de cette mesure, n'aurait sans doute pas les effets escompt&#233;s. Des d&#233;cennies de n&#233;olib&#233;ralisme ont en effet engendr&#233; toujours plus de bureaucratie (et de co&#251;ts), du fait des contraignantes redditions de compte, sources de montagnes de rapports quotidiens, hebdomadaires, mensuels, trimestriels, annuels, alouette, que personne ne lit jamais vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De m&#234;me, la proposition de Roberge et de la CAQ sur l'instauration &#171; n&#233;cessaire &#187; d'un ordre des enseignant&#183;e&#183;s para&#238;t sans commune mesure, compte tenu des chambardements probables que cela provoquera, avec le probl&#232;me identifi&#233; : il y a de mauvais&#183;es enseignant&#183;e&#183;s dans le r&#233;seau et il est trop difficile de les cong&#233;dier, m&#234;me quand ils ou elles sont alcooliques (tel est le cas concret mentionn&#233; par Roberge pour illustrer son propos). De son aveu m&#234;me, il n'y aurait pas plus de 1 % de profs vraiment incomp&#233;tent&#183;e&#183;s. Vite, cr&#233;ons un ordre professionnel, bousculons les structures et la vie des 99 % de bon&#183;ne&#183;s profs pour taper sur la t&#234;te de ces 1 % ! Le d&#233;s&#233;quilibre entre le probl&#232;me et la solution est tel qu'on se doute bien qu'il s'agit essentiellement d'un moyen de contourner les syndicats, d'imposer par le biais d'une instance &#171; neutre &#187; devant prot&#233;ger le &#171; public &#187; des mesures disciplinaires contre les enseignant&#183;e&#183;s, cela en d&#233;responsabilisant l'&#201;tat, qui n'aurait pas &#224; n&#233;gocier d'&#233;ventuels m&#233;canismes d'&#233;valuation des enseignant&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Combin&#233;e &#224; la proposition sur les commissions scolaires, l'id&#233;e d'un ordre des enseignant&#183;e&#183;s fait planer le spectre de conflits tr&#232;s vifs et douloureux, dans le monde de l'&#233;ducation, dans les prochaines ann&#233;es, advenant la victoire de la CAQ. Apr&#232;s les ann&#233;es d'aust&#233;rit&#233; lib&#233;rale, ces potentielles crises que provoquerait la CAQ plongeraient les r&#233;seaux primaire et secondaire dans une spirale descendante, une d&#233;mobilisation et une d&#233;structuration n&#233;fastes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quant &#224; l'enseignement postsecondaire, si on excepte quelques remarques sur la culture g&#233;n&#233;rale et la mobilit&#233; &#233;tudiante, les r&#233;seaux coll&#233;gial et universitaire n'int&#233;ressent pas Roberge, ni la CAQ, dirait-on, qui ne formule aucune proposition &#224; leur sujet. C'est d&#233;j&#224; cela, penseront les profs de c&#233;geps, &#233;chaud&#233;&#183;e&#183;s par les id&#233;es ant&#233;rieures de Legault sur l'abolition des c&#233;geps. Mieux vaut pas d'id&#233;e que des id&#233;es simplistes et dangereuses. On a d'ailleurs peu port&#233; attention &#224; la convergence entre les discours de la CAQ et de la F&#233;d&#233;ration des c&#233;geps, favoris&#233;e par les accointances entre les c&#233;geps des r&#233;gions et l'entrepreneuriat local, assises de la CAQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH353/c1130e4231ea8cfa7687a3365ed6e4a0-49aaf.png?1729031000' width='500' height='353' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Elles sont toujours simples, les solutions, chez Roberge, ce qui est le signe le plus clair qu'il est fondamentalement caquiste. Il soul&#232;ve bien ici et l&#224; quelques consid&#233;rations pertinentes, mais ce ne sont jamais de vraies objections qui m&#232;nent &#224; des nuances. Chaque chapitre suit le m&#234;me moule : une anecdote personnelle permet de concr&#233;tiser le sujet, puis, une fois le probl&#232;me rapidement identifi&#233;, une solution est rapidement avanc&#233;e, car la d&#233;monstration ne se fatigue jamais &#224; aligner beaucoup d'arguments, encore moins &#224; r&#233;pondre &#224; des contre-arguments probables. Il y a bel et bien chez lui une logique du &#171; y'a qu'&#224; &#187; dont le simplisme affaiblit fortement une pens&#233;e qui pourrait &#234;tre plus riche si elle allait jusqu'au bout de son &#233;clectisme pour le ma&#238;triser, si elle osait affronter la complexit&#233; du r&#233;el, l'enchev&#234;trement des causes multiples. Mais, justement, la sacralisation du &#171; gros bon sens &#187; r&#233;gnant &#224; la CAQ, la proximit&#233; id&#233;ologique et rh&#233;torique avec les chroniqueurs et animateurs de radio acharn&#233;s &#224; &#233;touffer toute possibilit&#233; de nuances sous un tombereau d'affirmations subjectives, l'int&#233;riorisation d'un point de vue profond&#233;ment petit-bourgeois emp&#234;chent tout d&#233;veloppement en ce sens de la pens&#233;e de Roberge (et de la CAQ). N'oublions pas, par