Présentation du dossier du numéro 101
Qui échappe à l’extractivisme ?
Pour commander ce numéro et le recevoir par la poste, passez sur le site des Libraires.
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Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
L’hydroélectricité est un élément incontournable de l’imaginaire nationaliste québécois. Souvent présenté comme un fleuron national et une fierté d’ingénierie, le développement de l’hydroélectricité s’inscrit dans un processus d’accaparement des territoires et des ressources par l’État colonial québécois. Cela s’exerce aux dépens des droits des Premiers Peuples, de l’intégrité de leurs territoires et de leurs modes de vie. En quoi l’hydroélectricité est une forme de dépossession coloniale, une autre facette de l’extractivisme au Québec ?
Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
Un boom d’exploration minière menace les territoires, la dénationalisation d’Hydro-Québec met en péril l’héritage énergétique québécois et des subventions de plusieurs milliards de dollars sont accordées à des multinationales étrangères. Ces réalités sont le résultat de la nouvelle filière batterie. Faisant appel à l’imaginaire séduisant de l’écomodernisation, ce projet néolibéral et colonial dissimule toutefois des risques importants et reconduit l’exploitation du territoire et du vivant.
Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
Le discours de la dépendance à l’extractivisme est omniprésent au Nouveau-Brunswick, conséquence directe de la position dominante des entreprises et de la famille Irving. Contre le déni de la crise climatique du gouvernement Higgs et son projet de transition énergétique fondé sur la croissance « verte », le mouvement de contestation populaire doit prendre l’offensive.
Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
Bien que le terme « extractivisme » soit le plus souvent utilisé pour désigner les industries minières et fossiles, l’histoire du développement agricole dans les Prairies peut également être interprétée comme une forme d’agro-extractivisme, commençant par la colonisation et la dépossession autochtone, puis par des décennies d’agro-industrialisation et, plus récemment, par la financiarisation des terres agricoles.
Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
Divest McGill est une campagne qui a commencé entre 2011 et 2012 sous le nom de Decorporatize McGill. Depuis, la campagne milite plus spécifiquement pour que l’Université McGill cesse d’investir dans l’industrie des combustibles fossiles.
Entretien avec Laura et Emily, membres de Divest McGill. Propos recueillis par Arianne Des Rochers et traduits de l’anglais par Amadou Ballo.
Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
Après avoir été choquée d’en apprendre sur ma propre culture dans les écrits d’anthropologues blancs, j’ai découvert la recherche communautaire et j’ai travaillé avec des chercheuses qui entretenaient des relations de longue date avec des organismes autochtones. Ces années formatrices ont éveillé en moi le désir de travailler auprès des communautés autochtones et de consacrer mon énergie à organiser, à mobiliser, à soutenir, à honorer, à apprendre, à défendre les intérêts de personnes animées du même esprit que moi. Cette démarche s’inscrit en faux contre l’extractivisme épistémique (des savoirs) dont est héritier le milieu de la recherche universitaire.
Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
La recherche de sépultures anonymes d’enfants autochtones a mené à des découvertes troublantes sur le rôle des orphelinats dans les transferts et les disparitions d’enfants au Québec. Ethnographie kanien’kehá:ka de l’alliance avec les orphelin·es pour réparer leurs enfances extraites par l’Église et l’État durant la Grande Noirceur.
Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
C’est en rassemblant les gens directement affectés et préoccupés par les réalités minières, en favorisant les échanges de leur expérience et leur expertise, et en créant des relations, des réseaux, des coalitions que nous avons choisi de livrer bataille.
Le 9 octobre 2024 à 18h30 on lance notre 101è numéro !
Ça se passe à la Coop l’Agenda (6692 rue St-Denis, Montréal). Bienvenue à toutes et à tous !