Dossier : Dix ans de zapatisme

Articles

  • Dossier : Dix ans de zapatisme

    10 ans de zapatisme

    La parole et le feu

    par Claude Rioux

    Le 1er janvier 1994, au moment de l’entrée en vigueur de l’ALENA, apparaissait l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) au Chiapas, un état pauvre du Sud-est mexicain. Dix ans après ce soulèvement autochtone qui a changé le cours de l’Histoire mexicaine et qui a inspiré de nombreux mouvements de contestation dans ce pays et dans le monde, À bâbord ! fait un bilan en trois actes de cette lutte exemplaire des autochtones mexicains pour l’humanité et contre le néolibéralisme.
    Claude Rioux explique (...)

  • Dossier : Dix ans de zapatisme

    Emiliano Zapata (1881-1919)

    Au moment où le Mexique entre dans ce qui sera la première révolution sociale du XXe siècle, les habitants du petit village d’Anenecuilco, situé dans l’état du Morelos, accordent à Emiliano Zapata le mandat de protéger leurs terres. Les communautés entrent inévitablement en conflit avec les grands propriétaires, qui possèdent d’immenses plantations de canne à sucre. Zapata organise les paysans pauvres, les Indiens et les peones (travailleurs agricoles sans terre) dans l’Ejército libertador del Sur, (...)

  • Dossier : Dix ans de zapatisme

    Au Chiapas

    Une décennie de guerre

    par Claude Rioux

    Le 1er janvier 1994 au petit matin, l’élite mexicaine s’est réveillée brutalement, tirée du lit par un cri venu des montagnes lointaines du Chiapas : ¡ ya basta ! (ça suffit !). La veille au soir, le gouvernement, les possédants et les intellectuels de marché se soûlaient de champagne et de discours triomphants : on célébrait l’entrée en vigueur de l’ALENA. Mais voilà, gueule de bois : là-bas, dans les montagnes du Sud-est mexicain, sous la bannière jusqu’alors inconnue de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), des milliers de paysans et d’Indiens en armes occupaient cinq villes, déclaraient la guerre à l’armée mexicaine et exigeaient la destitution immédiate du président usurpateur Carlos Salinas de Gortari.

  • Dossier : Dix ans de zapatisme

    ¿De qué nos van a perdonar ?

    Communiqué de l’EZLN

    par le sous-commandant Marcos

    Jusqu’à aujourd’hui, 18 janvier 1994, seule nous est parvenue la proposition de « pardon » qu’offre le gouvernement à nos forces.
    Mais de quoi devons-nous demander pardon ? Que veut-on nous pardonner ?
    De ne pas mourir de faim ? De ne pas nous taire dans notre misère ? De ne pas avoir accepté humblement le poids titanesque d’une histoire lourde de mépris et d’abandon ? De nous être soulevés parce que toutes les autres issues étaient fermées ? (…) D’avoir démontré au reste du pays et au monde entier que (...)

  • Dossier : Dix ans de zapatisme

    Mexique

    Les suites du tremblement de terre zapatiste

    par Pierre Beaucage

    Le choc provoqué sur la société mexicaine par le soulèvement zapatiste du premier janvier 1994 est bien celui d’un tremblement de terre. Pas une « petite secousse » mais un de ces vrais tremblements de terre dont ce pays de volcans a une longue expérience. Ils ébranlent les fondations des édifices mêmes les plus solides. Souvent, les lézardes n’apparaîtront que progressivement : c’est des années plus tard qu’on réalisera qu’il faut démolir et reconstruire à neuf.

  • Dossier : Dix ans de zapatisme

    Les zapatistes et la résistance planétaire

    La lutte pour l’humanité et contre le néolibéralisme

    par Jérôme Baschet

    Au moment de célébrer dix (et vingt) ans de lutte zapatiste, il n’est pas inutile de rappeler que le mouvement altermondialiste dont la force s’est manifestée à partir des mobilisations de Seattle en décembre 1999, avait déjà fait un pas significatif dans les montagnes du Sud-est mexicain, lors de la « Rencontre intercontinentale pour l’humanité et contre le néolibéralisme », convoquée par l’EZLN en juillet-août 1996. Parfois reconnu, souvent ignoré, cet antécédent mérite une place dans la mémoire de la résistance globalisée, car il a marqué un réveil des conceptions et des pratiques internationalistes, après plusieurs décennies de sommeil profond.

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