ailleurs, que son livre visait moins &#224; d&#233;velopper une pens&#233;e qu'&#224; &#171; vendre &#187; les id&#233;es du parti sur l'&#233;ducation, en leur donnant un peu de profondeur. Un peu, mais surtout pas trop : dans sa construction m&#234;me, son texte laisse entrevoir le cynisme probable d'un politicien roublard qui ne voudrait surtout pas &#233;crire comme un intellectuel. Bien que les id&#233;es sur les commissions scolaires et l'ordre des enseignant&#183;e&#183;s soient, sous plusieurs aspects, fondamentalement mauvaises, en plus d'annoncer des crises inutiles, elles me font moins peur que la perspective d'un gouvernement id&#233;ologiquement simpliste, peupl&#233; de politicien&#183;ne&#183;s fi&#232;r&#183;e&#183;s de n'avoir pas &#171; trop &#187; r&#233;fl&#233;chi aux probl&#232;mes &#224; r&#233;soudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On aura beau citer Bachelard ou pr&#233;texter de son amour pour Baudelaire, gouverner sur la base de telles id&#233;es pr&#233;con&#231;ues ne peut que diminuer le potentiel &#233;mancipateur de l'&#233;ducation, favoriser le priv&#233; et mutiler la culture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#224; ce sujet &#171; L'abolition des commissions scolaires &#187;, entrevue avec Jean-Pierre Proulx r&#233;alis&#233;e par Normand Baillargeon, &lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt;, no 43, f&#233;vrier-mars 2012. Disponible &lt;a href=&#034;https://www.ababord.org/L-abolition-des-commissions&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avec des propositions fortes et le vent dans les voiles, Rafik M. Bentabbel et Giuliana Fumagalli sont deux candidatures &#224; suivre et &#224; soutenir cet automne </title>
		<link>https://www.ababord.org/Avec-des-propositions-fortes-et-le-vent-dans-les-voiles-Rafik-M-Bentabbel-et-Giuliana-Fumagalli-sont-deux-candidatures-a-suivre-et-a-soutenir-cet-automne</link>
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		<dc:date>2017-08-26T21:09:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Durand Folco, L&#233;a Fontaine, Andr&#233; Jorge, Michel Lacroix, Viviana Medina</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Manchette</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Fontaine, L&#233;a</dc:subject>
		<dc:subject>Durand Folco, Jonathan</dc:subject>
		<dc:subject>Lacroix, Michel</dc:subject>
		<dc:subject>Medina, Viviana</dc:subject>
		<dc:subject>Jorge, Andr&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Projet Montr&#233;al est surtout connu pour ses politiques d'urbanisme durable et ses projets d'am&#233;nagement innovants, favorables aux transports actifs, au verdissement et &#224; l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de vie dans les quartiers centraux de Montr&#233;al. Deux nouvelles candidatures, pressenties pour les &#233;lections municipales cet automne dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, veulent sortir des sentiers battus, rejoindre un plus large public et de nouveaux secteurs de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-70-ete-2017-" rel="directory"&gt;No 070 - &#233;t&#233; 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Manchette-+" rel="tag"&gt;Manchette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fontaine-Lea-+" rel="tag"&gt;Fontaine, L&#233;a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Folco-Durand-Jonathan-+" rel="tag"&gt;Durand Folco, Jonathan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lacroix-Michel-+" rel="tag"&gt;Lacroix, Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Medina-Viviana-+" rel="tag"&gt;Medina, Viviana&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Jorge-Andre-+" rel="tag"&gt;Jorge, Andr&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Projet Montr&#233;al est surtout connu pour ses politiques d'urbanisme durable et ses projets d'am&#233;nagement innovants, favorables aux transports actifs, au verdissement et &#224; l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de vie dans les quartiers centraux de Montr&#233;al. Deux nouvelles candidatures, pressenties pour les &#233;lections municipales cet automne dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, veulent sortir des sentiers battus, rejoindre un plus large public et de nouveaux secteurs de la population, en mettant de l'avant des propositions fortes pour am&#233;liorer concr&#232;tement les conditions de vie des r&#233;sident-e-s de l'arrondissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rafik M. Bentabbel, qui se pr&#233;sente dans le district de Parc-Extension, et Giuliana Fumagalli, qui brigue la mairie de l'arrondissement, veulent non seulement changer le visage des rues et des ruelles, mais aussi changer les conditions d'existence dans le quartier et &#233;tablir un dialogue plus riche et transparent entre la population et ses &#233;lu-e-s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur lanc&#233;e en politique a suscit&#233; un enthousiasme et un engouement remarquables, avec pr&#232;s de deux cents cartes sign&#233;es pour Projet Montr&#233;al en l'espace de quelques semaines et des &#233;v&#233;nements &#8211; pique-nique sur le logement, projection d'un film sur la gentrification, assembl&#233;es de cuisine, etc. &#8211; qui ont rassembl&#233; de nombreuses personnes au courant de l'&#233;t&#233;. L'int&#233;r&#234;t pour ces deux candidatures est largement li&#233; &#224; leur volont&#233; de faire de la politique municipale autrement. Si ce palier de gouvernement est g&#233;n&#233;ralement associ&#233; &#224; la voirie ou &#224; l'entretien des rues, plut&#244;t qu'&#224; la r&#233;solution de probl&#233;matiques sociales de grande ampleur, Rafik et Giuliana y voient de nombreux avantages pour le d&#233;veloppement d'un projet politique progressiste et rassembleur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une d&#233;mocratie de proximit&#233;&lt;/i&gt; : Un arrondissement municipal constitue un forum de dialogue id&#233;al puisqu'il rapproche la population de ses &#233;lu-e-s, ce que ne permet pas autant une circonscription provinciale ou f&#233;d&#233;rale. Pour s'assurer d'une telle proximit&#233;, Rafik et Giuliana souhaitent d&#233;l&#233;guer davantage de pouvoir aux citoyens et citoyennes, que ce soit par des consultations publiques et assembl&#233;es locales, un budget participatif, une plus grande transparence et redevabilit&#233;, pour s'assurer que les pr&#233;occupations des habitants et habitantes soient au c&#339;ur de leur projet.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ababord.org/IMG/jpg/giulianafumagalli.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH500/giulianafumagalli-bf26c.jpg?1729021219' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La proximit&#233; avec le quotidien&lt;/i&gt; : Le palier municipal permet de traiter de probl&#232;mes touchant directement le quotidien : gentrification et logements insalubres, profilage racial et faible redevabilit&#233; des forces de l'ordre, ch&#244;mage, manque de services d'autobus et pistes cyclables, etc. Rafik et Giuliana s'engagent ainsi &#224; mettre le logement social, l'acc&#232;s &#224; des emplois de qualit&#233;, la lutte contre la pauvret&#233; et une plus grande transparence des pouvoirs publics et des &#233;lu-e-s au centre de leurs revendications.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sentiment d'appartenance au quartier&lt;/i&gt; : Rafik et Giuliana se sont lanc&#233;s dans l'ar&#232;ne municipale pour y faire de la politique &#224; &#233;chelle humaine et d&#233;fendre des projets progressistes et audacieux qui profiteront &#224; chacun-e d'entre nous. Le palier municipal permet pr&#233;cis&#233;ment de rassembler les r&#233;sident-e-s du quartier autour de projets communs et de rendre ainsi nos communaut&#233;s plus fortes et plus attentives aux besoins de tous et toutes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ababord.org/IMG/jpg/rafikbentabbel.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH333/rafikbentabbel-a660c.jpg?1729021219' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La politique municipale est porteuse de changement et peut contribuer &#224; l'&#233;tablissement de solidarit&#233;s durables entre les r&#233;sident-e-s d'un m&#234;me quartier. Soutenir Rafik M. Bentabbel et Giuliana Fumagalli, c'est participer &#224; ce mouvement pour am&#233;liorer les conditions de vie dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, d&#233;fendre nos droits et d&#233;velopper une ville qui soit v&#233;ritablement au service de tous et toutes. Chaque vote pour ces deux candidatures lors de l'investiture du 29 ao&#251;t sera un vote pour un agenda progressiste et d&#233;mocratique dans notre arrondissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les signataires sont toutes et tous r&#233;sident-e-s de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jonathan Durand-Folco est professeur en Innovation Sociale &#224; l'Universit&#233; Saint-Paul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence-L&#233;a Fontaine est professeure en Droit &#224; I'UQAM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Jorge est ing&#233;nieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Lacroix est professeur en &#201;tudes litt&#233;raires &#224; l'UQAM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viviana Medina est organisatrice au Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrant-e-s de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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